



{"id":1879,"date":"2005-07-13T00:00:00","date_gmt":"2005-07-12T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1879"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"reseau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1879","title":{"rendered":"Sylvie Fleury, sa constellation et ses ovnis"},"content":{"rendered":"<p> \u00abYes to all\u00bb. <a href=http:\/\/www.largeur.com\/expArt.asp?artID=1851 target=_blank class=std >Sylvie Fleury<\/a>, l&rsquo;une des plasticiennes suisses les plus c\u00e9l\u00e8bres du moment, incarne tous les paradoxes. Talons aiguilles et \u00abpeace and love\u00bb \u00e0 la fois, elle essaie tout, dit oui \u00e0 tout et le fait avec le c\u0153ur.<\/p>\n<p>La richesse de ses activit\u00e9s lui permet de fr\u00e9quenter des personnalit\u00e9s en tous genres: musiciens, \u00e9diteurs, mais aussi stylistes et pilotes de courses&#8230; Elle nous a parl\u00e9 d&rsquo;eux et des ses connexions diverses.<\/p>\n<p>Portrait de l&rsquo;artiste au travers de son r\u00e9seau. <\/p>\n<p><STRONG>Connexions intimes<\/STRONG><\/p>\n<p><STRONG>Villa Magica<\/STRONG><\/p>\n<p>La Villa Magica, dans laquelle elle vit depuis 14 ans, appartenait jadis au Professeur Magicus, puis \u00e0 sa fille Magiquette. Adolph Blind, de son vrai nom, prestidigitateur et inventeur de nombreux tours de magie au tournant du XX\u00e8me si\u00e8cle, disait de la prestidigitation: \u00abElle est l\u2019art de s\u2019amuser en amusant les autres.\u00bb Une devise que Sylvie Fleury prend volontiers \u00e0 son compte.<\/p>\n<p><STRONG>St\u00e9phane et John Armleder<\/STRONG><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir ouvert la galerie c\/o \u00e0 Gen\u00e8ve avec Mac Tarruc et Michel Rochat dans les ann\u00e9es 80, Sylvie Fleury a travaill\u00e9 avec John Armleder, artiste genevois de renomm\u00e9e internationale qui a le plus influenc\u00e9 son travail. Ensemble et avec l\u2019aide de St\u00e9phane, le fils de John, ils ont cr\u00e9\u00e9 le label Villa Magica Records (VMR) en 2003, consacr\u00e9 essentiellement \u00e0 l\u2019\u00e9dition d\u2019albums de musique de No\u00ebl, sorte de mim\u00e9tisme amus\u00e9 de l\u2019industrie du disque. <\/p>\n<p><STRONG>La chromoth\u00e9rapie et les auras<\/STRONG><\/p>\n<p>Port\u00e9e \u00e9galement par les diff\u00e9rentes techniques de relaxation, Sylvie Fleury pratique le  watsu (technique de shiatsu dans l\u2019eau chaude), la m\u00e9ditation cosmique, ainsi que la chromoth\u00e9rapie, bains de lumi\u00e8res color\u00e9es: \u00abJ\u2019ai ainsi r\u00e9alis\u00e9 une exposition avec l\u2019aide du chromoth\u00e9rapeute genevois Pierre van Obberghen. Durant la visite, les visiteurs recevaient un traitement de lumi\u00e8re color\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>La Genevoise travaille \u00e9galement sur l\u2019aura et les \u00e9nergies \u00e0 travers son art. Elle vient de recevoir les chaussures du Dala\u00ef Lama afin d\u2019en photographier l\u2019aura pour une exposition collective en faveur du Tibet.<\/p>\n<p><STRONG>Les artistes<\/STRONG><\/p>\n<p>\u00abOutre John Armleder, je me sens proche \u00e9galement de certaines artistes femmes du XXe si\u00e8cle, notamment  Elaine Sturtevant, une plasticienne qui a introduit la notion d\u2019appropriation en simulant les \u0153uvres d\u2019autres artistes, essentiellement masculins\u00bb, dit Sylvie Fleury, qui emprunte des m\u00e9thodes propres \u00e0 Andy Warhol, Marcel Duchamp, Piet Mondrian, Carl Andre ou Jeff Koons, dans une strat\u00e9gie o\u00f9 la f\u00e9minit\u00e9 est un d\u00e9bat d\u00e9clar\u00e9. La compression d\u2019automobiles (C\u00e9sar), oui, mais couleur vernis \u00e0 ongles\u2026 <\/p>\n<p><STRONG>Connexions locales<\/STRONG><\/p>\n<p><STRONG>Le d\u00e9couvreur<\/STRONG><\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;artiste neuch\u00e2telois de r\u00e9putation internationale Olivier Mosset qui a lanc\u00e9 Sylvie Fleury, un jour en 1989, un peu par hasard. Il montait une exposition collective avec son meilleur ami John Armleder. Une personne s\u2019\u00e9tant d\u00e9sist\u00e9e, Sylvie l\u2019a remplac\u00e9e au pied