



{"id":1802,"date":"2005-03-29T00:00:00","date_gmt":"2005-03-28T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1802"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"presse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1802","title":{"rendered":"Sale temps pour les newsmagazines"},"content":{"rendered":"<p> \u00abL\u2019Hebdo a perdu 800 pages de publicit\u00e9 depuis 2000. Mais c\u2019est encore l&rsquo;un des titres qui s\u2019en tire le mieux! Selon nous, il s\u2019agit d\u2019un changement en profondeur, un changement structurel. Les annonceurs pr\u00e9f\u00e8rent maintenant les journaux grand public comme L\u2019Illustr\u00e9 ou alors la t\u00e9l\u00e9vision, l\u2019affichage et la pub sur les lieux de vente.\u00bb<\/p>\n<p>Daniel Pillard, directeur de Ringier Romandie (qui \u00e9dite notamment L&rsquo;Hebdo), confirme la tendance: les temps sont durs pour les newsmagazines, boud\u00e9s par la pub depuis plusieurs mois. Les titres al\u00e9maniques, commme Facts (de l&rsquo;\u00e9diteur Tamedia) et la Weltwoche (Jean Frey), sont particuli\u00e8rement touch\u00e9s. <\/p>\n<p>Georges von Csernatony, de la direction g\u00e9n\u00e9rale de Publicitas, premi\u00e8re r\u00e9gie publicitaire de Suisse, fait le m\u00eame constat: les titres d&rsquo;actualit\u00e9 g\u00e9n\u00e9raliste ne s\u00e9duisent plus les annonceurs. \u00abNous avons enregistr\u00e9 un fort recul des d\u00e9penses chez nos grands comptes. Il s\u2019agit en particulier de grandes marques de l\u2019automobile, de l\u2019horlogerie ou de la mode. Ils ciblent maintenant davantage leur promotion avec l\u2019organisation d\u2019\u00e9v\u00e9nements, le parrainage ou les imprim\u00e9s dans les bo\u00eetes aux lettres.\u00bb<\/p>\n<p>Selon Georges von Csernatony, le comportement des annonceurs a \u00e9volu\u00e9: \u00abIls sont devenus compl\u00e8tement impr\u00e9visibles. De gros budgets peuvent soudain \u00eatre annul\u00e9s. D\u2019autres sont command\u00e9s \u00e0 la derni\u00e8re minute, surtout chez les grands distributeurs. Dans la guerre des prix avec les discounters allemands, Migros, Coop ou Denner r\u00e9agissent au coup par coup aux campagnes de la concurrence.\u00bb<\/p>\n<p>Et ce n\u2019est pas le d\u00e9veleppement de la pub en ligne qui explique la d\u00e9sertion des annonceurs sur papier glac\u00e9. Ueli Custer, collaborateur de la revue al\u00e9manique sp\u00e9cialis\u00e9e <a href=http:\/\/www.mtj.ch target=_blank class=std>Media Trend Journal<\/a> observe: \u00abCe sont avant tout les petites annonces comme les offres d\u2019emplois, l\u2019immobilier ou les voitures d\u2019occasion, qui sont parties sur internet. Des annonces que l&rsquo;on trouve essentiellement dans les quotidiens, mais pas dans les magazines.\u00bb<\/p>\n<p>La d\u00e9saffection du lectorat expliquerait davantage la r\u00e9ticence des annonceurs. La Weltwoche avait connu un fort essor suite \u00e0 sa conversion de journal historique de gauche en magazine branch\u00e9 n\u00e9o-lib\u00e9ral. Mais depuis 2003, le lectorat recule. Il en va de m\u00eame pour les titres \u00e9trangers. La diffusion helv\u00e9tique du Spiegel, titre allemand de r\u00e9f\u00e9rence, a diminu\u00e9 de 3,3% en une ann\u00e9e. <\/p>\n<p>Entre 2000 et 2004, le lectorat de l&rsquo;hebdomadaire al\u00e9manique Facts a fondu de 14%, tandis que celui de L\u2019Hebdo perdait 7%, note Ueli Custer. Pas de quoi s\u2019alarmer, estime Daniel Pillard: \u00abL\u2019Hebdo comptait 232&rsquo;000 lecteurs contre 216&rsquo;000 aujourd\u2019hui. On peut dire qu\u2019il se concentre sur le c\u0153ur de la cible. Et nous sommes tr\u00e8s contents de constater une forte progression chez les leaders.\u00bb<\/p>\n<p>Pour 2005, Daniel Pillard affirme que le portefeuille d\u2019annonces est prometteur, apr\u00e8s une ann\u00e9e noire en 2004. \u00abMais, ajoute-t-il, nous ne retrouverons jamais les volumes d\u2019antan.\u00bb Des volumes port\u00e9s entre 1998 et 2001 par la lib\u00e9ralisation des t\u00e9l\u00e9coms et la bulle financi\u00e8re.<\/p>\n<p>Georges von Csernatony d\u00e9taille cette p\u00e9riode faste: \u00abIl y a eu la d\u00e9cartellisation dans les secteurs de la banque et des assurances et, avec internet, des nouvelles technologies qui ont donn\u00e9 un coup de fouet aux volumes d\u2019annonces. Pour retrouver le niveau record de l\u2019an 2000, il faudrait un \u00e9v\u00e9nement extraordinaire, comme une nouvelle r\u00e9volution technologique ou un bouleversement politique. Un changement qui est peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 mais que nous ne voyons pas encore.