



{"id":1792,"date":"2005-03-13T00:00:00","date_gmt":"2005-03-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1792"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"portrait","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1792","title":{"rendered":"Trisa brosse dur et reste en Suisse"},"content":{"rendered":"<p> \u00abVous voulez me faire croire qu&rsquo;une brosse \u00e0 dents est un instrument de haute technologie?\u00bb C&rsquo;est souvent avec ce genre de sarcasme que le directeur de Trisa se fait apostropher. Mais pas \u00e0 Triengen.<\/p>\n<p>Dans ce petit village, perdu dans la vall\u00e9e du Surental, \u00e0 mi-chemin entre Aarau et Lucerne, on accorde le plus grand respect \u00e0 la dynastie Pfenniger. Et pour cause, elle est \u00e0 l&rsquo;origine de l&#8217;empire de la brosse helv\u00e9tique, n\u00e9 en 1887.<\/p>\n<p>Le groupe s&rsquo;est diversifi\u00e9 et emploie aujourd&rsquo;hui 785 personnes. Adrian Pfenniger, quatri\u00e8me du nom, a succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re \u00e0 la direction il y a quelques mois. Contrairement aux entreprises familiales suisses, g\u00e9n\u00e9ralement ultradiscr\u00e8tes, chez Trisa on communique volontiers. \u00abNous appr\u00e9cions de montrer notre travail et nos chiffres\u00bb, dit Adrian Pfenniger avec un sourire de bienvenue qui pourrait servir d&rsquo;affiche \u00e0 une prochaine campagne.<\/p>\n<p>Une transparence qui s&rsquo;explique peut-\u00eatre aussi par les chiffres en question, qui sont plut\u00f4t encourageants. Le groupe a cr\u00e9\u00e9 385 emplois et a r\u00e9alis\u00e9 une croissance de 165% sur les dix derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Le secteur des brosses (dents, m\u00e9nages, cheveux), qui repr\u00e9sente les deux-tiers de l&rsquo;activit\u00e9, a doubl\u00e9 sur la p\u00e9riode. En appoint, le groupe s&rsquo;occupe aussi de distribution d&rsquo;\u00e9lectrom\u00e9nager (s\u00e8che-cheveux, aspirateurs, robots de cuisine, etc.) et d&rsquo;accessoires de mode (lunettes, pinces \u00e0 cheveux, etc.).<\/p>\n<p>Mais le coeur du business reste bien s\u00fbr les brosses \u00e0 dents, dont la vente repr\u00e9sente environ 100 millions sur les 167 millions de francs de chiffre d&rsquo;affaires annuel. Elles sont con\u00e7ues et dessin\u00e9es sur ordinateur, dans un centre de recherche situ\u00e9 au centre du village. Derni\u00e8re brosse en date, la SonicPower &#8212; un joyau technologique comprenant un micromoteur &#8212; permet, assure Adrian Pfenniger, de mieux nettoyer les dents sans agresser la gencive (lire ci-apr\u00e8s).<\/p>\n<p>La production s&rsquo;effectue sur deux autres sites: l&rsquo;un o\u00f9 s&rsquo;effectue le moulage des manches en plastique, l&rsquo;autre pour l&rsquo;assemblage (poils) et l&#8217;emballage. En 1998, une nouvelle usine a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e: architecture \u00e9colo-moderne plut\u00f4t r\u00e9ussie, chauffage solaire sur le toit et \u00e9clairage naturel gr\u00e2ce \u00e0 de grandes baies vitr\u00e9es. Dix millions de francs investis pour doubler la surface de production. \u00abOn pensait \u00eatre bon pour vingt ans, mais pour suivre la croissance nous devons d\u00e9j\u00e0 agrandir\u00bb, poursuit le directeur en montrant le chantier.<\/p>\n<p>Actuellement, 800 000 brosses \u00e0 dents sortent de chez Trisa chaque jour ouvrable. Seul un tiers de cette production portera cependant le logo de l&rsquo;entreprise suisse. Environ 20% seront vendus sans label, \u00e0 des cha\u00eenes de supermarch\u00e9s europ\u00e9ennes comme Coop.<\/p>\n<p>Le gros morceau, soit la moiti\u00e9 de la production, sera commercialis\u00e9 sous le nom de grandes marques comme Signal (groupe Unilever) ou Colgate, deux des plus importants clients du fabricant suisse.