



{"id":1807,"date":"2005-04-05T00:00:00","date_gmt":"2005-04-04T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1807"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"cyberlove","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1807","title":{"rendered":"Clic, mon coeur fait boum"},"content":{"rendered":"<p> \u00abLa premi\u00e8re fois que je me suis inscrite sur un site de rencontres, c&rsquo;\u00e9tait parce que je savais que mon ex y \u00e9tait. J&rsquo;esp\u00e9rais qu&rsquo;il tombe sur mon profil et me contacte. Je voulais me venger. Depuis, je me suis prise au jeu.\u00bb Luna, infirmi\u00e8re au CHUV, 25 ans, a commenc\u00e9 ainsi, il y a deux ans, \u00e0 utiliser internet pour trouver l&rsquo;amour. Elle poursuit, de sa voix douce: \u00abEn Suisse, c&rsquo;est difficile de rencontrer de nouvelles personnes. Dans mon milieu professionnel, il y a surtout des filles et comme je n&rsquo;aime pas les bo\u00eetes de nuit, trop agressives et impersonnelles, je pr\u00e9f\u00e8re le net.\u00bb<\/p>\n<p>Comme 70&rsquo;000 Suisses (et 32&rsquo;000 Romands), Luna a post\u00e9 son profil sur <a href=http:\/\/www.swissfriends.ch target=_blank class=std>Swissfriends.ch<\/a>, le num\u00e9ro un du march\u00e9. En deux ans, sous son pseudo \u00abJessietaluna\u00bb, elle a tiss\u00e9 des multitudes de liens, pour la plupart uniquement virtuels. <\/p>\n<p><center><img src=images\/large060405art1.jpg><br \/>\n<font size=1>Luna, 25 ans, de Lausanne, cherche l&rsquo;amour on line.<br \/>Photo Chamartin\/Rezo<\/font><\/center><\/p>\n<p>\u00abAvec six gar\u00e7ons, je suis all\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la rencontre, et avec deux d&rsquo;entre eux j&rsquo;ai entretenu des relations durables, dont l&rsquo;une d&rsquo;un peu plus d&rsquo;un an. Maintenant, je me suis de nouveau s\u00e9par\u00e9e, et j&rsquo;\u00e9pluche occasionnellement des profils \u00e0 la recherche de l&rsquo;\u00e2me soeur.\u00bb<\/p>\n<p>En quelques ann\u00e9es, le ph\u00e9nom\u00e8ne des rencontres on line a pris une ampleur \u00e9norme. Qui ne conna\u00eet aujourd&rsquo;hui dans son entourage quelqu&rsquo;un qui cherche &#8211; ou qui a trouv\u00e9 &#8211; l&rsquo;amour dans l&rsquo;infosph\u00e8re? \u00abLe tabou est tomb\u00e9: les gens qui pratiquent le net sentimental l&rsquo;avouent d\u00e9sormais beaucoup plus volontiers\u00bb, constate le sociologue Pascal Lardellier (lire <a href=http:\/\/largeur.com\/expArt.asp?artID=1810 target=_blank class=std>ici<\/a> son interview). C&rsquo;est aussi que le ph\u00e9nom\u00e8ne touche une population beaucoup plus large, en mati\u00e8re de classe d&rsquo;\u00e2ge et de milieu socioprofessionnel.\u00bb<\/p>\n<p>Utilisateur de longue date, Daniel a suivi cette \u00e9volution: \u00abIl y a cinq ans, on trouvait une immense majorit\u00e9 d&rsquo;hommes, genre informaticiens timides, qui se battaient pour quelques gamines boutonneuses. Aujourd&rsquo;hui, toute la soci\u00e9t\u00e9 est repr\u00e9sent\u00e9e.\u00bb Dont lui: banquier genevois trentenaire \u00e9lanc\u00e9, regard clair fa\u00e7on Karl-du-Bachelor, costards griff\u00e9s et cabrio deux places. <\/p>\n<p>\u00abInternet vient en appoint, pas pour remplacer la drague traditionnelle en bo\u00eete ou ailleurs, dit-il, pragmatique. J&rsquo;ai fait d&rsquo;excellentes exp\u00e9riences on line, et des moins bonnes, comme dans la vie r\u00e9elle.\u00bb Daniel passe rapidement \u00e0 l&rsquo;action: \u00abPar p\u00e9riodes, quand j&rsquo;ai envie de nouvelles rencontres, je relance mon profil, parfois je change de site. Au d\u00e9but, les \u00e9changes par e-mail duraient plusieurs semaines, maintenant je passe rapidement \u00e0 la rencontre, pour \u00e9viter les d\u00e9ceptions et la perte de temps.