



{"id":2677,"date":"2008-08-27T00:00:00","date_gmt":"2008-08-26T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2677"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"oser","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2677","title":{"rendered":"Monter son entreprise pendant ses \u00e9tudes"},"content":{"rendered":"<p>Rares sont les jeunes Suisses qui profitent de leurs \u00e9tudes pour cr\u00e9er leur propre entreprise: selon une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par l\u2019Universit\u00e9 de Saint-Gall en 2006, ils ne constituent que 2,4% de la population estudiantine, ce qui place le pays nettement en dessous de la moyenne internationale (3,2%). Il y a pourtant des avantages \u00e0 conjuguer les statuts d\u2019\u00e9tudiant et d\u2019entrepreneur: une certaine libert\u00e9 de mouvement due \u00e0 l\u2019absence de charges familiales et professionnelles, de m\u00eame que l\u2019occasion de multiplier les contacts par le biais des \u00e9tudes. <\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, les dipl\u00f4m\u00e9s continuent de s\u2019orienter majoritairement vers le statut de salari\u00e9, jug\u00e9 plus confortable. \u00abCeux qui se lancent dans la voie de l\u2019entrepreneuriat apparaissent comme des supermen aux yeux des autres \u00e9tudiants\u00bb, souligne Corinne Desjacques, charg\u00e9e d\u2019enseignement \u00e0 la Haute Ecole de gestion de Gen\u00e8ve. D\u00e9mystifier un monde per\u00e7u comme l\u2019apanage de surdou\u00e9s et fournir un bagage pour minimiser les erreurs: tel est donc l\u2019objectif des programmes d\u2019aide \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019entreprise. De fait, depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es, les formations cibl\u00e9es se multiplient dans les \u00e9coles et les universit\u00e9s suisses, vivier de jeunes talents. \u00abTout le monde ne peut pas devenir un chef d\u2019entreprise, remarque Jordi Montserrat, directeur de <a href=http:\/\/www.venturelab.ch target=_blank class=std>venturelab<\/a>, un programme national de l\u2019agence pour la promotion et l\u2019innovation (CTI). Mais certains \u00e9tudiants, qui ne le soup\u00e7onnent m\u00eame pas, se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre d\u2019excellents entrepreneurs.\u00bb <\/p>\n<p>Il n\u2019existe pas de profil standard. Du petit artisan au chef d\u2019entreprise qui dirige une soci\u00e9t\u00e9 high-tech, des dizaines de variantes existent. Et les raisons qui poussent \u00e0 entreprendre sont nombreuses: un d\u00e9clic, une passion ou l\u2019identification d\u2019un march\u00e9 porteur sont autant de facteurs qui incitent \u00e0 se jeter \u00e0 l\u2019eau. Deux qualit\u00e9s pour toute personne candidate \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019entreprise semblent n\u00e9anmoins requises: la patience et le sens du sacrifice. De l\u2019id\u00e9e innovante \u00e0 la mise sur le march\u00e9 en passant par la r\u00e9alisation du premier prototype dans certains cas, des mois s\u2019\u00e9coulent. \u00abPendant plusieurs semaines, je voyageais en premi\u00e8re classe, mangeais dans les meilleurs restaurants avec les investisseurs, et, le soir, je rentrais dormir sur le canap\u00e9 d\u2019un ami qui m\u2019h\u00e9bergeait gratuitement\u00bb, raconte Ralph Rimet, patron de Secu4, une start-up active dans la s\u00e9curit\u00e9 high-tech. Par ailleurs, outre le manque d\u2019exp\u00e9rience et l\u2019absence de r\u00e9seau, il faut parfois g\u00e9rer les coups durs et apprendre \u00e0 rebondir. \u00abAu mois de janvier de cette ann\u00e9e, il ne me restait plus que quarante francs sur mon compte en banque, poursuit Ralph Rimet. Les investisseurs qui nous suivaient depuis septembre se sont r\u00e9tract\u00e9s au dernier moment. La p\u00e9riode a \u00e9t\u00e9 difficile pour toute l\u2019\u00e9quipe, mais nous sommes repartis de plus belle.