<\/p>\n<p>\u00abC&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;originalit\u00e9 de notre mod\u00e8le. Nous sommes concurrents des grands groupes avec notre marque, mais ce sont aussi nos clients: nous entretenons des relations commerciales tr\u00e8s anciennes avec Colgate et Unilever.\u00bb<\/p>\n<p>Ces groupes, qui poss\u00e8dent d&rsquo;importantes capacit\u00e9s propres, sous-traitent une partie de leur production en Suisse. \u00abNous fabriquons des produits complexes qui n\u00e9cessitent d&rsquo;importants investissements en d\u00e9veloppement. En travaillant avec nous pour mettre au point de nouveaux produits, les grands groupes r\u00e9duisent les co\u00fbts. Nous leur servons de laboratoire. Ce mod\u00e8le original est possible gr\u00e2ce au lien de profonde confiance mutuelle que nous entretenons depuis longtemps avec Unilever et Colgate.\u00bb<\/p>\n<p>Cornelia Buchenwalder, porte-parole d&rsquo;Unilever, confirme: \u00abEn restant \u00e0 l&rsquo;avant-garde de la technologie et en proposant un bon rapport qualit\u00e9-prix, Trisa pourra continuer de jouer ce r\u00f4le de producteur pour des multinationales comme la n\u00f4tre.\u00bb<\/p>\n<p>Beaucoup plus petite, la marque Trisa se bat cependant dans une autre cat\u00e9gorie, avec une fraction du budget marketing des cinq g\u00e9ants que sont Procter&#038;Gamble-Gillette (en voie de fusion avec les marques Oral-B et Crest), Colgate, Unilever, Johnson&#038;Johnson (Reach) et Glaxo (Aquafresh).<\/p>\n<p>Trisa a cependant r\u00e9ussi \u00e0 se forger un nom qui gagne des parts de march\u00e9. En Suisse, la marque est connue de longue date, notamment gr\u00e2ce \u00e0 ses publicit\u00e9s t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es. C&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;exportation qu&rsquo;elle d\u00e9veloppe son image de marque. \u00abNous b\u00e9n\u00e9ficions de la r\u00e9putation suisse en mati\u00e8re d&rsquo;hygi\u00e8ne et de propret\u00e9, tr\u00e8s importante pour un produit que l&rsquo;on met dans sa bouche. Au Japon et au Moyen-Orient, le label Swiss Made joue beaucoup en notre faveur.\u00bb<\/p>\n<p>A part Kambly, Ricola, Henniez ou Victorinox, il n&rsquo;y a plus beaucoup de petites entreprises familiales suisses actives dans les produits de consommation courante, et ce n&rsquo;est pas un hasard. Les autres font partie de grandes multinationales qui, sauf dans l&rsquo;horlogerie, d\u00e9localisent g\u00e9n\u00e9ralement tout ou partie de leur production dans les pays de l&rsquo;Est, en Am\u00e9rique du Sud ou en Asie. La Chine, d&rsquo;ailleurs, est devenue le plus grand producteur de brosses \u00e0 dents du monde, depuis que Colgate et Gillette y ont install\u00e9 leurs usines.<\/p>\n<p>Alors, comment rivaliser? \u00abPremi\u00e8rement gr\u00e2ce \u00e0 la technologie, r\u00e9pond Adrian Pfenniger. Nous avons mis en place une automatisation extr\u00eame: une manipulation qui fait intervenir dix ouvriers dans une usine chinoise n&rsquo;en n\u00e9cessite qu&rsquo;un seul \u00e0 Triengen.\u00bb<\/p>\n<p>Mais avec un salaire moyen de 5300 francs sur 13 mois, l&rsquo;ouvrier Trisa co\u00fbte trente fois plus cher que le Chinois. L&rsquo;automatisation ne suffit donc pas. \u00abNous gagnons aussi gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;innovation. Une brosse \u00e0 dents d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec un mod\u00e8le d&rsquo;il y a dix ans. La forme de la t\u00eate, la topographie des poils et les mat\u00e9riaux \u00e9voluent sans cesse.