



{"id":2356,"date":"2007-06-11T00:00:00","date_gmt":"2007-06-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2356"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"medecine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2356","title":{"rendered":"Des images du corps \u00e0 la port\u00e9e de tous"},"content":{"rendered":"<p> \u00abL\u2019image reste le meilleur moyen de communiquer une information. Pourquoi la m\u00e9decine \u00e9chapperait-elle \u00e0 cette r\u00e8gle?\u00bb Voix douce et sourire enj\u00f4leur, le professeur Osman Ratib r\u00e9sume ce qu\u2019il appelle sa \u00ablifetime mission\u00bb: la \u00abvisualisation d\u00e9mocratis\u00e9e\u00bb du corps humain. \u00abTrop longtemps, seuls les sp\u00e9cialistes pouvaient comprendre ce que les outils d\u2019imagerie m\u00e9dicale montraient. Seuls les radiologues devant leur n\u00e9on ou leur station de travail \u00e0 300\u2019000 francs pouvaient interpr\u00e9ter les images&#8230; Notre logiciel OsiriX donne acc\u00e8s \u00e0 ces m\u00eames r\u00e9sultats en trois dimensions sur un simple ordinateur de bureau.\u00bb <\/p>\n<p><center><img src=http:\/\/largeur.com\/images\/large120607art1.jpg><\/center><\/p>\n<p>En d\u00e9veloppant <a href=http:\/\/homepage.mac.com\/rossetantoine\/osirix\/ target=_blank class=std>OsiriX<\/a>, les m\u00e9decins suisses Antoine Rosset et Osman Ratib sont \u00e0 l\u2019origine d\u2019une petite r\u00e9volution dans le domaine de la visualisation m\u00e9dicale. \u00abLes outils d\u2019imagerie en trois dimensions existaient d\u00e9j\u00e0, commente Osman Ratib. Mais jusque ici, ces logiciels, d\u00e9velopp\u00e9s par de grands constructeurs, co\u00fbtaient tr\u00e8s cher et ne pouvaient donc \u00eatre utilis\u00e9s que dans des centres hospitaliers et manipul\u00e9s par des sp\u00e9cialistes. D\u00e8s le d\u00e9part, nous avons pris l\u2019option OpenSource, c\u2019est-\u00e0-dire une distribution gratuite et la possibilit\u00e9 pour chacun de modifier et d\u2019am\u00e9liorer le code \u00e0 sa guise.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est en Californie, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Los Angeles (UCLA), o\u00f9 travaillaient les deux radiologues en 2003, que la premi\u00e8re version d\u2019OsiriX a vu le jour. \u00abIl y avait une conjonction d\u2019\u00e9l\u00e9ments: la maturit\u00e9 de l\u2019OpenSource et de l\u2019Internet, mais surtout la puissance des processeurs, notamment en mati\u00e8re de traitement des images. On a vu qu\u2019un Macintosh \u00e0 quelques milliers de francs commen\u00e7ait \u00e0 pouvoir rivaliser avec des ordinateurs qui, quelques mois auparavant, co\u00fbtaient plusieurs centaines de milliers de francs.\u00bb<\/p>\n<p><center><img src=http:\/\/largeur.com\/images\/large120607art2.jpg><\/center><\/p>\n<p>Sans parler du d\u00e9veloppement fulgurant des outils d\u2019imagerie biom\u00e9dicale qui progressent et produisent un nombre toujours plus important de donn\u00e9es. \u00abA chaque rotation, un scanner multibarrettes prend d\u00e9sormais 16, voire 64 images, d\u00e9taille Antoine Rosset. Et il effectue 50 rotations par seconde. Du coup, en un scan de quelques secondes, la machine r\u00e9colte des milliers, voire des dizaines de milliers d\u2019images. Il devient impossible \u00e0 un radiologue de consulter les clich\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment, d\u2019o\u00f9 l\u2019utilit\u00e9 de recomposer les donn\u00e9es en trois dimensions.