lev\u00e9, avec une installation de shopping-bags titr\u00e9e \u00abC\u2019est la vie\u00bb, qui a v\u00e9ritablement fait d\u00e9coller sa carri\u00e8re. <\/p>\n<p><STRONG>La rivale<\/STRONG><\/p>\n<p>En terme de notori\u00e9t\u00e9, certains voient en Pipilotti Rist la rivale de Sylvie Fleury. \u00abMais la rivalit\u00e9 est une \u00e9nergie n\u00e9gative qui n\u2019est pas productive, c\u2019est m\u00eame une id\u00e9e stupide. Pipilotti est une artiste admirable, qui est en plus une amie. On pourrait s\u2019attendre \u00e0 des commentaires plus g\u00e9n\u00e9reux d\u2019un milieu qui potentiellement est plus ouvert que tout autre.\u00bb<\/p>\n<p><STRONG>Les exposants<\/STRONG><\/p>\n<p>A Gen\u00e8ve, Pierre Huber est le galeriste attitr\u00e9 de Sylvie Fleury, qui a travaill\u00e9 \u00e9galement  avec Christian Bernard et Katya Garcia Anton, directeurs respectifs du Mamco et du Centre d\u2019art contemporain de Gen\u00e8ve. \u00abMais ce ne sont pas les seuls \u00e0 faire un travail admirable pour la ville. Gen\u00e8ve a vraiment une sc\u00e8ne tr\u00e8s dynamique\u00bb, estime-t-elle.<\/p>\n<p><STRONG>Pierre Keller<\/STRONG><\/p>\n<p>Le directeur de l\u2019Ecole cantonale d\u2019art de Lausanne est un ami de longue date de Sylvie Fleury, qui donne r\u00e9guli\u00e8rement des workshops \u00e0 l\u2019Ecal. \u00abPour ma part je n\u2019ai pas fr\u00e9quent\u00e9 en tant qu\u2019\u00e9tudiante les \u00e9coles d\u2019art. Je peux ainsi me rattraper, et comme on ne finit jamais d\u2019apprendre\u2026\u00bb<\/p>\n<p><STRONG>Barbara Polla<\/STRONG><\/p>\n<p>Sylvie a de l\u2019estime pour l\u2019ancienne d\u00e9put\u00e9e lib\u00e9rale genevoise \u00e0 la t\u00eate de la galerie Analix: \u00ab<a href=http:\/\/www.largeur.com\/expArt.asp?artID=1864 target=_blank class=std>Barbara Polla<\/a> est quelqu\u2019un qui a une \u00e9nergie magnifique et qui se donne \u00e0 fond dans ce qu\u2019elle fait avec une r\u00e9elle g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Comme Pierre Keller, elle ne cherche ni le compromis, ni \u00e0 \u00eatre politiquement correcte, et j\u2019appr\u00e9cie cela dans un pays qui n\u2019incite pas \u00e0 cette attitude. Je ne partage sans doute pas toutes ses id\u00e9es politiques\u2026 mais me r\u00e9jouis de photographier son aura.\u00bb<\/p>\n<p><STRONG>Connexions globales<\/STRONG><\/p>\n<p><STRONG>Les musiciens<\/STRONG><\/p>\n<p>Sylvie Fleury compte parmi ses amis Jean-Michel Jarre, avec qui elle aimerait collaborer sur un projet de \u00abRelaxation extr\u00eame\u00bb, Genesis P.Orridge de Psychic TV ou Stephan Eicher, \u00e0 qui Villa Magica Records vient de demander un air de No\u00ebl. <\/p>\n<p>Dans le cadre de ce label, la Genevoise a r\u00e9alis\u00e9 de nombreux projets avec le DJ et plasticien genevois DJSid et fait \u00e9galement appel \u00e0 des musiciens suisses et internationaux tels que Kid Rolex, Steven Parrino, Chicks On Speed, en leur donnant carte blanche.  <\/p>\n<p><STRONG>Les galeristes<\/STRONG><\/p>\n<p>Sylvie Fleury expose chez Eva Presenhuber, \u00e0 Zurich. \u00abJ\u2019ai aussi travaill\u00e9 avec Heike Munder, du Migros Museum f\u00fcr Gegenwartskunst. Certains de mes travaux se trouvent dans leur collection, depuis l\u2019exposition personnelle que j\u2019y ai faite en 1998.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019artiste est li\u00e9e \u00e0 des galeristes dans le monde entier comme Philomene Magers, \u00e0 Munich et Londres, Mehdi Chouakri, \u00e0 Berlin et Junko Shimada, au Japon.<\/p>\n<p>Thaddaeus Ropac est son galeriste parisien. Elle a pr\u00e9sent\u00e9 chez lui jusqu&rsquo;en mai dernier ses \u0153uvres les plus r\u00e9centes: des champignons g\u00e9ants sur fond de peintures murales psych\u00e9d\u00e9liques. Cette exposition Yes to All t\u00e9moigne par ailleurs du succ\u00e8s populaire et commercial que l&rsquo;artiste remporte encore aujourd&rsquo;hui. <\/p>\n<p><STRONG>Les \u00e9diteurs<\/STRONG><\/p>\n<p>Christophe Cherix du Cabinet des Estampes de Gen\u00e8ve et Lionel Bovier, l\u2019historien de l\u2019art qui dirige aujourd\u2019hui la maison d\u2019\u00e9dition zurichoise JRP Ringier, comptent parmi les proches de Sylvie Fleury.