



{"id":3012,"date":"2009-11-10T17:10:58","date_gmt":"2009-11-10T16:10:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3012"},"modified":"2017-08-02T16:10:50","modified_gmt":"2017-08-02T14:10:50","slug":"high-tech-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3012","title":{"rendered":"CSEM, l&rsquo;incubateur de start-up suisses"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large111109.jpg\" alt=\"large111109.jpg\" title=\"large111109.jpg\" width=\"468\" height=\"281\" border=\"0\" \/>\u00abAvec ses comp\u00e9tences scientifiques et sa capacit\u00e9 d\u2019innovation, le Centre suisse d\u2019\u00e9lectronique et de microtechnique (<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.csem.ch\/site\/\">CSEM<\/a>) est l\u2019un des meilleurs porte-drapeau de Neuch\u00e2tel et de la Suisse \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00bb, s\u2019enthousiasme Alain Barbal, chef de la promotion \u00e9conomique du canton de Neuch\u00e2tel. \u00abLe succ\u00e8s du CSEM s\u2019explique par un positionnement dans le cr\u00e9neau tr\u00e8s porteur des micro et des nanotechnologies, une bonne vision strat\u00e9gique, ainsi que l\u2019insertion dans un excellent r\u00e9seau de comp\u00e9tences\u00bb, ajoute Jordi Montserrat, responsable romand du programme Venturelab, qui sensibilise les \u00e9tudiants \u00e0 la cr\u00e9ation de start-up.<\/p>\n<p>Depuis 1997, Thomas Hinderling tenait les commandes de cette locomotive \u00e9conomique. En novembre 2009, il quittera ses fonctions apr\u00e8s avoir transform\u00e9, en treize ans, cette institution neuch\u00e2teloise en une puissante machine \u00e0 gagner, et \u00e0 cr\u00e9er des emplois.<\/p>\n<p>Xemics, CSM Instruments, Innobridge ou encore Heliotis ne sont que quelques-unes des 30 start-up cr\u00e9\u00e9es par le CSEM ces derni\u00e8res ann\u00e9es. \u00abIl est essentiel pour nous de pouvoir commercialiser les technologies d\u00e9velopp\u00e9es par nos chercheurs, explique Thomas Hinderling. Sinon, elles se perdraient rapidement dans la nature.\u00bb<\/p>\n<p>Plus de 500 postes qualifi\u00e9s et un chiffre d\u2019affaires de plus de 120 millions de francs pour l\u2019ann\u00e9e 2008 ont \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par les entreprises du CSEM. A ce jour, une seule start-up a fait faillite. Un succ\u00e8s que Thomas Hinderling attribue \u00e0 un incubateur efficace, qui m\u00e8ne les projets \u00e0 maturit\u00e9 avant de les lancer. \u00abNous nous impliquons personnellement dans le d\u00e9veloppement de chaque entreprise. Cela limite un maximum les risques de casse.\u00bb<\/p>\n<p>Une structure que Virginie Carniel, directrice op\u00e9rationnelle de la start-up Nolaris (lire ci-dessous) qualifie d\u2019id\u00e9ale: \u00abAvec le CSEM, nous b\u00e9n\u00e9ficions d\u2019un soutien en termes de ressources humaines, financi\u00e8res, logistiques et informatiques. Venir de cette institution procure une cr\u00e9dibilit\u00e9 importante aupr\u00e8s des investisseurs.\u00bb<\/p>\n<p>Avec Thomas Hinderling, les activit\u00e9s du CSEM se sont \u00e9tendues au-del\u00e0 des fronti\u00e8res neuch\u00e2teloises. Des centres de recherche ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s \u00e0 Zurich, pr\u00e8s de Lucerne, \u00e0 B\u00e2le et \u00e0 Landquart. Le CSEM s\u2019implante au Br\u00e9sil, dans les Emirats arabes unis et entame des collaborations avec plusieurs universit\u00e9s europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p>\u00abCette croissance internationale \u00e9tait n\u00e9cessaire, consid\u00e8re le directeur du CSEM. Il est imp\u00e9ratif d\u2019atteindre une certaine masse critique si on veut rester dans le coup: la comp\u00e9tition ainsi que la complexit\u00e9 des technologies n\u2019ont fait que s\u2019accro\u00eetre ces derni\u00e8res ann\u00e9es.