\u00bb<\/p>\n<p>Tr\u00e8s organis\u00e9, Daniel garde pour chaque candidate un r\u00e9pertoire sur son ordinateur avec l&rsquo;ensemble des courriers \u00e9chang\u00e9s et les photos. \u00abJe potasse mon dossier avant le rendez-vous, pour ne pas confondre les nanas: c&rsquo;est pas classe si tu prends la fille pour une autre, tu passes pour un consommateur. Il faut lui donner une sensation d&rsquo;unicit\u00e9, la flatter encore plus que dans une rencontre traditionnelle, pour compenser le c\u00f4t\u00e9 impersonnel du r\u00e9seau. Et lui dire tr\u00e8s gentiment le lendemain si le feeling ne vient pas.\u00bb<\/p>\n<p>Une m\u00e9canique masculine rod\u00e9e \u00e0 laquelle les femmes ne sont pas toujours pr\u00e9par\u00e9es. Apr\u00e8s une vingtaine de rencontres infructueuses en trois mois sur Meetic.ch et Swissfriends, l&rsquo;auteure genevoise Catherine Chuard a \u00e9crit une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre sur le sujet. \u00abLa rencontre dans le monde r\u00e9el donne quelque chose de tr\u00e8s cru, presque violent, analyse-t-elle. D&rsquo;autant qu&rsquo;on enjolive souvent les choses dans les e-mails. L\u00e0, tout se d\u00e9cide en cinq minutes. La d\u00e9ception que l&rsquo;on peut ressentir ou lire dans le regard de l&rsquo;autre est terrible, elle renforce encore le sentiment de solitude du c\u00e9libataire.\u00bb<\/p>\n<p>Mais les belles histoires existent, bien s\u00fbr, et elles compensent toutes les autres. Ariane Chabloz-Anglada, com\u00e9dienne de 42 ans, \u00e0 Vevey: \u00abEn tant que m\u00e8re c\u00e9libataire, j&rsquo;avais du mal \u00e0 faire des rencontres et je me suis inscrite sur <a href=http:\/\/www.partnerwinner.ch target=_Blank class=std>PartnerWinner.ch<\/a>. J&rsquo;ai s\u00e9lectionn\u00e9 Christian parce qu&rsquo;il avait profit\u00e9 des questions stupides du profil (genre, \u00ab\u00a0O\u00f9 pr\u00e9f\u00e9rez-vous faire l&rsquo;amour?\u00a0\u00bb) pour dire de belles choses sur lui. Apr\u00e8s trois semaines d&rsquo;\u00e9change de mails, je lui ai donn\u00e9 rendez-vous au caf\u00e9 de la gare de Lausanne: le coup de foudre! C&rsquo;\u00e9tait il y a trois ans. Depuis, on s&rsquo;est mari\u00e9s et nous venons d&rsquo;avoir un enfant. Pour moi qui d\u00e9teste les ordinateurs, c&rsquo;est un beau clin d&rsquo;oeil de la vie!\u00bb <\/p>\n<p><center><img src=images\/large060405art2.jpg><br \/>\n<font size=1>Ariane, 42 ans, a rencontr\u00e9 son mari Christian sur le web.<br \/>Photo Chamartin\/Rezo<\/font><\/center><\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi une femme qui a fait le premier pas sur <a href=http:\/\/www.meetic.ch target=_blank class=std>Meetic<\/a> en cliquant sur le profil de Flavio Sofia, 33 ans, gestionnaire des ressources \u00e0 la Poste de Lausanne: \u00abRita vivait \u00e0 Marseille. Du clavier, on est rapidement pass\u00e9 au t\u00e9l\u00e9phone: on se parlait deux \u00e0 trois heures par jour, avant de se retrouver en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p><center><img src=images\/large060405art3.jpg><br \/>\n<font size=1>Flavio Sofia, 33 ans, et sa compagne Rita, 22 ans,<br \/>se sont connus l&rsquo;an dernier sur Meetic.<\/font><\/center><\/p>\n<p>Le num\u00e9ro un mondial (et europ\u00e9en), <a href=http:\/\/www.match.com target=_blank class=std>Match.com<\/a>, annonce 200 mariages par mois par son interm\u00e9diaire, et Swissfriends, leader du march\u00e9 suisse, ne compte plus les faire-part depuis son lancement en 1999. \u00abUne histoire d&rsquo;amour r\u00e9ussie, c&rsquo;est la meilleure publicit\u00e9 pour nous car elle g\u00e9n\u00e8re un bouche \u00e0 oreille consid\u00e9rable\u00bb, raconte Robert Palm, fondateur de Swissfriends. Et s&rsquo;il y a mariage, la marque sera \u00e0 coup s\u00fbr \u00e9voqu\u00e9e au micro pendant la soir\u00e9e, r\u00e9alisant un \u00abproduct-placement\u00bb \u00e0 faire fantasmer n&rsquo;importe quel publicitaire.