



{"id":2685,"date":"2008-09-08T00:00:00","date_gmt":"2008-09-07T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2685"},"modified":"2009-06-10T16:31:07","modified_gmt":"2009-06-10T14:31:07","slug":"dossier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2685","title":{"rendered":"Les Suisses fous de v\u00e9lo"},"content":{"rendered":"<p>Le v\u00e9lo n\u2019est plus l\u2019apanage des \u00e9tudiants fauch\u00e9s ou des militants \u00e9cologistes. Cravate et cheveux au vent, les cadres sont de plus en plus nombreux \u00e0 se rendre au travail en p\u00e9dalant. Ils ont compris les innombrables avantages de ce mode de d\u00e9placement, qui conjugue rapidit\u00e9, sant\u00e9 et budget l\u00e9ger.<\/p>\n<p>\u00abLes Suisses romands se trouvent dans une dynamique de rattrapage par rapport aux Al\u00e9maniques, observe Delphine Klopfenstein, coordinatrice de l\u2019association des cyclistes suisses Pro V\u00e9lo \u00e0 Gen\u00e8ve. C\u2019est une tendance de fond. En deux ans, nous avons constat\u00e9 une hausse de 30% des cyclistes \u00e0 Gen\u00e8ve, et de 70% \u00e0 Lausanne.\u00bb<\/p>\n<p>Fous de v\u00e9lo, les Romands? Leur participation massive \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00abA v\u00e9lo au boulot\u00bb, organis\u00e9 par Pro V\u00e9lo en juin, le prouve. Cette manifestation, qui invite les employ\u00e9s \u00e0 se rendre au travail en deux-roues pendant un mois, a rassembl\u00e9 plus de 4\u2019600 participants francophones, soit une augmentation de 40% par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9dition pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>Quant aux succ\u00e8s des slowUp, ces rassemblements de mobilit\u00e9 douce r\u00e9unissant des dizaines de milliers de cyclistes, il n\u2019arr\u00eate pas de cro\u00eetre de ce c\u00f4t\u00e9 de la Sarine. \u00abNous avons \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s surpris par cet engouement en Suisse romande. Proportionnellement, les Romands sont plus nombreux que les Al\u00e9maniques \u00e0 y participer\u00bb, souligne Daniel Leupi, l\u2019un des directeurs de la manifestation.<\/p>\n<p>La technologie du v\u00e9lo \u00e9lectrique vient par ailleurs doper consid\u00e9rablement le ph\u00e9nom\u00e8ne. L\u2019an dernier, pr\u00e8s de 6&rsquo;000 exemplaires ont trouv\u00e9 preneurs en Suisse, contre 3\u2019200 en 2006. Et les sp\u00e9cialistes pr\u00e9disent un nouveau doublement des ventes pour cette ann\u00e9e!<\/p>\n<p>L\u2019engin cumule les atouts du v\u00e9lo tout en m\u00e9nageant son pilote: gr\u00e2ce au p\u00e9dalage assist\u00e9, l\u2019effort \u00e9quivaut \u00e0 celui de la marche. Cela s\u00e9duit les derniers r\u00e9fractaires qui n\u2019appr\u00e9cient pas l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019effort physique quotidien (en particulier dans les villes en pente comme Lausanne) et qui ne peuvent pas se permettre d\u2019arriver en sueur au travail.<\/p>\n<p>L\u2019usage de la bicyclette cumule tous les avantages. Tout d\u2019abord l\u2019aspect pratique: \u00abLe v\u00e9lo constitue le moyen de d\u00e9placement le plus rapide sur des distances de moins de trois kilom\u00e8tres dans un milieu urbain dense\u00bb, explique Giuseppe Pini, directeur de l\u2019observatoire de la mobilit\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p>En outre, p\u00e9daler quotidiennement permet de garder la forme et de lutter contre l\u2019exc\u00e8s pond\u00e9ral. \u00abLe v\u00e9lo, pratiqu\u00e9 \u00e0 intensit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e et de mani\u00e8re r\u00e9guli\u00e8re (environ 30 minutes par jour) augmente la d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique journali\u00e8re et lutte ainsi contre les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la prise de masse corporelle et \u00e0 la s\u00e9dentarit\u00e9.<\/p>\n<p>Par rapport \u00e0 la course \u00e0 pied, il a l\u2019avantage de m\u00e9nager les articulations\u00bb, pr\u00e9cise Davide Malatesta, ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche \u00e0 l\u2019institut des sciences du sport de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re d\u2019am\u00e9nagement du territoire \u00e9galement, le deux-roues appara\u00eet comme un moyen efficace pour r\u00e9gler de nombreux probl\u00e8mes, \u00e0 commencer par la surcharge de trafic automobile qui paralyse et pollue les agglom\u00e9rations aux heures de pointe.