\u00bb<\/p>\n<p>En commercialisant constamment de nouveaux produits, Trisa devance ses concurrents et se positionne dans le haut de gamme. \u00abChaque ann\u00e9e, nous lan\u00e7ons entre cinq et dix innovations et nous d\u00e9posons une vingtaine de brevets. Nous avons actuellement une quarantaine de projets en cours. Aujourd&rsquo;hui, 28% de notre chiffre proviennent de produits qui ont moins de 3 ans, contre seulement 7% en 1989. C&rsquo;est clair, le march\u00e9 s&rsquo;adapte vite et nous devons constamment sortir de nouveaux mod\u00e8les et de nouveaux produits. Sans parler de la mode: nous nous inspirons du look des snowboards, de l&rsquo;architecture ou des prototypes automobiles pour que le design de nos brosses reste d&rsquo;avant-garde.\u00bb<\/p>\n<p>La d\u00e9localisation n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e: \u00abCe n&rsquo;est pas une option pour nous: toutes nos comp\u00e9tences sont en Suisse et notre force vient de la performance de nos employ\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>Pour les conserver, Trisa a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;une des premi\u00e8res entreprises en Europe \u00e0 introduire la participation aux b\u00e9n\u00e9fices, ce qui valut dans les ann\u00e9es soixante au p\u00e8re Pfenniger le sobriquet de \u00abCommuniste du Surental\u00bb. Tous les employ\u00e9s sont par ailleurs actionnaires, et \u00e9lisent la moiti\u00e9 des membres du conseil d&rsquo;administration.<\/p>\n<p>Des m\u00e9thodes \u00abam\u00e9ricaines\u00bb que l&rsquo;on retrouve aussi dans ce que l&rsquo;entreprise baptise le \u00abTrisaSpirit\u00bb, une liste de guidelines que les employ\u00e9s signent. Elles ne forcent \u00e0 rien mais encouragent le personnel \u00e0 s&rsquo;engager, tout en favorisant le dialogue et les nouvelles id\u00e9es. \u00abCela part d&rsquo;un constat simple: les gens travaillent mieux quand ils aiment leur boulot. C&rsquo;est ainsi que nous b\u00e2tissons depuis longtemps la culture Trisa, que je consid\u00e8re comme fondamentale pour le succ\u00e8s de l&rsquo;entreprise. Car un Chinois peut copier une brosse \u00e0 dents, mais il ne peut pas copier une culture.\u00bb<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<font size=2><b>SonicPower, la revanche \u00e9lectrique<\/b><\/p>\n<p>Elle ressemble \u00e0 une brosse \u00e0 dent conventionnelle, mais ce joyau technologique int\u00e8gre un minuscule moteur plac\u00e9 dans la t\u00eate. C\u2019est la SonicPower, le fleuron de Trisa lanc\u00e9 en automne dernier. \u00abIl nous a fallu quatre ans de recherche pour la d\u00e9velopper, explique Adrian Pfenniger, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de Trisa. Gr\u00e2ce \u00e0 de tr\u00e8s petits mouvements de gauche \u00e0 droite, cette brosse nettoie 50% mieux les dents, c\u2019est prouv\u00e9, sans agresser la gencive. Le plus complexe consiste \u00e0 int\u00e9grer le moteur dans la t\u00eate car le moulage du plastique fait intervenir une presse qui risque de d\u00e9truire le m\u00e9canisme.\u00bb Le moteur est aliment\u00e9 par un accu rechargeable plac\u00e9 dans le manche.<\/p>\n<p>Un peu comme pour la Swatch, Trisa a r\u00e9ussi \u00e0 mettre au point une technologie performante qui permet de produire \u00e0 bon march\u00e9: la SonicPower co\u00fbte moins de 30 francs, ce qui la rend mondialement comp\u00e9titive: \u00abIl existe des brosses rotatives dans cette cat\u00e9gorie, mais nous sommes les premiers au monde \u00e0 proposer ce mouvement \u00e0 un prix si comp\u00e9titif.\u00bb Trisa compte \u00e9couler 200&rsquo;000 SonicPower en Suisse cette ann\u00e9e, et d\u00e9velopper les march\u00e9s europ\u00e9ens.