



{"id":3031,"date":"2009-12-07T16:35:37","date_gmt":"2009-12-07T14:35:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3031"},"modified":"2010-04-08T12:17:48","modified_gmt":"2010-04-08T10:17:48","slug":"automobilisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3031","title":{"rendered":"GreenGT, le bolide \u00e9lectrique suisse sous la loupe"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large081209.jpg\" alt=\"large081209.jpg\" title=\"large081209.jpg\" width=\"468\" height=\"275\" border=\"0\" \/>L\u2019engin commence \u00e0 faire parler de lui dans le monde du sport automobile. Encore au stade de projet il y a un an, la GreenGT, prototype de course 100% \u00e9lectrique, a encha\u00een\u00e9 les tours de circuit ces derni\u00e8res semaines. Une r\u00e9volution que l\u2019on doit \u00e0 une petite soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9e \u00e0 Aclens (VD), fond\u00e9e par les deux ing\u00e9nieurs EPFL Jean-Fran\u00e7ois Weber et Christophe Schwartz (microtechnique et m\u00e9canique), ainsi que le pilote Stanislas de Sadeleer, passionn\u00e9 de courses d\u2019endurance classiques.  <\/p>\n<p>Vu la taille r\u00e9duite de l\u2019\u00e9quipe, qui dispose d\u2019un seul consultant externe (l\u2019ing\u00e9nieur Trevor van Popering, dix ans chez Honda F1) pour la partie ch\u00e2ssis, le r\u00e9sultat actuel tient d\u00e9j\u00e0 de la prouesse. \u00abEn termes de performances, nous sommes au niveau d\u2019une Ferrari F430 de course, soit l\u2019\u00e9quivalent d\u2019une voiture de 450 CV pour 1100 kg\u00bb, explique Jean-Fran\u00e7ois Weber, sp\u00e9cialis\u00e9 dans la partie m\u00e9canique.<\/p>\n<p>Pour parvenir \u00e0 ce r\u00e9sultat, la GreenGT embarque deux moteurs triphas\u00e9s synchrones de 2&#215;100 KW lin\u00e9aires. Le pilote ne pousse pas encore \u00e0 fond lors des sorties sur circuit car l\u2019\u00e9quipe veut d\u2019abord fiabiliser totalement la voiture. Mais les simulations en atelier permettent d\u00e9j\u00e0 d\u2019y voir clair: \u00abAu banc d\u2019essai, nous montons \u00e0 270 km\/h avec un \u00e9tagement de bo\u00eete classique. Quant au 0 \u00e0 100 km\/h, ils est couvert en moins de 4 secondes.\u00bb Le moteur \u00e9lectrique a l\u2019avantage de fournir toute sa puissance d\u00e8s le d\u00e9marrage, contrairement \u00e0 un bloc essence qui lib\u00e8re ses chevaux progressivement. Du coup, le couple maximum exploitable se r\u00e9v\u00e8le absolument colossal: 2000 Nm! A titre de comparaison, le couple maxi d\u2019une Ferrari F430 culmine \u00e0 465 Nm\u2026  <\/p>\n<p>Dans l\u2019atelier de GreenGT, tout \u00e9voque la passion du sport automobile. Des Porsche de course, des troph\u00e9es, et au beau milieu de la vaste halle, le prototype \u00e9lectrique. Ainsi pos\u00e9 sur des plots, sans sa coque ext\u00e9rieure ni ses roues, le ch\u00e2ssis carbone du v\u00e9hicule rappelle celui des voitures de course \u00e0 essence. Pour les connaisseurs: un mod\u00e8le ATR aux normes FIA 2008, le m\u00eame qui \u00e9quipe les Peugeot 908 victorieuses cette ann\u00e9e aux 24 Heures du Mans.  <\/p>\n<p>Les comp\u00e8res quinquag\u00e9naires de GreenGT, qui se financent avec leurs fonds propres, ne comptent plus les heures pass\u00e9es \u00e0 leur atelier, quasiment jour et nuit, week-ends compris. \u00abIl y a tellement de passion et d\u2019excitation, r\u00e9sume Jean-Fran\u00e7ois Weber. Le fait d\u2019\u00eatre une toute petite structure nous donne les moyens d\u2019avancer tr\u00e8s vite. Quand il faut prendre une d\u00e9cision, tout se passe ici en tr\u00e8s peu de temps.