\u00bb <\/p>\n<p>Planifier les d\u00e9penses, \u00e9tudier la faisabilit\u00e9 du march\u00e9, d\u00e9marcher les clients\u2026 Le quotidien des \u00e9tudiants-entrepreneurs est des plus accaparant: la charge de travai l professionnel s\u2019ajoute \u00e0 la vie estudiantine. Entre coups de fil et prise de rendez-vous, les examens ne sont jamais tr\u00e8s loin. \u00abQuoi qu\u2019il en soit, ces jeunes sont \u00e0 un moment propice de leur vie\u00bb, note Corinne Desjacques. M\u00eame avis du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Alexis Moeckli, pr\u00e9sident de l\u2019association Junior Entreprise de Gen\u00e8ve: \u00abConcilier les cours et la cr\u00e9ation d\u2019une entreprise permet de minimiser la prise de risque\u00bb, dit-il. Au-del\u00e0 de cette approche pragmatique, l\u2019investissement personnel est tr\u00e8s important: l\u2019essentiel consiste \u00e0 toujours croire en ce que l\u2019on fait et rester motiv\u00e9. Car, en fin de course, m\u00eame si le projet ne voit pas le jour ou que l\u2019entreprise fait faillite, l\u2019exp\u00e9rience est toujours b\u00e9n\u00e9fique. \u00abIl ne faut pas craindre pour son CV, souligne Corinne Desjacques. S\u2019\u00eatre lanc\u00e9 dans l\u2019aventure la cr\u00e9ation d\u2019entreprise r\u00e9v\u00e8le des qualit\u00e9s humaines, d\u2019organisation et de gestion qui sont de toute fa\u00e7on valorisantes.\u00bb <\/p>\n<p>Par quoi commencer? \u00abOn ne sait pas sur quelle ficelle tirer pour d\u00e9rouler la pelote.\u00bb La remarque de Ralph est symptomatique des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par la plupart des jeunes entrepreneurs en d\u00e9but de carri\u00e8re. Tout d\u2019abord, sans id\u00e9e innovante, un projet n\u2019a pas de raison d\u2019\u00eatre. Parfois, le concept m\u00e9rite d\u2019\u00eatre repens\u00e9, confront\u00e9 \u00e0 l\u2019intelligence d\u2019autrui, voire m\u00eame abandonn\u00e9 pour gagner en pertinence. Un projet innovant est \u00e9videmment n\u00e9cessaire, bien que cela reste insuffisant. Le v\u00e9ritable point de d\u00e9part de toute cr\u00e9ation d\u2019entreprise se situe ailleurs: \u00abLe moteur de toute l\u2019aventure, c\u2019est le besoin du march\u00e9\u00bb, confirme Corinne Desjacques. <\/p>\n<p>Une \u00e9tude doit \u00eatre men\u00e9e pour s\u2019assurer des opportunit\u00e9s commerciales et strat\u00e9giques. Pour ce faire, les m\u00e9thodes et les moyens fluctuent. Le business plan (ou plan de d\u00e9veloppement) compte g\u00e9n\u00e9ralement entre dix et trente pages. Il pr\u00e9sente le projet dans sa globalit\u00e9: les \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s, les obstacles, les solutions recherch\u00e9es, les partenaires potentiels et les ressources. Il sert essentiellement \u00e0 mettre ses id\u00e9es par \u00e9crit. L\u2019autre solution, propos\u00e9e par Rapha\u00ebl Cohen, directeur du dipl\u00f4me d\u2019entrepreneuriat et business development \u00e0 HEC Gen\u00e8ve, consiste \u00e0 diviser la d\u00e9marche: dans un premier temps analyser le pourquoi (dossier d\u2019opportunit\u00e9) et dans un second temps expliquer la mise en \u0153uvre (le plan d\u2019action). <\/p>\n<p>Mais, dans un cas comme dans l\u2019autre, une perception claire du march\u00e9 reste une condition