\u00bb La collaboration la plus marquante reste celle entreprise avec l\u2019EPFL en 2006, devenue alors actionnaire principal du CSEM. \u00abCette \u00e9tape a \u00e9t\u00e9 importante pour nous. Il nous fallait ce partenaire compl\u00e9mentaire. Notre mandat consiste \u00e0 faire de la recherche appliqu\u00e9e, puis \u00e0 industrialiser les technologies. Il est donc vital que nous restions en contact \u00e9troit avec la recherche universitaire.\u00bb<\/p>\n<p>Financi\u00e8rement, l\u2019institution a particuli\u00e8rement bien tenu face \u00e0 la crise. Le chiffre d\u2019affaires devrait s\u2019\u00e9lever \u00e0 72 millions de francs en 2009, contre 66 millions en 2008 et 53 en 2006. \u00abNous avons de la chance, rel\u00e8ve Thomas Hinderling. Nous sommes dans une excellente sant\u00e9 financi\u00e8re, notre savoir-faire est reconnu et notre \u00e9quipe est tr\u00e8s professionnelle. Notre portefeuille de commandes est bien dot\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Mieux encore, les mandats priv\u00e9s de l\u2019institution ont augment\u00e9 d\u2019environ 10%, alors que les subventions publiques ne repr\u00e9sentent plus que 35% du chiffre d\u2019affaires total. \u00abCette \u00e9volution est tr\u00e8s positive. Il faut que l\u2019essentiel des fonds provienne de l\u2019industrie! La Conf\u00e9d\u00e9ration garantit une partie du financement, et assure ainsi la p\u00e9rennit\u00e9 de notre mission, mais sa contribution ne doit pas d\u00e9passer les 40% selon moi.\u00bb<\/p>\n<p>Surprenant pour certains, attendu par d\u2019autres, le d\u00e9part de Thomas Hinderling a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 le 9 octobre. \u00abTout le monde a salu\u00e9 son travail ainsi que son investissement personnel\u00bb, affirme J\u00e9r\u00f4me Grosse, porte-parole de l\u2019EPFL.<\/p>\n<p>Sur recommandation de Thomas Hinderling, le conseil d\u2019administration du CSEM a d\u00e9cid\u00e9 de nommer Mario El-Khoury au poste de directeur. Cet ing\u00e9nieur en \u00e9lectricit\u00e9 de 46 ans avait rejoint le CSEM en 1994 en tant que responsable du contr\u00f4le industriel.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9 membre de la direction en 2003, il a travaill\u00e9 \u00e9troitement avec son pr\u00e9d\u00e9cesseur durant plusieurs ann\u00e9es. \u00abMa nomination n\u2019a \u00e9t\u00e9 qu\u2019une demi-surprise, confie Mario El-Khoury. Lorsque Thomas Hinderling a exprim\u00e9 il y a plus d\u2019une ann\u00e9e son souhait de quitter l\u2019entreprise, les discussions ont commenc\u00e9 sur sa succession et mon nom circulait parmi les candidats potentiels.\u00bb Ag\u00e9 de 63 ans, Thomas Hinderling explique sa d\u00e9mission par des raisons personnelles. \u00abCes ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 la t\u00eate du CSEM ont \u00e9t\u00e9 passionnantes, mais cela requiert un engagement \u00e0 140%. Je souhaite maintenant travailler \u00e0 100% seulement! Apr\u00e8s presque treize ans, il \u00e9tait \u00e9galement temps de passer la main \u00e0 quelqu\u2019un de plus jeune. Et quand on trouve le bon successeur, il faut saisir l\u2019opportunit\u00e9 et pas la laisser passer!\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 son d\u00e9part, Thomas Hinderling continuera \u00e0 s\u2019impliquer dans des projets du CSEM. Quant \u00e0 son successeur, il ne semble pas vouloir r\u00e9volutionner l\u2019institution. \u00abLes changements s\u2019inscriront dans la continuit\u00e9, assure Mario El-Khoury. Il s\u2019agit principalement de renforcer la coordination entre nos centres r\u00e9gionaux, pour l\u2019h\u00e9ritage laiss\u00e9 par Thomas Hinderling. Notre strat\u00e9gie continuera de s\u2019adapter \u00e9videmment aux besoins du march\u00e9 et de la soci\u00e9t\u00e9.\u00bb Rien ne sert, effectivement, de changer une formule qui marche.