



{"id":2711,"date":"2008-10-14T00:00:00","date_gmt":"2008-10-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2711"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"education","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2711","title":{"rendered":"\u00abAu Rosey, nous devrons bient\u00f4t aussi \u00e9duquer certains parents\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Le tr\u00e8s s\u00e9lect institut vaudois vient d&rsquo;accueillir une nouvelle promotion d\u2019\u00e9l\u00e8ves. A Rolle, ils suivront les pas prestigieux de quelques grands noms de ce monde: le prince Rainier, Dodi al-Fayed ou Edward Windsor ont us\u00e9 leurs fonds de culottes sur les bancs d\u2019\u00e9cole du ch\u00e2teau du Rosey, fond\u00e9 en 1880. A quelques heures de la rentr\u00e9e des classes, Philippe Gudin, directeur de l\u2019\u00e9tablissement depuis vingt-huit ans, \u00e9voque sa passion pour l\u2019\u00e9ducation, ses grands projets pour le Rosey et le d\u00e9m\u00e9nagement programm\u00e9 de la station de Gstaad, o\u00f9 l\u2019institut \u00e9tablissait ses quartiers d\u2019hiver depuis 1916. Historiquement, l\u2019\u00e9cole du Rosey est tr\u00e8s attach\u00e9e \u00e0 Gstaad.<\/p>\n<p><b>Pourquoi d\u00e9m\u00e9nager?<\/b><\/p>\n<p>Depuis 1916, nous prenons nos quartiers d\u2019hiver dans cette station. Il s\u2019agit, je crois, d\u2019une originalit\u00e9 unique au monde: nous disposons de deux campus: l\u2019un \u00e0 Rolle, l\u2019autre \u00e0 Gstaad. Chaque hiver, nous d\u00e9pla\u00e7ons donc nos \u00e9l\u00e8ves et toute l\u2019\u00e9quipe enseignante, soit pr\u00e8s de 600 personnes, en montagne. C\u2019est \u00e9pouvantable \u00e0 organiser, mais il s\u2019agit d\u2019une tradition \u00e0 laquelle nous tenons beaucoup et que nous souhaitons conserver.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, pour faire face \u00e0 l\u2019accroissement du nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves et \u00e0 de nouvelles contraintes \u00e9ducatives, nous avons besoin de nous agrandir pour disposer de plus de laboratoires, de salles de musique, de terrains de sport, etc. Sur notre campus de Rolle, nous avons pu effectuer divers agrandissements successifs qui \u00e9taient n\u00e9cessaires. Mais \u00e0 Gstaad, nos locaux sont situ\u00e9s sur la colline du Ried en plein centre, o\u00f9 il est impossible de construire. Cette situation est devenue intenable.<\/p>\n<p><b>Et o\u00f9 souhaitez-vous aller?<\/b><\/p>\n<p>Notre projet est de nous d\u00e9placer un peu en dehors de Gstaad, \u00e0 Sch\u00f6nried. La vente de notre parcelle de 7\u2019500 m2 au c\u0153ur de la station devrait nous permettre \u00e0 la fois d\u2019acheter les terrains que nous convoitons et de construire un campus totalement neuf. Je pense que nous devrions bien avancer dans ce projet d\u2019ici \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, pour une installation dans nos nouveaux locaux en janvier 2012. Par ailleurs, d\u2019un point de vue \u00e9ducatif, s\u2019\u00e9loigner un peu de la station ne sera pas une mauvaise chose: il est difficile d\u2019\u00e9duquer des enfants dans un lieu de vill\u00e9giature. Les \u00e9l\u00e8ves doivent travailler alors que tout le monde autour d\u2019eux est en cong\u00e9!<\/p>\n<p><b>Et comment les enfants vivent-ils ces quelques mois pass\u00e9s \u00e0 la montagne?<\/b><\/p>\n<p>Je pense que certains adorent cette p\u00e9riode et que d\u2019autres l\u2019aiment moins. Il peut faire froid, neiger\u2026 cela ne pla\u00eet pas \u00e0 tout le monde! Mais je crois que tous appr\u00e9cient le changement d\u2019atmosph\u00e8re. Cela rend l\u2019ann\u00e9e moins monotone.