\u00bb<\/p>\n<p>Le choix de l\u2019OpenSource a permis d\u2019adapter au plus vite le logiciel OsiriX aux nombreux standards d\u00e9velopp\u00e9s par les diff\u00e9rents constructeurs. \u00abIndispensable, puisque les fabricants n\u2019arrivent pas \u00e0 se mettre d\u2019accord et veulent g\u00e9n\u00e9ralement conserver des formats propri\u00e9taires, explique Osman Ratib. OsiriX lit les donn\u00e9es de n\u2019importe quel scanner, toutes g\u00e9n\u00e9rations confondues. Nous avons par ailleurs d\u00e9velopp\u00e9 un syst\u00e8me de plug-in qui fonctionne aussi pour d\u2019autres ajouts logiciels. Par exemple, si une entreprise d\u00e9veloppe un algorithme r\u00e9volutionnaire de visualisation ou de colorisation, OsiriX peut l\u2019int\u00e9grer sous forme de plug-in, y compris payant, sans que son code ne soit disponible en OpenSource. Cette strat\u00e9gie d\u2019ouverture a permis d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019acceptation du logiciel par l\u2019industrie.\u00bb D\u2019ailleurs, les machines du Centre d\u2019imagerie biom\u00e9dicale (CIBM) l\u00e9manique seront compatibles avec le logiciel. \u00abLa mise en place du CIBM renforce la position de la Suisse en mati\u00e8re d\u2019imagerie biom\u00e9dicale, et son installation est une excellente nouvelle, dit Osman Ratib. Je participe d\u2019ailleurs au comit\u00e9 de pilotage de ce nouveau centre et nous nous r\u00e9jouissons d\u2019analyser les premiers r\u00e9sultats.\u00bb<\/p>\n<p><center><img src=http:\/\/largeur.com\/images\/large120607art3.jpg><\/center><\/p>\n<p>Les deux cr\u00e9ateurs d\u2019OsiriX ne sont pas informaticiens. \u00abNous sommes m\u00e9decins, et c\u2019est un atout car nous connaissons exactement les besoins de nos usagers ainsi que leur frustration face, par exemple, \u00e0 l\u2019attente du chargement des donn\u00e9es. Du coup, nous avons mis au point un syst\u00e8me de lecture qui permet de consulter imm\u00e9diatement les premi\u00e8res images pendant que le reste des donn\u00e9es est en traitement.\u00bb La qualit\u00e9 du code C++ \u00e9crit par Antoine Rosset a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9e en 2005 d\u2019un Apple Design Award (celui du meilleur programme OpenSource), dont le passionn\u00e9 d\u2019informatique n\u2019est pas peu fier.<\/p>\n<p><b>Des usagers en Chine, en Inde et au Japon<\/b><\/p>\n<p>En mesurant le nombre de t\u00e9l\u00e9chargements de chaque nouvelle version, les cr\u00e9ateurs peuvent \u00e9valuer le succ\u00e8s de leur programme. Ils estiment que plus de 10\u2019000 professionnels utilisent r\u00e9guli\u00e8rement OsiriX. \u00abDes versions existent dans toutes les langues et on trouve m\u00eame des usagers en Chine, en Inde, au Japon. Je vois OsiriX surtout comme un outil de communication. En premier lieu pour le radiologue, qui va utiliser le programme pour expliquer et montrer ce qu\u2019il voit au chirurgien et au g\u00e9n\u00e9raliste. Puis la cha\u00eene se poursuit jusqu\u2019au patient, \u00e0 qui le g\u00e9n\u00e9raliste communiquera visuellement les r\u00e9sultats devant son \u00e9cran.\u00bb<\/p>\n<p><center><img src=http:\/\/largeur.com\/images\/large120607art4.jpg><\/center><\/p>\n<p>Cette derni\u00e8re \u00e9tape devient particuli\u00e8rement importante avec le mouvement actuel du \u00abpatient empowerment\u00bb (lire ci-dessous), tr\u00e8s fort aux Etats-Unis. Ainsi, le rapport m\u00e9dical cryptique, compr\u00e9hensible seulement par les sp\u00e9cialistes, a v\u00e9cu, selon le Dr Ratib. \u00abNous avons besoin d\u2019un nouveau standard multim\u00e9dia pour les rapports m\u00e9dicaux: des documents num\u00e9riques qui int\u00e8grent textes, images, films et donn\u00e9es 3D. C\u2019est devenu d\u2019autant plus n\u00e9cessaire que la complexit\u00e9 et la quantit\u00e9 d\u2019informations rassembl\u00e9es avec les nouveaux appareils ne cessent d\u2019augmenter: les premiers scanners permettaient 60 prises, \u00e0 partir desquels le radiologue mentionnait dans son rapport: \u00abpetite l\u00e9sion sur l\u2019image num\u00e9ro 45\u00bb. Avec 3\u2019000, ou m\u00eame 10\u2019000 images, ce n\u2019est plus possible&#8230;\u00bb Sans parler de l\u2019\u00e9volution des mod\u00e8les et l\u2019essor de l\u2019imagerie fonctionnelle (lire \u00abBienvenue dans la cinqui\u00e8me dimension\u00bb, ci-dessous).