\u00bb<\/p>\n<p>En clair, apr\u00e8s une p\u00e9riode d\u2019opulence \u00e0 la fin des ann\u00e9es 90, les magazines d\u2019actualit\u00e9 doivent maintenant fonctionner \u00e0 des co\u00fbts nettement inf\u00e9rieurs. L\u2019Hebdo a subi une nouvelle restructuration en automne dernier, apr\u00e8s un premier remaniement en 2003. A nouveau, plusieurs postes de travail ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s. Daniel Pillard consid\u00e8re que ces efforts portent maintenant leurs fruits: \u00abLa situation est encourageante. Les ventes en kiosque ont gagn\u00e9 10% en 2004. Elles continuent \u00e0 progresser. Et le parc d\u2019abonn\u00e9s est solide.\u00bb<\/p>\n<p>La situation de la presse dominicale al\u00e9manique est un peu diff\u00e9rente, mais pas beaucoup plus rose que celle des newsmagazines. \u00abLe march\u00e9 des hebdomadaires est tr\u00e8s difficile. Or la presse dominicale est paradoxalement un domaine en croissance.\u00bb C\u2019est ce que rel\u00e8ve Christoph Bauer, chef marketing des \u00e9ditions Neue Z\u00fcrcher Zeitung.<\/p>\n<p>Le groupe a lanc\u00e9 2002 NZZ am Sonntag, nouveau venu sur le march\u00e9 dominical. Selon Christoph Bauer, ce titre touche une client\u00e8le qui jusque-l\u00e0 ne lisait pas de journal le dimanche.<\/p>\n<p>Une cons\u00e9cration pour Tobias Trevisan: responsable du lancement de NZZ am Sonntag, il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment d\u00e9bauch\u00e9 par la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ce Suisse d\u2019origine b\u00e2loise dirigera donc d\u00e8s septembre prochain ce monument de la presse allemande.<\/p>\n<p>Si les recettes publicitaires globales restent faibles pour la presse dominicale al\u00e9manique, le nombre de suppl\u00e9ments publicitaires encart\u00e9s a en revanche explos\u00e9 (+54,8% entre 2001 et 2004), indique Media Trend Journal. Sur le march\u00e9 des annonces, la NZZ am Sonntag a gagn\u00e9 du terrain sur ses concurrents en 2004. Selon Ueli Custer, c\u2019est clairement parce que ce titre se positionne dans le haut de gamme, avec un lectorat fortun\u00e9. Sa part de march\u00e9 est n\u00e9anmoins toujours la plus faible, avec 24,4%, face aux 33,7% de la SonntagsZeitung (Tamedia) et aux 42% du SonntagsBlick (Ringier).<\/p>\n<p>Reste que personne ne peut vraiment pavoiser. Selon la soci\u00e9t\u00e9 de Recherches et \u00e9tudes de m\u00e9dias publicitaires (REMP), le lectorat r\u00e9el des trois journaux a fortement baiss\u00e9 en 2004.<\/p>\n<p>Mais malgr\u00e9 le marasme, certains titres tirent leur \u00e9pingle du jeu. C\u2019est le cas de Tout compte fait, le partenaire \u00e9conomique du magazine de consommation Bon \u00e0 Savoir, des Editons Plus S\u00e0rl. Lanc\u00e9 en mai 2003, ce titre de conseil financier tout public a d\u00e9j\u00e0 gagn\u00e9 68&rsquo;000 lecteurs, quand le mensuel PME Magazine en r\u00e9unit 59&rsquo;000. Le journal Bon \u00e0 Savoir est consid\u00e9r\u00e9 de son c\u00f4t\u00e9 comme un ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019\u00e9dition romande. En sept ans d\u2019existence, il a conquis quelque 390&rsquo;000 lecteurs. <\/p>\n<p>Et puis la presse f\u00e9minine semble porteuse. Le magazine Edelweiss (Ringier) s\u2019illustre avec un bond de 28% en 2004, \u00e0 90&rsquo;000 lectrices. Quant \u00e0 l\u2019\u00e9dition fran\u00e7aise de Elle, elle enregistre une progression similaire sur le march\u00e9 helv\u00e9tique, pour atteindre 58&rsquo;000 lecteurs. <\/p>\n<p>Peut-\u00eatre que dans la presse aussi, la femme est l\u2019avenir de l\u2019homme&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les hebdomadaires d&rsquo;actualit\u00e9 souffrent d&rsquo;une crise prolong\u00e9e du march\u00e9 publicitaire et d&rsquo;une baisse g\u00e9n\u00e9rale du lectorat.<\/p>\n","protected":false},"author":20,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-1802","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1802","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1802"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1802\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1802"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1802"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1802"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}