



{"id":2172,"date":"2006-09-19T00:00:00","date_gmt":"2006-09-18T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2172"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"histoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2172","title":{"rendered":"De la souris jusqu&rsquo;au Wiki"},"content":{"rendered":"<p>Comment faisait-on avant? Sans ordinateur, sans t\u00e9l\u00e9phone mobile, sans Google&#8230; Cette pr\u00e9histoire qui semble inimaginable aux enfants de l&rsquo;internet n&rsquo;est pourtant pas si ancienne. Difficile de l&rsquo;expliquer, chez Largeur.com, \u00e0 des stagiaires journalistes de la g\u00e9n\u00e9ration couper-coller, mais c&rsquo;est pourtant vrai: il n&rsquo;y a pas si longtemps, pendant toutes les ann\u00e9es 80, les journalistes des r\u00e9dactions romandes dactylographiaient leurs articles sur des machines \u00e0 \u00e9crire \u00e9lectriques Herm\u00e8s Precisa et les corrigeaient avec un liquide blanch\u00e2tre appel\u00e9 Tipp-Ex. <\/p>\n<p>Leurs documents \u00e9taient fax\u00e9s \u00e0 l&rsquo;imprimerie, puis resaisis par des clavistes qui sortaient les textes calibr\u00e9s dans des colonnes. Ces bandes \u00e9taient coll\u00e9es \u00e0 la main avec les photos noir\/blanc avant le processus d&rsquo;impression. L&rsquo;op\u00e9ration, qui prenait plusieurs heures \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, s&rsquo;effectue en quelques secondes aujourd&rsquo;hui sur une station graphique.<\/p>\n<p>IBM annonce la sortie du PC le 12 ao\u00fbt 1981. Ce que l&rsquo;on appelait micro-ordinateur existait d\u00e9j\u00e0 depuis une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es (avec notamment des mod\u00e8les relativement populaires aux Etats-Unis comme le Commodore PET ou l&rsquo;Apple II), mais le PC allait conna\u00eetre un succ\u00e8s totalement inattendu, en premier lieu pour les applications bureautiques. Ses performances et son prix ont initi\u00e9 un processus de d\u00e9mocratisation de l&rsquo;ordinateur qui n&rsquo;a cess\u00e9 depuis.<\/p>\n<p>Afin de minimiser les co\u00fbts, IBM avait choisi d&rsquo;\u00e9quiper son ordinateur d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;exploitation d\u00e9velopp\u00e9 en externe, le MS-DOS, achet\u00e9 sous licence \u00e0 une jeune entreprise appel\u00e9e Microsoft. Un choix qui fera plus tard de Bill Gates l&rsquo;homme le plus riche du monde, gr\u00e2ce au quasi-monopole de Microsoft sur ce march\u00e9. <\/p>\n<p>Persuad\u00e9 de sa supr\u00e9matie technique, IBM commet une deuxi\u00e8me erreur strat\u00e9gique en d\u00e9cidant de publier les sp\u00e9cifications de l&rsquo;architecture interne de sa machine (BIOS), autorisant d&rsquo;autres constructeurs \u00e0 la copier et \u00e0 se lancer sur le march\u00e9. Les premiers PC compatibles (les \u00abclones\u00bb) ne tardent pas \u00e0 appara\u00eetre, notamment chez Compaq, qui pr\u00e9sente une version portable du PC en novembre 1982 d\u00e9j\u00e0 (IBM souffrira continuellement de la concurrence de constructeurs plus performants, perdra au milieu des ann\u00e9es 90 son statut de leader du march\u00e9 au profit de Dell et finira par vendre sa division PC en 2005 au chinois Lenovo).