



{"id":1893,"date":"2005-08-04T00:00:00","date_gmt":"2005-08-03T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1893"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"sucess story","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1893","title":{"rendered":"Comment Swissquote a triomph\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019emplacement semble incongru pour une banque: une improbable zone industrielle \u00e0 Gland, ce n\u2019est pas exactement la Bahnofstrasse zurichoise. L\u2019accueil n\u2019a pas grand chose \u00e0 voir non plus: le personnel est en jeans et, en ce jour ensoleill\u00e9, le patron de <a href=http:\/\/www.swissquote.ch target=_blank class=std>Swissquote<\/a>, Marc B\u00fcrki, re\u00e7oit en chemise jaune vif \u00e0 manche courte sans parler des petites pieuvres sur la cravate. Pas grand chose \u00e0 voir avec l\u2019\u00e9l\u00e9gance discr\u00e8te et protestante des banques priv\u00e9es. <\/p>\n<p>Bienvenue dans la premi\u00e8re banque online du pays des banques. \u00abNous sommes le low-cost de la finance, ce qu\u2019EasyJet repr\u00e9sente pour l\u2019aviation, r\u00e9sume Marc B\u00fcrki. Nous sommes un \u00abdiscounter\u00bb: pas de chichis, pas de guichets, mais des services faciles \u00e0 utiliser, performants et disponibles \u00e0 toute heure pour des commissions beaucoup moins \u00e9lev\u00e9es que ceux des \u00e9tablissements classiques.\u00bb<\/p>\n<p>Cette formule a fait le succ\u00e8s de la plate-forme, au point que m\u00eame les financiers des banques concurrentes utilisent Swissquote. \u00abDepuis mon poste de travail, j&rsquo;ai acc\u00e8s \u00e0 tous les outils des professionnels de la finance \u00e0 des conditions pr\u00e9f\u00e9rentielles, mais pour mes investissements priv\u00e9s, j&rsquo;utilise Swissquote, avoue Peter K., gestionnaire de fortune \u00e0 l\u2019UBS. En Suisse, c&rsquo;est devenu la r\u00e9f\u00e9rence: la plate-forme la plus simple et performante \u00e0 utiliser, et surtout la moins ch\u00e8re.\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Swissquote compte plus de 42&rsquo;000 clients. Elle a achev\u00e9 au printemps son 17\u00e8me trimestre cons\u00e9cutif de croissance, avec un chiffre d\u2019affaire de plus de 10 millions de francs et 2,5 millions de b\u00e9n\u00e9fices. Des chiffres prometteurs, puisque sur l\u2019ensemble de 2004, la premi\u00e8re banque online de Suisse a r\u00e9alis\u00e9 34,3 millions de chiffre d\u2019affaires, pour un b\u00e9n\u00e9fice de 6,2 millions.<\/p>\n<p><b>La banque est un logiciel.<\/b> <\/p>\n<p>\u00abDans une banque, le client ne sait jamais trop pourquoi il paie, constate Marc B\u00fcrki. En clarifiant les commissions, et en baissant les pourcentages, nous avons ajout\u00e9 beaucoup de transparence dans ce secteur.\u00bb La concurrence n\u2019est ainsi pas venue de la part de banquiers: \u00abAucun des fondateurs de Swissquote n\u2019a de formation financi\u00e8re. Et nous n\u2019employons que deux banquiers. Je partage la constatation que Bill Gates a faite un jour: \u201cBanking is just another piece of software\u201d.