



{"id":2785,"date":"2009-01-31T00:00:00","date_gmt":"2009-01-30T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2785"},"modified":"2009-08-26T12:05:36","modified_gmt":"2009-08-26T10:05:36","slug":"education","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2785","title":{"rendered":"\u00abLa Suisse souffre d\u2019un exc\u00e8s d\u2019\u00e9galitarisme\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Chercheur internationalement reconnu pour ses travaux en biochimie, cet Autrichien \u00e9migr\u00e9 \u00e0 B\u00e2le a toujours parl\u00e9 de science avec intelligence, humour et un zeste de provocation. Dans ses chroniques parues entre autres dans la \u00abNeue Z\u00fcrcher Zeitung\u00bb, Gottfried Schatz traite autant de science pure que de politique de la recherche. Il re\u00e7oit Reflex dans le bar de l\u2019h\u00f4tel Hilton de B\u00e2le \u2013 un endroit qu\u2019il a maintes fois utilis\u00e9 pour rencontrer des politiciens.<\/p>\n<p><strong>Vous affirmez que la Suisse pourrait \u00eatre num\u00e9ro un dans le domaine de la recherche scientifique. Que manque-t-il donc \u00e0 notre pays pour y arriver?<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019ambition. La Suisse pourrait occuper la premi\u00e8re place en science, mais se contente de la seconde, derri\u00e8re les Etats-Unis. Mais ce n\u2019est pas une vision! Il n\u2019y a aucune raison pour que la Suisse ne devienne pas le lieu o\u00f9 se fait  la meilleure recherche scientifique au monde. Elle b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un excellent niveau d\u2019\u00e9ducation, d\u2019infrastructures de premier ordre, d\u2019une grande stabilit\u00e9 politique, d\u2019une tr\u00e8s bonne image \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et de moyens financiers importants. Mais la Suisse cultive trop la culture de la modestie. La Suisse me fait parfois penser \u00e0 un \u00e9l\u00e8ve dou\u00e9 qui ne se donne pas vraiment la peine de se battre pour devenir ce qu\u2019il pourrait \u00eatre.<\/p>\n<p><strong>Concr\u00e8tement, o\u00f9 se trouvent les probl\u00e8mes?<\/strong><\/p>\n<p>La Suisse souffre d\u2019un exc\u00e8s prononc\u00e9 d\u2019\u00e9galitarisme. Cette volont\u00e9 de donner \u00e0 chacun la m\u00eame chance est bien s\u00fbr tr\u00e8s importante, mais elle masque souvent le fait que certaines personnes sont simplement meilleures que d\u2019autres \u2013 et devraient donc b\u00e9n\u00e9ficier de plus de moyens pour accomplir leurs buts. Ainsi, les universit\u00e9s et EPF ne peuvent pas s\u00e9lectionner leurs \u00e9tudiants. Comment voulez-vous \u00eatre parmi les meilleurs si vous devez accepter tout le monde? C\u2019est impossible! C\u2019est comme faire de la boxe avec une main attach\u00e9e dans le dos\u2026<\/p>\n<p><strong>Il faudrait donc r\u00e9duire cet \u00e9galitarisme?<\/strong><\/p>\n<p>Absolument. Il y a eu des tentatives de mettre en place un syst\u00e8me de s\u00e9lection des \u00e9tudiants, mais elles ont soulev\u00e9 un v\u00e9ritable toll\u00e9! Cette mentalit\u00e9 se retrouve d\u2019ailleurs au niveau du financement de la science. On pr\u00e9f\u00e8re donner un peu \u00e0 tout le monde, et les meilleurs ne peuvent pas obtenir les moyens dont ils ont besoin pour effectuer leurs recherches. De nombreux excellents projets n\u2019obtiennent pas de financements ad\u00e9quats, alors qu\u2019ils le m\u00e9riteraient. En fait, je pr\u00e9f\u00e9rerais que l\u2019on proc\u00e8de \u00e0 un tirage au sort parmi les meilleurs projets. Ce serait plus honn\u00eate que de donner de mauvaises raisons lorsqu\u2019un  financement est refus\u00e9.<\/p>\n<p><strong>L\u2019Europe a pourtant mis en place des nouvelles bourses d\u2019encouragement pour jeunes chercheurs et ouvertes aux Suisses. Elles peuvent atteindre 2 millions d\u2019euros\u2026<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est vrai, l\u2019Europe a commenc\u00e9 \u00e0 faire des efforts s\u00e9rieux. Mais actuellement seuls les chercheurs en d\u00e9but de carri\u00e8re peuvent en b\u00e9n\u00e9ficier. Il reste difficile d\u2019attirer en Suisse les stars confirm\u00e9es de la recherche, car elles ne viendront que si on leur offre les moyens financiers dont ils ont besoin. Trop souvent, ce n\u2019est pas le cas. Un autre probl\u00e8me de fond est l\u2019autonomie limit\u00e9e des universit\u00e9s. Le syst\u00e8me universitaire helv\u00e9tique est encore beaucoup trop complexe, avec des responsabilit\u00e9s morcel\u00e9es entre la Conf\u00e9d\u00e9ration, les cantons et les villes. Les EPF sont un peu mieux loties, car leurs pr\u00e9sidents ont une plus grande marge de man\u0153uvre.