<\/p>\n<p>En 1984, Steve Jobs, patron d&rsquo;Apple, pr\u00e9sente le premier-n\u00e9 d&rsquo;une nouvelle gamme d&rsquo;ordinateurs au look \u00e9tonnant, le Macintosh, qui int\u00e8gre plusieurs nouveaut\u00e9s jusque-l\u00e0 r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 des stations de travail beaucoup plus co\u00fbteuses: un \u00e9cran graphique, certes minuscule et monochrome mais pr\u00e9cis, une souris et surtout, un syst\u00e8me d&rsquo;exploitation convivial et intuitif. <\/p>\n<p>\u00abBienvenue sur Macintosh\u00bb annonce la machine en souriant lorsqu&rsquo;on l&rsquo;allume, l\u00e0 o\u00f9 le PC aligne des chiffres en bipant nerveusement. Au lieu de commandes cryptiques, les fichiers se manipulent \u00e9l\u00e9gamment au moyen d&rsquo;une souris que l&rsquo;on d\u00e9place sur la table. Tout aussi r\u00e9volutionnaires, les textes et les images que l&rsquo;on voit \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran ressemblent \u00e0 ce qui sort sur l&rsquo;imprimante.<\/p>\n<p>Le constructeur de Cupertino ne cessera de jouer sur la diff\u00e9rence, non seulement de son interface et du look de ses machines, mais aussi de sa client\u00e8le. Le possesseur de Macintosh se sent appartenir \u00e0 une sorte d&rsquo;\u00e9lite, un peu comme ces conducteurs de 4&#215;4 qui regardent les autres automobilistes de haut. <\/p>\n<p>Par son look et son positionnement, le Mac s\u00e9duira cr\u00e9atifs, graphistes et journalistes, donnant \u00e0 Apple une pr\u00e9sence m\u00e9diatique et une notori\u00e9t\u00e9 bien sup\u00e9rieure \u00e0 sa repr\u00e9sentation sur le march\u00e9 (10% au plus fort de son succ\u00e8s, moins de 4% aujourd&rsquo;hui). Mais en rendant l&rsquo;informatique conviviale, le Macintosh sera lui aussi un artisan formidable de la d\u00e9mocratisation de l&rsquo;ordinateur, for\u00e7ant Microsoft \u00e0 simplifier, puis abandonner, son syst\u00e8me d&rsquo;exploitation alphanum\u00e9rique MS-DOS.<\/p>\n<p>Il faudra cependant attendre 1990 pour que Windows b\u00e9n\u00e9ficie, dans sa version 3.0, d&rsquo;une convivialit\u00e9 approchant vaguement celle du Mac. Mais d\u00e9j\u00e0, la concurrence entre les deux plateformes s&rsquo;est mu\u00e9e en guerre de religion. En 1995, Windows nivelle les derni\u00e8res diff\u00e9rences, ce qui n&#8217;emp\u00eache pas les utilisateurs de se d\u00e9finir, encore aujourd&rsquo;hui, en fonction du choix de leur syst\u00e8me d&rsquo;exploitation informatique: on \u00abest Mac\u00bb ou on \u00abest PC\u00bb&#8230;<\/p>\n<p>La r\u00e9volution informatique semble indissociablement li\u00e9e aux d\u00e9cennies 80 et 90. \u00abMais en fait, ni le PC, ni le Mac, ni m\u00eame le web n&rsquo;\u00e9taient r\u00e9ellement des perc\u00e9es au niveau technique, observe Robert Cailliau, coinventeur du web \u00e0 Gen\u00e8ve. L&rsquo;hypertexte avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 dans les ann\u00e9es 70, tout comme la souris, le tableur ou l&rsquo;\u00e9cran graphique. Le PC et le Mac repr\u00e9sentent, selon moi, des r\u00e9volutions sociales et \u00e9conomiques, pas r\u00e9ellement technologiques.\u00bb<\/p>\n<p>Informaticien au CERN, Robert Cailliau avait d\u00e9velopp\u00e9 un traitement de texte r\u00e9volutionnaire d\u00e8s les ann\u00e9es 70. \u00abPendant ces 25 derni\u00e8res ann\u00e9es, on a simplement am\u00e9lior\u00e9 des technologies existantes, en acc\u00e9l\u00e9rant consid\u00e9rablement les performances des processeurs, les capacit\u00e9s de stockage et le d\u00e9bit des transmissions, mais le fonctionnement de base des ordinateurs n&rsquo;a pas r\u00e9ellement \u00e9volu\u00e9, poursuit-il. La d\u00e9mocratisation et le succ\u00e8s commercial des ordinateurs, dans les ann\u00e9es 80 et surtout 90, ont cependant profond\u00e9ment chang\u00e9 la nature de notre relation aux machines, et compl\u00e8tement modifi\u00e9 les interactions entre les humains.