



{"id":2720,"date":"2008-10-28T00:00:00","date_gmt":"2008-10-27T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2720"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"fashion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2720","title":{"rendered":"K-Swiss, la basket helv\u00e9tique made in USA"},"content":{"rendered":"<p>Qui aurait pu imaginer que la passion pour le tennis de deux fr\u00e8res al\u00e9maniques,  champions de ski exil\u00e9s en Californie au d\u00e9but des ann\u00e9es 60, allait aboutir \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;une collection de chaussures pris\u00e9e par les \u00absneakers addict\u00bb du monde entier? C&rsquo;est pourtant l&rsquo;\u00e9tonnant parcours de la marque K-Swiss, dont l&#8217;embl\u00e8me ray\u00e9 fait \u00e9trangement penser aux armoiries de quelque illustre famille helv\u00e9tique.<\/p>\n<p>La suissitude de cette basket, \u00e0 la fois classique et urbaine, se manifeste tout d&rsquo;abord bien s\u00fbr dans son nom (le K renvoyant au mot \u00abKalifornien\u00bb, en allemand). Plus subtilement, les 5 bandes, pr\u00e9sentes sur chaque mod\u00e8le, font r\u00e9f\u00e9rence aux 5 crochets de fixation des chaussures de ski des ann\u00e9es soixante. Le logo renvoie pour sa part directement aux blasons m\u00e9di\u00e9vaux des cantons suisses. Un mod\u00e8le a m\u00eame \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 Lozan&#8230; \u00abLe lien avec l&rsquo;esprit d&rsquo;un pays comme la Suisse reste fondamentalement pr\u00e9sent dans l&rsquo;ADN de notre marque, souligne Renaud Barrillon, responsable de K-Swiss France. Notre objectif consiste \u00e0 privil\u00e9gier la qualit\u00e9 par rapport \u00e0 la quantit\u00e9 et \u00e0 nous positionner dans le premium, tant au niveau du sport que du streetwear.\u00bb Ce qui passe notamment par une distribution s\u00e9lective: par opposition aux g\u00e9ants globalis\u00e9s Adidas ou Nike, qui misent essentiellement sur le mass market, K-Swiss se situe dans un segment plus haut de gamme, aux c\u00f4t\u00e9s de griffes telles que Lacoste ou Fred Perry. <\/p>\n<p>Ce positionnement permet \u00e0 la marque d&rsquo;enregistrer une forte croissance, tant au niveau de ses points de vente \u00e0 travers le monde (300 \u00e0 ce jour, contre \u00e0 peine une centaine il y a encore deux ans) que de ses ventes. Le chiffre d&rsquo;affaire mondial de la soci\u00e9t\u00e9 s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9 en 2007 \u00e0 840 millions de francs (+ 5% par rapport \u00e0 2006), dont 216 millions uniquement pour l\u2019Europe o\u00f9 la croissance est particuli\u00e8rement forte (+35% par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente).<\/p>\n<p>L\u2019histoire commence il y a plus de 40 ans. Venus chercher en Californie un climat propice \u00e0 la pratique du tennis, leur seconde passion apr\u00e8s le ski, les fr\u00e8res Art et Ernest Brunner lancent \u00e0 Los Angeles en 1966 la premi\u00e8re chaussure de tennis enti\u00e8rement en cuir, la Classic Original. Le succ\u00e8s est imm\u00e9diat. Le mod\u00e8le fera son apparition \u00e0 Wimbledon l&rsquo;ann\u00e9e m\u00eame. Il restera, jusqu&rsquo;au rachat de la marque par l&rsquo;industriel am\u00e9ricain Steven Nichols en 1987, le seul mod\u00e8le vendu par les deux skieurs suisses.<\/p>\n<p>Le nouveau propri\u00e9taire va donner un second souffle \u00e0 l&rsquo;entreprise et la propulser  sur la sc\u00e8ne internationale. Convaincu du potentiel de d\u00e9veloppement de ces  tennis 100% cuir, qu&rsquo;il voit tr\u00e8s t\u00f4t comme un classique, il convint un groupe d&rsquo;investisseurs de racheter la soci\u00e9t\u00e9 pour 20 millions de dollars. Il passe alors \u00e0 la vitesse sup\u00e9rieure, d\u00e9veloppe le budget marketing &#8211; notamment en mettant en avant le c\u00f4t\u00e9 suisse de la marque dans des publicit\u00e9s &#8211; et place \u00e0 des postes strat\u00e9giques un personnel qualifi\u00e9, d\u00e9bauch\u00e9 de grandes multinationales am\u00e9ricaines. La visibilit\u00e9 et la popularit\u00e9 de la marque se renforcent, surtout hors des Etats-Unis, o\u00f9 des filiales voient le jour les unes apr\u00e8s les autres.