<\/p>\n<p>Dans une ville comme Gen\u00e8ve, le trafic motoris\u00e9 est responsable de plus de 40% des \u00e9missions de CO2 et de 45% des oxydes d\u2019azote, qui provoque allergies et asthme. Quant au bruit routier, il repr\u00e9sente une nuisance pour presque la moiti\u00e9 des citadins, selon un sondage effectu\u00e9 par le D\u00e9partement du territoire du canton de Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p>Pour finir, c\u2019est la conjoncture \u00e9conomique mondiale qui, avec la hausse du prix des carburants, influe sur les choix de mobilit\u00e9 des individus et favorise l\u2019usage du v\u00e9lo sur les courtes distances. En prime, la bicyclette optimise l\u2019espace urbain car elle n\u2019encombre pas les rues et n\u00e9cessite tr\u00e8s peu de place pour le stationnement.<\/p>\n<p>Rapidit\u00e9, sant\u00e9, silence et propret\u00e9, le v\u00e9lo cumule les points forts. Mais malgr\u00e9 une progression fulgurante, son potentiel reste sous-exploit\u00e9 en Suisse romande: les B\u00e2lois sont 20% \u00e0 l\u2019utiliser pour leurs d\u00e9placements quotidiens, contre moins de 10% des Romands. De ce c\u00f4t\u00e9 de la Sarine, l\u2019absence criante de parkings s\u00e9curis\u00e9s, notamment aux abords des gares agit comme un frein \u00e0 cette dynamique.<\/p>\n<p>\u00abLes individus ont des comportements de mobilit\u00e9 rationnels, analyse Giuseppe Pini. Ils ne modifieront leurs habitudes que s\u2019ils y voient un avantage. Il faut donc les convaincre que le v\u00e9lo est le moyen de transport le plus efficace sur de courtes distances, et qu\u2019il est agr\u00e9able de surcro\u00eet.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est ce que les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s v\u00e9los cantonaux tentent de faire en \u00e9ditant des cartes, en donnant des cours pour la s\u00e9curit\u00e9, ainsi qu\u2019en subventionnant l\u2019achat d\u2019une b\u00e9cane. Certaines entreprises commencent \u00e9galement \u00e0 promouvoir le v\u00e9lo parmi leurs collaborateurs, telles Bobst \u00e0 Lausanne et Merck Serono \u00e0 Gen\u00e8ve: parkings couverts et s\u00e9curis\u00e9s, vestiaires, douches, voire r\u00e9duction sur l\u2019achat, tout est fait pour encourager le cyclisme.<\/p>\n<p>Si ces initiatives restent encore isol\u00e9es en Suisse romande, elles n\u2019en d\u00e9montrent pas moins une nouvelle prise de conscience des b\u00e9n\u00e9fices de la mobilit\u00e9 sur deux roues. \u00abAu d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, les autorit\u00e9s ne nous prenaient pas au s\u00e9rieux, ou au mieux pour un club de sportifs. Mais leur attitude \u00e0 notre \u00e9gard s\u2019est radicalement modifi\u00e9e, se r\u00e9jouit Florence Germond, pr\u00e9sidente de Pro V\u00e9lo \u00e0 Lausanne. Lors du chantier du M2, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 imposer l\u2019am\u00e9nagement de parkings v\u00e9los \u00e0 chaque station.\u00bb<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p><b>Un manque cruel de parkings couverts et s\u00e9curis\u00e9s<\/b><\/p>\n<p>Les villes al\u00e9maniques l\u2019ont bien compris: les vols et les d\u00e9pr\u00e9dations de v\u00e9los exasp\u00e8rent les cyclistes et constituent le premier frein \u00e0 l\u2019essor de la mobilit\u00e9 douce. Outre-Sarine, ce probl\u00e8me trouve sa solution: pas moins de 23 localit\u00e9s disposent d\u00e9j\u00e0 de v\u00e9lostations, des parkings couverts et s\u00e9curis\u00e9s am\u00e9nag\u00e9s en g\u00e9n\u00e9ral dans les souterrains des gares.<\/p>\n<p>\u00c0 B\u00e2le, la Mecque suisse du v\u00e9lo, la capacit\u00e9 d\u2019accueil d\u00e9passe les 1\u2019500 places. Une b\u00e9n\u00e9diction pour les nombreux travailleurs pendulaires qui b\u00e9n\u00e9ficient en tout temps d\u2019une place sous surveillance &#8212; pour le co\u00fbt d\u2019un franc par jour ou 120 francs par ann\u00e9e. Les locaux b\u00e2lois \u00e0 12 millions de francs abritent m\u00eame un caf\u00e9 et des douches, ainsi qu\u2019un atelier o\u00f9 les utilisateurs de v\u00e9lo \u00e9lectrique peuvent laisser leur batterie \u00e0 recharger.