\u00bb<\/p>\n<p>Les interfaces homme-machine, justement, ont une histoire romande gr\u00e2ce \u00e0 Daniel Borel qui fera de son entreprise bas\u00e9e \u00e0 Romanel-sur-Morges, Logitech, le num\u00e9ro un mondial de la souris. \u00abMes parents auraient pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 que je devienne m\u00e9decin ou avocat au lieu d&rsquo;ing\u00e9nieur&#8230; J&rsquo;esp\u00e8re d&rsquo;ailleurs que le succ\u00e8s de notre entreprise donnera envie \u00e0 plus de jeunes de choisir une fili\u00e8re technique!\u00bb Daniel Borel n&rsquo;aurait jamais imagin\u00e9 que Logitech, qui commercialise sa premi\u00e8re souris en 1982, deviendrait un quart de si\u00e8cle plus tard une multinationale au chiffre d&rsquo;affaires annuel de plus de 2 milliards. \u00abNous \u00e9tions au bon endroit au bon moment, avec l&rsquo;\u00e9nergie et la d\u00e9termination de participer \u00e0 l&rsquo;aventure promise par l&rsquo;ordinateur personnel. Le secteur n&rsquo;a cess\u00e9 ensuite de se r\u00e9inventer, et nous avec.\u00bb<\/p>\n<p>C&rsquo;est que la vitesse des \u00e9volutions techniques a surpris tout le monde, y compris les fabricants. Avec son Smaky, premi\u00e8re gamme d&rsquo;ordinateurs \u00abmade in Switzerland\u00bb, Jean-Daniel Nicoud en sait quelque chose. \u00abLe premier Smaky est sorti en 1974. D\u00e8s le d\u00e9part, on arrivait \u00e0 anticiper la direction que prenait l&rsquo;\u00e9volution technologique: les \u00e9crans graphiques, l&rsquo;augmentation de la puissance de calcul, de la m\u00e9moire, les r\u00e9seaux, analyse l&rsquo;ancien professeur de l&rsquo;EPFL. Mais je crois que tout le monde sous-estimait la rapidit\u00e9 des changements qui arrivaient. En mati\u00e8re de processeurs, puis de capacit\u00e9 de m\u00e9moire vive et de stockage, la limite \u00e9tait sans cesse repouss\u00e9e, et d\u00e9passait la demande des utilisateurs. Et personne n&rsquo;imaginait qu&rsquo;un seul r\u00e9seau allait bient\u00f4t relier l&rsquo;ensemble des ordinateurs de la plan\u00e8te.\u00bb<\/p>\n<p>Con\u00e7u \u00e0 l&rsquo;origine par l&rsquo;arm\u00e9e am\u00e9ricaine, le r\u00e9seau Internet, avec son protocole TCP\/IP, peut transmettre les donn\u00e9es sur n&rsquo;importe quelle infrastructure (fil de cuivre, fibre optique, faisceau hertzien, satellite, sonar, c\u00e2ble TV, etc.). Cette innovation, et le fait que le protocole s&rsquo;impl\u00e9mente facilement sur tous les types d&rsquo;ordinateur, ont assur\u00e9 son d\u00e9veloppement rapide dans le monde entier.<\/p>\n<p>Mais c&rsquo;est le World Wide Web, une interface multim\u00e9dia permettant de naviguer dans des pages et d&rsquo;afficher l&rsquo;information de mani\u00e8re conviviale, qui dopera la popularit\u00e9 du r\u00e9seau. D\u00e9velopp\u00e9 au CERN de Gen\u00e8ve en 1991 par Tim Berners-Lee et Robert Cailliau, le langage HTML, qui code l&rsquo;affichage des pages, s&rsquo;impose comme un standard. Ne consid\u00e9rant pas le projet comme prioritaire (dommage pour la r\u00e9gion!), le CERN ne poursuivra pas ce d\u00e9veloppement logiciel, laissant le champ libre aux Am\u00e9ricains. Et c&rsquo;est le NCSA (National Center for Supercomputing Applications) de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Illinois qui sortira, en 1993, Mosaic 1.0, le premier navigateur web, sur la base du code de Berners-Lee et Cailliau.