



{"id":2396,"date":"2007-07-29T00:00:00","date_gmt":"2007-07-28T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2396"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"phenomene","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2396","title":{"rendered":"M\u00e8re de famille et entrepreneur"},"content":{"rendered":"<p>La maternit\u00e9 donne des envies d\u2019entreprendre \u00e0 certaines femmes. Les m\u00e8res de famille sont de plus en plus nombreuses \u00e0 se lancer dans les affaires, devenant des \u00abmompreneurs\u00bb, selon le terme am\u00e9ricain invent\u00e9 pour d\u00e9crire ce ph\u00e9nom\u00e8ne illustr\u00e9 par Diane Keaton dans le film \u00ab Baby Boom\u00bb.<\/p>\n<p>Les micro-entreprises dirig\u00e9es par une femme connaissent ainsi aux Etats-Unis une croissance deux fois plus rapide que la moyenne nationale (42.3% contre 23.3%), selon une \u00e9tude du Centre for Women\u2019s Business Research parue en 2006. T\u00eate de file de ce mouvement: Sandra Wilson, ex-employ\u00e9e d\u2019une compagnie a\u00e9rienne qui a invent\u00e9 les chaussons pour b\u00e9b\u00e9 Robeez &#8212; un succ\u00e8s mondial &#8212; car elle ne parvenait pas \u00e0 trouver des chaussures pratiques et originales pour son fils Robert. <\/p>\n<p>La mompreneur a en effet pour particularit\u00e9 de se lancer dans affaires sur la base de son exp\u00e9rience de m\u00e8re. Elle commercialise un produit qu\u2019elle a invent\u00e9 en premier lieu pour am\u00e9liorer le bien-\u00eatre son propre enfant, puis fabriqu\u00e9 en petites quantit\u00e9s pour les fils et filles de ses amies. D\u00e9pass\u00e9e par la demande, elle a alors d\u00e9cid\u00e9 d\u2019en faire son gagne-pain.<\/p>\n<p>Les mompreneurs existent \u00e9galement en Europe. Les deux Britanniques Melanie Marshall et Suzi Bergman ont lanc\u00e9 en 2003 une ligne de cabas pour mamans intitul\u00e9e Storksak \u00abcar elles en avaient marre d&rsquo;avoir des sacs \u00e0 langer sans design\u00bb, raconte Fran\u00e7ois-Xavier Berclaz, directeur du site Ptiboo.ch qui commercialise ces produits.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s Christelle Piguet, gestionnaire chez Genilem, une structure romande qui aide les entrepreneurs d\u00e9butants, \u00absur les 580 sollicitations que nous avons trait\u00e9 en 2006, environ 10% concernaient des femmes dans ce cas.\u00bb <\/p>\n<p>Souvent, le d\u00e9sir d\u2019entreprendre \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent avant la naissance de l\u2019enfant. \u00abJe vois beaucoup de femmes avec des envies et des comp\u00e9tences qu\u2019elles n\u2019ont pas l\u2019occasion d\u2019utiliser dans le cadre de leur fonction salari\u00e9e, d\u2019o\u00f9 une certaine frustration, note Nadene Canning Wacker, fondatrice de l\u2019association Via 2 qui aide \u00e0 concilier vie professionnelle et famille. La maternit\u00e9 leur fournit alors l\u2019occasion de passer \u00e0 l\u2019action.\u00bb<\/p>\n<p>Il s\u2019agit en effet d\u2019une p\u00e9riode dans la vie d\u2019une femme particuli\u00e8rement propice \u00e0 l\u2019entrepreneuriat. \u00abLancer sa propre soci\u00e9t\u00e9 n\u2019est pas \u00e9vident lorsqu\u2019on a un emploi. Compar\u00e9e au confort du salari\u00e9, la prise de risque fait peur, rel\u00e8ve Christelle Piguet. Or, les femmes qui s\u2019appr\u00eatent \u00e0 enfanter d\u00e9missionnent souvent de leur poste \u00e0 plein temps, vu la difficult\u00e9 d\u2019obtenir un mi-temps \u00e0 leur retour.\u00bb<\/p>\n<p>D\u2019autres tentent sans succ\u00e8s de r\u00e9int\u00e9grer le monde du travail apr\u00e8s un long cong\u00e9 maternit\u00e9. \u00abEchouant \u00e0 retrouver leur vie d\u2019avant, elles d\u00e9cident de se mettre \u00e0 leur compte\u00bb, analyse Nadene Canning Wacker. Dans ce cas, le risque devient pratiquement nul.