sine qua non. Comment choisir sa formation d\u2019entrepreneuriat? Difficile de se retrouver dans cette jungle de formations, d\u2019\u00e9coles et d\u2019institutions priv\u00e9es ou publiques. En Suisse, plus de 170 organismes d\u2019aide \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019entreprise existent. Et, malheureusement, aucune plateforme de recherche ne recense l\u2019ensemble de ces programmes, m\u00eame de mani\u00e8re succincte. Venturelab. pr\u00e9sente uniquement les initiatives du programme f\u00e9d\u00e9ral, qui ne se focalise que sur les projets technologiques. N\u00e9anmoins, l\u2019objectif est souvent identique: d\u00e9velopper les comp\u00e9tences des futurs patrons en leur fournissant un savoir et un savoir-faire. <\/p>\n<p>Fiscalit\u00e9, gestion du personnel, communication, aspects juridiques et administratifs: un entrepreneur doit \u00eatre capable de ma\u00eetriser toutes les facettes de la vie d\u2019une soci\u00e9t\u00e9. Pour se rep\u00e9rer dans cet \u00e9ventail de programmes, il est recommand\u00e9 de se renseigner en priorit\u00e9 aupr\u00e8s des acteurs qui composent l\u2019environnement propre de l\u2019\u00e9tudiant\/entrepreneur: associations de juniors, entreprises, universit\u00e9s, \u00e9coles, promotions \u00e9conomiques du canton\u2026 Il faut \u00e9galement veiller \u00e0 bien cibler ses objectifs et \u00e0 identifier le profil de l\u2019entreprise: la biotechnologie, le high-tech et l\u2019informatique d\u2019un c\u00f4t\u00e9; l\u2019innovation commerciale et de services de l\u2019autre. Suivant l\u2019activit\u00e9 ou le niveau d\u2019\u00e9tudes, le programme d\u2019aide fluctue. Ainsi le \u00abventure challenge\u00bb, l\u2019un des modules du programme venturelab, s\u2019adresse uniquement aux \u00e9tudiants, doctorants, postdoctorants et aux membres des universit\u00e9s et des hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9s. Les participants s\u00e9lectionn\u00e9s sur dossier travaillent en groupe sur la r\u00e9alisation de projets technologiques et tirent des enseignements au travers d\u2019\u00e9tudes de cas pratiques. <\/p>\n<p>Le cursus de l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve se distingue par sa dur\u00e9e et ses conditions d\u2019admission. Avec 288 heures r\u00e9parties en douze modules, un titre universitaire n\u2019est pas imp\u00e9ratif, mais une solide exp\u00e9rience est exig\u00e9e. Autre fait notable, ce dipl\u00f4me unique en Suisse donne des cr\u00e9dits permettant d\u2019obtenir un MBA en entrepreneuriat. Seule ombre au tableau: les programmes qui soutiennent l\u2019innovation de services ne sont pas suffisamment valoris\u00e9s. \u00abAttention, rappelle Rapha\u00ebl Cohen, l\u2019innovation ne se limite pas \u00e0 la technologie.\u00bb Combien co\u00fbtent ces programmes? Le co\u00fbt des formations varie d\u2019une institution, d\u2019une \u00e9cole, d\u2019un programme \u00e0 un autre. Il est donc indispensable de bien comparer au pr\u00e9alable les prestations propos\u00e9es. Il y a en a pour toutes les bourses: les mieux loties comme les moins fortun\u00e9es. <\/p>\n<p>Tous les modules de venturelab sont gratuits. Le semestre de formation entrepreneuriale entre dans le cadre de la derni\u00e8re ann\u00e9e du cursus. Malgr\u00e9 tout, certaines formations de l\u2019universit\u00e9 restent payantes. Le co\u00fbt du dipl\u00f4me d\u2019entrepreneuriat de l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 10 500 francs mais permet d\u2019obtenir un dipl\u00f4me de niveau postgrade (MBA). Sur demande, des modules isol\u00e9s peuvent \u00eatre suivis. Une partie de ces montants peuvent n\u00e9anmoins \u00eatre pris en charge \u00e0 hauteur de 750 francs gr\u00e2ce au ch\u00e8que-formation, que l\u2019on ne trouve pour l\u2019heure que dans le canton de Gen\u00e8ve. <\/p>\n<p>Reste enfin l\u2019option d\u2019une demande de bourse aupr\u00e8s des organismes concern\u00e9s (administrations cantonales, commission f\u00e9d\u00e9rale des bourses d\u2019\u00e9tudes, etc.). Toutes les formations se valent-elles? Dans les faits, la qualit\u00e9 des formations est difficilement comparable. Certains programmes pr\u00e9voient une cinquantaine d\u2019heures de cours, d\u2019autres plus de trois cents. N\u00e9anmoins, des crit\u00e8res objectifs permettent de s\u2019y retrouver. Les formations entrepreneuriales universitaires postgrades font l\u2019objet d\u2019un contr\u00f4le strict par des comit\u00e9s d\u2019accr\u00e9ditation qui \u00e9valuent la qualit\u00e9 des contenus. Des experts s\u2019assurent p\u00e9riodiquement du niveau de l\u2019enseignement avant de renouveler l\u2019accr\u00e9ditation. Autre gage de qualit\u00e9, les labels. Les normes SQS (ISO) et Eduqua, des initiatives des offices r\u00e9gionaux de placement, fonctionnent surtout pour les organismes priv\u00e9s et font elles aussi l\u2019objet d\u2019un renouvellement r\u00e9gulier. Ces normes v\u00e9rifient toutefois davantage les processus que le contenu m\u00eame de l\u2019enseignement. La m\u00e9thodologie et les supports de cours entrent aussi en compte. \u00abIl y a une grande diff\u00e9rence entre un cours ou l\u2019enseignent transmet son savoir et un module o\u00f9 l\u2019\u00e9l\u00e8ve participe activement en r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 un projet concret\u00bb, rel\u00e8ve Corinne Desjacques. Dernier indice de qualit\u00e9, et non des moindres, les intervenants. Dans le domaine entrepreneurial, la formation d\u00e9pend en grande partie de l\u2019exp\u00e9rience des individus. Leur influence sur un programme d\u2019aide \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019entreprise s\u2019av\u00e8re donc d\u00e9terminante. <\/p>\n<p>Quels sont les organismes accompagnateurs? Les \u00e9tudiants-entrepreneur peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de soutiens appropri\u00e9s. Tel est le r\u00f4le des incubateurs de chaque canton (renseignements aupr\u00e8s des offices de promotion \u00e9conomique). L\u2019objectif central consiste \u00e0 fournir \u00e0 un projet scientifique ou technologique ce qu\u2019il lui faut pour devenir viable. Un patron en devenir ne dispose pas n\u00e9cessairement de toute la logistique n\u00e9cessaire. D\u00e8s lors, les incubateurs offrent la possibilit\u00e9 aux \u00e9tudiants de faire m\u00fbrir leur entreprise sur un terreau fertile. Bureaux, ressources humaines et financi\u00e8res, laboratoires\u2026 tout est mis \u00e0 disposition pour que le projet puisse se d\u00e9velopper et aboutir \u00e0 un proc\u00e9d\u00e9 commercialisable. <\/p>\n<p>Les sites vou\u00e9s \u00e0 l\u2019accompagnement fleurissent donc en Suisse, souvent \u00e0 proximit\u00e9 de parcs technologiques et scientifiques. A noter que les innovations de services ne disposent pas d\u2019autant d\u2019aides, m\u00eame si les initiatives se multiplient. Pour sa part, l\u2019Ecole h\u00f4teli\u00e8re de Lausanne (EHL) a lanc\u00e9 au mois de mai dernier son propre d\u00e9partement de soutien \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019entreprise. Au-del\u00e0 de l\u2019aide mat\u00e9rielle et financi\u00e8re, l\u2019accompagnement rev\u00eat une autre facette: le coaching. Fer de lance au sein de soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es ou publiques, les conseillers sont fortement recommand\u00e9s, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019amis, de la famille ou de professionnels. \u00abIl est important de se faire aider par une personne qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une exp\u00e9rience concr\u00e8te, souligne Rapha\u00ebl Cohen. Cela \u00e9vite les d\u00e9convenues.