<\/p>\n<p>Ainsi sont n\u00e9s des outils logiciels d\u2019assistance au diagnostic (Computer Aided Diagnostic). \u00abEn d\u00e9tectant les irr\u00e9gularit\u00e9s de l\u2019image, un tel logiciel permet au radiologue de gagner du temps, explique Antoine Rosset. Des essais concluants ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s, en particulier pour des mammographies.\u00bb <\/p>\n<p><b>\u00abEvidence-based medicine\u00bb<\/b><\/p>\n<p>L\u2019essor de cette m\u00e9decine de la preuve par l\u2019image (\u00abEvidence-based medicine\u00bb) pose la question logique de l\u2019abus. On ne s\u2019assoit plus aujourd\u2019hui dans une chaise de dentiste avant d\u2019avoir subi une s\u00e9ance de radiographie. De m\u00eame, pour la moindre entorse, on envoie un patient dans un scanner alors qu\u2019un simple toucher exp\u00e9riment\u00e9 permettait le m\u00eame diagnostic auparavant. Derri\u00e8re son \u00e9cran et ses logiciels, le m\u00e9decin du futur prendra le risque d\u2019oublier qu\u2019un patient gu\u00e9rit aussi par le r\u00e9confort du contact physique, visuel et oral.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est vrai qu\u2019on a tendance \u00e0 l\u00e2cher le toucher et le st\u00e9thoscope pour privil\u00e9gier l\u2019imagerie, reconna\u00eet Osman Ratib. Le contact est pourtant essentiel dans notre m\u00e9tier, et il le restera. Je pense que l\u2019informatique, et en particulier la visualisation en 3D, doit permettre de renforcer et d\u2019am\u00e9liorer le dialogue entre patient et m\u00e9decin, mais pas d\u2019informatiser le diagnostic.\u00bb La question des co\u00fbts se pose aussi.<\/p>\n<p>M\u00eame si, en acc\u00e9l\u00e9rant les diagnostics, l\u2019imagerie permet de diminuer les frais de traitement, l\u2019investissement n\u00e9cessaire pour les \u00e9quipements reste colossal. \u00abGlobalement, on fait une meilleure m\u00e9decine, donc on est moins cher, conclut Osman Ratib. Il y a une tendance \u00e0 la surconsommation car tout le monde pr\u00e9f\u00e8re voir, et d\u00e9livrer ainsi un meilleur diagnostic. Mais il faut aussi savoir r\u00e9sister \u00e0 la tentation de radiographier pour tout et rien.\u00bb <\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<font size=2><b>Bienvenue dans la cinqui\u00e8me dimension<\/b><\/p>\n<p>Gr\u00e2ce aux donn\u00e9es fournies par le scanner, l\u2019ordinateur peut reconstituer le corps humain en 3D. Coupl\u00e9s \u00e0 de puissants ordinateurs, les nouveaux outils d\u2019imagerie vont plus loin en int\u00e9grant l\u2019\u00e9volution dans le temps. En effectuant plusieurs passages, l\u2019appareil accumule des centaines de milliers de prises et fait \u00e9voluer les images dans le temps. On se prom\u00e8ne ainsi dans un organe en mouvement: un c\u0153ur qui bat, de vaisseaux dans lesquels le sang circule, etc. On parle alors de visualisation en 4D, car on reproduit, sous forme de mod\u00e8le anim\u00e9, l\u2019\u00e9volution de l\u2019organisme dans le temps.<\/p>\n<p>Le nouveau buzz de la communaut\u00e9 scientifique consiste \u00e0 int\u00e9grer la visualisation du m\u00e9tabolisme d\u2019un organe gr\u00e2ce au scanner PET (Positon Emission Tomography) coupl\u00e9 \u00e0 un scanner conventionnel et qui permet de suivre dans le corps des mol\u00e9cules marqu\u00e9es par des traceurs radioactifs. Une telle machine permet de superposer une \u00abimage fonctionnelle\u00bb \u00e0 sa localisation anatomique pr\u00e9cise dans le corps. On parle alors de cinqui\u00e8me dimension: l\u2019animation int\u00e8gre le fonctionnement des organes, des tissus ou des cellules, et leur activit\u00e9 (m\u00e9tabolisme). Gr\u00e2ce \u00e0 des traceurs, on mesure par exemple la consommation de glucose d\u2019un organe, et on ajoute cette repr\u00e9sentation graphiquement sur le mod\u00e8le en 3D.