<\/p>\n<p>Le secteur se porte \u00e0 merveille: le crash de la nouvelle \u00e9conomie n&rsquo;a pas frein\u00e9 la croissance des sites de rencontre, y compris en Suisse: \u00abNotre chiffre d&rsquo;affaires a doubl\u00e9 chaque ann\u00e9e pour d\u00e9passer le million de francs en 2004, se r\u00e9jouit Robert Palm, qui a fond\u00e9 Swissfriends en 1999. Nos co\u00fbts restent stables car l&rsquo;effectif n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;augmenter: nous conservons 2,5 postes de travail. Nous attendons une forte progression cette ann\u00e9e, surtout sur le march\u00e9 al\u00e9manique: une sorte de plafond est atteint pour nous en Suisse romande avec 32&rsquo;000 membres.\u00bb <\/p>\n<p>Swissfriends vient d&rsquo;ailleurs d&rsquo;\u00e9tendre son service sur les t\u00e9l\u00e9phones mobiles pour permettre les recherches \u00e0 tout moment. \u00abAvec 1&rsquo;000 inscriptions le premier jour, le succ\u00e8s a d\u00e9pass\u00e9 toutes nos attentes.\u00bb<\/p>\n<p>Par d\u00e9finition, la client\u00e8le des c\u00e9libataires est volatile: la dur\u00e9e moyenne d&rsquo;une inscription est de trois \u00e0 six mois, apr\u00e8s quoi, soit l&rsquo;internaute a trouv\u00e9 quelqu&rsquo;un, soit il se d\u00e9courage.<\/p>\n<p><b>Univers format\u00e9<\/b><\/p>\n<p>Dop\u00e9s par un march\u00e9 en forte croissance, les sites se professionnalisent, se multiplient, et surtout grandissent. Devant l&rsquo;immense quantit\u00e9 de l&rsquo;offre, la sensation de \u00absupermarch\u00e9 de la rencontre\u00bb s&rsquo;en trouve renforc\u00e9e. Comment trouver l&rsquo;amour de sa vie parmi un million de profils? Quels crit\u00e8res utiliser pour s\u00e9lectionner? La g\u00e9n\u00e9ration Google a l&rsquo;habitude des recherches en ligne: quelques mots cl\u00e9s et l&rsquo;on obtient ce que l&rsquo;on cherche. \u00abL&rsquo;internaute se construit l&rsquo;image id\u00e9ale de l&rsquo;autre et utilise la technologie pour le trouver, constate Federico Casalegno, chercheur en sciences sociales au Media Lab du Massachusetts Institute of Technology. Le ph\u00e9nom\u00e8ne va prendre de plus en plus d&rsquo;ampleur, que ce soit pour des rencontres \u00e9rotiques, amicales, communautaires ou amoureuses.\u00bb<\/p>\n<p>La recherche informatis\u00e9e laisse cependant peu de place \u00e0 la fantaisie. Pire, elle renforce les clich\u00e9s et formate drastiquement l&rsquo;univers: en une commande, une femme peut s\u00e9lectionner les Sagittaires non fumeurs habitant Gen\u00e8ve, catholiques, de plus de 1m80 et moins de 80 kg, de profession lib\u00e9rale, aimant le v\u00e9lo, le cin\u00e9ma et la voile. \u00abSi elle n&rsquo;aime pas les motards, elle supprimera d&#8217;embl\u00e9e le profil d&rsquo;un candidat qui poss\u00e8de une moto. Alors que dans le monde r\u00e9el, le m\u00eame homme mentionnerait sa moto comme une activit\u00e9 marginale et lui conviendrait peut-\u00eatre tr\u00e8s bien\u00bb, constate Pascal Lardellier.<\/p>\n<p>Pour \u00e9viter ce formatage, certains internautes privil\u00e9gient les forums de discussion (tchat). \u00abLa drague dans un tchat se base sur les \u00e9changes instantan\u00e9s plut\u00f4t que les crit\u00e8res et les profils, elle ressemble donc beaucoup plus \u00e0 celle du monde r\u00e9el, sauf qu&rsquo;on reste tranquillement chez soi au lieu de se rendre dans un bar enfum\u00e9\u00bb, explique Christiane Canny, qui a rencontr\u00e9 son mari Jean-Luc sur le <a href=http:\/\/fr.bluewin.ch\/divertissements\/index.php\/chat\/ target=_blank class=std>tchat<\/a> de Bluewin. <\/p>\n<p><center><img src=images\/large060405art4.jpg><br \/>\n<font size=1>Christiane Canny, d&rsquo;Etoy, a rencontr\u00e9 son mari Jean-Luc<br \/>sur le tchat de Bluewin.