<\/p>\n<p>L&rsquo;engouement est rapide, en premier lieu dans les milieux scientifiques: les chercheurs du monde entier profitent d\u00e9j\u00e0 du r\u00e9seau Internet pour le courrier \u00e9lectronique et les forums de discussion (newsgroups), mais l&rsquo;interface web facilite les \u00e9changes et la pr\u00e9sentation, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;hypertexte et aux images. \u00abJusque-l\u00e0, on n&rsquo;arrivait jamais \u00e0 parler d&rsquo;informatique aux journalistes ou aux politiciens, se souvient Robert Cailliau. Les uns trouvaient que ce n&rsquo;\u00e9tait pas \u00ab\u00a0sexy\u00a0\u00bb, autrement dit pas assez visuel, et les autres ne comprenaient rien.\u00bb <\/p>\n<p>Certaines entreprises, comme Sun, Cisco ou Netscape, identifient rapidement le potentiel de ce nouveau m\u00e9dia. D&rsquo;autres, comme Microsoft ou France Telecom, freinent car ils ne veulent pas croire \u00e0 la standardisation du r\u00e9seau et esp\u00e8rent une segmentation en protocoles propri\u00e9taires et payants. De gr\u00e9 ou de force, toute l&rsquo;industrie s&rsquo;est finalement ralli\u00e9e au standard, et la plan\u00e8te compte aujourd&rsquo;hui un milliard d&rsquo;internautes.<\/p>\n<p>\u00abL&rsquo;internet n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 une r\u00e9volution, mais il a chang\u00e9 notre mani\u00e8re de faire les m\u00eames choses, analyse Daniel Borel. Du coup, il a permis \u00e0 de nouveaux acteurs, parfois plus petits, d&rsquo;\u00e9merger sur des march\u00e9s domin\u00e9s par des g\u00e9ants. L&rsquo;impact a \u00e9t\u00e9 \u00e9norme sur de nombreuses industries. Pensez au domaine de la musique digitale: Sony, qui a invent\u00e9 le Walkman et domin\u00e9 ce march\u00e9 pendant plus de vingt ans, se retrouve d\u00e9pass\u00e9 par un constructeur informatique, Apple, avec son iPod. C&rsquo;est, \u00e0 mon sens, positif car cela montre que rien n&rsquo;est jamais acquis et qu&rsquo;il y a toujours de la place pour ceux qui savent innover.\u00bb<\/p>\n<p>En dopant le march\u00e9 de la micro-informatique, l&rsquo;internet a fortement contribu\u00e9 au succ\u00e8s de Logitech. \u00abOn compte d\u00e9sormais 500 millions d&rsquo;ordinateurs dans les foyers, pr\u00eats \u00e0 s&rsquo;\u00e9quiper de nos interfaces. De nouveaux moyens de communiquer, comme Skype ou la vid\u00e9oconf\u00e9rence, se sont g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s. Le web a par ailleurs consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 la notori\u00e9t\u00e9 et la visibilit\u00e9 de nos produits.\u00bb<\/p>\n<p>Et Logitech, qui jusqu&rsquo;en 1988 ne fabriquait que des souris, a massivement diversifi\u00e9: claviers, cam\u00e9ras, manettes de jeux, haut-parleurs, t\u00e9l\u00e9commandes&#8230; Et mis\u00e9 sur le sans-fil. Le constructeur vient d&rsquo;ailleurs de pr\u00e9senter une t\u00e9l\u00e9commande munie d&rsquo;un \u00e9cran permettant de piloter et diffuser la musique de son PC dans toute la maison. \u00abLes g\u00e9n\u00e9rations de demain se demanderont pourquoi on utilisait cette pile de gros appareils et tous ces fils pour \u00e9couter de la musique&#8230;\u00bb<\/p>\n<p><b>Google, blogs et wikip\u00e9dia<\/b><\/p>\n<p>En 1999, le projet de th\u00e8se de deux \u00e9tudiants de Stanford, Larry Page et Sergey Brin, devient une entreprise: Google. Gr\u00e2ce \u00e0 un algorithme subtil, beaucoup plus performant que ses concurrents, ce moteur de recherche r\u00e9volutionnaire s&rsquo;impose rapidement comme leader du march\u00e9, une position qu&rsquo;il a maintenue depuis. Aujourd&rsquo;hui, un milliard de requ\u00eates s&rsquo;effectue chaque jour sur les 450&rsquo;000 serveurs de Google r\u00e9partis dans le monde. En rendant les informations de milliards de pages accessibles en une fraction de seconde, Google a radicalement chang\u00e9 notre mani\u00e8re de travailler, de consommer, de voyager ou de s&rsquo;informer.