



{"id":1926,"date":"2005-09-21T00:00:00","date_gmt":"2005-09-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1926"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"ringtone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1926","title":{"rendered":"La sonnerie annonce le tube"},"content":{"rendered":"<p> \u00abRendre mon titre disponible en priorit\u00e9 sur les mobiles m&rsquo;a sembl\u00e9 le moyen le plus direct pour faire d\u00e9couvrir au plus grand nombre ma nouvelle chanson.\u00bb<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que Johnny Hallyday a expliqu\u00e9 pourquoi il propose son nouveau single, \u00abMa religion dans son regard\u00bb (sign\u00e9 par le groupe Kyo), sous forme d&rsquo;extraits \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger en sonnerie pour mobiles deux mois avant sa commercialisation. Sa maison de disque, Mercury, se r\u00e9jouit de cette \u00abpremi\u00e8re en France\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;industrie du disque ne cesse d&rsquo;exp\u00e9rimenter avec ce nouveau mode de consommation. En Scandinavie, les artistes composent r\u00e9guli\u00e8rement des titres en avant-premi\u00e8re, voire m\u00eame uniquement pour les t\u00e9l\u00e9phones.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;autre sens, on a vu r\u00e9cemment en Allemagne une chanson d\u00e9riv\u00e9e d&rsquo;une animation pour mobile (\u00abCrazy Frog\u00bb, d&rsquo;Axel F.) faire son entr\u00e9e dans les charts.<\/p>\n<p>\u00abL&rsquo;industrie de la musique a compris que le t\u00e9l\u00e9phone portable avait un \u00e9norme potentiel et permettait de gagner beaucoup d&rsquo;argent\u00bb, explique Emily Turrettini, animatrice du blog <a href=http:\/\/www.ringtonia.com target=_blank class=std>Ringtonia<\/a> consacr\u00e9 au march\u00e9 des sonneries.<\/p>\n<p>La moiti\u00e9 des usagers de t\u00e9l\u00e9phones mobiles, \u00e2g\u00e9s de 15 \u00e0 30 ans, et un quart de l&rsquo;ensemble des usagers, auraient t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 au moins une fois de la musique sur leur portable. Selon Forbes, le march\u00e9 mondial atteint 4 milliards de dollars, soit le dixi\u00e8me du march\u00e9 global de la musique, et pourrait doubler en 2005 par rapport \u00e0 2004.<\/p>\n<p><b>De l&rsquo;argent pour qui?<\/b> La progression est sensible aussi en Suisse. Bas\u00e9e dans le canton de Zurich, la soci\u00e9t\u00e9 Infowing qui est leader, avec une part de march\u00e9 de 50%, emploie 22 personnes. Sa client\u00e8le, compos\u00e9e majoritairement de jeunes \u00e2g\u00e9s de 12 \u00e0 16 ans, peut t\u00e9l\u00e9charger sur son site des morceaux de musique, des fonds d&rsquo;\u00e9cran et des extraits de clips vid\u00e9o. <\/p>\n<p>Les chansons sont disponibles en 3 formats: le monophonique (90 centimes), le polyphonique (1,80 francs) et le Realtune (3 francs). Les deux premiers formats sont des interpr\u00e9tations des morceaux originaux au synth\u00e9tiseur. La soci\u00e9t\u00e9 ne paie pas les maisons de disques pour ces adaptations, mais les compositeurs.<\/p>\n<p>Dans le cas de Johnny Hallyday, c&rsquo;est donc le groupe Kyo, et son \u00e9diteur, qui per\u00e7oivent ces droits. La situation est diff\u00e9rente avec le format Realtune qui joue un extrait du morceau original en guise de sonnerie. L\u00e0, des droits sont vers\u00e9s \u00e0 la maison de disque, et donc indirectement aux interpr\u00e8tes. C&rsquo;est logiquement ce format que ciblent \u00e9nergiquement les maisons de disques comme celle de Johnny, bien qu&rsquo;elles servent aussi souvent d&rsquo;\u00e9diteur pour les compositeurs.<\/p>\n<p>\u00abPlus du 80% des chansons d&rsquo;EMI sont disponibles en format sonnerie plusieurs semaines avant la sortie de l&rsquo;album\u00bb, explique Patrick Zinhaeusirn, responsable des ventes chez EMI \u00e0 Z\u00fcrich, qui pr\u00e9cise que la maison ne signe pas directement avec les op\u00e9rateurs de t\u00e9l\u00e9phonie mobile, mais uniquement avec des soci\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es comme Infowing.<\/p>\n<p>En tout, ces droits d&rsquo;auteur repr\u00e9sentent environ 10% du prix de vente de chaque titre. En Suisse, le march\u00e9 atteint actuellement environ 10 millions, et la Suisa, qui g\u00e8re les droits, pr\u00e9l\u00e8ve donc 1 million \u00e0 verser aux auteurs et aux maisons de disques pour les droits.<\/p>\n<p>\u00abSi quelqu&rsquo;un d\u00e9sire effectuer une adaptation, il devra demander une autorisation \u00e0 la Suisa et \u00e0 l&rsquo;\u00e9diteur, pour le compte de l&rsquo;artiste. S&rsquo;il reproduit l&rsquo;original, il devra demander l&rsquo;autorisation \u00e0 la Suisa et au producteur de l&rsquo;enregistrement\u00bb, pr\u00e9cise Eric Mermod, juriste \u00e0 la Suisa.<\/p>\n<p>On rel\u00e8vera le paradoxe technologique actuel: les chansons en version sonnerie de t\u00e9l\u00e9phone sont plus ch\u00e8res, pour une qualit\u00e9 m\u00e9diocre, que ces m\u00eames chansons t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es en format MP3 sur une plate-forme comme iTunes.<\/p>\n<p>Cette diff\u00e9rence de prix s&rsquo;explique notamment par l&rsquo;\u00e9norme commission (50%) que pr\u00e9l\u00e8vent les op\u00e9rateurs pour la transmission. Sur les 3 francs factur\u00e9s pour le t\u00e9l\u00e9chargement d&rsquo;un morceau en Realtune, 1,50 francs finit chez Swisscom, Orange ou Sunrise&#8230;<\/p>\n<p>\u00abLes consommateurs ne l&rsquo;accepteront plus tr\u00e8s longtemps, constate Emily Turrettini. D&rsquo;autant que les nouveaux appareils permettent de transmettre les sonneries depuis son PC sur son t\u00e9l\u00e9phone via une connexion sans fil Bluetooth.\u00bb<\/p>\n<p>Le nouveau r\u00e9seau UMTS, avec sa haute capacit\u00e9 de transmission, promet de doper encore le march\u00e9 en ajoutant les clips vid\u00e9o. La suite est pr\u00e9visible: une sonnerie de mobile accompagn\u00e9e du clip vid\u00e9o d&rsquo;une chanson in\u00e9dite du prochain album de Johnny Hallyday.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant m\u00eame la sortie d&rsquo;un disque, la version sonnerie en assure la promotion. Mais qui y gagne de l&rsquo;argent? D\u00e9cryptage d&rsquo;un secteur \u00e9conomique qui repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 10% du march\u00e9 musical.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-1926","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1926","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1926"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1926\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1926"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1926"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1926"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}