\u00bb <\/p>\n<p>De fait, Swissquote transforme l\u2019usager en banquier: le site donne acc\u00e8s \u00e0 des programmes d\u2019analyse et des indicateurs en temps r\u00e9el. \u00abNous ajoutons sans cesse de nouveaux outils, afin de faciliter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la bourse, poursuit le fondateur. Une \u00e9tude r\u00e9cente dit qu\u2019environ 1 million de Suisses investissent en bourse. Une proportion d\u2019environ 40% s\u2019int\u00e9resse \u00e0 notre approche sans interm\u00e9diaire. Il nous semble raisonnable de viser la moiti\u00e9 de ceux-ci, soit 200&rsquo;000 clients \u00e0 moyen terme.\u00bb Pour y parvenir, Swissquote ne cesse de simplifier son interface et d\u2019ajouter des niveaux d\u2019assistance, afin d\u2019aider les novices.<\/p>\n<p>R\u00e9ussir sur un march\u00e9 aussi comp\u00e9titif, dans un pays r\u00e9put\u00e9 pour sa tradition bancaire, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sans mal pour la petite entreprise. \u00abEn plein essor de la nouvelle \u00e9conomie, des banques comme Credit-Suisse ou Vontobel investissaient des millions pour lancer des plate-forme concurrentes \u00e0 la n\u00f4tre, se souvient Marc B\u00fcrki. En fait, je pense qu\u2019ils \u00e9taient trop riches. Avec nos moyens limit\u00e9s, nous avons su conserver une structure de low-cost. A cause de leurs millions, les g\u00e9ants ont cr\u00e9\u00e9 des structures trop lourdes, trop complexes, et donc trop ch\u00e8res.\u00bb<\/p>\n<p>On assiste ainsi \u00e0 des d\u00e9b\u00e2cles historiques comme Y-O-U, un projet de banque priv\u00e9e en-ligne avort\u00e9 en 2001 dans lequel Vontobel a volatilis\u00e9 250 millions de francs. Durant la m\u00eame p\u00e9riode, le Credit-Suisse lance Youtrade, une plate-forme financi\u00e8re online. Des dizaines de millions de francs sont investis pour en faire le num\u00e9ro un de la banque en ligne suisse. Monstrueusement d\u00e9ficitaire, Youtrade, alors leader du march\u00e9 avec 20&rsquo;000 clients, est ferm\u00e9 au d\u00e9but 2003. \u00abL\u2019\u00e9quipe online venait concurrencer l\u2019activit\u00e9 traditionnelle de la banque, se souvient un ancien cadre de Youtrade. Cette bataille interne est extr\u00eamement n\u00e9faste car elle g\u00e9n\u00e8re des luttes de pouvoir \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019entreprise, ce qui freine le d\u00e9veloppement. L\u2019autre probl\u00e8me, c\u2019est cette vision \u00abtout en grand\u00bb des grosses entreprises: surdimensionn\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9part, la structure Youtrade co\u00fbtait beaucoup trop cher.\u00bb<\/p>\n<p>A l\u2019inverse, l\u2019\u00e9volution de Swissquote a \u00e9t\u00e9 lente et progressive. Durant les ann\u00e9es ou les grandes banquent engloutissent des dizaines de millions dans leur plate-forme en ligne, les d\u00e9penses annuelles de Swissquote n\u2019exc\u00e8dent pas 3 millions de francs. <\/p>\n<p>L\u2019aventure Swissquote commence bien avant l\u2019arriv\u00e9e de la nouvelle \u00e9conomie, en 1990. Paolo Buzzi, Iller Rizzo et Marc B\u00fcrki, qui sortent de l\u2019EPFL, cr\u00e9ent Marvel Communications, qui d\u00e9veloppe des logiciels de visualisation financi\u00e8re pour les banques. Ils pr\u00e9sentent leur projet autour d\u2019eux et rencontrent alors le physicien Jean Pfau, ancien patron de Charmilles Technologie. \u00abCette sorte de \u00abProfesseur Tournesol\u00bb suisse a \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit par notre projet et avait envie de nous aider, se souvient Marc B\u00fcrki. Il nous a servi de business angel en investissant 100&rsquo;000 francs dans notre entreprise. Comme il nous fallait 250&rsquo;000 pour d\u00e9marrer, nous sommes all\u00e9s au guichet de la BCV de Nyon qui nous a tr\u00e8s gentiment pr\u00eat\u00e9 ce qui manquait.