\u00bb <\/p>\n<p>Comment financer son projet d\u2019entreprise? Plusieurs possibilit\u00e9s existent pour lever des fonds de d\u00e9part, une phase souvent d\u00e9licate. Pour commencer, ne pas h\u00e9siter \u00e0 s\u2019adresser \u00e0 ses proches ou \u00e0 mettre de sa poche. \u00abC\u2019est aussi \u00e7a, prendre des risques, rel\u00e8ve Ralph Rimet. Il faut montrer que l\u2019on est pr\u00eat \u00e0 se mouiller comme les autres.\u00bb Outre les emprunts bancaires et les donations, il faut aussi envisager les aides indirectes des incubateurs ou les subventions para\u00e9tatiques. Il y a aussi la solution d\u2019une prise de participation d\u2019un tiers, le financement par un investisseur priv\u00e9 ou, plus rarement, les clubs de \u00abbusiness angels\u00bb. Quoi qu\u2019il en soit, la trilogie \u00abfamily, fools and friends\u00bb reste l\u2019option privil\u00e9gi\u00e9e pour obtenir des fonds. Petite astuce: les programmes enti\u00e8rement vou\u00e9s au financement de PME naissantes. Dernier en date, Venture Kick qui, depuis le mois de septembre de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, a soutenu 33 startup technologiques pour un montant de 900 000 francs. En l\u2019espace de neuf mois, apr\u00e8s trois \u00e9tapes successives, l\u2019entrepreneur s\u00e9lectionn\u00e9 dispose d\u2019un capital de 130 000 francs pour l\u2019aider au d\u00e9marrage de son entreprise. Le montant des financements peut \u00eatre extr\u00eamement variable. \u00abLa fourchette s\u2019\u00e9tale de quelques centaines de milliers de francs \u00e0 plusieurs millions. Tout d\u00e9pend du type d\u2019activit\u00e9, de l\u2019investissement de base et surtout du retour sur investissement. Pour cr\u00e9er son cabinet de consultant, il peut suffire d\u2019un ordinateur. En revanche, pour ouvrir un restaurant, l\u2019investissement est bien plus lourd\u00bb, souligne Corinne Desjacques. <\/p>\n<p>Quels sont les risques d\u2019\u00e9chec? \u00abD\u2019apr\u00e8s les investisseurs, cinq entreprises sur dix ne d\u00e9colleront pas, quatre vont vivoter et une seule fonctionnera vraiment tr\u00e8s bien.\u00bb Dure r\u00e9alit\u00e9 que celle d\u00e9crite par Samuel Sonderegger, patron d\u2019Attolight, une soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e en nanotechnologies. N\u00e9anmoins, il reste tr\u00e8s difficile d\u2019\u00e9valuer le taux de faillites des jeunes entrepreneurs. Pour l\u2019ann\u00e9e 2007, le nombre total de faillites s\u2019est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 4314, selon la Feuille officielle du commerce (FOSC). L\u2019insolvabilit\u00e9 a toutefois continu\u00e9 de d\u00e9cro\u00eetre: une baisse de 4,7% a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Selon de nombreux professionnels de l\u2019entrepreneuriat, l\u2019\u00e9chec en Suisse n\u2019a pas la m\u00eame r\u00e9sonance que dans d\u2019autres pays, notamment aux Etats-Unis. \u00abC\u2019est encore assez mal vu en Suisse, confirme Rapha\u00ebl Cohen. Or c\u2019est un tr\u00e8s bon moyen d\u2019apprendre. \u00bb Sans compter que l\u2019entrepreneuriat constitue une tr\u00e8s belle aventure humaine et professionnelle. \u00abSi c\u2019\u00e9tait \u00e0 refaire, je recommencerais\u00bb, conclut Ralph.