



{"id":2044,"date":"2006-03-13T00:00:00","date_gmt":"2006-03-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=2044"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"innovateurs (2)","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=2044","title":{"rendered":"Mixage, jeu, messagerie et purification"},"content":{"rendered":"<p>Cet article en deux volets pr\u00e9sente quelques entreprises suisses parmi les plus innovantes. La premi\u00e8re partie de l\u2019article est publi\u00e9e <a href=http:\/\/largeur.com\/expArt.asp?artID=2041 target=_blank class=std>ici<\/a>. <\/p>\n<p>*<\/p>\n<p><b>TouchMind, le tchat d&rsquo;entreprise<\/b><\/p>\n<p>Humaniser les relations sur le web. C&rsquo;est le but de la soci\u00e9t\u00e9 informatique TouchMind d&rsquo;Yverdon, qui a invent\u00e9 un syst\u00e8me de messagerie instantan\u00e9e permettant aux entreprises de r\u00e9pondre en direct aux questions de leurs clients.<\/p>\n<p>\u00abAujourd&rsquo;hui, la rapidit\u00e9 de r\u00e9ponse sur le net est cruciale, explique le directeur Martin Demierre, \u00e2g\u00e9 de 35 ans. Si un client n&rsquo;obtient pas une r\u00e9ponse rapidement, il ira voir ailleurs.\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;outil mis au point par TouchMind permet d&rsquo;augmenter les ventes, mais aussi de fid\u00e9liser la client\u00e8le et d&rsquo;\u00e9conomiser des ressources: alors qu&rsquo;un appel entrant co\u00fbte jusqu&rsquo;\u00e0 15 francs en temps de travail, l&rsquo;e-mail revient \u00e0 5 francs et la m\u00eame communication s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve seulement \u00e0 2 francs pour le tchat. Cette rentabilit\u00e9 s&rsquo;explique par le fait que l&rsquo;op\u00e9rateur peut dialoguer avec 4 ou 5 personnes simultan\u00e9ment.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me, qui porte le nom de Client Fidelity, permet d&rsquo;analyser les caract\u00e9ristiques de la client\u00e8le. Ainsi, il est possible de conna\u00eetre le pays d&rsquo;origine du client, la page depuis laquelle il communique, comment il y est arriv\u00e9 et combien de fois il a visit\u00e9 le site de l&rsquo;entreprise. Toutes ces informations permettent d&rsquo;estimer le potentiel d&rsquo;achat de chaque visiteur.<\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement du produit a n\u00e9cessit\u00e9 le travail de six personnes \u00e0 plein temps durant deux ann\u00e9es. \u00abToutes nos \u00e9conomies y ont pass\u00e9, dit Martin Demierre. C&rsquo;est seulement lorsque le produit a \u00e9t\u00e9 op\u00e9rationnel que nous avons pu obtenir des soutiens financiers. Aujourd&rsquo;hui, plus personne n&rsquo;investit sur la base d&rsquo;une simple id\u00e9e!\u00bb<\/p>\n<p>En 2005, TouchMind, qui occupe aujourd&rsquo;hui huit personnes, a remport\u00e9 le Start-Up Prize, d\u00e9cern\u00e9 par le Y-Park d&rsquo;Yverdon. En plus des 150 000 francs d&rsquo;aide financi\u00e8re, l&rsquo;entreprise a aussi obtenu le coaching de Genilem et d&rsquo;un consultant de la Conf\u00e9d\u00e9ration, afin de l&rsquo;aider \u00e0 am\u00e9liorer sa strat\u00e9gie.<\/p>\n<p>\u00abLe soutien \u00e9tatique \u00e0 l&rsquo;innovation est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 en Suisse, dit Martin Demierre. Par contre, les banques et les assurances ne font pas beaucoup d&rsquo;efforts pour financer les start-up.\u00bb Fond\u00e9e en d\u00e9cembre 2002, la soci\u00e9t\u00e9, qui a \u00e9t\u00e9 dans un premier temps implant\u00e9e au Parc scientifique de l&rsquo;EPFL, pr\u00e9voit un chiffre d&rsquo;affaires pour 2005 d&rsquo;environ 800 000 francs.<\/p>\n<p>*<\/p>\n<p><b>Geomag, le jeu magn\u00e9tique<\/b><\/p>\n<p>Chine, Australie et Etats-Unis sont quelques-uns des pays o\u00f9 l&rsquo;on trouve le jeu de construction helv\u00e9tique Geomag. Produits au Tessin, ces assemblages de barres et de billes tenus ensemble par la force d&rsquo;un champ magn\u00e9tique ont connu un succ\u00e8s surprenant, trois ans \u00e0 peine apr\u00e8s la cr\u00e9ation de la soci\u00e9t\u00e9 Geomag, \u00e0 Chiasso. \u00abAvec les barres vendues entre 2003 et 2005, on pourrait couvrir la distance entre Dublin et New York\u00bb, affirme la soci\u00e9t\u00e9. \u00abNous avons cr\u00e9\u00e9 un nouveau segment dans le march\u00e9 des jouets de construction\u00bb, explique Grazia Baldino, responsable de communication.