<\/p>\n<p>Lionel a notamment \u00e9dit\u00e9 \u00abThe future has a silver lining, genealogies of glamour\u00bb en collaboration avec le Migros Museum, dans lequel figure le travail de la Genevoise. Dans ce m\u00eame cercle figure aussi la  maison d\u2019\u00e9dition genevoise collective d\u2019artistes Hard Hat. Parkett, la revue d\u2019art zurichoise dirig\u00e9e par Jacqueline Burckhardt et Bice Curiger, a aussi produit une \u00e9dition \u00e0 la suite d\u2019un num\u00e9ro comportant une partie monographique sur l\u2019artiste.<\/p>\n<p><STRONG>Les collaborateurs<\/STRONG><\/p>\n<p>Sylvie Fleury a commenc\u00e9 sa carri\u00e8re \u00e0 New York, o\u00f9 elle fut l\u2019assistante du photographe Richard Avedon. Parmi les personnalit\u00e9s internationales habitu\u00e9es \u00e0 collaborer aujourd\u2019hui avec Sylvie Fleury, on compte l\u2019artiste canadienne Angela Bulloch et l\u2019autrichien Erwin Wurm, qui a une fa\u00e7on humoristique de d\u00e9contextualiser les objets qui r\u00e9sonne naturellement dans l\u2019\u0153uvre de la Genevoise. Elle a \u00e9galement expos\u00e9 r\u00e9cemment avec H.R. Giger au Kunstraum de Lucerne.<\/p>\n<p><STRONG>Connexions glamour<\/STRONG> <\/p>\n<p><STRONG>Michel Comte<\/STRONG> <\/p>\n<p>Le photographe des stars est un ami de Sylvie Fleury. Le Zurichois a eu recours \u00e0 elle pour une publicit\u00e9 horlog\u00e8re pour Milus, par exemple. <\/p>\n<p><STRONG>Laurent Mercier<\/STRONG><\/p>\n<p>La plasticienne a beaucoup d\u2019affinit\u00e9s avec le grand couturier suisse, ancienne drag queen et ex-directeur artistique de Balmain, Laurent Mercier. Le glamour est leur credo commun. <\/p>\n<p><STRONG>Mika Hakkinen<\/STRONG><\/p>\n<p>Grande admiratrice du champion de Formule 1, Sylvie a \u00abcustomis\u00e9\u00bb sa combinaison de pilote en robe longue, une sorte d\u2019 \u00abhommage f\u00e9ministe\u00bb, la Formule 1 ne comptant pas de femmes pilotes.<\/p>\n<p><STRONG>Les voitures<\/STRONG><\/p>\n<p>L\u2019artiste poss\u00e8de trois voitures: une Chevrolet Caprice Classique 89, une Buick Skylark de 67 et une Porche de 93. Elle a fond\u00e9 un club de voitures, pour l\u2019heure exclusivement f\u00e9minin: les \u00abShe Devils on Wheels\u00bb et fait \u00e9galement partie de deux clubs genevois: \u00abThe Cheaters\u00bb et \u00abThe Crazy Cruisers\u00bb. <\/p>\n<p>L\u2019amour que Sylvie porte aux v\u00e9hicules se refl\u00e8te \u00e9galement dans son art, notamment dans les ovnis ou les fus\u00e9es lipstick qu\u2019elle a expos\u00e9s, ainsi que dans les moteurs moul\u00e9s en bronze. Elle vient par ailleurs de monter une installation vid\u00e9o projet\u00e9e dans le parking souterrain du nouveau centre Mercedes-Benz \u00e0 Paris. <\/p>\n<p><STRONG>Les talons aiguilles<\/STRONG><\/p>\n<p>Le penchant de Sylvie pour le yoga et les disciplines Feng Shui ne l\u2019emp\u00eache pas de porter des talons aiguilles. Ils sont devenus sa griffe et parfois son instrument ou son outil de pr\u00e9dilection, marquant son passage dans sa vie quotidienne, et signant ses \u0153uvres avec \u00e9l\u00e9gance.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans le magazine L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nLire aussi: Sylvie Fleury, son <a href=http:\/\/www.largeur.com\/expArt.asp?artID=1851 target=_blank class=std>shopping<\/a>,<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui sont ses pairs, ses proches, ses ma\u00eetres et ses amis? La plus c\u00e9l\u00e8bre des artistes genevois se d\u00e9voile au travers de ses connexions. <\/p>\n","protected":false},"author":18314,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1879","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1879","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18314"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1879"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1879\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1879"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1879"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1879"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}