



{"id":1885,"date":"2005-07-21T00:00:00","date_gmt":"2005-07-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1885"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"dans la poche...","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1885","title":{"rendered":"&#8230;de mon sac \u00e0 dos:  Andr\u00e9 Malraux"},"content":{"rendered":"<p>Mettons que, lass\u00e9 de parcourir des montagnes qui demandent en somme de gros efforts \u00e0 votre corps d\u00e9j\u00e0 \u00e9puis\u00e9 par une ann\u00e9e de travail, vous d\u00e9cidiez de vous payer une croisi\u00e8re qui, pendant quelques semaines, vous emm\u00e8nerait par la M\u00e9diterran\u00e9e et Suez vers l\u2019Inde et, au-del\u00e0, vers Singapour et Hong Kong. <\/p>\n<p>Quel serait le livre idoine \u00e0 glisser dans la poche de votre sac \u00e0 dos? Je viens de le d\u00e9couvrir: il est intitul\u00e9 \u00abLe Miroir des limbes\u00bb, il est d\u2019Andr\u00e9 Malraux. <\/p>\n<p>Publi\u00e9 dans la Pl\u00e9iade, il fait 1430 pages en petits caract\u00e8res sur papier bible et p\u00e8se 500 gr pour un format de 11 cm sur 18. L\u2019id\u00e9al, vous dis-je, d\u2019autant plus que Malraux est lui aussi sur un paquebot pour une croisi\u00e8re en direction de la Chine. Hong Kong, pr\u00e9cis\u00e9ment. Puis P\u00e9kin o\u00f9 il sera re\u00e7u par le gratin de l\u2019administration chinoise, Mao en t\u00eate. <\/p>\n<p>Il y a exactement quarante ans, en \u00e9t\u00e9 1965, Malraux, 64 ans et une demi-douzaine de vies derri\u00e8re lui, ne va pas bien. Il vient de se s\u00e9parer de sa troisi\u00e8me femme, Madeleine, et se paie une bonne d\u00e9prime.<\/p>\n<p><a href=http:\/\/www.andremalraux.com\/malraux\/articles\/images\/thorn264.jpg target=_blank class=std>De Gaulle<\/a> surveille avec inqui\u00e9tude l\u2019\u00e9tat de son vieux <a href=http:\/\/www.ordredelaliberation.fr\/fr_compagnon\/637.html target=_blank class=std>compagnon<\/a> ministre de la Culture. A la mi-juin, il lui demande de partir en croisi\u00e8re pour se changer les id\u00e9es. Commence alors un \u00e9tonnant p\u00e9riple mi-officiel mi-officieux au cours duquel, pour la premi\u00e8re fois depuis des ann\u00e9es, l\u2019\u00e9crivain met en chantier un ouvrage qui ne soit pas consacr\u00e9 aux beaux-arts. Il commence par l\u2019intituler \u00abAntim\u00e9moires\u00bb:<\/p>\n<ul><font size=2>Les gnostiques croyaient que les anges posaient \u00e0 chaque mort  la question: D\u2019o\u00f9 viens-tu?\u00bb Ce qu\u2019on trouvera ici, c\u2019est ce qui a surv\u00e9cu. Parfois, je l\u2019ai dit, \u00e0 condition d\u2019aller le chercher. Les dieux ne se reposent pas de la trag\u00e9die que par le comique; le lien entre l\u2019\u00abIliade\u00bb et l\u2019\u00abOdyss\u00e9e\u00bb, entre \u00abMacbeth\u00bb et \u00abLe Songe d\u2019une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9\u00bb, est celui du tragique et d\u2019un domaine f\u00e9erique et l\u00e9gendaire. Notre esprit invente ses chats bott\u00e9s et ses cochers qui se changent en citrouilles \u00e0 l\u2019aurore, parce que ni le religieux ni l\u2019ath\u00e9e ne se satisfont compl\u00e8tement de l\u2019apparence. J\u2019appelle ce livre \u00abAntim\u00e9moires\u00bb, parce qu\u2019il r\u00e9pond \u00e0 une question que les M\u00e9moires ne posent pas, et ne r\u00e9pond pas \u00e0 celles qu\u2019ils posent.