\u00bb Le logiciel de Marvel Communications est rapidement mis sur le march\u00e9. Il permet aux banquiers de consulter les transactions de la corbeille et l\u2019\u00e9volution des cours depuis leur PC.<\/p>\n<p>Mais, en 1994, la bourse devient \u00e9lectronique et Telekurs d\u00e9cide logiquement de commercialiser elle-m\u00eame le logiciel de transmission pour ses cours, mena\u00e7ant le principal d\u00e9bouch\u00e9 de Marvel. \u00abNous n\u2019avons pas d\u00fb r\u00e9fl\u00e9chir longtemps \u00e0 notre r\u00e9orientation, explique Marc B\u00fcrki. En 1996, nous sommes all\u00e9s \u00e0 l\u2019InternetWorld de Boston, au milieu de tous les gros: Yahoo, Amazon, etc. On est revenu avec une p\u00eache d\u2019enfer et l\u2019envie de d\u00e9velopper quelque chose online.\u00bb<\/p>\n<p>Marvel se lance dans la cr\u00e9ation de site web et vend rapidement son premier site Internet, <a http:\/\/www.vaudoise.ch target=_blank class=std>www.vaudoise.ch<\/a>, \u00e0 la Vaudoise Assurance. Suivront Nespresso et Peugeot Suisse, notamment. Une \u00abdivergence de strat\u00e9gie\u00bb au sein de la direction m\u00e8ne alors Iller Rizzo, l\u2019un des trois associ\u00e9s, \u00e0 quitter le navire. L\u2019entreprise, qui emploie une quinzaine de personnes, continue son chemin et d\u00e9croche alors un contrat historique avec le Comit\u00e9 international olympique. La r\u00e9alisation de la plate-forme <a href=http:\/\/www.olympic.org target=_blank class=std>www.olympic.org<\/a> va financer toute la croissance de la soci\u00e9t\u00e9. \u00abLe CIO a jou\u00e9 le r\u00f4le de private equity, r\u00e9sume Marc B\u00fcrki. Gr\u00e2ce \u00e0 ce client, nous n\u2019avons pas eu besoin de chercher d\u2019investisseur.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est que le CIO souffre alors d\u2019un d\u00e9ficit d\u2019image et d\u00e9cide de doper massivement son d\u00e9partement communication. Franklin Servan-Schreiber, le fils de Jean-Jacques, est engag\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du d\u00e9partement m\u00e9dia. \u00abOn a tout de suite sympathis\u00e9, raconte Marc B\u00fcrki. Brillant, Franklin avait r\u00e9alis\u00e9 l\u2019importance du Net dans la communication d\u2019une telle entreprise globale. Le premier contact est \u00e9tabli un soir \u00e0 22 heures. Nous \u00e9tions, comme lui, encore au travail. La discussion est partie sur l\u2019avenir des interfaces homme-machine&#8230; Quelques semaines plus tard, il nous a annonc\u00e9 qu\u2019on avait obtenu le contrat pour la refonte des sites internet du CIO: 3,5 millions de dollars sur 3 ans.\u00bb <\/p>\n<p>La d\u00e9cision est prise au feeling. \u00abJ\u2019ai visit\u00e9 leurs locaux et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9 par leur salle des serveurs, dira Franklin Servan-Schreiber au magazine Bilan. Je suis moi-m\u00eame ing\u00e9nieur et j\u2019ai vu que le c\u00e2blage \u00e9tait nickel. Ca montre une rigueur digne de vrais ing\u00e9nieurs, \u00e7a inspire confiance. J\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 aussi leur esprit d\u00e9brouillard et leur facilit\u00e9 de communication.