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, des projets contributifs globaux, sur le mod\u00e8le du logiciel libre qui donne naissance au syst\u00e8me d&rsquo;exploitation Linux, ont vu le jour dans d&rsquo;autres secteurs. Ainsi, l&rsquo;encyclop\u00e9die en ligne Wikip\u00e9dia, que chacun peut alimenter et compl\u00e9ter, devient une r\u00e9f\u00e9rence du savoir mondial. \u00abJe suis fascin\u00e9 par le succ\u00e8s et la qualit\u00e9 de Wikip\u00e9dia, qui repr\u00e9sente selon moi l&rsquo;illustration parfaite de ce que le web des d\u00e9buts voulait \u00eatre: un outil de partage des connaissances humaines\u00bb, r\u00e9sume Robert Cailliau.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9mocratisation du savoir s&rsquo;est coupl\u00e9e \u00e0 une d\u00e9sacralisation du r\u00f4le de diffuseur. Gr\u00e2ce aux liaisons rapides \u00e0 domicile, n&rsquo;importe quel internaute peut passer du statut de consommateur \u00e0 celui de diffuseur, contraignant les m\u00e9dias traditionnels \u00e0 red\u00e9finir leur fonction. N\u00e9 sur Internet, Largeur.com reste bien plac\u00e9 pour anticiper cette \u00e9volution.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<font size=2><\/p>\n<ul>\n<li>Le PC original d&rsquo;IBM poss\u00e9dait une m\u00e9moire de 256 ko, soit 8000 fois moins qu&rsquo;un ordinateur d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Il co\u00fbtait quatre fois plus cher.\n<li>Le PC original d&rsquo;IBM \u00e9tait \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;un processeur cadenc\u00e9 \u00e0 4,77 MHz, soit 650 fois moins performant que la plateforme Intel Core 2 Duo qui \u00e9quipera les nouveaux ordinateurs personnels cet automne.\n<li>Un DVD double couche actuel peut stocker 100&rsquo;000 fois plus d&rsquo;informations que la disquette souple du premier PC.\n<li>La cha\u00eene MTV est n\u00e9e en 1981, en m\u00eame temps que le PC. Aujourd&rsquo;hui, ces deux univers qui n&rsquo;avaient rien \u00e0 voir se sont r\u00e9unis puisque l&rsquo;ordinateur s&rsquo;utilise d\u00e9sormais pour consommer de la musique et des images.\n<li>Selon The Economist, il se vend chaque ann\u00e9e 200 millions de PC dans le monde. Le march\u00e9 total du mat\u00e9riel et du logiciel d\u00e9passe les 500 milliards de dollars par an.<\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans le num\u00e9ro sp\u00e9cial des 25 ans de L&rsquo;Hebdo, le 14 septembre 2006.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;ordinateur personnel f\u00eate ses 25 ans. L&rsquo;occasion de revenir sur le r\u00f4le de la Suisse romande dans une r\u00e9volution informatique qui a touch\u00e9 tous les secteurs.<\/p>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-2172","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2172","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2172"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2172\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2172"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2172"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2172"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}