\u00bb (p.16) <\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>Publi\u00e9s en 1967, ces \u00abAntim\u00e9moires\u00bb connaissent un succ\u00e8s fulgurant. Je me souviens d\u2019avoir, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, replong\u00e9 avec \u00e9motion dans le climat de la \u00abCondition humaine\u00bb, le fameux prix Goncourt 1933 consacr\u00e9 la r\u00e9volution chinoise. Puis, quelques mois plus tard, on retrouva un Malraux hallucin\u00e9 accroch\u00e9 aux bras de politicards repus et rondouillards en t\u00eate de la manifestation gaulliste du 30 mai 1968 contre la chienlit d\u00e9nonc\u00e9e la veille par le g\u00e9n\u00e9ral-pr\u00e9sident. <\/p>\n<p>Cette pose r\u00e9actionnaire me d\u00e9go\u00fbta et, \u00e0 l\u2019exception des \u00abCh\u00eanes qu\u2019on abat\u2026\u00bb (1971), je cessai ma longue fr\u00e9quentation malracienne. \u00abOn ne peut pas, me disais-je, affirmer depuis quarante ans que l\u2019homme est ce qu\u2019il fait et finir ainsi au bras d\u2019un Michel Debr\u00e9 apr\u00e8s avoir fait le coup de feu aux c\u00f4t\u00e9s des r\u00e9publicains espagnols.\u00bb J\u2019avais tort. J\u2019oubliais que ce que faisait Malraux n\u2019\u00e9tait pas de la politique, mais une \u0153uvre litt\u00e9raire, j\u2019oubliais que, quoique ministre pendant de longues ann\u00e9es, Malraux \u00e9tait un artiste.<\/p>\n<p>Cette \u0153uvre, je l\u2019ai red\u00e9couverte avec surprise, par hasard, en prenant un soir dans ma biblioth\u00e8que le troisi\u00e8me volume des \u0152uvres compl\u00e8tes, cadeau jamais ouvert. Il contient, dans leur version d\u00e9finitive de 1976, les \u00e9crits \u00abautobiographiques\u00bb de Malraux, r\u00e9unis sous le titre \u00abLe Miroir des limbes\u00bb.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s beau titre qui permet \u00e0 Malraux de jouer au myst\u00e9rieux, de parler d\u2019un lieu inidentifiable, mais cependant prometteur de b\u00e9atitude puisque, pour le dire en termes peu th\u00e9ologiques, les limbes sont \u00e0 l\u2019origine une sorte d\u2019antichambre du paradis. Cette impr\u00e9cision g\u00e9ographique lui permet de couvrir d\u2019un voile l\u00e9ger les fluctuations identitaires du narrateur, du personnage qui en \u00ab1965, au large de la Cr\u00e8te\u00bb commence \u00e0 se raconter en \u00e9crivant: <\/p>\n<ul><font size=2>\u00abJe me suis \u00e9vad\u00e9, en 1940, avec le futur aum\u00f4nier du Vercors. Nous nous retrouv\u00e2mes peu de temps apr\u00e8s l\u2019\u00e9vasion dans un village de la Dr\u00f4me dont il \u00e9tait cur\u00e9\u2026 \u00bb <\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>Il ne s\u2019arr\u00eatera que neuf cents pages plus loin: <\/p>\n<ul><font size=2>\u00abPar l\u2019acte cr\u00e9ateur, l\u2019artiste invente une autre corr\u00e9lation fondamentale. C\u2019est pourquoi j\u2019ai \u00e9crit, il y a vingt-cinq ans, que nous \u00e9prouvions l\u2019art comme un anti-destin. Il le restera tant que durera cette civilisation\u00bb.<\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>Entre temps, de d\u00e9tails tr\u00e8s concrets aux grandes envol\u00e9es esth\u00e9tiques, anthropologiques ou philosophiques, Malraux (ou du moins le \u00abje\u00bb qui lui sert de paravent) nous aura entra\u00een\u00e9 de 1940 \u00e0 1968, en passant l\u2019Inde de Nehru en 1958, la Chine de Mao en 1965 ou Mai 68, en passant aussi par ses livres, chez ses amis, dans toutes sortes d\u2019endroits.<\/p>\n<p>La construction du livre est tr\u00e8s complexe et sur la fin de sa vie, l\u2019\u00e9crivain ne cesse de le remanier avant de lui donner sa forme d\u00e9finitive, qui n\u2019est probablement rest\u00e9e telle que parce que l\u2019\u00e9crivain est mort quelques mois plus tard, en novembre 1976, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 75 ans.