


{"id":15846,"date":"2025-08-31T16:00:59","date_gmt":"2025-08-31T14:00:59","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=15846"},"modified":"2025-08-29T18:46:05","modified_gmt":"2025-08-29T16:46:05","slug":"symbiose","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=15846","title":{"rendered":"\u00abNous utilisons tout ce que la nature nous offre\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>\u00abNous nous occupons du march\u00e9 de l\u00e9gumes tous les samedis matins \u00e0 Tavannes. \u00c0 la fin de la journ\u00e9e, il y a des invendus dont personne ne veut: ni les restaurants de la r\u00e9gion, ni les fondations que nous avons contact\u00e9es. Nous avons eu l\u2019id\u00e9e d\u2019en faire un bouillon pour \u00e9viter de jeter les aliments.\u00bb Le projet de Liliane Engelmann, la m\u00e8re, et de Sandrine Luginb\u00fchl, la fille, prend racine dans ce souci presque visc\u00e9ral de ne pas gaspiller. Une valeur \u00e9galement au c\u0153ur de leur boutique au centre de Tavannes qui vend notamment des aliments en vrac.<\/p>\n<h4><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Un bouillon en circuit court<\/strong>\u00a0<\/span><\/h4>\n<p>Au d\u00e9part, la confection est sommaire. Les deux femmes font s\u00e9cher les l\u00e9gumes avec les moyens du bord. \u00abNous avons commenc\u00e9 avec un simple s\u00e9choir \u00e0 grilles pour tester le bouillon, explique Liliane Engelmann. Mais nous avons tr\u00e8s vite compris que ce ne serait pas suffisant et que \u00e7a utiliserait beaucoup trop d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Alors nous avons achet\u00e9 un d\u00e9shydrateur \u00e0 basse temp\u00e9rature qui conserve les vitamines et les nutriments. Nous avons aussi test\u00e9 les go\u00fbts et les dosages des l\u00e9gumes s\u00e9ch\u00e9s. Les choux, par exemple, ce n\u2019est pas terrible\u00bb, rigole Liliane. Au fur et \u00e0 mesure que la recette se perfectionne et que la m\u00e9thode s\u2019affine, la r\u00e9colte de l\u00e9gumes se professionnalise. \u00abDepuis que le bouillon a acquis de la notori\u00e9t\u00e9, nous avons \u00e9largi nos fournisseurs et faisons appel \u00e0 des mara\u00eechers locaux pour que le circuit soit court. Nous esp\u00e9rons obtenir le label Grand Chasseral.\u00bb Cette certification, d\u00e9livr\u00e9e par l\u2019OFEV, garantit que le produit est n\u00e9 et a \u00e9t\u00e9 travaill\u00e9 dans le Parc Chasseral.<\/p>\n<h4><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Une notori\u00e9t\u00e9 par hasard<\/strong>\u00a0<\/span><\/h4>\n<p>Un jour d\u2019\u00e9t\u00e9 2024 le duo d\u00e9cide de participer, \u00abpour rigoler\u00bb se souvient Sandrine, au Prix de l\u2019innovation Terroir Jura-R\u00e9gion. Leur projet se classe en seconde position. \u00abCe prix a tout chang\u00e9. Depuis, la demande ne cesse d\u2019augmenter. Nous ne nous y attendions pas.\u00bb Et sa m\u00e8re, de poursuivre: \u00abc\u2019est l\u00e0 qu\u2019on voit que d\u00e8s qu\u2019un produit est valoris\u00e9, \u00e7a cr\u00e9\u00e9 un tremplin. Mais c\u2019est aussi un d\u00e9fi. Nous avons d\u00fb acheter un deuxi\u00e8me four. Il nous en faudrait presque un troisi\u00e8me, mais ce ne serait pas rentable \u00e9cologiquement parce qu\u2019on d\u00e9penserait plus d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 que ce que la maison peut produire avec les panneaux solaires.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-15847\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/130825_7-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/130825_7-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/130825_7.jpg 468w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<h4><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Vivre pr\u00e8s de la nature<\/strong>\u00a0<\/span><\/h4>\n<p>Les deux femmes partagent cette sensibilit\u00e9 \u00e9cologique transmise par les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes. \u00abNous avions des mara\u00eechers dans la famille, nous avons toujours eu des jardins et ma maman cuisinait syst\u00e9matiquement les l\u00e9gumes en entier. Nous faisions des conserves pour ne rien jeter. C\u2019est la mani\u00e8re dont j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9duqu\u00e9e et que j\u2019ai essay\u00e9 de transmettre \u00e0 mes enfants, raconte Liliane. Nous ne nous verrions pas vivre en pleine ville. Nous profitons de la r\u00e9gion, nous allons en for\u00eat chercher l\u2019ail des ours et les champignons, nous utilisons tout ce que la nature nous offre.