<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, nous avons des cours de ski niveau de d\u00e9butant, avec des \u00e9l\u00e8ves qui d\u00e9couvrent ce sport et qui, pour certains, n\u2019avaient jamais vu de neige auparavant. Une telle nouveaut\u00e9 suscite l\u2019\u00e9merveillement de la plupart d\u2019entre eux.<\/p>\n<p><b>La Suisse conna\u00eet actuellement un grand d\u00e9bat autour du subventionnement de l\u2019\u00e9cole priv\u00e9e par l\u2019Etat. Est-ce que cela pourrait \u00eatre une solution pour le Rosey?<\/b><\/p>\n<p>Non. Ici, nous ne sommes pas vraiment concern\u00e9s par cette question. Le Rosey est une \u00e9cole exceptionnelle, avec un co\u00fbt tout aussi exceptionnel: l\u2019\u00e9colage annuel s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 80&rsquo;000 francs. Nous choisissons nos \u00e9l\u00e8ves, nous n\u2019avons pas besoin de subventions. Recevoir des subsides de la Conf\u00e9d\u00e9ration signifierait subir des obligations, perdre notre autonomie et donc notre esprit. Sur le principe, je pense que la Suisse poss\u00e8de un enseignement public qui fonctionne remarquablement bien. Il n\u2019y a pas besoin de subventionner les \u00e9coles priv\u00e9es. On pourrait n\u00e9anmoins offrir davantage d\u2019autonomie aux directeurs d\u2019\u00e9coles publiques, au niveau financier et \u00e9ducatif, afin de lib\u00e9rer la cr\u00e9ativit\u00e9 des enseignants.<\/p>\n<p><b>Mis \u00e0 part le d\u00e9m\u00e9nagement de Gstaad, quels sont les autres grands projets du Rosey?<\/b><\/p>\n<p>Nous projetons de construire, \u00e0 Rolle, un centre d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019art: le Carnall Hall. J\u2019esp\u00e8re que ce projet sera op\u00e9rationnel en 2012. J\u2019y tiens beaucoup, parce que j\u2019ai la conviction que le d\u00e9veloppement des intelligences multiples, dans le domaine du sport ou de l\u2019art, constitue l\u2019une des cl\u00e9s pour exercer les m\u00e9tiers de demain. Nous ne pouvons plus \u00e9duquer les enfants sur le seul culte des math\u00e9matiques. La cr\u00e9ativit\u00e9 sera de plus en plus n\u00e9cessaire. Je crois que l\u2019\u00e9cole traditionnelle n\u2019a pas assez pris ce tournant. Il faut d\u00e9velopper toutes les qualit\u00e9s des enfants, aussi bien logiques et scolaires que musicales ou artistiques.<\/p>\n<p>Avec le Carnall Hall, nous disposerons d\u2019un v\u00e9ritable outil pour que tous expriment leurs talents. Il comptera notamment une salle de spectacles de 800 places, 15 salles de musique, une salle de r\u00e9p\u00e9tition d\u2019orchestre et de ch\u0153ur, des ateliers de peinture et de sculpture, ainsi qu\u2019un restaurant. Nous souhaitons que ce lieu devienne une r\u00e9elle interface entre la r\u00e9gion, Rolle, le Rosey et ses 400 \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p><b>Cet effectif ne cesse d\u2019augmenter. Jusqu\u2019\u00e0 combien d\u2019\u00e9l\u00e8ves comptez-vous accueillir?<\/b><\/p>\n<p>A mon arriv\u00e9e, en 1980, l\u2019\u00e9cole d\u00e9nombrait 280 \u00e9l\u00e8ves. Aujourd\u2019hui, elle en a 400. Je crois que cela constitue une croissance tr\u00e8s raisonnable et un chiffre que nous ne d\u00e9passerons pas. Au-del\u00e0, le Rosey perdrait peut-\u00eatre ce sens tr\u00e8s fort de solidarit\u00e9 qui rassemble ses membres. Apr\u00e8s leur d\u00e9part, les anciens Ros\u00e9ens conservent un lien \u00e9troit avec l\u2019\u00e9cole. Beaucoup d\u2019entre eux viennent r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 nos f\u00eates et l\u2019association des anciens est certainement la plus puissante de Suisse. Avec 1\u2019000 \u00e9l\u00e8ves, ce ne serait certainement plus possible.<\/p>\n<p><b>Est-ce pour pr\u00e9server cette unit\u00e9 que vous avez instaur\u00e9 des quotas de nationalit\u00e9s?