\u00bb <\/p>\n<p>A la fois concepteurs, m\u00e9caniciens, secr\u00e9taires et concierges, les fondateurs portent toutes les casquettes et restent seuls ma\u00eetres \u00e0 bord. \u00abNous avons d\u00e9cid\u00e9 de ne pas int\u00e9grer d\u2019investisseurs institutionnels pour avoir une grande libert\u00e9 d\u2019action et ne pas subir l\u2019influence de lobbies. Nous savions que cette strat\u00e9gie nous limiterait en termes de budget mais qu\u2019elle nous offrirait une libert\u00e9 de choix totale. D\u2019ailleurs, si l\u2019on dispose aujourd\u2019hui d\u2019une voiture qui roule, c\u2019est bien que la gestion de l\u2019entreprise et les choix techniques ont pu s\u2019effectuer de fa\u00e7on tr\u00e8s fluide.\u00bb <\/p>\n<p>Afin de se concentrer sur l\u2019essentiel (conception, assemblage, mise au point), la start-up sous-traite la fabrication d\u2019un grand nombre de pi\u00e8ces: \u00abC\u2019est l\u2019un des avantages de la r\u00e9gion l\u00e9manique, nous disposons d\u2019un excellent tissu industriel, avec des entreprises techniquement tr\u00e8s au point.\u00bb <\/p>\n<p><strong>Championnat europ\u00e9en<\/strong> <\/p>\n<p>Pour rentabiliser l\u2019aventure, GreenGT mise sur trois orientations strat\u00e9giques. La premi\u00e8re, la plus \u00e9vidente: r\u00e9aliser une s\u00e9rie de voitures de course pour mettre en place un championnat europ\u00e9en de voitures 100% \u00e9lectriques. Une vingtaine de v\u00e9hicules seraient achet\u00e9s ou lou\u00e9s par des \u00e9curies. \u00abNous avons des discussions tr\u00e8s avanc\u00e9es avec un grand promoteur de course automobile de renomm\u00e9e mondiale, annonce Christophe Schwartz. En ouverture d\u2019un week-end de comp\u00e9tition prestigieux, on pourrait ainsi imaginer une course de voitures GreenGT.\u00bb<\/p>\n<p>Autre objectif: r\u00e9aliser un prototype capable de courir aux 24 Heures du Mans. \u00abNous sommes en discussion avec des investisseurs &#8212; pas forc\u00e9ment des entreprises du sport automobile &#8212; qui souhaiteraient disposer de ce v\u00e9hicule comme vecteur de communication, poursuit Christophe Schwartz. Nous entretenons par ailleurs de tr\u00e8s bons contacts avec l\u2019organisation des 24 Heures du Mans, qui se montre tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9e. La GreenGT pourrait s\u2019int\u00e9grer \u00e0 une nouvelle cat\u00e9gorie de prototypes \u00e9lectriques, ou alors concourir dans l\u2019une des deux cat\u00e9gories de prototypes d\u00e9j\u00e0 existantes.\u00bb   <\/p>\n<p>Troisi\u00e8me axe pour GreenGT: se positionner comme prestataire technologique pour des solutions vertes. \u00abNous d\u00e9veloppons des technologies qui pourront ensuite s\u2019appliquer aux v\u00e9hicules de grande s\u00e9rie. Ce faisant, nous repla\u00e7ons le sport automobile dans son contexte original. Jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, le sport automobile g\u00e9n\u00e9rait \u00e9norm\u00e9ment d\u2019innovations pour les voitures de tous les jours. Aujourd\u2019hui, c\u2019est devenu une impressionnante machine de marketing mais les d\u00e9veloppements technologiques, notamment en F1, ne se retrouvent plus sur les automobiles de s\u00e9rie.\u00bb <\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, les grands constructeurs automobiles suivent de pr\u00e8s le cas GreenGT et l\u2019id\u00e9e d\u2019une future petite s\u00e9rie commercialisable n\u2019est pas exclue. \u00abNous venons d\u2019avoir la visite du chef motoriste de Mercedes Sport, annonce Christophe Schwartz. Il a \u00e9t\u00e9 totalement bluff\u00e9 par l\u2019avancement de notre projet, compte tenu de notre taille.