<\/p>\n<p>R\u00e9cemment, le principal succ\u00e8s de l&rsquo;entreprise semble avoir \u00e9t\u00e9 son entr\u00e9e remarqu\u00e9e au sein de la tribu des branch\u00e9s. En 2001, K-Swiss acqui\u00e8re une jeune marque de baskets, Royal Elastics, fond\u00e9e cinq ans plus t\u00f4t par deux trendsetters australiens. La nouvelle entit\u00e9 se diversifie de plus en plus dans le streetwear, notamment en Asie, o\u00f9 elle s\u2019installe en tant que marque de mode. La production s&rsquo;\u00e9tend aux polos, vestes, training, shorts, casquettes et autres accessoires. Le prix moyen des chaussures s\u2019\u00e9tablit \u00e0 environ 140 francs (un positionnement l\u00e9g\u00e8rement plus accessible pour les produits textiles). Au travers de Royal Elastics, K-Swiss produit une ligne de chaussures pour la marque d&rsquo;habits de la chanteuse Gwen Stefani, L.A.M.B., et s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 en faire de m\u00eame pour celle des fr\u00e8res Madden du groupe de rock Good Charlotte.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des cercles urbains et du show-business, K-Swiss reste tr\u00e8s pr\u00e9sent dans le domaine de la performance sportive, son secteur d\u2019origine. La marque s&rsquo;est alli\u00e9e aux joueurs de tennis Tommy Haas et Mardy Fish, de m\u00eame qu&rsquo;\u00e0 la paire australienne Woodford-Woodbridge (5 fois vainqueurs en double \u00e0 Wimbledon) et \u00e0 l&rsquo;ex-joueuse russe reconvertie dans le mannequinat, Anna Kournikova. Aux Etats-Unis, la soci\u00e9t\u00e9 s\u2019investit fortement dans le triathlon, avec des contrats la liant \u00e0 des athl\u00e8tes confirm\u00e9s, tels que Chris Leto ou Kathy Meyers. Enfin, l&rsquo;entreprise se diversifie depuis peu dans la voile (elle a notamment sponsoris\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re l&rsquo;America&rsquo;s Cup, puis lanc\u00e9 une ligne d&rsquo;articles nautiques) et dans le free running, discipline fond\u00e9e par S\u00e9bastien Foucan, devenu ambassadeur de la marque.<\/p>\n<p>Etonnement, alors que ce sont justement ses origines qui la diff\u00e9rencient \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, la marque demeure peu r\u00e9pandue en Suisse. \u00abLa distribution de K Swiss reste tr\u00e8s variable dans notre pays, confirme Philippe Huegli, product manager chez Intersport qui vend la marque dans certains magasins seulement. Le c\u00f4t\u00e9 r\u00e9tro existe ici depuis longtemps et la concurrence en mati\u00e8re de chaussures de tennis est rude. Ces baskets  disposent selon moi d&rsquo;un potentiel plus grand \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, notamment aux Etats-Unis o\u00f9 elles sont tr\u00e8s bien implant\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>Pr\u00e9cis\u00e9ment, qu&rsquo;en est-il des perspectives d\u2019avenir au niveau mondial? \u00abJusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui, nous avons \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s orient\u00e9 sport aux USA, lifestyle et sport en Europe et mode en Asie, souligne Renaud Barrillon de K-Swiss. Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, nous voulons d\u00e9velopper la marque avec un seul et m\u00eame positionnement, soit un m\u00e9lange entre ces trois aspects. Notre objectif est d&rsquo;entrer dans le top 8 des marques de sport global \u00e0 l&rsquo;horizon 2012 avec, comme principaux axes de croissances le textile, la performance, les femmes et le running.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fond\u00e9e il y a plus de 40 ans par deux fr\u00e8res al\u00e9maniques \u00e9migr\u00e9s en Californie, la marque K-Swiss chausse aujourd&rsquo;hui aussi bien Anna Kournikova que Gwen Stefani. Portrait d\u2019une r\u00e9ussite plan\u00e9taire.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-2720","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2720","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2720"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2720\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2720"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2720"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2720"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}