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abDe fait, \u00e0 cette \u00e9poque, 80% de la soci\u00e9t\u00e9 travaille pour le CIO, se souvient le fondateur de Marvel. Mais il fallait r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la suite car le contrat \u00e9tait limit\u00e9 dans le temps.\u00bb En parall\u00e8le, Marvel d\u00e9veloppe le secteur financier et lance, en 1997, <a href=http:\/\/www.swissquote.ch target=_blank class=std>www.swissquote.ch<\/a>, un site qui offre pour la premi\u00e8re fois au grand public un acc\u00e8s gratuit en temps r\u00e9el aux cours de tous les titres de la bourse suisse. \u00abNous n\u2019avions pas de mod\u00e8le \u00e9conomique clair pour cette activit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Nous comptions sur les recettes publicitaires, comme tout le monde&#8230;\u00bb <\/p>\n<p>Rapidement, les entrepreneurs r\u00e9alisent le potentiel de la bourse en ligne. Ils ouvrent un bureau \u00e0 Schwerzenbach pr\u00e8s de Zurich et, s\u2019inspirant de sites am\u00e9ricains comme <a href=http:\/\/www.etrade.com target=_blank class=std>E*trade<\/a>, ils lancent Swissquote Trade en 1998. Le nouveau site permet de placer des ordres en ligne dans une interface \u00e9pur\u00e9e et simple. Swissquote ponctionne des commissions sur les ordres, mais dont les montants sont beaucoup moins \u00e9lev\u00e9s que dans les \u00e9tablissements offline.<\/p>\n<p>Pour pouvoir effectuer les transactions boursi\u00e8res de ses clients, Swissquote doit passer par une banque. Le groupe s\u2019est donc associ\u00e9 \u00e0 Rud Blass, une petite banque priv\u00e9e, filiale du groupe Zurich Financial Services. \u00abCe n\u2019\u00e9tait pas \u00e9vident de trouver un partenaire dans ce secteur car personne ne voulait travailler avec des frondeurs comme nous. On \u00e9tait content de trouver Rud Blass qui avait en plus le m\u00eame syst\u00e8me informatique que nous. On s\u2019entendait bien avec eux, mais on a vite constat\u00e9 un probl\u00e8me de rythme&#8230;\u00bb <\/p>\n<p>C\u2019est que, pour la banque priv\u00e9e, adapter l\u2019infrastructure pour d\u00e9velopper par exemple l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 am\u00e9ricain (NYSE et NASDAQ) ne fait pas vraiment partie des priorit\u00e9s. \u00abIl ne restait plus qu\u2019\u00e0 constater l\u2019\u00e9vidence: Swissquote devait devenir une banque. On a lu les directives de la commission f\u00e9d\u00e9rale des banques (CFB) et on a vu qu\u2019il fallait au moins 10 millions de fonds propres pour obtenir une licence bancaire. On a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019entrer en bourse pour lever l\u2019argent.\u00bb<\/p>\n<p>Une holding est cr\u00e9\u00e9e. Elle chapeaute les trois soci\u00e9t\u00e9s du groupe: la cr\u00e9ation de site (Marvel Communications), l\u2019information financi\u00e8re (Swissquote Info) et le courtage (Swissquote Trade). Un choix que Marc B\u00fcrki regrette partiellement aujourd\u2019hui: \u00abEn pr\u00e9parant la mise en bourse de la holding, r\u00e9alis\u00e9e en 2000, on a vu que certains analystes avaient du mal \u00e0 \u00e9valuer le potentiel d\u2019activit\u00e9s aussi distinctes.\u00bb D\u2019autant que le business de la cr\u00e9ation de site encaisse de plein fouet l\u2019\u00e9clatement de la bulle internet. Plus tard, la soci\u00e9t\u00e9 Marvel sera d\u2019ailleurs vendue \u00e0 ses cadres.