<\/p>\n<p><strong>Plus de 50% des professeurs en Suisse sont d\u00e9sormais \u00e9trangers. Est-ce une bonne chose?<\/strong><\/p>\n<p>Soyons clairs: une nationalit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re n\u2019est absolument pas un gage de qualit\u00e9. Au fond, la nationalit\u00e9 ne signifie rien en science. Il est n\u00e9anmoins clair que la Suisse doit attirer les meilleurs professeurs et \u00e9tudiants \u2013 \u00e9trangers ou non \u2013 si elle veut \u00eatre \u00e0 la pointe.<\/p>\n<p><strong>La langue ne pose-t-elle pas un probl\u00e8me?<\/strong><\/p>\n<p>De nombreux jeunes scientifiques de talent pr\u00e9f\u00e8rent aller aux Etats-Unis que de devoir apprendre l\u2019allemand ou le fran\u00e7ais pour venir \u00e9tudier en Suisse. C\u2019est dommage! L\u2019anglais est la langue de la science. Il faudrait la parler d\u00e8s le d\u00e9but des \u00e9tudes au niveau du bachelor, au lieu d\u2019attendre le postgrade comme c\u2019est le cas aujourd\u2019hui. Je r\u00eaverais de voir dans nos universit\u00e9s ces brillants \u00e9tudiants chinois, indiens et iraniens qui finissent au MIT.<\/p>\n<p><strong>Mais des scientifiques ne parlant que l\u2019anglais ne seraient-ils pas encore plus coup\u00e9s des citoyens?<\/strong><\/p>\n<p>Nos villes sont d\u00e9j\u00e0 internationales!<\/p>\n<p><strong>Quelles sont les chances pour un chercheur suisse de faire carri\u00e8re dans son pays?<\/strong><\/p>\n<p>Dans ce m\u00e9tier, il ne faut pas avoir peur de bouger. Ma carri\u00e8re m\u2019a emmen\u00e9 de l\u2019Autriche \u00e0 B\u00e2le en passant par les Etats-Unis\u2026 La situation s\u2019est tout de m\u00eame am\u00e9lior\u00e9e en Suisse. Il y avait auparavant un r\u00e9el probl\u00e8me avec le corps interm\u00e9diaire situ\u00e9 en dessous du poste de professeur, qui manquait totalement d\u2019ind\u00e9pendance. Il est r\u00e9jouissant de voir maintenant la plupart des Unis et EPF adopter le syst\u00e8me de tenure-track, dans lequel les institutions s\u2019engagent \u00e0 d\u00e9bloquer une place de professeur pour les candidats ayant d\u00e9montr\u00e9 leur excellence. Les chercheurs ont donc non seulement la libert\u00e9 de d\u00e9velopper leur propre axe de recherche, mais ont \u00e9galement de meilleures perspectives.<\/p>\n<p><strong>Les places de professeur-boursier du Fonds national, valables cinq ans, ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es pour encourager les chercheurs suisses\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Elles partent d\u2019une bonne id\u00e9e, mais il est dommage que ce soit le Fonds National qui proc\u00e8de \u00e0 la s\u00e9lection. Les boursiers courent le risque d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9s par les universit\u00e9s simplement comme des professeurs gratuits et qu\u2019elles ne s\u2019investissent pas pour eux dans le long terme. Il serait plus intelligent que les universit\u00e9s pr\u00e9sentent elles-m\u00eames leurs candidats au Fonds national et qu\u2019elles les soutiennent. On pourrait aussi imaginer que les financements soient automatiquement plus importants lorsque l\u2019universit\u00e9 offre une place tenure-track au boursier.<\/p>\n<p><strong>On voit de plus en plus de partenariats entre universit\u00e9s et entreprises priv\u00e9es. Est-ce que les financements priv\u00e9s sont le salut de la recherche dans notre pays?<\/strong><\/p>\n<p>Je ne pense pas. Pour l\u2019instant, les sommes engag\u00e9es restent modestes. Les grandes fortunes s\u2019engagent fortement pour soutenir les mus\u00e9es ou la musique \u2013 en particulier ici \u00e0 B\u00e2le \u2013, mais encore tr\u00e8s peu pour la science. Dans les pays germanophones, la science ne fait pas partie de l\u2019h\u00e9ritage culturel. Pour certains, il est honteux de ne pas se souvenir d\u2019une citation de Goethe \u2013 mais de bon ton de proclamer que l\u2019on ne comprend rien \u00e0 la physique\u2026 Je pense que la science occupe une autre place dans la culture fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><strong>Vous vous \u00eates engag\u00e9 dans un fonds de venture-capital. Pensez-vous que la Suisse est \u00e0 la tra\u00eene sur le plan de l\u2019innovation technologique?