<\/b><\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1980, nous limitons \u00e0 10%le nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves qui viennent d\u2019un m\u00eame pays ou d\u2019un groupe de pays voisins. Nous avons \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 le faire en Suisse romande, et beaucoup d\u2019autres \u00e9coles nous ont embo\u00eet\u00e9 le pas. Aujourd\u2019hui, c\u2019est une politique assez facile \u00e0 tenir, parce que nous avons environ quatre candidatures pour une place disponible. Nous pouvons donc choisir sans trop de difficult\u00e9s nos futurs \u00e9l\u00e8ves. Mais dans les ann\u00e9es 1990, lorsque la demande \u00e9tait \u00e9gale \u00e0 l\u2019offre, c\u2019\u00e9tait beaucoup plus difficile. Pour autant, nous avons tenu bon. Nous avons toujours respect\u00e9 notre quota, parce que nous avions une vision \u00e0 long terme. Chaque d\u00e9cennie am\u00e8ne son lot d\u2019enfants en provenance d\u2019une r\u00e9gion particuli\u00e8re. Dans les ann\u00e9es 1980, nous avions, par exemple, beaucoup de demandes \u00e9manant du Proche et du Moyen-Orient. Dans les ann\u00e9es 1990, c\u2019\u00e9tait l\u2019Extr\u00eame-Orient. Aujourd\u2019hui, c\u2019est la Russie et les pays de l\u2019ex-bloc sovi\u00e9tique. Le Rosey, pour pr\u00e9server son unit\u00e9, ne peut pas, au gr\u00e9 de la conjoncture, voir les diff\u00e9rentes nationalit\u00e9s qu\u2019il accueille varier du tout au tout. Notre vocation doit rester internationale. M\u00eame si les Europ\u00e9ens et les Am\u00e9ricains constituent toujours le gros des forces \u2013 35% de nos effectifs \u2013 nous comptons actuellement 55 nationalit\u00e9s sur le campus.<\/p>\n<p><b>N\u2019est-ce pas trop difficile pour un enfant n\u00e9 au bout du monde de venir vivre en internat \u00e0 Rolle?<\/b><\/p>\n<p>Une anecdote r\u00e9cente: je vois arriver une petite Japonaise de 9 ans. Sa m\u00e8re l\u2019a d\u00e9pos\u00e9e devant la porte avec tous ses bagages. Elle n\u2019a jamais quitt\u00e9 son pays natal et ne parle que le japonais! Pendant trois jours et trois nuits, elle n\u2019a fait que pleurer. Puis, elle s\u2019est fait une raison et d\u00e8s No\u00ebl, elle se d\u00e9brouillait en anglais et en fran\u00e7ais. Les enfants ont une capacit\u00e9 d\u2019adaptation extraordinaire. Finalement, cette jeune fille a fait une scolarit\u00e9 brillante au Rosey et, d\u00e9sormais, c\u2019est une styliste reconnue. Tous nos nouveaux \u00e9l\u00e8ves traversent une p\u00e9riode d\u2019adaptation, surtout lorsque l\u2019enfant vient d\u2019un externat. Parfois, au bout de quelques jours ou de quelques semaines, ils s\u2019adaptent. Parfois cela prend plus de temps. Et la deuxi\u00e8me ann\u00e9e est toujours plus sereine que la premi\u00e8re. C\u2019est pourquoi nous ne prenons jamais d\u2019\u00e9l\u00e8ves seulement pour la terminale. Ils doivent suivre deux ans au minimum. Certes, je ne nie pas que pour certains la situation est plus complexe. Mais il est assez rare que les enfants ne supportent pas le Rosey. C\u2019est le cas pour un ou deux inscrits chaque ann\u00e9e, tout au plus. Pour peu que les parents sachent bien pourquoi ils mettent leur enfant au Rosey, l\u2019arriv\u00e9e \u00e0Rolle se passe tr\u00e8s bien. Mais s\u2019ils se d\u00e9barrassent d\u2019un adolescent turbulent, par exemple, c\u2019est \u00e9videmment plus d\u00e9licat!<\/p>\n<p><b>Justement, avec les enfants turbulents, quelles sanctions prenez-vous?