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Des \u00eeles solaires flottantes<\/strong><\/p>\n<p>\u00abJe me demande pourquoi personne n\u2019y avait pens\u00e9 avant\u00bb, dit Thomas Hinderling \u00e0 propos des \u00eeles solaires. Cette invention phare du CSEM est d\u00e9velopp\u00e9e depuis 2007 par la start-up Nolaris, qui emploie 13 personnes \u00e0 Neuch\u00e2tel. Concr\u00e8tement, ces \u00eeles solaires sont constitu\u00e9es d\u2019une vaste membrane plastique circulaire, tendue sur un anneau en acier et couverte de miroirs r\u00e9fl\u00e9chissants. Le rayonnement solaire est focalis\u00e9 sur des tubes qui circulent au-dessus de ces miroirs, produisant de la vapeur, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e pour actionner des turbines.<\/p>\n<p>\u00abCe syst\u00e8me permet la production d\u2019\u00e9nergie \u00e9cologique, en grande quantit\u00e9 et \u00e0 des tarifs comp\u00e9titifs\u00bb, explique Virginie Carniel, directrice op\u00e9rationnelle de Nolaris. Le prix de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 produite par ces \u00eeles sera concurrentiel avec celui des \u00e9nergies fossiles. Il en co\u00fbtera environ 0,10 \u00e0 0,20 dollar par kilowattheure, contre 0,40 dollar pour les syst\u00e8mes paraboliques traditionnels.<\/p>\n<p>Un premier prototype d\u2019\u00eele solaire est actuellement en construction sur terre ferme, \u00e0 Ras al-Khaimah dans les Emirats arabes unis. D\u2019un diam\u00e8tre de 80 m\u00e8tres et d\u2019un co\u00fbt de 7 millions de dollars, il entrera en service au printemps 2010. En mer, les \u00eeles solaires devraient pouvoir atteindre des centaines de m\u00e8tres de diam\u00e8tre et produire de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ou de la chaleur. \u00abLe potentiel est \u00e9norme, souligne Viginie Carniel. De nombreuses entreprises et pays ont montr\u00e9 leur int\u00e9r\u00eat.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Des solutions informatiques avant-gardistes<\/strong><\/p>\n<p>Uditis est une entreprise en pleine croissance. Cette spin-off, qui r\u00e9sulte de l\u2019outsourcing du service informatique du CSEM, a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 2000 \u00e0 Neuch\u00e2tel. D\u00e8s le d\u00e9part, elle s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9e dans les prestations de haut niveau en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement de solutions dans les domaines des r\u00e9seaux, de la s\u00e9curit\u00e9, de la gestion des donn\u00e9es ou dans le d\u00e9veloppement de logiciels sur mesure. Uditis compte parmi ses clients de grandes PME romandes, tous secteurs confondus, ainsi que les administrations publiques.<\/p>\n<p>\u00abLe CSEM nous a beaucoup aid\u00e9s dans la cr\u00e9ation d\u2019Uditis, explique St\u00e9phane Droxler, directeur financier. D\u2019abord par sa confiance et surtout parce qu\u2019il \u00e9tait notre premier client. Il a constitu\u00e9 une base \u00e0 partir de laquelle nous avons pu nous d\u00e9velopper.\u00bb Au d\u00e9part, la spin-off employait 15 collaborateurs. Elle en compte actuellement 30 et se trouve en passe d\u2019augmenter encore ses effectifs gr\u00e2ce \u00e0 une acquisition imminente.<\/p>\n<p>Alors que son chiffre d\u2019affaires s\u2019\u00e9levait \u00e0 8 millions de francs en 2008, Uditis a ouvert une antenne dans le Jura, puis une autre \u00e0 Gen\u00e8ve, afin de se rapprocher de ses clients. \u00abCette volont\u00e9 de croissance provient du fait que nous souhaitons ramener la part du CSEM \u00e0 environ 20% de notre chiffre d\u2019affaires, pr\u00e9cise St\u00e9phane Droxler. A l\u2019origine, il constituait notre unique client. Puis, gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement de nos affaires, son importance s\u2019est r\u00e9duite \u00e0 33%.