<\/strong><\/p>\n<p>Non, la Suisse est, par exemple, \u00e0 la pointe dans le domaine biotech \u2013 si l\u2019on regarde par exemple le nombre de brevets et de cr\u00e9ations d\u2019entreprises par nombre d\u2019habitants. Mais les start-up cr\u00e9\u00e9es restent encore de tr\u00e8s petite taille. Et d\u2019autres domaines ne sont pas aussi performants.<\/p>\n<p><strong>Nos scientifiques sont-ils trop perfectionnistes lorsqu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9velopper un nouveau produit?<\/strong><\/p>\n<p>Je ne pense pas. C\u2019est un clich\u00e9 sans r\u00e9el fondement \u2013 un peu comme celui qui voudrait que les Japonais ne soient pas inventifs. Je vois par contre une assez grande peur du risque en Europe lorsqu\u2019il s\u2019agit de se lancer dans la cr\u00e9ation d\u2019une start-up. Il manque surtout une culture du management dans le milieu scientifique. De nombreuses start-up coulent parce qu\u2019elles n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 attirer un bon CEO.<\/p>\n<p><strong>Il y a pourtant de nombreux cours enseignant l\u2019art de fonder une entreprise et de la diriger. Certains sont m\u00eame gratuits.<\/strong><\/p>\n<p>Oui, mais l\u2019esprit d\u2019entreprise n\u2019est pas encore assez d\u00e9velopp\u00e9 chez les \u00e9tudiants. Au lieu d\u2019organiser dans les universit\u00e9s seulement des conf\u00e9rences donn\u00e9es par des scientifiques de renom, on pourrait \u00e9galement inviter des cr\u00e9ateurs d\u2019entreprise. Il nous faut de nouvelles sources d\u2019inspiration!<\/p>\n<p><strong>Les investisseurs s\u2019engagent-ils suffisamment dans l\u2019innovation issue de la recherche?<\/strong><\/p>\n<p>La Suisse ne manque pas d\u2019argent \u00e0 investir, c\u2019est s\u00fbr. Mais le syst\u00e8me d\u2019imposition n\u2019encourage absolument pas l\u2019investissement dans des start-up biotech, qui pr\u00e9sentent de hauts risques. Les investisseurs, les fonds de placement ainsi que la compagnie elle-m\u00eame sont tous trois tax\u00e9s; c\u2019est d\u00e9courageant, et cela limite le nombre de start-up qui trouvent finalement un financement. Notre fonds d\u2019investissement ne finance que 5% des projets qui lui sont propos\u00e9s. Ce n\u2019est pas assez, car il est certain que parmi les autres 95% se trouvent des entreprises qui pourraient avoir du succ\u00e8s.<\/p>\n<p><strong>Quel est le r\u00f4le du Conseil suisse de la science et de la technologie, que vous avez pr\u00e9sid\u00e9 pendant quatre ans?<\/strong><\/p>\n<p>Sa mission n\u2019est malheureusement pas vraiment clairement d\u00e9finie&#8230; En th\u00e9orie, il doit uniquement conseiller le Conseil f\u00e9d\u00e9ral. Mais ce dernier n\u2019est que rarement accessible\u2026 En fait, c\u2019est lorsque nous n\u2019avons pas respect\u00e9 les r\u00e8gles en nous adressant directement au parlement et aux universit\u00e9s que nous avons remport\u00e9 de r\u00e9els succ\u00e8s, comme par exemple lorsque nous avons plaid\u00e9 pour des augmentations du budget allou\u00e9 \u00e0 la recherche ou la mise en place de tenure-tracks dans les universit\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Le Conseil est-il utile sous sa forme actuelle?<\/strong><\/p>\n<p>Il est crucial de donner une voix \u00e0 la science au niveau politique, car sinon elle se retrouve domin\u00e9e par les politiques et les administrations. Dans l\u2019id\u00e9al, cette voix devrait venir de quelques personnalit\u00e9s scientifiques ind\u00e9pendantes, respect\u00e9es et surtout \u00e9cout\u00e9es. Aux Etats-Unis, les conseillers scientifiques aux pr\u00e9sidents ont souvent \u00e9t\u00e9 excellents. Cela ne correspond malheureusement pas \u00e0 la mentalit\u00e9 helv\u00e9tique, qui rechigne \u00e0 donner trop d\u2019influence \u00e0 quelques individus. Mais sans une certaine mesure de pouvoir, un comit\u00e9 est inutile\u2026<\/p>\n<p><strong>Un lobbying direct au parlement ne serait-il pas plus efficace?<\/strong><\/p>\n<p>Peut-\u00eatre, mais il manque de transparence. De nombreuses personnes se m\u00ealent de politique de la science, mais au fond ce sont souvent des questions de pouvoir et de contr\u00f4le qui gagnent.