<\/p>\n<p>Autre atout: le temps \u00e0 disposition. \u00abLa m\u00e8re au foyer est confront\u00e9e \u00e0 de longues p\u00e9riodes inactives &#8212; pendant les siestes de son enfant par exemple &#8212; qui requi\u00e8rent tout de m\u00eame sa pr\u00e9sence \u00e0 domicile, note Kathryn Bechtold, une m\u00e8re de famille canadienne qui a lanc\u00e9 \u00abThe Mompreneur Magazine\u00bb, une publication distribu\u00e9e \u00e0 25&rsquo;000 exemplaires dans son pays. Pourquoi ne pas combler ces plages avec une activit\u00e9 professionnelle?\u00bb<\/p>\n<p>De m\u00eame, le cong\u00e9 maternit\u00e9 repr\u00e9sente \u00abl\u2019occasion id\u00e9ale pour concocter un business plan, tout en continuant de toucher son salaire\u00bb, poursuit cette maman d\u2019une petite fille.<\/p>\n<p>En fait, les motivations de la mompreneur renvoient souvent \u00e0 l\u2019envie de r\u00e9soudre l\u2019\u00e9ternel dilemme carri\u00e8re versus enfants. \u00abUne femme sur deux qui souhaite lancer sa soci\u00e9t\u00e9 le fait pour r\u00e9soudre un probl\u00e8me de gestion du temps avec sa famille\u00bb, confirme Christelle Piguet.<\/p>\n<p>Etre \u00e0 son compte permet en effet de travailler depuis la maison et de se fabriquer des horaires sur mesure, compatibles avec les heures d\u2019ouverture des cr\u00e8ches et des \u00e9coles. \u00abIl devient possible de travailler le soir, lorsque le mari est l\u00e0 pour s\u2019occuper des enfants.\u00bb<\/p>\n<p>Et comme la mompreneur est son propre chef, \u00abrien ne l\u2019emp\u00eache d\u2019emmener son petit aux r\u00e9unions ou au bureau\u00bb, souligne Nadene Canning Wacker. D\u2019autant que le bureau en question se trouve souvent \u00e0 la maison, coinc\u00e9 entre la table \u00e0 langer et le berceau.<\/p>\n<p>\u00abMais il ne faut pas sous-estimer le temps n\u00e9cessaire pour g\u00e9rer une soci\u00e9t\u00e9, on n\u2019effectue pas moins d\u2019heures qu\u2019au bureau, simplement on peut les agencer \u00e0 sa guise, nuance la gestionnaire de Genilem. Et il ne faut pas se faire d\u2019illusions: on ne peut pas tout faire le soir. Les clients ne sont en g\u00e9n\u00e9ral disponibles que la journ\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>Kathryn Bechtold pense malgr\u00e9 tout que la mompreneur s\u2019en sort mieux que l\u2019employ\u00e9e de bureau. Pour autant qu\u2019elle fasse preuve de cr\u00e9ativit\u00e9, \u00aben confiant par exemple \u00e0 la nounou de petites courses pour l\u2019entreprise, la transformant en assistante personnelle.\u00bb<\/p>\n<p>Le mari joue \u00e9galement un r\u00f4le capital. \u00abAu Canada, on commence \u00e0 voir des p\u00e8res de famille qui ont abandonn\u00e9 leur emploi pour s\u2019occuper des enfants lorsque l\u2019entreprise de leur \u00e9pouse s\u2019est mise \u00e0 d\u00e9coller.\u00bb<\/p>\n<p><b>Portraits de \u00abmompreneurs\u00bb<\/p>\n<p>Helen Calle Lin, des v\u00eatements sur mesure<\/b><\/p>\n<p>Diriger le Comptoir et le Lola, deux bars genevois \u00e0 la mode, ainsi que le festival de musique \u00e9lectronique Overground ne suffisait pas \u00e0 Helen Calle Lin. Cette Americano-Chinoise de 38 ans, qui vit en Suisse depuis 15 ans, s\u2019est sentie pousser des ailes d\u2019entrepreneur \u00e0 la naissance de sa fille Ina, trois ans et demi.<\/p>\n<p>\u00abLorsqu\u2019on devient m\u00e8re, on fait subitement tr\u00e8s attention \u00e0 tous les petits d\u00e9tails de l\u2019enfance: constatant un manque d\u2019habits originaux et peu chers, et voyant que la plupart des enfants \u00e9taient habill\u00e9s en grande surface, j\u2019ai voulu autre chose pour ma fille.\u00bb<\/p>\n<p>La juriste de formation se met alors \u00e0 fabriquer des petits kimonos color\u00e9s pour Ina. Charm\u00e9es, ses amies lui en commandent pour leurs enfants. Tr\u00e8s vite, Helen Calle Lin ne parvient plus \u00e0 faire face \u00e0 la demande. Elle fait produire une s\u00e9rie de kimonos en atelier, puis lance un magasin d\u2019habits pour enfants appel\u00e9 Mimito. La mompreneur travaille d\u00e9sormais essentiellement depuis la maison.