



{"id":1788,"date":"2005-03-07T00:00:00","date_gmt":"2005-03-06T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1788"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"voyage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1788","title":{"rendered":"Le guide branch\u00e9 de Prague"},"content":{"rendered":"<p>Vlastislav Hofman et Olgoj Chorchoj ne se sont jamais crois\u00e9s.<\/p>\n<p>Le premier, grand ma\u00eetre du cubisme tch\u00e8que, a illumin\u00e9 les ann\u00e9es dix du si\u00e8cle dernier par l\u2019inventivit\u00e9 de ses formes. Son service \u00e0 caf\u00e9 noir et blanc en porcelaine a r\u00e9volutionn\u00e9 le design \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 on l&rsquo;appelait encore art plastique. Ses \u0153uvres sont actuellement expos\u00e9es dans l\u2019une des salles d\u2019exposition de la Maison Municipale (Obecn\u00ed Dum) de Prague, fameux b\u00e2timent Art Nouveau d\u00e9cor\u00e9 par les fresques d\u2019Alfons Mucha qui mythifient l\u2019\u00e9pop\u00e9e slave.<\/p>\n<p>Le second est un animal fantomatique du d\u00e9sert de Gobi, probablement contemporain du yeti, en tous les cas aussi discret que ce dernier. Aucun rapport? Aucun, absolument.<\/p>\n<p>Sauf qu\u2019Olgoj Chorchoj est le nom du collectif de designers tch\u00e8ques dont tout le monde parle ces jours dans la R\u00e9publique, et bient\u00f4t au-del\u00e0 des fronti\u00e8res. Depuis qu\u2019ils ont lanc\u00e9 leur bo\u00eete \u00e0 id\u00e9es au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, Jan Nemecek et Michal Fronek ont peu \u00e0 peu redonn\u00e9 ses lettres de noblesses \u00e0 la grande tradition tch\u00e8que des arts plastiques, qui s\u2019\u00e9tait dissoute dans le communisme et ses aberrations architecturales.<\/p>\n<p>Disciples de Borek Sipek, pape du design pragois charg\u00e9 par V\u00e1clav Havel du r\u00e9am\u00e9nagement de certaines pi\u00e8ces du Ch\u00e2teau, les Olgoj Chorchoj ont une grande passion: le verre de Boh\u00eame, souffl\u00e9 depuis des si\u00e8cles dans les manufactures du pays. Normalement, le r\u00e9sultat est assez convenu: des verres \u00e0 pied tarabiscot\u00e9s, ultra-classiques, qui p\u00e8sent une tonne la pi\u00e8ce&#8230;<\/p>\n<p>\u00abLe savoir-faire a toujours exist\u00e9, dit Jan Nemecek, dans son atelier-verri\u00e8re sur l\u2019\u00eele de Liben, dans un m\u00e9andre de la Vltava. Mais il est vrai que les objets fabriqu\u00e9s restent d\u2019un conventionnel affligeant. Nous avons voulu faire entrer le verre tch\u00e8que dans la modernit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat est assez s\u00e9duisant: des chandeliers g\u00e9ants transparents aux tubulures parfaites, parfois coud\u00e9s &#8212; mais les soudures sont invisibles, un exploit. L\u2019autre obsession d\u2019Olgoj Chorchoj, ce sont les casse-noisettes. Chaque ann\u00e9e, le collectif imagine une nouvelle version de l\u2019objet, distribu\u00e9 aux valeureux laur\u00e9ats des Oscars tch\u00e8ques de la publicit\u00e9. L\u2019engin n\u2019est pas commercialis\u00e9, car il y a peu de noisettes dans le pays.<\/p>\n<p>Ainsi va Prague, \u00e0 cheval entre deux \u00e9poques, suspendue au souvenir pluris\u00e9culaire d\u2019une gloire architecturale et artistique qu\u2019elle est en passe de r\u00e9inventer.<\/p>\n<p>Ville-mus\u00e9e, dont le centre historique tout entier est class\u00e9 au Patrimoine mondial de l\u2019Unesco, la capitale tch\u00e8que n\u2019est pas Venise, malgr\u00e9 les bataillons de touristes qui s\u2019abattent sur elle par essaims, toujours plus nombreux depuis que les compagnies a\u00e9riennes low-cost en ont fait leur destination pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e en Europe centrale. Non, Prague n\u2019est pas une cit\u00e9 p\u00e9trifi\u00e9e dans sa magnificence pass\u00e9e, au charme d\u00e9cati et d\u00e9suet.