<\/p>\n<p>Fort de son introduction en bourse r\u00e9ussie, Swissquote l\u00e8ve les fonds n\u00e9cessaires et obtient une licence bancaire. Swissquote Bank na\u00eet en 2000. L\u2019ensemble du groupe emploie alors 80 personnes. Pendant ce temps, les concurrents souffrent et Swissquote r\u00e9cup\u00e8re les clients d\u00e9laiss\u00e9s: rachat de Consors (Suisse), une filiale de Paribas, puis int\u00e9gration facilit\u00e9e des portefeuilles de Redsafe (le cyberfiasco \u00e0 75 millions de SwissLife) et de Youtrade. <\/p>\n<p>Une extension en France est envisag\u00e9e, puis abandonn\u00e9e. \u00abLe march\u00e9 fran\u00e7ais est bloqu\u00e9 par quelques groupes tr\u00e8s puissants, raconte Marc B\u00fcrki. Nous avions fait une erreur d\u2019analyse et nous avons perdu 3 millions de francs et beaucoup d\u2019\u00e9nergie dans ce projet fran\u00e7ais.\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Swissquote emploie 110 personnes. Pour que son entreprise reste \u00ablow cost\u00bb, Marc B\u00fcrki m\u00e8ne une guerre permanente: \u00abR\u00e9guli\u00e8rement, nous organisons des r\u00e9unions o\u00f9 nous traquons tous les processus manuels. On identifie ceux que nous pouvons automatiser et \u00e0 quel prix. L\u2019ensemble de l\u2019activit\u00e9 de Swissquote se r\u00e9sume dans un gigantesque flow-chart qui d\u00e9crit chaque activit\u00e9. Nous avons une approche scientifique afin d\u2019optimiser sans cesse le fonctionnement de l\u2019entreprise.\u00bb<\/p>\n<p>Par exemple, Swissquote a conclu qu\u2019il \u00e9tait inutile de proposer un service de trafic des paiements. \u00abCe serait co\u00fbteux \u00e0 d\u00e9velopper pour une faible marge donc nous laissons \u00e7a aux banques traditionnelles, explique le CEO. Nous restons la \u00abdeuxi\u00e8me banque\u00bb pour nos clients qui re\u00e7oivent leur salaire sur un compte classique et n\u2019utilisent Swissquote que pour les placements. Nous proposons cependant des cartes de cr\u00e9dit puisque la plus grande partie de leurs avoirs est en d\u00e9p\u00f4t chez nous.\u00bb<br \/>\nAujourd\u2019hui, m\u00eame le \u00abmilieu\u00bb a finalement adoub\u00e9 cette banque du troisi\u00e8me type: Swissquote est membre de l\u2019Association suisse des banquiers depuis 2003. Une sorte de cons\u00e9cration. <\/p>\n<p>Le CEO voit l\u2019avenir avec s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Pour la suite, Swissquote am\u00e9liore sa plate-forme. L\u2019entreprise d\u00e9veloppe des syst\u00e8mes informatiques d\u2019aide \u00e0 la d\u00e9cision, pour familiariser une client\u00e8le plus large \u00e0 la bourse. Par ailleurs, des syst\u00e8mes d\u2019alertes automatiques sont mis en place pour faciliter le suivi des portefeuilles. \u00abLe potentiel est \u00e9norme: seulement 2% des transactions de la bourse suisse sont effectu\u00e9es par nos clients. Le trading online va cro\u00eetre car la g\u00e9n\u00e9ration Internet a pris l\u2019habitude d\u2019utiliser le t\u00e9l\u00e9banking. Elle privil\u00e9gie l\u2019efficacit\u00e9 plut\u00f4t qu\u2019une relation formelle avec un banquier cravat\u00e9. Et les jeunes pr\u00e9f\u00e8rent le self-service plut\u00f4t qu\u2019une banque qui taxe ses services de mani\u00e8re arbitraire. Ils exigent aussi davantage de transparence et de flexibilit\u00e9.