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<b>\u00abUn jeune entrepreneur doit avant tout convaincre les clients de lui faire confiance.\u00bb<br \/>\n<font size=2>Patrick Maillard 28 ans, patron d\u2019IMMOMIG SA et \u00e9tudiant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg.<\/b> <\/p>\n<p>A 28 ans, il dirige une entreprise leader sur le march\u00e9 romand des logiciels de courtage et emploie aujourd\u2019hui onze personnes. Ce n\u2019est pas tout: Patrick Maillard est \u00e9galement \u00e9tudiant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg, \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences \u00e9conomiques et sociales, o\u00f9 il pr\u00e9pare son master en management. \u00abMettre en pratique ce que l\u2019on apprend tous les jours, c\u2019est une chance formidable.\u00bb Son projet lui a permis de remporter, avec dix-neuf autres participants, le concours Venture Leaders 2007 propos\u00e9 par venturelab. La r\u00e9compense? Cet entrepreneur originaire de Fribourg a obtenu dix jours tous frais pay\u00e9s \u00e0 Boston \u00e0 la rencontre des plus grands sp\u00e9cialistes de l\u2019entrepreneuriat, plus des cours de haut vol. Dans les mois \u00e0 venir, ce patron-\u00e9tudiant bilingue compte partir \u00e0 la conqu\u00eate de nouveaux march\u00e9s: cap sur la Suisse al\u00e9manique.<\/font><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<b>\u00abJe ne pense pas qu\u2019il soit plus difficile pour une femme de se lancer dans l\u2019entrepreneuriat\u00bb<br \/>\n<font size=2>25 ans, ancienne \u00e9tudiante de l\u2019Ecole h\u00f4teli\u00e8re de Lausanne (EHL).<\/b><br \/>\nA 25 ans, Sophie Kleinknecht a franchi le pas. Cette jeune femme, dipl\u00f4m\u00e9e en gestion d\u2019exploitation h\u00f4teli\u00e8re et d\u00e9coration d\u2019int\u00e9rieur, s\u2019appr\u00eate \u00e0 ouvrir son h\u00f4tel \u00e0 la rentr\u00e9e 2008. Derni\u00e8re ligne droite avec les banques et les premiers clients pourront venir se d\u00e9tendre dans une maison alsacienne d\u2019une trentaine de chambres. L\u2019ambiance familiale est de mise, \u00abj\u2019ai envie qu\u2019on se sente chez soi\u00bb, confirme Sophie. Epaul\u00e9e par son fr\u00e8re Arnaud, de deux ans son a\u00een\u00e9, la jeune femme a particip\u00e9 au r\u00e9cent programme d\u2019incubateur lanc\u00e9 par l\u2019Ecole h\u00f4teli\u00e8re de Lausanne (EHL). Gr\u00e2ce \u00e0 une donation familiale, plus d\u2019une centaine de milliers d\u2019euros vont \u00eatre investis dans l\u2019aventure. \u00abL\u2019essentiel est de croire en son projet\u00bb, conclut Sophie.<\/font><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans L\u2019Hebdo du 14 ao\u00fbt 2008.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9tudiants suisses ne se lancent pas volontiers dans les affaires. Afin de les encourager dans cette voie, les programmes d\u2019aide se multiplient.<\/p>\n","protected":false},"author":19553,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-2677","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2677","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19553"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2677"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2677\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2677"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2677"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2677"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}