\u00bb <\/p>\n<p><strong>Cinq brevets d\u00e9pos\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>GreenGT a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pos\u00e9 cinq brevets pour des innovations, essentiellement au niveau de la transmission, le point fort de la start-up romande. \u00abDu fait du couple tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 fourni par le moteur \u00e9lectrique, une transmission classique partirait vite en fum\u00e9e\u00bb, explique Jean-Fran\u00e7ois Weber. A ce sujet, le roadster californien Tesla, sportive routi\u00e8re \u00e9lectrique sortie en 2008, ne peut exploiter tout le couple fournit par son moteur. Le fabricant a d\u00fb fixer certaines limites: lors d\u2019une utilisation intensive sur circuit, la Tesla finit par passer en mode s\u00e9curis\u00e9 pour pr\u00e9server ses composants et ne d\u00e9livre ensuite plus que 40% de sa puissance. Une limitation dont les ing\u00e9nieurs de GreenGT parviennent \u00e0 s\u2019affranchir. \u00abLa transmission est int\u00e9gralement dessin\u00e9e et con\u00e7ue chez nous, explique Jean-Fran\u00e7ois Weber. L\u2019objectif est d\u2019engendrer un minimum de frottement. Au final, la bo\u00eete de vitesse gaspille moins de 5% de la puissance moteur, l\u00e0 o\u00f9 une voiture thermique perd entre 20 et 30%.\u00bb<\/p>\n<p>Le moteur provient quant \u00e0 lui de l\u2019industrie de la machine-outil, mais il a subi diverses modifications avant d\u2019\u00eatre log\u00e9 dans la GreenGT. Les ing\u00e9nieurs de la start-up suisse, qui ont effectu\u00e9 beaucoup de recherches pour trouver le moteur id\u00e9al, ne souhaitent pas d\u00e9voiler son origine.  <\/p>\n<p>Au total, le moteur et la transmission de la GreenGT restituent sur la route 90% de l\u2019\u00e9nergie d\u00e9livr\u00e9e par les batteries. Un rendement exceptionnel, tr\u00e8s sup\u00e9rieur \u00e0 celui d\u2019une voiture \u00e0 essence. En effet, seuls 25% environ du carburant aval\u00e9 par une voiture \u00e0 essence est v\u00e9ritablement exploit\u00e9 sur la route, la majorit\u00e9 de l\u2019\u00e9nergie \u00e9tant gaspill\u00e9e en d\u00e9gagement de chaleur, puis \u00abmang\u00e9e\u00bb par la transmission.  <\/p>\n<p>Si l\u2019ensemble moteur-bo\u00eete de la GreenGT occupe un volume tr\u00e8s r\u00e9duit, il n\u2019en va pas de m\u00eame des batteries, qui restent le talon d\u2019Achille du concept. Les 200 kg de batteries lithium-ion embarqu\u00e9es de part et d\u2019autre du cockpit correspondent \u00e0 30 kg d\u2019essence en termes d\u2019autonomie. <\/p>\n<p>\u00abIl y a un d\u00e9savantage pour l\u2019\u00e9lectrique \u00e0 ce niveau\u00bb, conc\u00e8de Christophe Schwartz. De quoi tenir tout de m\u00eame trente minutes sur circuit en situation de course, avant de devoir changer les batteries (une op\u00e9ration qui ne prend pas plus d\u2019une minute). Au cours des prochains mois, GreenGT s\u2019attend toutefois \u00e0 des progr\u00e8s sensibles: \u00abNotre fournisseur, le suisse Leclanch\u00e9, nous a promis des batteries environ 20% plus performantes dans les six prochains mois, pr\u00e9cise l\u2019ing\u00e9nieur. Et d\u2019ici \u00e0 deux ans, l\u2019autonomie aura vraisemblablement doubl\u00e9 pour atteindre environ une heure.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des tonnes de CO2 \u00e9conomis\u00e9s<\/strong> <\/p>\n<p>En termes de co\u00fbts de fonctionnement et de pr\u00e9servation de l\u2019environnement, le duel avec l\u2019essence tourne cette fois tr\u00e8s largement \u00e0 l\u2019avantage du moteur \u00e9lectrique. \u00abDurant les 24 Heures du Mans, une voiture de course consomme en moyenne 2\u2019000 l d\u2019essence et rejette une demi-tonne de CO2, soit 27 t de CO2 pour les 54 voitures engag\u00e9es\u00bb, souligne Christophe Schwartz. Face \u00e0 une telle orgie m\u00e9canique, la GreenGT affiche un bilan quasi irr\u00e9prochable. \u00abAvec 100 m2 de panneaux solaires, soit la surface install\u00e9e sur le toit de notre atelier, nous rechargeons un pack de batteries en l\u2019espace de six heures. Hormis l\u2019investissement initial de 8\u2019000 francs pour les panneaux, les recharges ne co\u00fbtent plus rien par la suite.