<\/p>\n<p>Recette de cette r\u00e9ussite export\u00e9e dans 23 pays: \u00abNous avons tr\u00e8s vite fait appel aux meilleurs distributeurs sur chaque march\u00e9, comme Joker pour l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;Autriche, et avons mis sur pied une strat\u00e9gie commerciale agressive.\u00bb L&rsquo;aspect novateur du jouet a aussi jou\u00e9 en faveur de Geomag. Il s&rsquo;agit du seul produit \u00e0 pouvoir garantir le maintien d&rsquo;un circuit magn\u00e9tique entre les pi\u00e8ces, assurance d&rsquo;une construction solide. La m\u00e9thode a \u00e9t\u00e9 brevet\u00e9e, mais les imitations se sont multipli\u00e9es, notamment en Extr\u00eame-Orient. \u00abM\u00eame dans ces pays, les acheteurs continuent \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer les produits de Geomag\u00bb, dit Grazia Baldino. Ceux-ci sont pourtant vendus aux prix occidentaux afin d&rsquo;assurer que la production soit maintenue en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p>Les applications du jeu sont multiples: jouet, objet d\u00e9coratif, outil \u00e9ducatif ou encore aide th\u00e9rapeutique. \u00abNous avons test\u00e9 les pi\u00e8ces de Geomag sur des patients atteints d&rsquo;autisme ou du syndrome de Down. Le fait de manipuler les barrettes et les billes magn\u00e9tiques permet aussi de r\u00e9cup\u00e9rer une habilet\u00e9 manuelle apr\u00e8s un accident ou en cas d&rsquo;arthrose\u00bb, souligne Grazia Baldino.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 tessinoise, qui a re\u00e7u le Prix 2005 pour le meilleur jeu de construction, n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de quitter la Suisse, malgr\u00e9 les co\u00fbts de production \u00e9lev\u00e9s de ses deux usines de Rancate et de Novazzano. \u00abLe fait d&rsquo;\u00eatre en Suisse ne facilite pas les exportations, en raison des droits de douane, mais cela nous procure une valeur ajout\u00e9e importante dans le domaine du marketing.\u00bb Le label made in Switzerland fait en effet vendre loin \u00e0 la ronde. \u00abNous b\u00e9n\u00e9ficions d&rsquo;une image de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;italienne, associ\u00e9e \u00e0 celle de la pr\u00e9cision helv\u00e9tique.\u00bb Et les parents appr\u00e9cient d&rsquo;offrir \u00e0 leurs enfants un produit s\u00fbr, conforme aux normes de qualit\u00e9 suisses, rel\u00e8ve Grazia Baldino.<\/p>\n<p>*<\/p>\n<p><b>Watalys, des eaux purifi\u00e9es<\/b><\/p>\n<p>Afin de lutter contre les maladies li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;absorption d&rsquo;eau contamin\u00e9e, l&rsquo;ONG Antenna Technologies, bas\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve, a \u00e9labor\u00e9 un syst\u00e8me simple et efficace: le Watalys. Plac\u00e9 dans un litre d&rsquo;eau sal\u00e9e, cet appareil gros comme deux paquets de cigarettes produit par \u00e9lectrolyse une solution chlor\u00e9e, qui peut ensuite servir \u00e0 d\u00e9sinfecter des surfaces ou \u00e0 rendre de l&rsquo;eau potable. Le concentr\u00e9 ainsi \u00e9labor\u00e9 peut assainir jusqu&rsquo;\u00e0 4000 litres d&rsquo;eau impropre.<\/p>\n<p>Isabelle Genoud, 33 ans, ancienne responsable de projet au sein de l&rsquo;association genevoise, d\u00e9cide de pr\u00e9senter son projet en 2005 aupr\u00e8s de la Fondation de Vigier, qui r\u00e9compense chaque ann\u00e9e de jeunes entreprises suisses aux id\u00e9es novatrices. Remportant le concours, elle obtient un prix d&rsquo;encouragement de 100000 francs. \u00abCette aide financi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminante pour d\u00e9marrer\u00bb, dit-elle. En 2006, elle d\u00e9cide avec deux associ\u00e9s de fonder sa propre entreprise, Bulane, afin de commercialiser le produit. Elle occupe actuellement trois personnes.<\/p>\n<p>Isabelle Genoud consid\u00e8re que la Suisse dispose d&rsquo;atouts de taille sur la sc\u00e8ne internationale dans le domaine de l&rsquo;innovation. \u00abIl y a dans notre pays une grande concentration de savoirs diff\u00e9rents, notamment gr\u00e2ce aux \u00e9coles polytechniques, dit-elle. Quelques entreprises et fondations priv\u00e9es financent la recherche. De plus, la proximit\u00e9 g\u00e9ographique et la concentration de la population dans certaines villes favorisent le r\u00e9seautage, qui est un \u00e9l\u00e9ment-cl\u00e9 dans les affaires.