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<\/p>\n<table border=\"1\" cellpadding=\"2\" cellspacing=\"2\" width=\"310\">\n<tr>\n<td colspan=\"2\" bgcolor=\"#ffffc5\">\n<p><font size=\"2\"><b>Nombre de brosses \u00e0 dent utilis\u00e9es par personne et par an dans le monde:<\/b> <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><font size=\"2\">Turquie<\/font><\/td>\n<td align=\"center\">\n<p><font size=\"2\">0,3 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffc5\"><font size=\"2\">Espagne<\/font><\/td>\n<td align=\"center\" bgcolor=\"#ffffc5\">\n<p><font size=\"2\">0,5 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><font size=\"2\">Arabie Saoudite<\/font><\/td>\n<td align=\"center\">\n<p><font size=\"2\">0,5 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffc5\"><font size=\"2\">Pologne<\/font><\/td>\n<td align=\"center\" bgcolor=\"#ffffc5\">\n<p><font size=\"2\">0.7<\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><font size=\"2\">France<\/font><\/td>\n<td align=\"center\">\n<p><font size=\"2\">1,2 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffc5\"><font size=\"2\">Indon\u00e9sie<\/font><\/td>\n<td align=\"center\" bgcolor=\"#ffffc5\">\n<p><font size=\"2\">1,3 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><font size=\"2\">Grande Bretagne<\/font><\/td>\n<td align=\"center\">\n<p><font size=\"2\">1,5 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffc5\"><font size=\"2\">Italie<\/font><\/td>\n<td align=\"center\" bgcolor=\"#ffffc5\">\n<p><font size=\"2\">1,5 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><font size=\"2\">Allemagne<\/font><\/td>\n<td align=\"center\">\n<p><font size=\"2\">2,0 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffc5\"><font size=\"2\">Su\u00e8de<\/font><\/td>\n<td align=\"center\" bgcolor=\"#ffffc5\">\n<p><font size=\"2\">2,5 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><font size=\"2\">Suisse<\/font><\/td>\n<td align=\"center\"><font size=\"2\"> 2,5<\/font><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td bgcolor=\"#ffffc5\"><font size=\"2\">Japon<\/font><\/td>\n<td align=\"center\" bgcolor=\"#ffffc5\">\n<p><font size=\"2\">2,8 <\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"2\">\n<p><font size=\"1\">Les importantes diff\u00e9rences entre les pays en mati\u00e8re d&rsquo;hygi\u00e8ne buccale s&rsquo;expliquent en partie culturellement, mais surtout par les campagnes de pr\u00e9vention men\u00e9e par les gouvernements. Le potentiel de croissance du march\u00e9 est \u00e9norme: une campagne de pr\u00e9vention en Espagne pourrait doubler, voire tripler les ventes \u00e0 moyen terme. Trisa estime que d&rsquo;ici \u00e0 2010, le march\u00e9 europ\u00e9en atteindra 1,5 milliards de brosses \u00e0 dent par an, contre 900 millions aujourd&rsquo;hui. Trisa exporte 97% de sa production de brosses \u00e0 dent mais r\u00e9alise environ 25% de son chiffre d&rsquo;affaires en Suisse. L&rsquo;Europe (hors Suisse) repr\u00e9sente plus de la moiti\u00e9 des ventes. Trisa est par ailleurs leader du march\u00e9 au Moyen-Orient et d\u00e9veloppe sa pr\u00e9sence en Asie. (Source: Trisa)<\/font><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;entreprise produit \u00e0 Lucerne 200 millions de brosses \u00e0 dents par an, et n&rsquo;envisage nullement de d\u00e9localiser. Comment fait-elle? Je suis all\u00e9 voir.<\/p>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-1792","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1792","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1792"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1792\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1792"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1792"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1792"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}