



{"id":2884,"date":"2009-06-18T10:52:40","date_gmt":"2009-06-18T08:52:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeurlargeur.com\/wordpressfr\/?p=2884"},"modified":"2009-06-19T16:16:09","modified_gmt":"2009-06-19T14:16:09","slug":"securite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2884","title":{"rendered":"La serrure intelligente qui ouvre les portes sans contact"},"content":{"rendered":"<p>Pour entrer, pas besoin de cl\u00e9 ni de badge: il suffit de pr\u00e9senter sa main. Sans m\u00eame le toucher, un petit bo\u00eetier situ\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la porte reconna\u00eet les veines cach\u00e9es dans la main, identifie l&rsquo;individu et le laisse passer \u2013 ou non. D\u00e9velopp\u00e9 par Sensometrix, ce dispositif r\u00e9volutionnaire s&rsquo;attaque \u00e0 l&rsquo;immense march\u00e9 de l&rsquo;identification biom\u00e9trique. Ses atouts pour gagner la bataille? Confort, rapidit\u00e9 et fiabilit\u00e9. <\/p>\n<p>\u00abL&rsquo;algorithme que nous avons d\u00e9velopp\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le 10 fois plus rapide que ceux que l&rsquo;on trouve sur le march\u00e9, explique Nicolas Rebetez, cofondateur de la start-up. Nous revenons du Japon o\u00f9 nous l&rsquo;avons pr\u00e9sent\u00e9 au centre R&#038;D d&rsquo;une grande multinationale. Ce programme d&rsquo;identification les a bluff\u00e9s et nous sommes en train de finaliser un accord de licence pour sa distribution au niveau mondial!\u00bb <\/p>\n<p>Il va sans dire que le produit de la start-up genevoise a de quoi s\u00e9duire: un usager trouve plus facilement acceptable de passer sa main devant une cam\u00e9ra que de pr\u00e9senter son \u0153il devant un scanner.\u00bb Intrusive, lente et peu agr\u00e9able, la reconnaissance bas\u00e9e sur l&rsquo;iris ou la r\u00e9tine cumule les d\u00e9savantages. Fonctionnant sans contact, le syst\u00e8me de Sensometrix peut s\u00e9duire les march\u00e9s asiatiques, particuli\u00e8rement sensibles aux questions d&rsquo;hygi\u00e8ne. Qui n&rsquo;est pas du tout garantie lorsqu&rsquo;une centaine d&#8217;employ\u00e9s appuient leur doigt sur un capteur. <\/p>\n<p>Inconv\u00e9nients. \u00abLe facteur d\u00e9cisif pour les utilisateurs reste le confort d&rsquo;utilisation et la rapidit\u00e9\u00bb, poursuit Nicolas Rebetez. Certains a\u00e9roports et postes fronti\u00e8re emploient un syst\u00e8me de lecture de l&rsquo;iris, qui peut prendre une dizaine de secondes. D\u00e9lai trop long. Quant au leader actuel du march\u00e9, le lecteur d&#8217;empreintes digitales, il rencontre des probl\u00e8mes lorsque l&rsquo;utilisateur a les mains mouill\u00e9es ou utilise des produits corrosifs, tels les m\u00e9decins, qui endommagent les sillons au bout des doigts et les rendent m\u00e9connaissables. <\/p>\n<p>Et son vrai probl\u00e8me demeure la s\u00e9curit\u00e9. On peut copier des empreintes laiss\u00e9es sur un objet, puis les reproduire pour tromper le dispositif d&rsquo;identification. \u00abNotre technologie \u00e9vite ces probl\u00e8mes. Invisibles \u00e0 l&rsquo;\u0153il nu, les veines de la main sont tr\u00e8s difficilement copiables.\u00bb De plus, la main doit \u00eatre bien vivante pour que les veines apparaissent. Ce qui exclut le sc\u00e9nario d&rsquo;une main amput\u00e9e. <\/p>\n<p>Convaincus de la coh\u00e9rence technique et \u00e9conomique de leur solution, Nicolas Rebetez et Adrien de Lo\u00ebs ont fond\u00e9 Sensometrix en 2006. Venant du management (vente chez IBM), les deux amis ne poss\u00e9daient pas de back-ground technique. Ils ont travaill\u00e9 avec le fabricant suisse du capteur capable de visualiser le trac\u00e9 form\u00e9 par les veines de la main, afin de l&rsquo;int\u00e9grer dans une solution commerciale. <\/p>\n<p>\u00abNous avons beaucoup travaill\u00e9 sur le software pour le rendre plus rapide, explique Adrien de Lo\u00ebs. Lorsque le nombre d&rsquo;usagers augmente, la base de donn\u00e9es devient \u00e9norme, ce qui peut ralentir le contr\u00f4le.\u00bb Pendant un an et demi, des ing\u00e9nieurs engag\u00e9s par Sensometrix ont d\u00e9velopp\u00e9 un algorithme de comparaison ultra-rapide. R\u00e9sultat: la reconnaissance s&rsquo;effectue en quelques centi\u00e8mes de seconde et l&rsquo;autorisation d&rsquo;acc\u00e8s prend moins de deux secondes. Le taux d&rsquo;erreurs reste tr\u00e8s faible, seulement huit cas sur dix millions \u2013 soit le m\u00eame niveau qu&rsquo;avec l&rsquo;iris. <\/p>\n<p>Commercialisation. L&rsquo;image originale des veines de la main, crypt\u00e9e, reste inaccessible, autant \u00e0 Sensometrix qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entreprise g\u00e9rant les acc\u00e8s de ses employ\u00e9s. \u00abCar la confidentialit\u00e9 des donn\u00e9es est cruciale, souligne Adrien de Lo\u00ebs. Les informations biom\u00e9triques font souvent un peu peur; les gens s&rsquo;inqui\u00e8tent du respect de la vie priv\u00e9e. Il faut faire tr\u00e8s attention que ces donn\u00e9es ne puissent pas s&rsquo;\u00e9garer.