<\/p>\n<p><strong>Manquons-nous de politiciens ayant un background scientifique?<\/strong><\/p>\n<p>Assur\u00e9ment! La plupart des parlementaires ne connaissent pas bien ce qui se joue dans les universit\u00e9s. Malheureusement, la politique n\u2019a pas une bonne image, surtout aupr\u00e8s des scientifiques. C\u2019est dommage! La politique peut \u00e9galement offrir des sentiments de satisfaction!<\/p>\n<p><strong>Vous sortez d\u2019une r\u00e9union avec des gymnasiens avec lesquels vous avez discut\u00e9 de science. Comment la jeunesse per\u00e7oit-elle ce sujet?<\/strong><\/p>\n<p>Ils voient la science comme \u00e9tant dangereuse, voire mauvaise. Certains ont m\u00eame l\u2019opinion qu\u2019elle est la cause de guerres\u2026 C\u2019est absurde! La technologie rend la guerre bien plus meurtri\u00e8re, c\u2019est vrai, mais n\u2019en a jamais caus\u00e9\u2026 Les pires catastrophes du XXe si\u00e8cle trouvent leur origine dans des th\u00e9ories sociales extr\u00eames: le national-socialisme, le marxisme, l\u2019int\u00e9grisme religieux\u2026<\/p>\n<p><strong>La science est pour vous un garde-fou contre les extr\u00e9mismes?<\/strong><\/p>\n<p>Absolument! Elle nous rend plus conscients de notre environnement et de nous-m\u00eames. Elle nous rend ainsi plus libres.<\/p>\n<p><strong>Mais certaines personnes ne sont pas forc\u00e9ment \u00e0 l\u2019aise avec cette connaissance, cette libert\u00e9\u2026<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est vrai, la libert\u00e9 exige de prendre des responsabilit\u00e9s. Cela peut \u00eatre d\u00e9sagr\u00e9able\u2026 Mais j\u2019insiste: il faut transmettre l\u2019incroyable force philosophique de la science. Elle nous lib\u00e8re de la superstition et de peurs mal d\u00e9finies. La r\u00e9duire uniquement aux avantages technologiques et \u00e9conomiques qu\u2019elle procure est une grave erreur. En fait, c\u2019est une insulte \u00e0 la science!<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<strong>Une vie entre science, musique et bons mots<\/strong><\/p>\n<p><font size=\"2\">Pour Gottfried \u00abJeff\u00bb Schatz, la bonne recherche est simplement d\u00e9finie par \u00abtout ce qui int\u00e9resse les bons chercheurs\u00bb. Ce biochimiste de renomm\u00e9e mondiale est c\u00e9l\u00e8bre pour ses travaux sur l\u2019apparition des mitochondries dans les cellules ainsi que sur l\u2019ADN mitochondrial. Sa carri\u00e8re l\u2019emm\u00e8ne du petit village autrichien de Strem situ\u00e9 \u00e0 la fronti\u00e8re hongroise au Biozentrum de l\u2019Universit\u00e9 de B\u00e2le, en passant par Graz, Vienne, New York et l\u2019Universit\u00e9 de Cornell \u00e0 Ithaca. Il pr\u00e9side ensuite le Conseil suisse de la science et technologie entre 2000 et 2003.   Deux livres regroupent ses nombreuses chroniques: \u00abJeff&rsquo;s View on Science and Scientists\u00bb et \u00abJenseits der Gene\u00bb. Il profite d\u00e9sormais de son temps libre pour jouer du violon (il fut musicien aux op\u00e9ras de Graz et de Vienne) et \u00e9crire un roman scientifique. Un \u00e9chec litt\u00e9raire ne lui fait d\u2019ailleurs pas peur: \u00abLes erreurs sont la voie de l\u2019innovation. Si les cellules vivantes n\u2019avaient pas fait d\u2019erreurs en copiant leur mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique, nous serions encore tous des bact\u00e9ries.\u00bb<\/font><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans le magazine scientifique suisse Reflex.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ancien pr\u00e9sident du Conseil suisse de la science et de la technologie, Gottfried Schatz, livre une analyse claire et sans concession de ce qui manque \u00e0 la recherche scientifique suisse pour prendre la place qui est la sienne.<\/p>\n","protected":false},"author":19478,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-2785","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-glocal","glocal"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2785","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19478"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2785"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2785\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2785"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2785"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2785"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}