<\/p>\n<p>Elle est un organisme vivant, qui se dote progressivement de r\u00e9alisations neuves et audacieuses. Au milieu des ann\u00e9es 1990, le premier b\u00e2timent \u00e0 avoir d\u00e9fray\u00e9 la chronique est la \u00abTancicky Dum\u00bb (\u00abLa Maison qui danse\u00bb), de l\u2019architecte californien Frank Gehry, associ\u00e9 au serbe Vlado Milunic. Leur immeuble courbe, contorsionn\u00e9, semble sur le point de rompre. Ses concepteurs l\u2019ont surnomm\u00e9 \u00abGinger et Fred\u00bb en r\u00e9f\u00e9rence au couple de danseurs, parce que les deux parties qui le composent semblent enlac\u00e9es dans un pas de tango.<\/p>\n<p>Le d\u00e9bat avait alors \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s vif: peut-on, \u00e0 Prague, construire du neuf? Ose-t-on commettre le p\u00each\u00e9 capital du geste architectural dans un environnement urbanistique unique au monde? Comment associer les splendeurs romanes, gothiques, renaissance, baroques, Art Nouveau (sous sa version S\u00e9cession Pragoise) au risque de l\u2019esth\u00e9tique 2000? Dix ans plus tard, le d\u00e9bat est tranch\u00e9: on ose.<\/p>\n<p>Ainsi, Jean Nouvel a-t-il commis, voici quelques ann\u00e9es, un centre commercial  g\u00e9ant et futuriste (hypermarch\u00e9 Carrefour, 14 salles de cin\u00e9ma en multiplex, parking) dans le quartier de Smichov, sur la rive gauche de la Vltava. Le complexe, baptis\u00e9 Andel (\u00abAnge\u00bb), du nom de la station de m\u00e9tro situ\u00e9e dans ses entrailles, est plut\u00f4t r\u00e9ussi. <\/p>\n<p>M\u00eame s\u2019il a fait exploser le prix du m\u00e8tre carr\u00e9 dans ce quartier autrefois tr\u00e8s populaire, rempli de vieilles tavernes o\u00f9 la mousse locale &#8212; la brasserie Staropramen est \u00e0 deux pas &#8212; ne co\u00fbte toujours que 70 centimes la choppe d\u2019un demi-litre. Ce serait encore moins cher pour un verre plus petit, mais ceux-ci n\u2019existent pas en pays tch\u00e8que, dont les citoyens sont champions du monde de la consommation de houblon.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de Prague 7, quartier de Holesovice, le mus\u00e9e d\u2019art moderne m\u00e9rite le d\u00e9tour lui aussi. Enti\u00e8rement retap\u00e9 en 1997, le Veletrzn\u00ed Pal\u00e1c est un naviral-amiral de l\u2019architecture fonctionnaliste en vogue dans les ann\u00e9es 1930. Grand quadrilat\u00e8re \u00e9pur\u00e9, aux fen\u00eatres carr\u00e9es align\u00e9es au cordeau, il offre un atrium d\u2019une exceptionnelle luminosit\u00e9, sur lequel s\u2019ouvrent six coursives dot\u00e9es de bastingages en teck.<\/p>\n<p>Les expositions permanentes abritent quelques perles, comme les tableaux du peintre cubiste Josef Capek, o\u00f9 les plans des maisons cubistes de Josef Chochol, dont la plus c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9alisation (un b\u00e2timent d\u2019habitation) se dresse rue Neklanov\u00e1, au sud de la ville, en contrebas de la Colline de Vysehrad, o\u00f9 est enterr\u00e9 le compositeur Anton Dvorak, l\u2019homme de la Symphonie No. 9, dite \u00abDu Nouveau Monde\u00bb.<\/p>\n<p>On trouve aussi, Veletrzn\u00ed Pal\u00e1c, quelques \u0153uvres de Roy Liechtenstein, et des expositions temporaires o\u00f9 se manifestent les pr\u00e9misses du renouveau pictural tch\u00e8que, en parall\u00e8le \u00e0 la vivacit\u00e9 de la sc\u00e8ne du design.<\/p>\n<p>Revenons \u00e0 Star\u00e9 Mesto (la Vieille Ville), \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la Staromestk\u00e9 N\u00e1mest\u00ed (Place de la Vieille Ville). Ici, la rue Dlouh\u00e1 est devenue en deux temps trois mouvements, l\u2019art\u00e8re la plus tendance de la ville. Elle commence du c\u00f4t\u00e9 de la Synagogue Espagnole, pour se terminer sur la rue Revolucn\u00ed.