<\/p>\n<p>Et dans les grandes villes romandes? Rien. Pas l\u2019ombre d\u2019un plan concret pour les gares de Gen\u00e8ve et Lausanne. Malgr\u00e9 les demandes insistantes des usagers, les autorit\u00e9s semblent totalement impuissantes. \u00abNous recevons de plus en plus de courrier \u00e0 ce sujet, c\u2019est un probl\u00e8me nettement d\u2019actualit\u00e9\u00bb, reconna\u00eet pourtant Alain Gonin, responsable au Service de la mobilit\u00e9 de Lausanne.<\/p>\n<p>Si la situation tarde \u00e0 \u00e9voluer, c\u2019est d\u2019abord que le prix des surfaces \u00e0 proximit\u00e9 des gares s\u2019av\u00e8re dissuasif. Partout, les autorit\u00e9s locales et les CFF se renvoient la balle: \u00abPour qu\u2019un parking \u00e0 v\u00e9lo fonctionne, il faut l\u2019am\u00e9nager dans la gare, or les CFF n\u2019en veulent pas. Ils nous demandent de nous d\u00e9brouiller sur l\u2019espace publique\u00bb, d\u00e9nonce Barbara Pillonel du Service de l\u2019am\u00e9nagement urbain et de la mobilit\u00e9 de Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p>\u00abUn parking couvert co\u00fbte tr\u00e8s cher et n\u2019est jamais vraiment rentable en terme d\u2019utilisation au m2, admet Jean-Louis Scherz, porte-parole des CFF. Nous sommes naturellement favorables \u00e0 l\u2019essor des v\u00e9lostations, mais leur implantation ne d\u00e9pend pas de nous. Elles sont \u00e9tablies et exploit\u00e9es par les collectivit\u00e9s locales.\u00bb<\/p>\n<p>Tenue de rentabiliser ses locaux mais \u00e9galement consciente que les cyclistes constituent autant de clients potentiels, la direction des CFF a toutefois d\u00e9gag\u00e9 un budget de 15 millions de francs. Cette somme doit permettre de promouvoir le stationnement dans les gares, au coup par coup, d\u2019ici \u00e0 2011. Une soixantaines de villes sont concern\u00e9es, dont une vingtaine en Suisse romande. Mieux que rien, m\u00eame s\u2019il manque une vision \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>Et quand les villes tentent de s\u2019affranchir du soutien des CFF, d\u2019interminables recours tuent g\u00e9n\u00e9ralement dans l\u2019\u0153uf le premier projet venu. C\u2019est notamment le cas \u00e0 Fribourg, o\u00f9 l\u2019Association transport et environnement (ATE) s\u2019oppose \u00e0 la construction d\u2019une v\u00e9lostation \u00e0 deux pas de la gare, au pr\u00e9texte que l\u2019\u00e9difice doit aussi permettre d\u2019abriter des voitures.<\/p>\n<p>\u00c0 Gen\u00e8ve, une v\u00e9lostation de 330 places devait finalement voir le jour \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2009 derri\u00e8re la gare de Cornavin, c\u00f4t\u00e9 Montbrillant. Comble d\u2019ironie, le projet a fait long feu suite \u00e0 un recours des\u2026 CFF, qui envisagent de s\u2019agrandir.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p><b>V\u00e9lib \u00e0 Gen\u00e8ve: un projet en panne<\/b><\/p>\n<p>Des v\u00e9los en libre-service contre des espaces publicitaires. Le concept, calqu\u00e9 sur le mod\u00e8le parisien des V\u00e9libs, semblait couler de source: comme \u00e0 Paris, l\u2019administration municipale genevoise s\u2019appr\u00eatait \u00e0 offrir ses panneaux publicitaires au groupe JC Decaux, en contrepartie des 500 v\u00e9los r\u00e9partis entre 40 stations. Le concept consiste \u00e0 obtenir un outil performant de mobilit\u00e9 douce en laissant simplement le produit du march\u00e9 publicitaire \u00e0 l\u2019exploitant.<\/p>\n<p>Seulement voil\u00e0, le projet est au point mort, plomb\u00e9 par les recours juridiques.<\/p>\n<p>\u00abTout est suspendu \u00e0 cause des deux soci\u00e9t\u00e9s d\u2019affichage qui postulent pour obtenir la concession, se d\u00e9sole R\u00e9my Pagani, Conseiller administratif de la Ville responsable du d\u00e9partement des constructions et de l\u2019am\u00e9nagement. L\u2019entreprise JC Decaux cherche \u00e0 garantir sa position et son concurrent Clear Channel veut mettre un pied dans ce march\u00e9. Une longue proc\u00e9dure d\u2019arbitrage est entam\u00e9e. Chacun joue au plus malin sur le dos de la collectivit\u00e9 et, pendant ce temps, nous regardons passer les balles.