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<b>\u00abHealth consumerism\u00bb et \u00abpatient empowerment\u00bb<\/b><\/p>\n<p>Ces deux appellations anglo-saxonnes d\u00e9crivent une m\u00eame \u00e9volution: la prise de contr\u00f4le du patient sur sa propre sant\u00e9. Du mod\u00e8le paternaliste ancestral (\u00abFais ce que le docteur a dit\u00bb), on \u00e9volue vers une prise de pouvoir (empowerment) du patient, stimul\u00e9e par l\u2019\u00e9volution de sa connaissance, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019essor de l\u2019internet. La nouvelle g\u00e9n\u00e9ration s\u2019informe sur ses maladies, partage aussi bien t\u00e9moignages que diagnostics avec d\u2019autres patients du monde entier, compare les m\u00e9thodes de traitement, analyse les r\u00e9sultats, et consulte souvent plusieurs sp\u00e9cialistes avant de prendre une d\u00e9cision. La d\u00e9mocratisation de l\u2019imagerie vient participer \u00e0 ce nouveau mouvement puisqu\u2019elle permet au patient de se balader via un DVD-ROM avec les donn\u00e9es num\u00e9riques de ses IRM et de les visualiser lui-m\u00eame, ou avec des m\u00e9decins, sur son ordinateur personnel.<\/p>\n<p>\u00abEn tant que m\u00e9decin, et en tant qu\u2019institution m\u00e9dicale, nous devons nous adapter \u00e0 cette \u00e9volution, et soutenir ce besoin \u00abd\u2019empowerment\u00bb, estime le Dr Osman Ratib. C\u2019est d\u2019ailleurs une partie de la croisade que je m\u00e8ne avec la d\u00e9mocratisation de l\u2019imagerie: offrir des moyens ad\u00e9quats pour que le patient, avec son m\u00e9decin, puisse voir son corps, et sa maladie, de mani\u00e8re moins abstraite. Jusqu\u2019 ici, le patient ne jouait qu\u2019un r\u00f4le politique ou \u00e9conomique face \u00e0 la sant\u00e9. Il est d\u00e9sormais l\u00e9gitime qu\u2019il entre aussi dans la boucle de l\u2019information m\u00e9dicale, plut\u00f4t que de laisser un radiologue d\u00e9cider \u00e0 sa place.\u00bb<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<b>Osman Ratib<\/b><br \/>\nLe docteur Osman Ratib, 52 ans, a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve et Los Angeles (UCLA). Il dirige \u00e0 la fois le d\u00e9partement d\u2019imagerie et des sciences de l\u2019information m\u00e9dicale et le service de m\u00e9decine nucl\u00e9aire du d\u00e9partement de radiologie des H\u00f4pitaux Universitaires de Gen\u00e8ve.<\/font><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans le magazine scientifique <a href=http:\/\/www.reflexmagazine.ch>Reflex<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9velopp\u00e9 par deux m\u00e9decins genevois, le logiciel OsiriX s\u2019est impos\u00e9 comme une r\u00e9f\u00e9rence mondiale en mati\u00e8re d\u2019imagerie biom\u00e9dicale. Il permet de mod\u00e9liser rapidement les images captur\u00e9es par les scanners. Un extrait du dossier du magazine Reflex.<\/p>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-2356","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2356","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2356"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2356\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2356"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2356"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2356"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}