



{"id":2732,"date":"2008-11-16T00:00:00","date_gmt":"2008-11-15T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2732"},"modified":"2017-07-12T11:30:09","modified_gmt":"2017-07-12T09:30:09","slug":"humeur-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2732","title":{"rendered":"Feuilles mortes, la symphonie d\u2019automne des souffleuses"},"content":{"rendered":"<p> \u00abLes feuilles mortes se ramassent \u00e0 la pelle. Tu vois, je n&rsquo;ai pas oubli\u00e9&#8230;\u00bb Vraiment?<\/p>\n<p>Apr\u00e8s les employ\u00e9s de la voirie, ce sont aujourd\u2019hui les entreprises de jardinage et m\u00eame les particuliers qui s\u2019\u00e9quipent d\u2019engins p\u00e9taradants pour ramasser les feuilles mortes. Le progr\u00e8s ne veut-il pas que les efforts humains soient d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s aux machines?<\/p>\n<p>Les souffleuses et autres aspireuses-broyeuses ont envahi les rues. Avant leur arriv\u00e9e, l\u2019automne allait de pair avec le retour au calme, la fin de l\u2019infernale symphonie estivale des tondeuses \u00e0 gazon. On a chang\u00e9 d\u2019\u00e9poque. Les moteurs succ\u00e8dent aux moteurs.<\/p>\n<p>Les balayeurs d\u2019antan sont toujours l\u00e0, mais sous la forme de silhouettes peintes sur les mod\u00e8les d\u2019\u00e9liminateurs de feuilles parmi les plus r\u00e9pandus en Suisse, les MFH 2500 d\u2019une entreprise de Berthoud. Un petit clin d\u2019oeil nostalgique \u00e0 une \u00e9poque r\u00e9volue.<\/p>\n<p>Evolution in\u00e9vitable? Pas forc\u00e9ment. Aux Etats-Unis, au moins vingt municipalit\u00e9s ont d\u00e9j\u00e0 interdit l\u2019utilisation de telles souffleuses.<\/p>\n<p>Ici, seules quelques communes pauvres ou r\u00e9solument \u00e9colos \u00e9vacuent les feuilles \u00e0 la force du biceps. La plupart des employ\u00e9s de la voirie sont devenus des techniciens de surfaces. \u00abFinies les corv\u00e9es p\u00e9nibles et fastidieuses. Gr\u00e2ce \u00e0 la souffleuse \u00e0 feuilles, nettoyer les pelouses et les all\u00e9es se fait en un clin d\u2019oeil\u00bb, affirment les fabricants qui omettent de mentionner que ces engins sont bruyants, puent et contribuent \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie d\u2019ob\u00e9sit\u00e9.<\/p>\n<p>Sur la voie publique, on comprend le souci d\u2019\u00e9viter aux passants de glisser sur des feuilles humides. Mais ailleurs, pourquoi les \u00e9liminer comme des d\u00e9chets toxiques? Un tas de feuilles ne g\u00eane personne. Il constitue m\u00eame un abri bienvenu pour les petits animaux avant de se d\u00e9composer naturellement.<\/p>\n<p>\u00abLaissez les feuilles l\u00e0 o\u00f9 elles sont tomb\u00e9es!\u00bb C\u2019est Monsieur Jardinier qui donnait dimanche dernier ce sage conseil lors d\u2019une l\u2019\u00e9mission \u00e0 la Radio suisse romande. Avec quelques exceptions cependant, quand il s\u2019agit de feuilles de noyers et de rosiers malades. Puisse-t-il avoir \u00e9t\u00e9 entendu!<\/p>\n<p>Quant \u00e0 aux jardiniers souffleurs-aspirateurs qui n\u2019\u00e9taient pas \u00e0 l\u2019\u00e9coute ce matin-l\u00e0, il se pourrait que, fourbus, une fois leurs torrents de d\u00e9cibels tus, ils se lancent dans la lecture d\u2019un ouvrage zen (on n\u2019est pas \u00e0 un paradoxe pr\u00e8s) et d\u00e9couvrent: l\u2019\u00e9loge du balai. <\/p>\n<p>\u00abLe balai nous relie au sol. Il est l\u2019\u00e9quivalent du b\u00e2ton du p\u00e8lerin sur lequel s\u2019appuie le vieux moine, du piolet aidant le montagnard dans son ascension.\u00bb Pour Gary Thorp, auteur du \u00abZen des petits riens\u00bb (\u00e9ditions Anne Carri\u00e8re), balayer est un geste universel \u00e0 la beaut\u00e9 incomparable. <\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019automne vienne l\u2019hiver et ses machines de d\u00e9neigement tellement plus efficaces que les pelles \u00e0 neige&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme chaque ann\u00e9e en novembre, les employ\u00e9s de la voirie envahissent l\u2019espace public avec leurs souffleuses infernales. M\u00eame les particuliers s\u2019y mettent. Mais au fond, \u00e0 quoi bon \u00e9liminer les feuilles mortes?<\/p>\n","protected":false},"author":375,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1298],"class_list":["post-2732","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","tag-chroniques","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2732","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/375"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2732"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2732\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5715,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2732\/revisions\/5715"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2732"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2732"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2732"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}