



{"id":2282,"date":"2007-02-20T00:00:00","date_gmt":"2007-02-19T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2282"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"carrieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2282","title":{"rendered":"Si jeune et d\u00e9j\u00e0 patron"},"content":{"rendered":"<p>A l&rsquo;image de Sergey Brin et Larry Page, qui \u00e9taient encore \u00e9tudiants lorsqu&rsquo;ils ont fond\u00e9 Google, un nombre croissant de jeunes gens exercent aujourd&rsquo;hui des fonctions \u00e0 responsabilit\u00e9s au sein des entreprises suisses. Selon l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, 10% des ind\u00e9pendants et 15% des salari\u00e9s membres d&rsquo;une direction avaient moins de 30 ans l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re en Suisse. Une proportion inimaginable il y a encore 15 ans, avant l&rsquo;essor de la nouvelle \u00e9conomie et l&rsquo;\u00e9volution technologique qui l&rsquo;a accompagn\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00abL&rsquo;avantage d&rsquo;une industrie neuve comme l&rsquo;internet, c&rsquo;est qu&rsquo;elle permet d&rsquo;\u00eatre \u00e0 la fois jeune et exp\u00e9riment\u00e9\u00bb, commente David Sadigh, pas encore trentenaire. IC-Agency, la soci\u00e9t\u00e9 genevoise de conseil en marketing en ligne qu&rsquo;il a cofond\u00e9e, emploie une vingtaine de collaborateurs. \u00abDans ce secteur, plus encore qu&rsquo;ailleurs, l&rsquo;anciennet\u00e9 perd de son importance.\u00bb David Sadigh assume parfaitement son r\u00f4le de jeune patron. Pour lui, \u00abpas besoin d&rsquo;avoir les cheveux gris pour \u00eatre cr\u00e9dible en affaires\u00bb.<\/p>\n<p>Fondateur de Iomedia, une agence lausannoise de d\u00e9veloppement de solutions internet, Lucas Cucinotta, 28 ans, a ressenti pour sa part davantage de blocages par rapport \u00e0 son \u00e2ge. \u00abLe principal obstacle lorsque l&rsquo;on d\u00e9marre, c&rsquo;est le manque de r\u00e9f\u00e9rences, d\u00e9clare-t-il. Avant de d\u00e9crocher un premier mandat, il est dur d&rsquo;affirmer ses comp\u00e9tences. En outre, les banques se montrent souvent tr\u00e8s r\u00e9ticentes \u00e0 financer des projets \u00e9manant de jeunes. Heureusement pour moi, dans le web, le besoin en fonds propres reste limit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Pour d&rsquo;autres entrepreneurs, la probl\u00e9matique de l&rsquo;\u00e2ge ne s&rsquo;est quasiment jamais pos\u00e9e. C&rsquo;est notamment le cas de Christian Wanner qui, au moment o\u00f9 il a cofond\u00e9 l&rsquo;\u00e9picerie en ligne LeShop.ch, n&rsquo;avait que 27 ans. Trois ans plus tard, il devient directeur g\u00e9n\u00e9ral et se retrouve seul \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une soixantaine de personnes, dont plusieurs cadres de 40 \u00e0 50 ans. \u00abMon jeune \u00e2ge n&rsquo;a jamais suscit\u00e9 de tensions, dit-il. Comme je suis quelqu&rsquo;un de carr\u00e9, de rigoureux et de tr\u00e8s exigeant, le respect s&rsquo;imposait de lui-m\u00eame. En revanche, les moments d\u00e9licats se sont pr\u00e9sent\u00e9s lorsque j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de cong\u00e9dier certains collaborateurs de longue date, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;entreprise est devenue une PME avec des besoins de management diff\u00e9rents de ceux d&rsquo;une start-up.