\u00bb <\/p>\n<p>Marc B\u00fcrki adore raconter une anecdote v\u00e9ridique \u00e0 ce sujet: un boursicoteur \u00e2g\u00e9 de 27 ans \u2013 qui a r\u00e9alis\u00e9 sur Swissquote une plus-value de 800&rsquo;000 francs gr\u00e2ce \u00e0 des warrants &#8211; d\u00e9cide de mettre son argent dans une banque priv\u00e9e. \u00abJ\u2019appartiens \u00e0 une autre ligue\u00bb, dit-t-il un peu hautain \u00e0 Marc B\u00fcrki qui le contacte par t\u00e9l\u00e9phone. Quelques semaines plus tard, ce client revient: il avait essay\u00e9 d\u2019appeler sa banque \u00e0 21h30, mais personne ne lui a r\u00e9pondu. \u00abChez Swissquote, le service t\u00e9l\u00e9phonique r\u00e9pond en cinq langues jusqu\u2019\u00e0 22h15, et pour ce client c\u2019\u00e9tait tout \u00e0 fait normal, sourit Marc B\u00fcrki. De telles exigences ne cesseront d\u2019augmenter. Nous y r\u00e9pondons d\u00e9j\u00e0, \u00e0 un tarif tr\u00e8s comp\u00e9titif. C\u2019est l\u00e0 notre force.\u00bb<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<font size=2><b>Chronologie<\/b><\/p>\n<p><b>1990<\/b><br \/>\nMarc B\u00fcrki et Paolo Buzzi fondent Marvel Communications SA, soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans les logiciels d\u2019information financi\u00e8re.<\/p>\n<p><b>1996<\/b><br \/>\nMarvel se diversifie dans la cr\u00e9ation de site internet et d\u00e9croche son premier contrat dans ce cr\u00e9neau: www.vaudoise.ch pour la Vaudoise Assurance.<\/p>\n<p><b>1997<\/b><br \/>\nCr\u00e9ation de www.swissquote.ch<br \/>\nLe nouveau portail financier offre un acc\u00e8s gratuit et en temps r\u00e9el aux cours de tous les titres n\u00e9goci\u00e9s \u00e0 la bourse suisse. Une premi\u00e8re.<\/p>\n<p><b>1998<\/b><br \/>\nLancement de Swissquote Trade SA<\/p>\n<p><b>1999<\/b><br \/>\nSwissquote Group Holding SA prend le contr\u00f4le de Marvel Communications SA (solutions web), Swissquote Info SA (portail financier) et Swissquote Trade SA (courtage en ligne)<\/p>\n<p><b>2000<\/b><br \/>\nIntroduction de Swissquote Group Holding SA en bourse<br \/>\nCr\u00e9ation de Swissquote Bank.<br \/>\nLa Commission f\u00e9d\u00e9rale des banques octroie la licence bancaire \u00e0 Swissquote Bank.<\/p>\n<p><b>2001<\/b><br \/>\nLancement de Swissquote Bank avec acc\u00e8s en ligne \u00e0 SWX, Virt-x, Nasdaq, NYSE et Amex<br \/>\nFonds de placement en CHF, EUR et USD en ligne<\/p>\n<p><b>2002<\/b><br \/>\nRachat de Consors (Suisse) SA<br \/>\nReprise des clients de Redsafe<br \/>\nLancement du service payant \u00abSwissquote Premium\u00bb<br \/>\nSwissquote Bank propose ses services non seulement en allemand, fran\u00e7ais et anglais, mais aussi en italien<br \/>\nAcc\u00e8s en ligne \u00e0 une 6\u00e8 bourse: Xetra<br \/>\nVente de Marvel Communication \u00e0 sa direction<\/p>\n<p><b>2003<\/b><br \/>\nPremier exercice b\u00e9n\u00e9ficiaire<br \/>\nInt\u00e9gration d\u2019anciens clients de Youtrade, la plaate-forme du Credit Suisse<br \/>\nSwissquote reprend les clients de Skandia Bank Switzerland<br \/>\nAdh\u00e9sion \u00e0 l\u2019Association suisse des banquiers<\/p>\n<p><b>2004<\/b><br \/>\nLe nombre de clients d\u00e9passe 35&rsquo;000.<br \/>\nLes avoirs en d\u00e9p\u00f4t atteignent 1,8 milliards.<\/p>\n<p><b>2005<\/b><br \/>\nSwissquote annonce un chiffre d\u2019affaire de 10,1 millions et une croissance de 25% du nombre de clients et de la masse sous d\u00e9p\u00f4t pour le premier trimestre.<\/font><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La banque en ligne lanc\u00e9e en 1997 a surv\u00e9cu \u00e0 l\u2019\u00e9clatement de la bulle internet. 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