



{"id":2052,"date":"2006-03-26T00:00:00","date_gmt":"2006-03-25T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2052"},"modified":"2017-07-12T11:30:21","modified_gmt":"2017-07-12T09:30:21","slug":"famille-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2052","title":{"rendered":"A la recherche du p\u00e8re biologique"},"content":{"rendered":"<p>\u00abLa premi\u00e8re fois que nous nous sommes t\u00e9l\u00e9phon\u00e9es, j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s mal \u00e0 l\u2019aise. Puis j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que nous \u00e9tions des s\u0153urs et que c\u2019\u00e9tait vraiment cool\u00bb, explique Danielle Pagano, une Am\u00e9ricaine de 16 ans. <\/p>\n<p>Il y a trois ans, lorsque ses parents lui ont appris la v\u00e9rit\u00e9 sur sa conception par ins\u00e9mination artificielle, elle fut passablement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e d\u2019ignorer une partie de ses racines. Et puis elle s\u2019est consol\u00e9e en d\u00e9couvrant qu\u2019elle partageait son p\u00e8re biologique avec <a href=http:\/\/www.timesonline.co.uk\/article\/0,,11069-1882656,00.html target=_blank class=std>JoEllen Marsh<\/a>, une jeune fille de 15 ans.<\/p>\n<p>R\u00e9pertori\u00e9 comme \u00abdonneur 150\u00bb, leur p\u00e8re biologique a donn\u00e9 son sperme \u00e0 la \u00abCalifornia Cryobank\u00bb. Gr\u00e2ce au <a href=http:\/\/www.donorsiblingregistry.com\/  target=_blank class=std>Donor Sibling Registry<\/a>, accessible sur le Net, ces deux demi s\u0153urs ont pu se retrouver. Elles appartiennent \u00e0 un nouveau type de mod\u00e8le familial compos\u00e9 d\u2019enfants n\u00e9s d\u2019un m\u00eame donneur anonyme de sperme qui tentent de se retrouver. Des d\u00e9marches grandement facilit\u00e9es par l\u2019usage d\u2019internet.<\/p>\n<p>Wendy Kramer, la fondatrice, il y a cinq ans, du premier site consacr\u00e9 \u00e0 de telles recherches, en a eu l\u2019id\u00e9e suite au v\u00e9cu de son fils Ryan n\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment par procr\u00e9ation artificielle. Devenu adolescent, il a accept\u00e9 l\u2019id\u00e9e de ne jamais conna\u00eetre l\u2019identit\u00e9 de son p\u00e8re mais s\u2019est montr\u00e9 bien d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 savoir, en revanche, s\u2019il partageait des fr\u00e8res et s\u0153urs fruits du m\u00eame donneur.<\/p>\n<p>Dans le monde, il se trouve des milliers de Ryan. Le site cr\u00e9\u00e9 par sa m\u00e8re pour l\u2019aider dans ses d\u00e9marches a, depuis, fait des petits. Aux Etats-Unis (o\u00f9 l\u2019anonymat des donneurs est garanti, alors que dans plusieurs pays europ\u00e9ens, la loi permet leur tra\u00e7abilit\u00e9), la seule information concernant le p\u00e8re g\u00e9n\u00e9tique se r\u00e9sume au num\u00e9ro donn\u00e9 par la banque du sperme. Dans le cas de Ryan, il s\u2019agissait du donneur 1058 qui a permis huit naissances.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, seule une m\u00e8re de deux de ses deux s\u0153urs l\u2019a contact\u00e9 en lui disant qu\u2019elle n\u2019apprendrait jamais \u00e0 ses filles que leur p\u00e8re n\u2019\u00e9tait pas leur concepteur. Ryan ne d\u00e9sesp\u00e8re pas de retrouver ses cinq autres fr\u00e8res et s\u0153urs biologiques.