\u00bb<\/p>\n<p>Si le rajeunissement des sph\u00e8res dirigeantes est particuli\u00e8rement marqu\u00e9 dans l&rsquo;industrie du web, ce secteur n&rsquo;est pas le seul \u00e0 accueillir de tr\u00e8s jeunes chefs. Le domaine de la finance leur laisse aussi une place de choix. Ag\u00e9 de 28 ans, Alain Broyon a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 propuls\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de Dukascopy, une soci\u00e9t\u00e9 de trading bas\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve dot\u00e9e d&rsquo;un capital de 10 millions de francs et employant une cinquantaine de salari\u00e9s. \u00abLorsque mes clients m&rsquo;ont vu pour la premi\u00e8re fois, ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tonn\u00e9s par ma jeunesse, admet-t-il. Cela n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 facile de les convaincre dans un premier temps. Mais comme nous travaillons dans une niche ferm\u00e9e, la r\u00e9putation et le bouche \u00e0 oreille font la diff\u00e9rence.\u00bb<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 du personnel, le banquier a aussi d\u00fb justifier sa position hi\u00e9rarchique. \u00abLes premiers jours, j&rsquo;ai ressenti un fort clivage, ce qui est normal car, jeune ou non, quand on arrive au sommet de la pyramide et que les autres collaborateurs sont pr\u00e9sents depuis un moment, on subit in\u00e9vitablement des pr\u00e9jug\u00e9s. Il faut d\u00e8s lors faire ses preuves, sans droit \u00e0 l&rsquo;erreur, ce qui ajoute un surcro\u00eet de pression.\u00bb Certes, avec une moyenne d&rsquo;\u00e2ge de moins de 35 ans, le trading reste une branche particuli\u00e8rement ouverte aux jeunes. Au contraire de la gestion de fortune, o\u00f9 \u00abla client\u00e8le se sent plus en confiance face \u00e0 une personne pos\u00e9e et exp\u00e9riment\u00e9e\u00bb, d\u00e9taille Alain Broyon.<\/p>\n<p>En bon repr\u00e9sentant de la culture start-up, David Sadigh revendique pour sa part l&rsquo;horizontalit\u00e9 des relations avec ses employ\u00e9s, dont certains sont de dix ans ses a\u00een\u00e9s. \u00abNous essayons de r\u00e9duire au minimum la part d&rsquo;individualit\u00e9, souligne-t-il. Avant l&rsquo;\u00e2ge, c&rsquo;est la comp\u00e9- tence qui prime.\u00bb Dans certaines situations cependant, les d\u00e9calages g\u00e9n\u00e9rationnels demeurent in\u00e9vitables. Ainsi, lors d&rsquo;un r\u00e9cent entretien d&#8217;embauche, l&rsquo;entrepreneur s&rsquo;est retrouv\u00e9 face \u00e0 une personne d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;ann\u00e9es en costard cravate, alors que lui portait une tenue beaucoup plus d\u00e9contract\u00e9e, casual friday oblige.<\/p>\n<p>Pour les jeunes femmes, la situation peut s&rsquo;av\u00e9rer encore plus d\u00e9licate. Aujourd&rsquo;hui collaboratrice de David Sadigh, Claudia de Pretto, 38 ans, a exerc\u00e9 tr\u00e8s jeune des fonctions \u00e0 responsabilit\u00e9s dans l&rsquo;industrie du luxe. \u00abCela a surtout \u00e9t\u00e9 difficile vis-\u00e0-vis de mes coll\u00e8gues f\u00e9minines, se souvient-elle. La rivalit\u00e9 et la concurrence \u00e9taient bien plus marqu\u00e9es qu&rsquo;avec les hommes: cela pouvait m\u00eame aller jusqu&rsquo;\u00e0 des insinuations d\u00e9plac\u00e9es sur la fa\u00e7on dont j&rsquo;avais, selon elles, obtenu mon poste&#8230;\u00bb<\/p>\n<p>Pour elle, le meilleur moyen d&rsquo;acqu\u00e9rir de la l\u00e9gitimit\u00e9 en tant que jeune dirigeante consiste \u00e0 savoir ex\u00e9cuter soi-m\u00eame les t\u00e2ches que l&rsquo;on d\u00e9l\u00e8gue aux autres. \u00abIl faut aussi appr\u00e9cier et mettre en valeur l&rsquo;exp\u00e9rience des collaborateurs plus anciens et surtout ne pas uniquement \u00ab\u00a0pomper\u00a0\u00bb leurs connaissances, poursuit Claudia de Pretto. Ind\u00e9pendamment de l&rsquo;\u00e2ge, un manager doit avant tout savoir tirer le meilleur de chacun de ses coll\u00e8gues.