\u00bb<\/p>\n<h4><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Un bouillon pour changer le monde<\/strong><\/span><\/h4>\n<p>Ces valeurs d\u2019\u00e9cologie et de respect de la nature, Liliane et Sandrine les s\u00e8ment avec leur bouillon et esp\u00e8rent les faire rayonner aupr\u00e8s d\u2019autres personnes. \u00abIl y a encore tant de choses \u00e0 faire, songe Liliane. Des id\u00e9es, j\u2019en ai plein mais il faudrait des gens qui nous suivent, des \u00e9coles d\u2019ing\u00e9nieurs, des ressources financi\u00e8res. Nous ne pouvons pas changer le monde \u00e0 deux. D\u2019autres pourraient reprendre notre id\u00e9e ailleurs en Suisse. Ici, dans la r\u00e9gion du Jura bernois, le climat est rude, il y a peu de mara\u00eechers. Mais il y a tant de l\u00e9gumes qui sont gaspill\u00e9s ailleurs, il faudrait les r\u00e9colter et en faire quelque chose. Notre bouillon est un produit limit\u00e9. Nous ne pouvons pas alimenter toute la Suisse. Si d\u2019autres sont int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 le reproduire, nous sommes disponibles pour partager notre exp\u00e9rience.\u00bb<\/p>\n<hr \/>\n<h4 class=\"~text-3xl\/6xl font-bold\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Liliane Engelmann-Mi\u00e9ville<\/span><\/h4>\n<div class=\"prose bard text-white ~mt-4\/5 prose-p:leading-[140%] lg:prose-p:leading-[155%] prose-a:!text-green-400 prose-a:underline-offset-4 prose-strong:text-inherit\">\n<p>N\u00e9e en 1966 \u00e0 Lausanne, Liliane passe ses week-ends d\u2019enfance \u00e0 la ferme. Apr\u00e8s un apprentissage de t\u00e9l\u00e9phoniste, elle exerce plusieurs professions avant de reprendre, en 2012, le magasin Festishop. Elle ajoute en 2018 une section alimentaire bio. En 2022, elle lance le march\u00e9 aux l\u00e9gumes de Tavannes qui la m\u00e8nera \u00e0 l\u2019aventure du bouillon.<\/p>\n<h4 class=\"~text-3xl\/6xl font-bold\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sandrine Luginb\u00fchl-Engelmann<\/span><\/h4>\n<div class=\"prose bard text-white ~mt-4\/5 prose-p:leading-[140%] lg:prose-p:leading-[155%] prose-a:!text-green-400 prose-a:underline-offset-4 prose-strong:text-inherit\">\n<p>Sandrine na\u00eet en 1993 et grandit \u00e0 Reconvilier. Apr\u00e8s un apprentissage de coiffure, elle rejoint sa m\u00e8re \u00e0 Festishop en 2016 o\u00f9 elle est responsable de l\u2019alimentaire. Elle s\u2019engage aupr\u00e8s de Liliane dans le march\u00e9 de Tavannes, puis dans la production du bouillon qui leur vaudra la seconde place du Prix de l\u2019innovation.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Liliane Engelmann et Sandrine Luginb\u00fchl cr\u00e9ent un bouillon artisanal avec les l\u00e9gumes invendus \u00e0 Tavannes. M\u00e8re et fille partagent une boutique, un engagement \u00e9cologique et un attachement \u00e0 leur r\u00e9gion du Jura bernois. <\/p>\n","protected":false},"author":20338,"featured_media":15847,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1306],"class_list":["post-15846","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-environnement","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15846","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20338"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15846"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15846\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15848,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15846\/revisions\/15848"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15847"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15846"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15846"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15846"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}