\u00bb <\/p>\n<p>Et m\u00eame en recourant au secteur, le prix du kilowatt (\u00e0 peine plus de 20 centimes) permet de recharger compl\u00e8tement les batteries pour environ 6 francs. En partant du principe qu\u2019un pack de batteries tiendra une heure dans deux ans, le budget carburant de GreenGT ne risque pas de plomber les comptes de la soci\u00e9t\u00e9\u2026 <\/p>\n<p><strong>S\u00e9curit\u00e9 aux normes CFF<\/strong> <\/p>\n<p>Reste qu\u2019installer un pilote \u00e0 bord d\u2019un tel prototype impose une rigueur absolue au chapitre s\u00e9curit\u00e9. Lors d\u2019un accident, et sans un maximum de pr\u00e9cautions, le conducteur pourrait \u00eatre \u00e9lectrocut\u00e9 \u00e0 bord d\u2019un tel v\u00e9hicule (le voltage atteint 380 volts), de m\u00eame que les personnes qui viendraient lui porter secours. Jean-Fran\u00e7ois Weber d\u00e9taille: \u00abNous avons imagin\u00e9 et test\u00e9 toutes les d\u00e9faillances possibles, en mettant par exemple des batteries en court-circuit. De plus, contrairement \u00e0 la configuration de la plupart des v\u00e9hicules \u00e9lectriques, le ch\u00e2ssis de la GreenGT n\u2019est jamais utilis\u00e9 comme masse. Tout est bifilaire et les c\u00e2bles que nous utilisons sont aux \u00abnormes CFF\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire parfaitement isol\u00e9s, explique l\u2019ing\u00e9nieur. Le revers de la m\u00e9daille, c\u2019est clairement le poids. Comme nous avons sur-s\u00e9curis\u00e9 la voiture, elle est un peu plus lourde que ce que nous esp\u00e9rions au d\u00e9part, soit 930 kg avec le pilote. Tous ces tests nous ont n\u00e9anmoins permis de d\u00e9velopper et breveter des solutions techniques qui vont pouvoir se d\u00e9cliner sur des voitures \u00e9lectriques routi\u00e8res.\u00bb<\/p>\n<p><strong>La passion pr\u00e9serv\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Et comme les ing\u00e9nieurs de GreenGT ne laissent rien au hasard, il fallait encore que le plaisir et la passion automobile survivent au tout \u00e9lectrique. Mais comment rallier les puristes, amateurs de mont\u00e9es en r\u00e9gime rageuses? Mission impossible? Pas forc\u00e9ment, car le bruit de la GreenGT n\u2019est pas d\u00e9nu\u00e9 de caract\u00e8re! Son feulement naturel rappelle celui produit par une voiture \u00e9lectrique t\u00e9l\u00e9guid\u00e9e, mais \u00e0 l\u2019\u00e9chelle 1\/1! A plein r\u00e9gime, l\u2019engin ne passera pas inaper\u00e7u sur circuit. Restait \u00e0 lui donner vie au ralenti: \u00abNous avons d\u00e9velopp\u00e9 un syst\u00e8me de haut-parleurs ultral\u00e9gers pour amplifier le vrai bruit de la voiture, car il n\u2019y avait aucune raison de d\u00e9naturer sa personnalit\u00e9, explique Jean-Fran\u00e7ois Weber. A la sortie des stands, ce syst\u00e8me permet que l\u2019on entende la voiture, afin d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9. Une fois la voiture lanc\u00e9e \u00e0 bonne vitesse, l\u2019amplification sonore se coupe pour ne pas gaspiller d\u2019\u00e9nergie.  <\/p>\n<p><strong>Pile \u00e0 combustible<\/strong><\/p>\n<p>Pour la GreenGT, l\u2019avenir imm\u00e9diat s\u2019annonce palpitant. Avant, peut-\u00eatre, que le projet n\u2019entre dans une deuxi\u00e8me phase, encore plus prometteuse. \u00abComme l\u2019ensemble moteur-bo\u00eete, log\u00e9 \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du v\u00e9hicule, s\u2019av\u00e8re tr\u00e8s compact, il reste environ 1m3 d\u2019espace disponible juste derri\u00e8re le pilote. A terme, nous avons l\u2019intention d\u2019y int\u00e9grer une pile \u00e0 combustible et un r\u00e9servoir d\u2019hydrog\u00e8ne\u00bb, annonce