<\/p>\n<p>Voyageur infatigable port\u00e9 par une curiosit\u00e9 insatiable envers l\u2019Autre &#8212; les non Europ\u00e9ens &#8211;, Malraux n\u2019a pas cess\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir au myst\u00e8re de la cr\u00e9ation humaine, des grandes religions, des syst\u00e8mes politiques aussi.<\/p>\n<p>Se plonger en sa compagnie dans ce \u00abMiroir des limbes\u00bb revient \u00e0 parcourir avec lui le XXe si\u00e8cle dans sa complexit\u00e9, sa richesse, ses diff\u00e9rences. C\u2019est d\u00e9couvrir au fil de soliloques inquiets ou de dialogues anim\u00e9s le formidable tableau d\u2019un monde dont les acteurs s\u2019appelaient de Gaulle, Mao, Nehru ou\u2026 Malraux!<\/p>\n<p>Ainsi son traitement des \u00e9v\u00e9nements de Mai 68 en trente pages (pp 546-576). L\u2019\u00e9pisode est dat\u00e9 du lundi 6 mai 1968 &#8212; la bagarre entre les \u00e9tudiants et la police dure alors depuis le vendredi pr\u00e9c\u00e9dent:<\/p>\n<ul><font size=2>Au minist\u00e8re, j\u2019attends Max Torr\u00e8s. Nous \u00e9tions amis au temps de la guerre d\u2019Espagne. Secr\u00e9taire d\u2019Etat pour la Catalogne, communisant mal vu du parti, ex-psychanalyste. Je l\u2019avais d\u2019abord connu \u00e0 Pontigny. Emigr\u00e9 en 1938, professeur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Mexico, puis \u00e0 Berkeley, o\u00f9 il dirige le s\u00e9minaire de chimie du cerveau depuis 1958. Je ne l\u2019ai pas vu depuis trente ans.<\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>Le lieu est r\u00e9el, la date bien choisie, mais le personnage est fictif et le ton est du meilleur Malraux romanesque. Max Torr\u00e8s n\u2019a jamais exist\u00e9, c\u2019est une invention de circonstance qui permet \u00e0 l\u2019\u00e9crivain de reprendre sa posture de gauche et de rappeler, par opposition, son identit\u00e9 propre. <\/p>\n<ul><font size=2>Entre un vieillard en tweed, main tendue. Son visage n\u2019est pas m\u00e9connaissable, mais l\u2019\u00e2ge l\u2019a marqu\u00e9 comme un sculpteur m\u00e9content [\u2026] Nous nous \u00e9treignons \u00e0 l\u2019espagnole avec un peu de malaise: que d\u2019ann\u00e9es s\u00e9parent ma vie de la sienne! \u00abC\u2019t\u2019\u00e9tonnant! Je me disais, en montant ton noble escalier du XVIIIe si\u00e8cle: des amis qui se seraient quitt\u00e9s avant la R\u00e9volution fran\u00e7aise, et qui se reverraient apr\u00e8s la mort de Napol\u00e9on\u2026\u00bb<\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>Commence alors une longue conversation sur la jeunesse d\u2019avant-guerre et celle qui se bat dans la rue, sur la drogue, sur le freudo-marxisme, etc., tous th\u00e8mes inspir\u00e9s par l\u2019actualit\u00e9. A intervalles r\u00e9guliers un huissier interrompt la conversation pour remettre, sur un plateau d\u2019argent, les t\u00e9lex qui informent le ministre d\u2019Etat du d\u00e9roulement de l\u2019insurrection.<\/p>\n<p>Difficile dans ses conditions, d\u2019\u00e9chapper aux propos d\u2019anciens combattants:<\/p>\n<ul><font size=2> [Max Torr\u00e8s :] \u2013 Tu penses \u00e0 des spectacles, \u00e0 des\u2026 voix, genre: Ici Budapest. Oui\u2026 Depuis notre guerre d\u2019Espagne, je n\u2019ai jamais retrouv\u00e9 l\u2019absinthe\u2026 Moi quand je pense aux choses disparues, je pense aux id\u00e9es. Les h\u00f4tes de passage. Je croyais qu\u2019elle dureraient bien plus longtemps que moi. Je pense surtout aux mythes, enfin \u00e0 ce que nous appelions les mythes quand nous ne savions pas ce que c\u2019est. L\u2019Inconscient, le Progr\u00e8s, la R\u00e9volution et caetera. Les h\u00f4tes de passage, oui, c\u2019est bien \u00e7a!