<\/p>\n<p>Au 33, le <a href=http:\/\/www.roxy.cz target=_blank class=std>Roxy Club<\/a> est un club cultissime, qui accueille r\u00e9guli\u00e8rement des groupes pop s\u00e9duits par la petite taille du lieu. Les derniers mois se sont fait assez \u00ablounge\u00bb (Air a jou\u00e9 ici \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2004). Au No. 13, s\u2019est install\u00e9 le salon de coiffure londonien Toni and Guy, tr\u00e8s hip, tr\u00e8s cher. Au 30, le restaurant <a href=http:\/\/www.laryfary.cz target=_blank class=std>Lary Fary<\/a> est aussi pr\u00e9tentieux que fr\u00e9quent\u00e9 par de jolis people.<\/p>\n<p>Au 7, la cr\u00e9atrice de mode <a href=http:\/\/www.klaranademlynska.cz target=_blank class=std>Klara Nademlynska<\/a> tient boutique. Le d\u00e9cor ultraminimaliste de son enseigne a \u00e9t\u00e9 dessin\u00e9 par Olgoj Chorchoj, comme celui du restaurant branch\u00e9 Dynamo, un vaisseau glac\u00e9 vert d\u2019eau encens\u00e9 par Wallpaper. Il est situ\u00e9 non loin de la Karlovo N\u00e1mest\u00ed, o\u00f9 l\u2019on jettera, tout juste en contrebas, un coup d\u2019\u0153il int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 l\u2019escalier baroque fabuleux de l\u2019Eglise Saint-Jean N\u00e9pomuc\u00e8ne.<\/p>\n<p>A propos de baroque, et pour terminer, il serait idiot de pr\u00e9tendre visiter Prague, encore plus de proclamer l\u2019aimer, sans une pr\u00e9dilection particuli\u00e8re pour ce style explosif et politique. Politique? Politique oui: l\u2019immense popularit\u00e9 de la r\u00e9forme luth\u00e9rienne (incarn\u00e9e par Jan Hus et ses hussites de Boh\u00eame) provoqua la guerre de religion qui se termina par la victoire catholique autrichienne de la Montagne-Blanche en 1620, tout \u00e0-c\u00f4t\u00e9 de Prague. S\u2019ensuivit la Contre-R\u00e9forme, le tour de vis papal sur tout le continent, et l\u2019\u00e9rection d\u2019\u00e9glises toujours plus folles, toujours plus belles, toujours plus extatiques, toujours plus ch\u00e8res.<\/p>\n<p>Un th\u00e9\u00e2tre d\u2019emphase, un statement politique sur le triomphe du sabre et du goupillon, traduit par exemple par les puissantes statues qui ornent le c\u0153ur de l\u2019Eglise Saint-Nicolas de Mal\u00e1 Stran\u00e1 con\u00e7ue par le grand ma\u00eetre du baroque de Boh\u00eame, Kilian Ignaz Dienzenhofer.<\/p>\n<p>L\u00e0, Saint-Adalbert, un \u00e9v\u00eaque en faux marbre (du bois en trompe-l\u2019\u0153il) de cinq bons m\u00e8tres de haut, y terrasse un h\u00e9r\u00e9tique en lui transpercant la bo\u00eete cr\u00e2nienne d\u2019un coup de crosse \u00e9piscopale d\u00e9finitif. Les soyeuses ondulations des murs pastels de la nef permettent une heureuse respiration apr\u00e8s ce spectacle saisissant de r\u00e9alisme.<\/p>\n<p>Assez parl\u00e9, direz-vous. Il est temps de dormir, voire mieux si entente. A c\u00f4t\u00e9 de la rue Dlouha, un nouvel \u00e9tablissement a surgi fin 2002, entre deux facades, baroques comme il se doit.<\/p>\n<p><a href=http:\/\/www.hoteljosef.com target=_blank class=std>L\u2019Hotel Josef<\/a> est le seul \u00e9tablissement pragois \u00e0 figurer dans le club des \u00abdesign hotels\u00bb europ\u00e9ens. Temple du minimalisme \u00e9pur\u00e9, il \u00e9gaie le blanc cass\u00e9 de ses murs par quelques taches vives de rose ou d\u2019orange. ll est l\u2019\u0153uvre de Eva Jiricna, architecte anglaise d\u2019origine tch\u00e8que, grand nom international du style high-tech, \u00e0 qui on doit la nouvelle Orangerie du Ch\u00e2teau et une collection de magasins luxueux \u00e0 New York et Londres. Les