\u00bb Perdre ses cl\u00e9s est une chose, savoir que son \u00abidentit\u00e9 biom\u00e9trique\u00bb se prom\u00e8ne dans la nature en est une autre. <\/p>\n<p>L&rsquo;an dernier, les deux entrepreneurs se sont associ\u00e9s \u00e0 Guillaume Du Pasquier, ing\u00e9nieur EPFL qui a fait ses armes chez NEC et Kudelski. \u00abNous voulions garder le contr\u00f4le sur notre technologie, pr\u00e9cise Nicolas Rebetez. Il \u00e9tait devenu essentiel de nous associer avec une personne qui ma\u00eetrise les questions techniques.\u00bb <\/p>\n<p>Pr\u00eate \u00e0 la commercialisation de sa plateforme, l&rsquo;entreprise installe des versions-pilotes pour convaincre ses premiers clients par l&rsquo;usage. Une \u00abgrande entreprise pharmaceutique internationale\u00bb a d\u00e9j\u00e0 install\u00e9 le dispositif pour le tester. D&rsquo;autres installations-pilotes suivront cet \u00e9t\u00e9 en Suisse romande, chez un client industriel ainsi que chez ACM, entreprise de trading en ligne. Elles contr\u00f4leront une dizaine de passages quotidiens pour quelques centaines d&rsquo;usagers. Le syst\u00e8me co\u00fbte une dizaine de milliers de francs par acc\u00e8s, un prix qui inclut la gestion des usagers et le logiciel de reconnaissance. <\/p>\n<p>\u00abNous mettons sur pied un r\u00e9seau de partenaires pour la distribution, d\u00e9taille Nicolas Rebetez. Notamment en collaborant avec les acteurs majeurs des installations de s\u00e9curit\u00e9, tels que Siemens ou Tyco, afin de profiter de leurs contacts. Notre technologie ne remplacera que la serrure, l&rsquo;administration des b\u00e2timents (alarmes, coupe-feu, etc.) restera toujours coupl\u00e9e \u00e0 leur gestion des acc\u00e8s.\u00bb <\/p>\n<p>Biom\u00e9triques. Selon Nicolas Rebetez, le march\u00e9 de la biom\u00e9trie devrait passer de 1 milliard de dollars en 2007 \u00e0 quelque 10 milliards en 2013. <\/p>\n<p>De nombreuses entreprises voulant se pr\u00e9munir des risques de vol et d&rsquo;espionnage industriel se tourneront vers ces \u00abserrures intelligentes\u00bb bas\u00e9es sur des caract\u00e9ristiques corporelles. <\/p>\n<p>Car les cl\u00e9s se perdent, les cartes magn\u00e9tiques se pr\u00eatent et les photos figurant sur des badges se trouvent facilement sur Internet&#8230; <\/p>\n<p>En d\u00e9veloppant des dispositifs d&rsquo;identification s\u00fbrs, Sensometrix met d&rsquo;ailleurs le pied dans une autre porte: celle des march\u00e9s des passeports biom\u00e9triques et des syst\u00e8mes de paiement. Pour retirer de l&rsquo;argent au bancomat, il faudra peut-\u00eatre aussi bient\u00f4t montrer patte blanche. <\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nD&rsquo;autres m\u00e9thodes <\/p>\n<p>La Suisse se profile comme un p\u00f4le d&rsquo;excellence en s\u00e9curit\u00e9 high-tech. <\/p>\n<p>Une spin-off de la Haute Ecole sp\u00e9cialis\u00e9e de Berne, Axsionics, a commenc\u00e9 cet hiver \u00e0 vendre un lecteur d&#8217;empreintes digitales portable pour s\u00e9curiser l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 Internet. <\/p>\n<p>Keylemon, une spin-off de l&rsquo;institut de recherche Idiap \u00e0 Martigny, vend depuis d\u00e9but mars son logiciel autorisant l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 un ordinateur par reconnaissance du visage. <\/p>\n<p>Fond\u00e9 en 2001 \u00e0 Gen\u00e8ve, A4 Vision a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9e en 2007 par l&rsquo;Am\u00e9ricain L-1 Identity Solutions, qui commercialise un syst\u00e8me de reconnaissance faciale. <\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans PME Magazine du mois de juin 2009.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bas\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve, Sensometrix s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 conqu\u00e9rir le march\u00e9 du contr\u00f4le d&rsquo;acc\u00e8s des b\u00e2timents d&rsquo;entreprises. Elle signe ces jours un accord de licence mondiale.<\/p>\n","protected":false},"author":19478,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-2884","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2884","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19478"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2884"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2884\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2884"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2884"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2884"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}