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Purifier l\u2019eau sans chimie<\/strong><\/p>\n<p>Adamant figure parmi les tr\u00e8s rares sp\u00e9cialistes mondiaux dans le domaine de la technologie du diamant de synth\u00e8se appliqu\u00e9e au traitement de l\u2019eau. Que ce soit dans les piscines, les spas, l\u2019agroalimentaire, pour l\u2019eau de pluie ou celle destin\u00e9e \u00e0 l\u2019industrie, cette start-up du CSEM apporte des solutions pour traiter et d\u00e9sinfecter sans aucun ajout de produit chimique.<\/p>\n<p>\u00abNotre entreprise est le r\u00e9sultat de plus de dix ans de recherche sur le diamant au CSEM, explique Christophe Provent, directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint d\u2019Adamant. Lorsque cette technologie a atteint un certain degr\u00e9 de maturit\u00e9 en 2005, il \u00e9tait logique qu\u2019elle devienne ind\u00e9pendante.\u00bb<\/p>\n<p>Actuellement bas\u00e9e \u00e0 La Chaux-de-Fonds, Adamant a vu son nombre d\u2019employ\u00e9s passer de 6 \u00e0 14. En 2007, le groupe fran\u00e7ais MG International, leader mondial de la s\u00e9curit\u00e9 des piscines publiques et priv\u00e9es, est devenu l\u2019actionnaire principal de l\u2019entreprise. \u00abMG International nous apporte un r\u00e9seau commercial international prometteur, se r\u00e9jouit Christophe Provent. Nous avons identifi\u00e9 de nombreux march\u00e9s pour nos produits et connaissons une tr\u00e8s forte croissance.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Les missions du CSEM<\/strong><\/p>\n<p>Le Centre suisse d\u2019\u00e9lectronique et de microtechnique (CSEM) est un centre priv\u00e9 de recherche et de d\u00e9veloppement. Sp\u00e9cialis\u00e9 en micro et nanotechnologie, il a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1984 \u00e0 Neuch\u00e2tel. Sa mission principale consiste \u00e0 transf\u00e9rer des technologies entre les hautes \u00e9coles et l\u2019industrie. Actuellement, il emploie plus de 400 personnes.<\/p>\n<p>Il propose des services de R&#038;D aux entreprises pour certaines innovations pointues, trop complexes \u00e0 d\u00e9velopper en interne. Surtout, il fait le lien entre les technologies issues de la recherche et l\u2019industrie. Lorsque aucune entreprise n\u2019est int\u00e9ress\u00e9e par une innovation, et que les dirigeants du CSEM estiment qu\u2019elle a du potentiel, ils cr\u00e9ent une start-up pour la commercialiser.<\/p>\n<p>En 2009, son chiffre d\u2019affaires est estim\u00e9 \u00e0 72 millions de francs. Parmi ses actionnaires, on trouve l\u2019EPFL (20%), Swatch (20%), le canton et la Ville de Neuch\u00e2tel (18%), ainsi que Sulzer, Siemens, Rolex, UBS ou Credit Suisse.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les entreprises du Centre suisse d\u2019\u00e9lectronique et de microtechnique (CSEM) ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un chiffre d&rsquo;affaires de 120 millions de francs l&rsquo;an dernier. Portrait de ce formidable acteur de l&rsquo;innovation, \u00e0 l&rsquo;heure du d\u00e9part de son directeur Thomas Hinderling.<\/p>\n","protected":false},"author":19538,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[1301],"class_list":["post-3012","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","tag-innovation","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3012","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19538"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3012"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3012\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6182,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3012\/revisions\/6182"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3012"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3012"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3012"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}