<\/p>\n<p>Selon Wendy Kramer, parmi les 7000 personnes enregistr\u00e9es par ses soins, 1500 sont d\u00e9j\u00e0 parvenues \u00e0 \u00ab\u00e9largir\u00bb leur famille. Le record d\u2019\u00e9largissement a r\u00e9uni douze m\u00e8res et leurs seize enfants con\u00e7us par \u00abFairfax Donor 647\u00bb. <\/p>\n<p>Si, aux Etats-Unis, conna\u00eetre ses demi-fr\u00e8res et s\u0153urs motive les recherches du p\u00e8re biologique, en Suisse romande s\u2019ajoute \u00e0 cette curiosit\u00e9 la crainte d\u2019\u00e9ventuels mariages consanguins. Un psychiatre lausannois confirme qu\u2019il a suivi des patients obnubil\u00e9s par l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 de tomber amoureux d\u2019un demi fr\u00e8re ou d\u2019une demi s\u0153ur dans un r\u00e9servoir de population restreint.<\/p>\n<p>En Suisse, la Loi sur la procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9e, la LPMA (art 27), en vigueur depuis le 1er janvier 2001, sp\u00e9cifie que l\u2019enfant \u00e0 sa majorit\u00e9 peut conna\u00eetre, s\u2019il le d\u00e9sire, l\u2019identit\u00e9 du donneur. Toutefois, le recours en paternit\u00e9 contre le donneur est exclu. Le p\u00e8re l\u00e9gal de l\u2019enfant est l\u2019\u00e9poux de sa m\u00e8re (art 23).<\/p>\n<p>Cela signifie que l\u2019enfant n\u2019a aucun droit vis-\u00e0-vis du donneur et que ce dernier n\u2019a aucun devoir vis-\u00e0-vis de l\u2019enfant. Le donneur ne peut conna\u00eetre l\u2019identit\u00e9 des couples b\u00e9n\u00e9ficiant de ses dons et vice-versa. Il faut savoir qu\u2019en Europe, la l\u00e9gislation de plusieurs pays est en train de changer et va dans le m\u00eame sens que la loi Suisse (c\u2019est le <a href=http:\/\/www.inetcom.ch\/fmf-nein.ch\/regel\/fmedg_f.html target=_blank class=std>cas<\/a> en Angleterre et en Hollande).<\/p>\n<p>Tous ceux que l\u2019on a appel\u00e9 un temps les \u00abb\u00e9b\u00e9s \u00e9prouvette\u00bb (Louise Brown, le premier d\u2019entre eux, est n\u00e9e en 1978) red\u00e9finissent aujourd\u2019hui les liens familiaux. <\/p>\n<p>En 2000, dans un article consacr\u00e9 aux mutations familiales, nous <a href=http:\/\/largeur.ch\/expArt.asp?artID=487 target=_blank class=std>constations<\/a> que le mot \u00abfamille\u00bb ne veut plus dire grand-chose, \u00e0 moins d\u2019y ajouter un qualificatif qui en pr\u00e9cise la structure. <\/p>\n<p>\u00abLes familles contemporaines se d\u00e9clinent en une large palette: famille traditionnelle (on en trouve encore), nucl\u00e9aire, monoparentale, biparentale, \u00e9largie, \u00e9clat\u00e9e, recompos\u00e9e, homoparentale, adoptive.\u00bb Il convient d\u2019y ajouter les \u00abfamilles biologiques\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les premiers b\u00e9b\u00e9s \u00e9prouvette sont en \u00e2ge de s\u2019interroger sur leurs origines. Internet facilite leurs recherches et permet des retrouvailles entre fr\u00e8res et soeurs n\u00e9s d\u2019un m\u00eame donneur. Un nouveau mod\u00e8le voit le jour: la famille biologique.<\/p>\n","protected":false},"author":375,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1298],"class_list":["post-2052","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","tag-chroniques","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2052","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/375"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2052"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2052\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5799,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2052\/revisions\/5799"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2052"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2052"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2052"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}