<\/font><\/center><\/p>\n<p>Toujours dans le but de reconstituer une forme de spontan\u00e9it\u00e9, certains sites exploitent essentiellement la premi\u00e8re impression visuelle. Ainsi, <a href=http:\/\/www.hotornot.com target=_blank class=std>HotOrNot.com<\/a> permet de faire d\u00e9filer rapidement les photos des membres de sa r\u00e9gion. Si deux personnes se choisissent mutuellement, le contact devient possible. La formule conna\u00eet un tr\u00e8s grand succ\u00e8s aux Etats-Unis.<\/p>\n<p>Partant du constat que personne ne cherche quelqu&rsquo;un un de petit, gros, pauvre et inculte, le candidat \u00e0 la rencontre online va souvent enjoliver ses attributs. \u00abC&rsquo;est le royaume des petits mensonges, r\u00e9sume le sociologue Pascal Lardellier. Descriptions, \u00e2ge et mensurations fausses, photos truqu\u00e9es ou d&rsquo;une autre \u00e9poque, tous les moyens sont bons.\u00bb <\/p>\n<p>Cette distorsion de la r\u00e9alit\u00e9 physique s&rsquo;oppose cependant \u00e0 la sinc\u00e9rit\u00e9 plus grande des \u00e9changes que permet l&rsquo;anonymat. \u00abDevant un ordinateur, de nombreux usagers se d\u00e9voilent beaucoup plus facilement que dans la vie, dit le chercheur Federico Casalegno. Loin d&rsquo;isoler ou d&rsquo;uniformiser l&rsquo;individu, l&rsquo;informatique aide ainsi \u00e0 d\u00e9velopper une socialit\u00e9 plus sinc\u00e8re.\u00bb Faiblesses, difficult\u00e9s sociales et professionnelles, envies, fantasmes, certains couples n&rsquo;\u00e9changeraient jamais autant dans la vie s&rsquo;ils n&rsquo;avaient pr\u00e9c\u00e9demment connu le dialogue en ligne.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;on parle volontiers de village global, les relations lointaines restent tr\u00e8s minoritaires. \u00abApr\u00e8s quelques essais sur des gigantesques plateformes, l&rsquo;internaute finit par privil\u00e9gier les rencontres proches, en diff\u00e9renciant les r\u00e9gions, les cantons, les villes, dit Robert Palm, patron de Swissfriends. C&rsquo;est notre grande force par rapport aux groupes internationaux: nous sommes n\u00e9s en Suisse et nous en connaissons les particularit\u00e9s r\u00e9gionales et culturelles. Le r\u00eave de l&rsquo;internaute, c&rsquo;est de rencontrer sa voisine de palier en tombant par hasard sur son profil.\u00bb Il para\u00eet que c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9&#8230;<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nCollaboration: Sophie Balbo<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nLire <a href=http:\/\/largeur.com\/expArt.asp?artID=1810 class=std>l&rsquo;interview<\/a> du sociologue Pascal Lardelier, qui publie un livre sur les rencontres en ligne.<\/p>\n<p>Lire aussi notre <a href=http:\/\/largeur.com\/expArt.asp?artID=1809 class=std>guide<\/a> des sites de rencontre.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans L&rsquo;Hebdo du 31 mars 2005.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chercher l&rsquo;\u00e2me soeur sur l&rsquo;internet n&rsquo;est plus un tabou. Le ph\u00e9nom\u00e8ne touche d\u00e9sormais tous les \u00e2ges et les milieux en Suisse romande. Relations durables ou aventures, les sites r\u00e9pondent \u00e0 toutes les envies. Enqu\u00eate sur ces nouvelles moeurs amoureuses.<\/p>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-1807","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1807","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1807"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1807\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1807"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1807"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1807"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}