<\/b><\/p>\n<p>Tous les Ros\u00e9ens apprennent \u00e0 respecter des codes fond\u00e9s sur une \u00e9thique pr\u00e9cise. Nous disposons de tout un arsenal de sanctions en fonction de la gravit\u00e9 de la faute. La gifle n\u2019en fait pas partie, puisque nous n\u2019avons plus le droit. Mais, de toute mani\u00e8re, les claques n\u2019ont jamais vraiment r\u00e9solu les probl\u00e8mes. La sanction la plus grave reste, bien \u00e9videmment, le renvoi. Chaque ann\u00e9e, au moins un \u00e9l\u00e8ve est expuls\u00e9, pour une faute inexcusable qui peut \u00eatre le vol ou la consommation de stup\u00e9fiants. Toutes les drogues sont interdites ici. Comme sur le Tour de France, nous r\u00e9alisons des d\u00e9pistages salivaires et urinaires sur des \u00e9l\u00e8ves pris au hasard. En cas de test positif, l\u2019exclusion est imm\u00e9diate. Les \u00e9l\u00e8ves le savent, ils ont sign\u00e9 des codes qui sont tr\u00e8s clairs sur ce point. Pour des d\u00e9sob\u00e9issances moins importantes, comme ne pas ranger sa chambre ou arriver en retard, les sanctions vont \u00eatre, par exemple, de nager quarante minutes \u00e0 6 heures du matin dans la piscine, \u00e9plucher les patates ou ramasser les feuilles mortes. Ma crainte, par rapport aux enfants qui arrivent aujourd\u2019hui, est qu\u2019ils n\u2019aient plus de rep\u00e8res. Certains parents font d\u2019eux des enfants rois et ils ne respectent plus les horaires ou le fait qu\u2019on puisse leur refuser quelque chose. Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, nous devrons aussi, en quelque sorte, \u00e9duquer ces parents&#8230;<\/p>\n<p><b>Apr\u00e8s plus de vingt-cinq ans pass\u00e9s au Rosey, comment gardez-vous la motivation pour continuer ce travail aupr\u00e8s des enfants?<\/b><\/p>\n<p>Je crois que l\u2019on ne fait bien que ce qui nous passionne. Or ce que je fais au Rosey reste ma grande passion. Je suis un chef d\u2019entreprise comme les autres, et je dois me pr\u00e9occuper de la sant\u00e9 \u00e9conomique de l\u2019\u00e9cole. Mais je suis aussi un \u00e9ducateur, un psychologue, un p\u00e8re de famille, un sportif\u2026il n\u2019est vraiment pas possible de se lasser. Si, un jour, je sens que la passion n\u2019est plus l\u00e0, je quitterai l\u2019\u00e9cole. Vous savez, je suis issu d\u2019une famille de diplomate. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 programm\u00e9 pour \u00eatre diplomate et\u2026 je le suis devenu. J\u2019ai pass\u00e9 deux ans comme attach\u00e9 culturel au Panama avant de me dire: \u00abA quoi je sers?\u00bb J\u2019ai tout l\u00e2ch\u00e9 et mon \u00e9pouse et moi avons repris le Rosey, \u00e0 26 ans. C\u2019est amusant ce chiffre, parce que lorsque Paul Carnal a fond\u00e9 l\u2019\u00e9cole en 1880, il avait 26 ans. Son fils, Henri Carnal, a pris le relais en 1911, \u00e0 26 ans. En 1947, mon pr\u00e9d\u00e9cesseur, Louis Johannot, a rachet\u00e9 l\u2019\u00e9cole, \u00e0 26 ans. Nous sommes marqu\u00e9s par le destin! Aujourd\u2019hui, j\u2019ai un fils qui a aussi la passion de l\u2019\u00e9cole. Il aura 26 ans en 2011, j\u2019esp\u00e8re qu\u2019il me mettra dehors \u00e0 cette date! <\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans le magazine Trajectoire de l&rsquo;automne 2008.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Philippe Gudin dirige la prestigieuse \u00e9cole du Rosey qui, depuis 1880, a vu passer les plus \u00e9minentes personnalit\u00e9s de ce monde. Il s\u2019exprime sur l\u2019\u00e9volution des pratiques \u00e9ducatives, les quotas et le d\u00e9m\u00e9nagement des quartiers d\u2019hiver de l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n","protected":false},"author":19489,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-2711","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2711","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19489"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2711"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2711\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2711"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2711"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2711"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}