\u00bb<\/p>\n<p>Originaire des Etats-Unis, Claudia de Pretto constate une nette diff\u00e9rence entre Europ\u00e9ens et Am\u00e9ricains en ce qui concerne le rapport \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge. \u00abEn Suisse, on acc\u00e8de encore trop souvent \u00e0 des postes \u00e0 responsabilit\u00e9s et \u00e0 de hauts revenus uniquement pour des raisons d&rsquo;anciennet\u00e9. Aux USA, en revanche, l&rsquo;accent est davantage mis sur la productivit\u00e9. La remise en question est donc plus grande: en deux semaines, une personne peut \u00eatre mise \u00e0 la porte.\u00bb<\/p>\n<p>Certains anciens cadres auraient-ils un salaire trop \u00e9lev\u00e9 par rapport \u00e0 leur rendement? Pour David Sadigh, la situation actuelle pose probl\u00e8me. \u00abEn Suisse, un senior revient en moyenne 30% plus cher qu&rsquo;un junior, souligne- t-il. Dans nos bureaux genevois, nous pr\u00e9f\u00e9rons d\u00e8s lors privil\u00e9gier le recrutement de jeunes dipl\u00f4m\u00e9s issus des universit\u00e9s de Gen\u00e8ve, de Lausanne ou de l&rsquo;EPFL. Au Canada en revanche, o\u00f9 sont bas\u00e9s la moiti\u00e9 de nos employ\u00e9s, les diff\u00e9rences de salaire sont moins grandes. Du coup, la moyenne d&rsquo;\u00e2ge y est plus \u00e9lev\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>Selon une \u00e9tude am\u00e9ricaine parue dans la revue administrative Science Quarterly, les entreprises auraient tout \u00e0 gagner \u00e0 int\u00e9grer diff\u00e9rentes tranches d&rsquo;\u00e2ge. L&rsquo;enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8le qu&rsquo;au sein des groupes homog\u00e8nes, la comparaison et la concurrence entre collaborateurs est plus marqu\u00e9e que dans les groupes mixtes. Une fois la question des co\u00fbts r\u00e9gl\u00e9e, la mixit\u00e9 en mati\u00e8re d&rsquo;anciennet\u00e9 permet donc d&rsquo;am\u00e9liorer la productivit\u00e9 et de favoriser l&rsquo;harmonie des relations de travail.<\/p>\n<p>Mais les mentalit\u00e9s \u00e9voluent lentement. Professeur assistante en comportement organisationnel \u00e0 HEC Lausanne, Franciska Krings constate que les attentes sociales li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge restent tr\u00e8s marqu\u00e9es dans notre pays. \u00abOn associe naturellement chaque \u00e2ge \u00e0 un niveau hi\u00e9rarchique donn\u00e9, pr\u00e9cise-t-elle. Or, les jeunes patrons ne suivent pas cette temporalit\u00e9: en avance par rapport \u00e0 ce que l&rsquo;on attend socialement d&rsquo;eux, ils sont per\u00e7us comme plus motiv\u00e9s et comp\u00e9tents. Ils b\u00e9n\u00e9ficient ainsi d&rsquo;un \u00e0 priori positif, au contraire des personnes plus \u00e2g\u00e9es se situant \u00e0 des niveaux hi\u00e9rarchiques inf\u00e9rieurs \u00e0 ces m\u00eames attentes.\u00bb<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8211;<br \/>\n<font size=2><b>David Sadigh, IC-Agency<\/b><\/p>\n<p>David Sadigh pr\u00e9f\u00e8re rester discret sur son \u00e2ge. Il avoue seulement avoir \u00abmoins de 30 ans\u00bb. En 2000, il a fond\u00e9, avec Flavio Quaranta, la soci\u00e9t\u00e9 IC-Agency, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la strat\u00e9gie internet. Aujourd&rsquo;hui, les deux associ\u00e9s emploient une vingtaine de personnes entre Gen\u00e8ve et Bathurst au Canada, pour un chiffre d&rsquo;affaires de 4 millions de francs. Autodidacte, David Sadigh s&rsquo;est lanc\u00e9 dans le train du web d\u00e8s 1998 en cr\u00e9ant une premi\u00e8re start-up. \u00abAvoir fond\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s en \u00e9tant jeune m&rsquo;a permis de prendre les risques n\u00e9cessaires au moment de leur lancement, sans avoir \u00e0 subir de contraintes familiales, indique-t-il. En revanche, je n&rsquo;ai jamais utilis\u00e9 l&rsquo;argument de la jeunesse vis-\u00e0-vis de ma client\u00e8le.