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai une vendeuse pour la boutique et je ne m\u2019occupe que du design et de la cha\u00eene de production.\u00bb Quand Ina \u00e9tait petite, elle se mettait \u00e0 l\u2019ouvrage d\u00e8s que sa fille faisait une sieste. De m\u00eame, les visites au parc permettent \u00e0 la maman de liquider toute une s\u00e9rie d\u2019obligations professionnelles, comme les coups de t\u00e9l\u00e9phone. Son mari, architecte ind\u00e9pendant, peut aussi travailler \u00e0 domicile et garde parfois Ina. <\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 cette organisation, \u00abje n\u2019ai pas besoin de me rendre au bureau de 8 \u00e0 17 heures pour assurer un revenu financier \u00e0 ma famille\u00bb, se r\u00e9jouit Helen Calle Lin.<\/p>\n<p><b>Isabelle Henzi de Boissoudy, un portail pour les familles<\/b><\/p>\n<p>Lorsque son mari est mut\u00e9 \u00e0 Lausanne en 1990, Isabelle Henzi de Boissoudy n\u2019h\u00e9site pas: elle le suit, renon\u00e7ant \u00e0 son poste d\u2019employ\u00e9e de banque. Devenue femme au foyer, elle donne naissance \u00e0 deux enfants.<\/p>\n<p>Les d\u00e9buts sont difficiles: \u00abLe syst\u00e8me \u00e9tait tr\u00e8s diff\u00e9rent de la France, je ne trouvais pas d\u2019information, je ne savais pas \u00e0 qui m\u2019adresser.\u00bb Elle participe malgr\u00e9 tout \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une garderie dans son quartier. Mais la petite famille quitte la Suisse pour l\u2019Autriche et Lyon. De retour \u00e0 Lausanne, Isabelle Henzi de Boissoudy est enceinte de son troisi\u00e8me enfant et se sent d\u00e9p\u00e9rir.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019avais fait sept ans d\u2019\u00e9tudes pour me retrouver \u00e0 la maison. Quel g\u00e2chis!\u00bb Elle tente quelques entretiens d\u2019embauche. \u00abJ\u2019ai tr\u00e8s vite constat\u00e9 que ce ne serait pas possible. Expatri\u00e9e, je manquais de relais familiaux ou amicaux \u00e0 qui confier mes enfants, et je connaissais mal les infrastructures de garde locales.\u00bb<\/p>\n<p>Avec une amie, elle d\u00e9cide alors de lancer en 1999 un portail internet pour parents, Lafamily.ch. Se basant sur sa propre exp\u00e9rience, la Fran\u00e7aise de 46 ans sait qu\u2019\u00abune m\u00e8re a besoin d\u2019une information rapide, concr\u00e8te et proche de chez elle\u00bb. <\/p>\n<p>Le succ\u00e8s ne se fait pas attendre: et lafamily.ch emploie aujourd\u2019hui huit personnes. Se sentant comme un entrepreneur \u00e0 plein temps et non comme une m\u00e8re qui \u00abtravaillote\u00bb, Isabelle Henzi de Boissoudy estime que les femmes doivent prendre leur destin en main. \u00abA elles de cr\u00e9er un environnement qui leur permette de mener \u00e0 bien travail et carri\u00e8re sans attendre de l\u2019Etat des solutions toutes pr\u00eates\u00bb. <\/p>\n<p><b>Sandrine Gostanian, une cit\u00e9 des sciences suisse<\/b><\/p>\n<p>Collaboratrice scientifique chez Novartis, Sandrine Gostanian avait une belle carri\u00e8re dans l\u2019industrie pharmaceutique devant elle. Mais tout bascule \u00e0 la fin des ann\u00e9es 90, lors d\u2019une visite \u00e0 la Cit\u00e9 des Sciences de Paris.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai eu le coup de foudre. Un mois plus tard, je donnais mon cong\u00e9\u00bb, raconte la jeune femme de 37 ans. M\u00e8re de deux petites filles, elle avait d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de constater \u00able manque d\u2019activit\u00e9s pour les enfants en Suisse\u00bb. A l\u2019inverse, la Cit\u00e9 des Sciences lui pla\u00eet instantan\u00e9ment avec son c\u00f4t\u00e9 \u00e9ducatif.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai voulu d\u00e9velopper un concept similaire en Suisse.\u00bb En deux ans, Sandrine Gostanian l\u00e8ve 17 millions de francs et Kindercity voit le jour en 2004 \u00e0 Volketswil (ZH). Le centre attire aujourd\u2019hui 25&rsquo;000 visiteurs par an et d\u2019autres sont pr\u00e9vus \u00e0 Berlin, en Autriche et en Suisse romande.