<\/p>\n<p>[Andr\u00e9 Malraux :] \u2013 Nous disions mythe \u00e0 cause du mot mythologie. La libido, en tant que V\u00e9nus.<\/p>\n<p>\u2013 L\u2019Histoire en tant que Dieu, pur-et-simplement!<\/p>\n<p>\u2013 Non. J\u2019ai cherch\u00e9 ce que pouvaient bien avoir de commun l\u2019Histoire et l\u2019inconscient, le Progr\u00e8s, la Nation, le Parti, tout son Olympe. Tous, depuis la Raison jusqu\u2019aux complexes et aux partis totalitaires (les seuls vrais\u2026), sont des tueurs de dieux. Et leurs h\u00e9ritiers\u2026 Mais il faut que nos abstractions trouvent une esp\u00e8ce d\u2019\u00e2me\u2026<\/p>\n<p>\u2013 Alors qu\u2019est-ce qui la leur donne?<\/p>\n<p>\u2013 De trouver des ennemis. M\u00eame pour l\u2019irrationnel, notre civilisation emploie un vocabulaire rationnel. Mais nous visons dans des ectoplasmes &#8212; les mat\u00e9rialisations au sens spirite du mot. Les Anciens incarnaient des forces pour les diviniser; nous, nous incarnons nos concepts. Tes h\u00f4tes de passage: Inconscient, Progr\u00e8s, R\u00e9volution, Prol\u00e9tariat, sont des ectoplasmes. Les id\u00e9es qu\u2019on charge d\u2019un destin, les majuscules\u2026 Tout le monde en veut; dans mille ans, on tentera de comprendre ce que furent le dieu Inconscient et la d\u00e9esse R\u00e9volution. Mais nous, nous sommes dedans. <\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>A la fin de leur conversation, Malraux demande \u00e0 son ami la raison de sa venue. Ce dernier lui raconte que, travaillant sur la chimie du cerveau, il a un coll\u00e8gue qui a mis au point une drogue qui d\u00e9passe toutes les autres qu\u2019elles soient naturelles ou artificielles. Une drogue extraordinaire qui n\u2019apporte ni d\u00e9pression ni accoutumance. Un \u00e9tudiant l\u2019a essay\u00e9e, il n\u2019a pu en dire qu\u2019une chose: c\u2019\u00e9tait le paradis:<\/p>\n<ul><font size=2>Mon coll\u00e8gue n\u2019a conserv\u00e9 que deux doses. Quand il a su que je venais ici, il m\u2019en a remis une pour toi. Si tu n\u2019en veux pas, je la rendrai\u2026<\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>Il est notoire que depuis sa jeunesse et la d\u00e9couverte de l\u2019Asie, Malraux passait pour un adepte des paradis artificiels. Mais je n\u2019en ai jamais lu confirmation sous sa plume. Il faudra Mai 68 pour qu\u2019il aborde l\u2019argument.<\/p>\n<p>La proposition de son ami le laisse froid en un premier temps. Ils poursuivent leur dialogue sur les drogues. Mais au moment de le raccompagner, Malraux lui lance :<\/p>\n<ul><font size=2>\u2013 Donne les sachets. <\/ul>\n<p><\/font><\/p>\n<p>On ne saura jamais si c\u2019est ce qu\u2019il avait pris pour la manif gaulliste du 30 mai, cette manif o\u00f9 il donne l\u2019air de planer loin au-dessus du million de manifestants.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nAndr\u00e9 Malraux, \u00ab \u0152uvres compl\u00e8tes \u00bb, tome III, Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade, Paris 1996.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Se plonger en compagnie de Malraux dans son \u00abMiroir des limbes\u00bb revient \u00e0 parcourir le XXe si\u00e8cle dans sa complexit\u00e9, sa richesse, ses diff\u00e9rences. 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