Jean-Fran\u00e7ois Weber. Cette technologie permettra de recharger en permanence les batteries et donc d\u2019en embarquer beaucoup moins. L\u2019ing\u00e9nieur explique: \u00abUne pile \u00e0 combustible g\u00e9n\u00e8re de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 de fa\u00e7on permanente. C\u2019est un g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 aliment\u00e9 par de l\u2019hydrog\u00e8ne. Le syst\u00e8me fonctionne selon un principe inverse \u00e0 celui de l\u2019\u00e9lectrolyse: ici, en mettant de l\u2019hydrog\u00e8ne dans de l\u2019eau, vous fabriquez de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9.\u00bb <\/p>\n<p>L\u2019avantage de l\u2019hydrog\u00e8ne r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 de stockage: \u00abUne bouteille de 7 kg permet de tenir 24 heures, explique Jean-Fran\u00e7ois Weber. Le hic, c\u2019est qu\u2019une pile \u00e0 combustible telle qu\u2019on en aurait besoin co\u00fbte jusqu\u2019\u00e0 600\u2019000 francs, et que ces solutions restent encore exp\u00e9rimentales. Or, nous n\u2019avons pas vocation \u00e0 \u00eatre un laboratoire pour des solutions qui n\u2019appara\u00eetront qu\u2019en 2020. Notre concept consiste \u00e0 travailler avec des technologies disponibles et abordables. C\u2019est aussi pour cela que nous sommes d\u00e9j\u00e0 op\u00e9rationnels.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Chauffage de pneus \u00e0 l\u2019\u00e9nergie solaire<\/strong><\/p>\n<p>Pens\u00e9 comme un ensemble coh\u00e9rent, le projet GreenGT ne se limite pas \u00e0 la propulsion \u00e9lectrique du v\u00e9hicule. Les d\u00e9veloppements \u00e9cologiques investissent \u00e9galement les stands. En pla\u00e7ant des panneaux solaires sur les toits des semi-remorques des \u00e9curies, chaque remorque devient potentiellement une centrale d\u2019\u00e9nergie renouvelable. De quoi chauffer les couvertures des pneus des voitures de course d\u2019endurance, qui \u00e9taient jusqu\u2019ici pr\u00e9chauff\u00e9s sous une hotte par un flux de gaz chaud \u00e9manant de br\u00fbleurs. \u00abL\u2019organisateur des courses d\u2019endurance Le Mans Series se montre tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9 par notre syst\u00e8me \u00e9cologique, assure Christophe Schwartz. Nous avons d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9 des tests de validation avec l\u2019\u00e9quipe OAK Racing Team Mazda France, et tout s\u2019est bien d\u00e9roul\u00e9. Il faut savoir que la consommation de fioul d\u2019un br\u00fbleur de chauffe atteint 100 l par voiture durant un week-end du Mans Series. Comme la consommation d\u2019essence moyenne par voiture atteint 700 l durant un week-end, cette simple innovation permettrait d\u00e9j\u00e0 d\u2019\u00e9conomiser 12,5% de carburant pour chaque v\u00e9hicule engag\u00e9. Sans parler des \u00e9conomies de CO2, qui repr\u00e9senteraient plus de 70 t par saison.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Reflex.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son atelier d&rsquo;Aclens, la start-up romande GreenGT poursuit le d\u00e9veloppement de la premi\u00e8re voiture de course 100% \u00e9lectrique. Reportage. <\/p>\n","protected":false},"author":19406,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-3031","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3031","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19406"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3031"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3031\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3031"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3031"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3031"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}