balcons de plainpied des chambres du septi\u00e8me et huiti\u00e8me \u00e9tage offrent une vue magnifique sur les toits en tuiles rouges de la Vieille Ville. Avec un peu de bonne volont\u00e9, on aper\u00e7oit m\u00eame le clocher de Saint-Joseph en prenant son bain dans une baignoire transparente. <\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n<font size=2><b>Dormir<\/b><\/p>\n<p><a href=http:\/\/www.hoteljosef.com target=_blank class=std>Hotel Josef<\/a><br \/>\nRybn\u00e1 20, Prague 1<br \/>\nTel +420 2 21 70 09 01<br \/>\nFax +420 2 21 70 09 99<\/p>\n<p><b>Manger<\/b><\/p>\n<p><a href=http:\/\/www.pallfy.cz target=_blank class=std>P\u00e1lffy Pal\u00e1c<\/a><br \/>\nValdstejnsk\u00e1 14, Prague 1 (Mala Strana)<br \/>\nTel +420 2 57 53 05 22<\/p>\n<p>Magnifique salle, situ\u00e9e dans un vieux palais baroque qui abrite encore une partie du Conservatoire. Cuisine inventive, sorte de \u00abfusion food\u00bb Mitteleuropa o\u00f9 l\u2019ail et le safran se rencontrent sur une c\u00f4te d\u2019agneau. On y boit d\u2019excellents vins locaux, comme le Frankovka (rouge) de Moravie qui s\u2019est tellement  am\u00e9lior\u00e9 depuis dix ans qu\u2019il a fait oublier qu\u2019il caracola, autrefois&#8230; en t\u00eate du classement des piquettes vinaigr\u00e9es.<\/p>\n<p>Compter environ 1500 couronnes tch\u00e8ques par personne (50 euros), vins compris. Cartes de cr\u00e9dit accept\u00e9es.<\/p>\n<p><b>Voir<\/b><\/p>\n<p><a href=http:\/\/www.olgojchorchoj.cz target=_blank class=std>Olgoj Chorchoj<\/a><br \/>\nIndustrial design + architecture<br \/>\nLibensky Ostrov 1555, Prague 8<br \/>\nTel +420 2 84 81 14 30<br \/>\nFax +420 2 84 81 14 31<\/p>\n<p><b>Quelques liens:<\/b><\/p>\n<p>Le site de la <a href=http:\/\/www.obecni-dum.cz target=_blank class=std>Maison Municipale<\/a>, abritant restaurant, bars, salles d\u2019expositions et de concert, le tout dans un b\u00e2timent Art Nouveau dont l\u2019architecture m\u00e9rite contemplation.<\/p>\n<p><a href=http:\/\/www.designblok.cz target=_blank class=std>Portail d\u2019entr\u00e9e<\/a> pour le meilleur du design tch\u00e8que contemporain (festival annuel en octobre)<\/font><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nSerge Enderlin, journaliste, est responsable de la rubrique internationale du quotidien Le Temps, \u00e0 Gen\u00e8ve. Reporter, il a r\u00e9cemment publi\u00e9 \u00ab<a href=http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2020604906\/largeurcom08 target=_blank class=std>Un monde de brut<\/a>\u00bb, aux \u00e9ditions du Seuil, avec Serge Michel et Paolo Woods.<br \/>\nPendant 5 ans, Serge Enderlin a \u00e9t\u00e9 correspondant \u00e0 Prague pour diff\u00e9rents titres francophones, dont Lib\u00e9ration et Le Nouveau Quotidien.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nUne version de cet article est parue dans le magazine BabooTime du mois de mars.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ville-mus\u00e9e class\u00e9e au patrimoine mondial, Prague est aussi un organisme vivant, qui se dote progressivement de r\u00e9alisations neuves et audacieuses. Visite de la capitale tch\u00e8que (et europ\u00e9enne) du design.<\/p>\n","protected":false},"author":18736,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-1788","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1788","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18736"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1788"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1788\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1788"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1788"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1788"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}