\u00bb<\/p>\n<p><b>Lucas Cucinotta, Iomedia<\/b><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir obtenu un CFC de typographe, Lucas Cucinotta se fait engager en tant que stagiaire, puis employ\u00e9, chez Edicom, l&rsquo;un des premiers portails internet romands. En parall\u00e8le \u00e0 ses activit\u00e9s de gestion de projets et de d\u00e9veloppement de sites, il suit une formation d&rsquo;op\u00e9rateur multim\u00e9dia et de marketing. Fin 2000, \u00e0 22 ans, il cr\u00e9e Iomedia, sa propre soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans la cr\u00e9ation de sites web. \u00abL&rsquo;avantage de lancer une entreprise lorsque l&rsquo;on est encore jeune, c&rsquo;est la disponibilit\u00e9, dit-il. Sans obligations familiales, on s&rsquo;investit plus. En outre, comme on a tout \u00e0 prouver, on fait souvent davantage que ce qui nous est demand\u00e9, ce qui peut repr\u00e9senter un s\u00e9rieux avantage pour la client\u00e8le.\u00bb Sa soci\u00e9t\u00e9 emploie d\u00e9sormais une vingtaine de collaborateurs dont la plupart sont des jeunes informaticiens fra\u00eechement dipl\u00f4m\u00e9s. Son chiffre d&rsquo;affaires en 2005 s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 2 millions de francs.<\/p>\n<p><b>Christian Wanner, Le Shop<\/b><\/p>\n<p>Christian Wanner, 36 ans, a grandi en Am\u00e9rique latine avant de se lancer \u00e0 Lausanne dans des \u00e9tudes en \u00e9conomie politique, o\u00f9 il s&rsquo;ennuie \u00abcomme un rat mort\u00bb. Encore \u00e9tudiant, il lance \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 19 ans une premi\u00e8re entreprise de solutions informatiques pour PME, puis rallie les rangs du g\u00e9ant am\u00e9ricain Procter &#038; Gamble. C&rsquo;est au d\u00e9but de l&rsquo;\u00e8re internet qu&rsquo;il cr\u00e9e aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;Alain Nicod, Remi Walbaum et Jesus Martin Garcia le supermarch\u00e9 en ligne LeShop.ch. La jeunesse a repr\u00e9sent\u00e9 un important moteur dans son parcours. \u00abA moins de 30 ans, on manque certes d&rsquo;exp\u00e9rience, mais on est plein de fougue et de candeur, on fonce t\u00eate baiss\u00e9e. Aujourd&rsquo;hui, si c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 refaire, je pense que je serais plus lucide sur le rapport risque-b\u00e9n\u00e9fice d&rsquo;un tel projet.\u00bb<\/p>\n<p><b>Alain Broyon Dukascopy<\/b><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir v\u00e9cu \u00e0 Londres et au Br\u00e9sil, Alain Broyon obtient un Master en finance \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Lausanne. Il cumule diverses exp\u00e9riences au sein d&rsquo;\u00e9tablissements bancaires genevois, notamment en tant que trader, avant de faire la connaissance des fondateurs de la soci\u00e9t\u00e9 Dukascopy, leader technologique mondial dans le trading de devises. Apr\u00e8s avoir d\u00e9velopp\u00e9 avec eux un rapport de confiance, il est nomm\u00e9, \u00e0 28 ans, CEO et pr\u00e9sident de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8211;<br \/>\n<\/font>Une version de cet article est parue dans L&rsquo;Hebdo du 15 f\u00e9vrier 2007.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entrepreneurs ou CEO, ils dirigent, malgr\u00e9 leur jeune \u00e2ge, des soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;une certaine importance en Suisse. Qui sont-ils, et comment g\u00e8rent-ils les relations avec des collaborateurs et des clients souvent plus \u00e2g\u00e9s qu&rsquo;eux? Portraits.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-2282","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2282","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2282"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2282\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2282"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2282"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2282"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}