<\/p>\n<p>\u00abJe n\u2019ai jamais r\u00eav\u00e9 de devenir entrepreneur, dit la femme d\u2019affaires. Sans mes enfants, je ne me serais jamais lanc\u00e9e dans ce projet fou.\u00bb Son mari a lui aussi l\u00e2ch\u00e9 son poste d\u2019ing\u00e9nieur. Tous deux gardent Coralie, 10 ans, et No\u00e9mie, 8 ans, en alternance.<\/p>\n<p>\u00abNous avons int\u00e9gr\u00e9 les enfants dans nos projets depuis tout petits. Les plans, les installations ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s sur eux.\u00bb Sandrine Gostanian s\u2019est \u00e9galement servie de son instinct de m\u00e8re pour meubler le centre. Par exemple, le restaurant du Kindercity a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 pour les petits enfants \u00abqui ont de la peine \u00e0 rester immobiles \u00e0 table\u00bb: ils peuvent y courir sans risque entre les tables basses. <\/p>\n<p><b>Vincent et Fabienne Claessens, le r\u00e9veil matin pour les petits<\/b><\/p>\n<p>Ce week-end du Je\u00fbne 2000, Vincent et Fabienne Cleassens se r\u00e9jouissaient de faire la grasse matin\u00e9e. Mais voici que Bastien, 3 ans, se l\u00e8ve sur le coup des six heures. \u00abIl nous a dit qu\u2019il avait fini de dormir car il avait vu la lumi\u00e8re du jour dehors\u00bb, raconte le p\u00e8re de cinq enfants \u00e2g\u00e9 de 39 ans.<\/p>\n<p>Le petit gar\u00e7on, qui ne sait pas lire l\u2019heure, n\u2019a aucun autre rep\u00e8re pour savoir quand il est temps de se lever. Aussit\u00f4t, le couple imagine un produit pour rem\u00e9dier \u00e0 ce probl\u00e8me: Une lampe qui indique \u00e0 l\u2019enfant quand il est l\u2019heure de se r\u00e9veiller gr\u00e2ce \u00e0 deux dessins qui s\u2019allument en alternance, un petit lapin qui dort et un autre qui est \u00e9veill\u00e9. Les parents r\u00e8glent l\u2019appareil gr\u00e2ce \u00e0 une minuterie.<\/p>\n<p>Les Claessens testent un protoype de la trouvaille sur leurs enfants: \u00abCela a march\u00e9 d\u00e8s le premier matin!\u00bb Apr\u00e8s avoir tent\u00e9 en vain de vendre le brevet du Kid\u2019Sleep \u00e0 un grand fabricant de jouets, ils d\u00e9cident en 2003 de monter une soci\u00e9t\u00e9, Claessens\u2019Kids, et de commercialiser le r\u00e9veil eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, ils \u00e9coulent 2000 pi\u00e8ces par mois dans une dizaine de pays. De quoi en faire une activit\u00e9 \u00e0 plein temps? \u00abPas pour l\u2019instant\u00bb, r\u00e9pond Vincent Claessens, directeur commercial dans une entreprise de vernis. Quant \u00e0 son \u00e9pouse, ex-comptable de 36 ans, elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 femme au foyer. Elle s\u2019occupe d\u00e9sormais de l\u2019administration de la petite firme.<\/p>\n<p>\u00abCette entreprise est devenue un projet de famille: ma femme et moi y sommes tr\u00e8s impliqu\u00e9s et les enfants font office de laboratoire de recherche et d\u00e9veloppement.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour concilier vie familiale et travail, de plus en plus de m\u00e8res lancent leur propre soci\u00e9t\u00e9. Elles disposent pour cela d\u2019un certain nombre d\u2019atouts: du temps \u00e0 domicile et une carri\u00e8re d\u00e9j\u00e0 mise entre parenth\u00e8ses. Analyse et portraits.<\/p>\n","protected":false},"author":19062,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-2396","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2396","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19062"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2396"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2396\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2396"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2396"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2396"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}