\u00bb<\/p>\n<p>La cible de la soci\u00e9t\u00e9 se compose d&rsquo;institutions internationales telles que le HCR ou le CICR. Ces organisations sont susceptibles de distribuer le Watalys dans les r\u00e9gions du tiers-monde, o\u00f9 pr\u00e8s d&rsquo;un milliard de personnes vivent sans acc\u00e8s \u00e0 une source d&rsquo;eau potable.<\/p>\n<p>Diverses ONG ont test\u00e9 le produit sur le terrain, avec \u00e0 la cl\u00e9 des r\u00e9sultats probants: au Congo, dont une partie de la population boit directement l&rsquo;eau des lacs et des rivi\u00e8res, aucun cas de chol\u00e9ra n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 aupr\u00e8s des habitants qui ont utilis\u00e9 le dispositif. L&rsquo;appareil permet d&rsquo;\u00e9liminer les germes courants contenus dans l&rsquo;eau sale, provoquant notamment diarrh\u00e9es, fi\u00e8vre typho\u00efde ou malaria.<\/p>\n<p>Dans le futur, Isabelle Genoud souhaite am\u00e9liorer le Watalys en facilitant son usage et en baissant son prix. Elle pr\u00e9voit en outre d&rsquo;\u00e9tablir un syst\u00e8me de franchise, afin que les autochtones s&rsquo;occupent eux-m\u00eames de la commercialisation du produit. \u00abNous souhaitons pratiquer un commerce \u00e9quitable favorisant l&rsquo;autonomie et l&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise des populations locales\u00bb, souligne-t-elle. Le d\u00e9veloppement de nouveaux produits, toujours li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;eau, est \u00e9galement pr\u00e9vu.<\/p>\n<p>*<\/p>\n<p><b>CBL, le mix num\u00e9rique<\/b><\/p>\n<p>La start-up CBL-Electronics, bas\u00e9e dans le canton de Zoug, propose un mat\u00e9riel innovant pour les amateurs de musique: table de mixage format MP3, d&rsquo;un poids de 2 kilos, pouvant \u00eatre connect\u00e9e \u00e0 un PC ou \u00e0 un laptop \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une prise USB, sans l&rsquo;ajout de carte-son. Plus besoin de souris ou des touches du clavier pour mixer ses morceaux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Ce mat\u00e9riel peut en outre facilement \u00eatre transport\u00e9 par un DJ lors de ses d\u00e9placements.<\/p>\n<p>CBL a commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper son syst\u00e8me en 2003 et l&rsquo;a lanc\u00e9 d\u00e9but 2005. Moins d&rsquo;un an plus tard, la soci\u00e9t\u00e9 obtient le CTI Certification Label, de l&rsquo;agence suisse pour la promotion de l&rsquo;innovation. Son fondateur, Michael Anklin, 31 ans, a suivi un parcours original: apr\u00e8s son apprentissage d&rsquo;\u00e9lectricien, il \u00e9tudie l&rsquo;informatique. En parall\u00e8le, il est pilote de ligne \u00e0 temps partiel et DJ. Encourag\u00e9 par l&rsquo;un de ses professeurs, il fonde son entreprise, avec l&rsquo;appui de ses camarades de classe.<\/p>\n<p>Son syst\u00e8me de mixage s&rsquo;ach\u00e8te 849 francs online; un peu moins chez l&rsquo;un des leaders suisse du march\u00e9 de l&rsquo;\u00e9lectronique. \u00abNous avons vendu environ 420 pi\u00e8ces l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, explique Indro Celia, directeur marketing. Sur le march\u00e9, nous sommes tr\u00e8s peu \u00e0 faire \u00e0 la fois du software et du hardware. Notre seul concurrent direct est Alcatech, en Allemagne.\u00bb L&rsquo;entreprise, qui emploie cinq personnes, exporte son produit en Pologne, en Angleterre, en Allemagne, en France, en Espagne et en Autriche. Et recherche des investisseurs pour ses d\u00e9veloppements futurs. <\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nPortraits r\u00e9alis\u00e9s par William T\u00fcrler et Julie Zaugg. Une version de cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans L&rsquo;Hebdo du 2 mars 2006.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s pour leur esprit d\u2019innovation. Portraits de jeunes entrepreneurs suisses qui ne se contentent pas d\u2019imaginer le monde de demain: ils le construisent.<\/p>\n","protected":false},"author":19062,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-2044","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2044","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19062"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2044"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2044\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2044"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2044"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2044"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}