



{"id":251,"date":"1999-11-18T00:00:00","date_gmt":"1999-11-17T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=251"},"modified":"2021-10-28T17:02:20","modified_gmt":"2021-10-28T15:02:20","slug":"exclusif-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=251","title":{"rendered":"L&rsquo;administration f\u00e9d\u00e9rale ravag\u00e9e par le virus Melissa"},"content":{"rendered":"<p>\u00abIl s&rsquo;est introduit la semaine pass\u00e9e dans notre r\u00e9seau, on ne sait pas encore exactement par o\u00f9&#8230;\u00bb Depuis que le virus Melissa est entr\u00e9 au Palais f\u00e9d\u00e9ral, Marius Redli, directeur de l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral de l&rsquo;informatique et de la t\u00e9l\u00e9communication (OFIT), est \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une cellule de crise. \u00abLe virus a rapidement infect\u00e9 des milliers d&rsquo;ordinateurs et une trentaine de serveurs. Nous avons d\u00fb arr\u00eater une partie de l&rsquo;activit\u00e9 informatique pendant un \u00e0 deux jours pour installer des logiciels de protection.\u00bb<\/p>\n<p>Fid\u00e8le \u00e0 son habitude, la Conf\u00e9d\u00e9ration a mis en place une \u00abtask force\u00bb pour \u00e9radiquer la contamination. Dans chaque office de l&rsquo;administration f\u00e9d\u00e9rale &#8211; il y en a plus d&rsquo;une centaine -, l&rsquo;ing\u00e9nieur en charge de la s\u00e9curit\u00e9 du r\u00e9seau est sur le pied de guerre. \u00abIl y a 25&rsquo;000 ordinateurs et plus de 100 serveurs au sein de l&rsquo;administration. La task force se charge d&rsquo;installer des antivirus pour contenir l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie\u00bb, poursuit Marius Redli.<\/p>\n<p>Le virus Melissa se cache dans un document Word envoy\u00e9 en pi\u00e8ce jointe (\u00abattachment\u00bb) par email. Ce document profite du langage utilis\u00e9 par Word 97 et 2000 pour ex\u00e9cuter automatiquement des instructions, ce qu&rsquo;on appelle des \u00abmacros\u00bb. A l&rsquo;ouverture, le document utilise le syst\u00e8me de messagerie \u00e9lectronique pour envoyer automatiquement une copie de lui-m\u00eame \u00e0 une cinquantaine de destinataires s\u00e9lectionn\u00e9s dans le carnet d&rsquo;adresses de la victime. Un seul employ\u00e9 qui ouvre le document contamine donc instantan\u00e9ment une bonne partie de ses amis et coll\u00e8gues. \u00abChaque jour, 25&rsquo;000 emails entrent ou sortent de l&rsquo;administration f\u00e9d\u00e9rale, explique Claudio Frigerio, responsable de l&rsquo;information de l&rsquo;OFIT. Avec un trafic pareil, la contamination a \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement rapide, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur comme \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur.\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie Melissa est d&rsquo;autant plus rapide que la victime a plusieurs bonnes raisons de vouloir ouvrir le document attach\u00e9. La premi\u00e8re, c&rsquo;est que la provenance du message est souvent famili\u00e8re. D&rsquo;autre part, le contenu fait envie: \u00abVoici le document que tu m&rsquo;avais demand\u00e9. Surtout, ne le transmets pas plus loin :-)\u00bb, dit ironiquement le message r\u00e9dig\u00e9 en anglais.<\/p>\n<p>Melissa est apparu pour la premi\u00e8re fois en mars dernier, mais <a href=\"http:\/\/news.cnet.com\/news\/0-1003-200-854265.html?tag=st.ne.1002.\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie continue<\/a>. La premi\u00e8re version du virus a caus\u00e9 une pollution mondiale de courrier \u00e9lectronique. Son concepteur, David L. Smith du New Jersey, a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9, arr\u00eat\u00e9 et emprisonn\u00e9 peu avant l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Melissa n&rsquo;a cependant pas disparu depuis. Au contraire, le virus a connu plusieurs mutations meurtri\u00e8res. Mellissa U et V, les deux versions apparues r\u00e9cemment, ont des effets <a href=\"http:\/\/cnn.com\/TECH\/computing\/9910\/15\/melissa.offspring.idg\/index.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">d\u00e9vastateurs<\/a>: une fois infect\u00e9 par un de ces mutants, l&rsquo;ordinateur ne d\u00e9marre plus.<\/p>\n<p>L&rsquo;administration f\u00e9d\u00e9rale a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement bien servie. \u00abUne fois la premi\u00e8re vague plus ou moins contr\u00f4l\u00e9e, une deuxi\u00e8me attaque est arriv\u00e9e cette semaine, poursuit Claudio Frigerio. Il s&rsquo;agit cette fois d&rsquo;un mutant de Melissa, qui s&rsquo;est cependant propag\u00e9 moins vite gr\u00e2ce aux mesures que nous avions prises et \u00e0 l&rsquo;information distribu\u00e9e aux usagers.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abPour des raisons strat\u00e9giques\u00bb, la Conf\u00e9d\u00e9ration refuse de r\u00e9v\u00e9ler les effets exacts de Melissa sur son r\u00e9seau. \u00abLa s\u00e9curit\u00e9 du pays n&rsquo;est pas en jeu, sourit Claudio Frigerio. Nous savons qu&rsquo;il est impossible d&rsquo;\u00e9radiquer compl\u00e8tement un tel virus, mais l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie est d\u00e9sormais sous contr\u00f4le. Nous enqu\u00eatons pour en identifier l&rsquo;origine, m\u00eame si nous ne soup\u00e7onnons personne de l&rsquo;int\u00e9rieur.\u00bb En Suisse, la diffusion consciente de virus informatique est passible de trois ans d&#8217;emprisonnement.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re fois que l&rsquo;administration f\u00e9d\u00e9rale est confront\u00e9e \u00e0 un virus informatique. Parmi les 55&rsquo;000 disquettes sur la TVA envoy\u00e9es aux citoyens fin 1994, environ 600 \u00e9taient contamin\u00e9es par un code d\u00e9vastateur qui effa\u00e7ait des donn\u00e9es. La Conf\u00e9d\u00e9ration avait alors d\u00e9pens\u00e9 plus de 100&rsquo;000 francs pour retrouver les disquettes et r\u00e9cup\u00e9rer les donn\u00e9es d&rsquo;usagers furieux&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis une semaine, les services de la Conf\u00e9d\u00e9ration luttent contre une \u00e9pid\u00e9mie caus\u00e9e par le c\u00e9l\u00e8bre virus informatique Melissa. Deux contaminations successives rendent la t\u00e2che des ing\u00e9nieurs particuli\u00e8rement difficile.<\/p>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-251","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/251","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=251"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/251\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12258,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/251\/revisions\/12258"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=251"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=251"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=251"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}