\u00bb<\/p>\n<p>Comme le probl\u00e8me s\u2019\u00e9ternise, pourquoi ne pas confier ce mandat \u00e0 un autre prestataire? \u00abImpossible, r\u00e9torque le magistrat genevois. Les r\u00e8gles juridiques nous imposent de poursuivre la proc\u00e9dure en cours. Je commence \u00e0 en avoir raz-le-bol. Arrivera ce qui arrivera\u2026\u00bb <\/p>\n<p>On \u00e9voque ici ou l\u00e0 un \u00e9ventuel partenariat avec les Transports publics genevois pour mettre en place un r\u00e9seau de v\u00e9los dans la ville compatibles avec les titres de transport TPG. Quoi qu\u2019il advienne, ce qui reste s\u00fbr, c\u2019est que la demande citoyenne est tr\u00e8s forte.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>Mise en place pour la rentr\u00e9e scolaire 2008, l\u2019action Bike2school, organis\u00e9 par Pro V\u00e9lo Suisse, incite les jeunes \u00e0 l\u2019utiliser leur bicyclette pour se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Avec 10&rsquo;000 \u00e9l\u00e8ves de 18 cantons inscrits, le bilan s\u2019annonce d\u00e9j\u00e0 positif.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>Le v\u00e9lo pr\u00e9sente de multiples avantages pour les entreprises, qui sont de plus en plus nombreuses \u00e0 encourager son usage. Pionni\u00e8re en la mati\u00e8re, Novartis \u00e0 B\u00e2le a mis \u00e0 disposition de ses employ\u00e9s une flotte de 2&rsquo;600 v\u00e9los. L\u2019entreprise a \u00e9galement reli\u00e9 ses diff\u00e9rentes succursales par un r\u00e9seau de pistes cyclables, am\u00e9nag\u00e9es en collaboration avec les autorit\u00e9s b\u00e2loises.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>A Lausanne, il sera possible d\u2019embarquer sa b\u00e9cane dans le nouveau m\u00e9tro M2, moyennant le prix d\u2019un billet normal.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p><b>T\u00e9moignages<\/b><\/p>\n<p>Thierry Wolfrath, 52 ans, \u00e9conomiste, Lausanne:<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019en avais assez du bruit et de la circulation. Et je voulais retrouver la forme. Il y a deux ans, j\u2019ai donc \u00e9chang\u00e9 mon scooter contre un v\u00e9lo pour effectuer les 4 km et 200 m\u00e8tres de d\u00e9nivel\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 mon lieu de travail. Le premier mois \u00e9tait p\u00e9nible, puis je me suis habitu\u00e9. J\u2019ai perdu 10 kg et mon taux de cholest\u00e9rol s\u2019est nettement am\u00e9lior\u00e9. Me rendre au travail \u00e0 v\u00e9lo est devenu un moment de d\u00e9tente. Je pr\u00e9f\u00e8re cela que de m\u2019enfermer dans un fitness.\u00bb<\/p>\n<p>Th\u00e9r\u00e8se Sigrist, 37 ans, pharmacienne, Lausanne:<\/p>\n<p>\u00abJe ne me consid\u00e8re pas comme une \u00e9colo militante mais lorsque je me suis install\u00e9e au centre ville de Lausanne il y a deux ans, j\u2019ai troqu\u00e9 ma voiture contre un v\u00e9lo \u00e9lectrique. C\u2019est pratique, rapide et avantageux du point de vue financier. J\u2019utilise une remorque lorsque je transporte mes enfants de 2 et 5 ans ou mes courses. Je ne peux plus m\u2019en passer pour les petits trajets. L\u2019avantage de ce mode de d\u00e9placement dans une ville pentue comme Lausanne, c\u2019est qu\u2019on ne transpire pas. Le sentiment d\u2019effort ressemble \u00e0 celui de la marche. A Gen\u00e8ve, o\u00f9 je travaille, un v\u00e9lo classique m\u2019attend \u00e0 la gare pour traverser la ville.\u00bb<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>Ce dossier a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Ludovic Chappex. Il est paru dans le magazine L\u2019Hebdo du 4 septembre 2008.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019usage de la bicyclette conna\u00eet un engouement sans pr\u00e9c\u00e9dent dans les villes romandes. M\u00eame les businessmen s\u2019y mettent, gr\u00e2ce notamment aux mod\u00e8les \u00e9lectriques. Mais les pouvoirs publics peinent \u00e0 suivre.<\/p>\n","protected":false},"author":19538,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-2685","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2685","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19538"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2685"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2685\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2685"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2685"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2685"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}