



{"id":1580,"date":"2004-05-10T00:00:00","date_gmt":"2004-05-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1580"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=1580","title":{"rendered":"Cannes 2004, le monde en dix-huit films"},"content":{"rendered":"<p>Jean-Luc Godard avec \u00abNotre musique\u00bb, Quentin Tarantino avec \u00abKill Bill 2\u00bb, Abbas Kiarostami avec \u00abFive\u00bb ou Zhang Yimou avec \u00abFlying Daggers\u00bb sont parmi les quelques noms prestigieux de la s\u00e9lection officielle du 57e festival de Cannes. Pr\u00e9sent\u00e9s hors comp\u00e9tition, ils ne peuvent donc pas esp\u00e9rer figurer au palmar\u00e8s. <\/p>\n<p>De m\u00eame Pedro Almodovar et sa \u00abMauvaise \u00c9ducation\u00bb, magnifique film noir et \u00e2pre qui ouvre les feux de la manifestation. Avec ce drame semi autobiographique, le cin\u00e9aste madril\u00e8ne quitte le monde des femmes, par nature porteuses de vie, pour celui des hommes. Le film (sortie en Suisse le 12 mai), construit selon la logique des poup\u00e9es russes, raconte l\u2019histoire de deux gar\u00e7ons, Ignacio et Enrique, qui d\u00e9couvrent l\u2019amour, le cin\u00e9ma et la peur dans une \u00e9cole religieuse de la p\u00e9riode franquiste. C\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019un film espagnol fait l\u2019ouverture du festival de Cannes.<\/p>\n<p>A propos de la comp\u00e9tition, le pr\u00e9sident du jury, Quentin Tarantino, a pr\u00e9cis\u00e9 que la Palme d\u2019Or sera choisie selon des crit\u00e8res purement cin\u00e9matographiques. Aucune consid\u00e9ration politique ou strat\u00e9gique n\u2019interviendra dans le choix, a-t-il promis. Les dix-huit films suivants sont en comp\u00e9tition.<\/p>\n<p><b>1) \u00ab2046\u00bb de Wong Kar-Wai (Hongkong) <\/b><\/p>\n<p>Le film devait \u00eatre termin\u00e9 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque. Mais des difficult\u00e9s de production li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de pneumopathie l\u2019ont retard\u00e9 d\u2019un an. \u00ab2046\u00bb, film d\u2019anticipation tourn\u00e9 dans plusieurs pays d\u2019Asie, a \u00e9t\u00e9 commenc\u00e9 en m\u00eame temps et avec les m\u00eames acteurs que \u00abIn the mood for love\u00bb. Ma\u00eetre de l\u2019improvisation et du work in progress (ses sc\u00e9narios s\u2019\u00e9crivent souvent au montage), Wong Kar-Wai a l\u2019habitude de tout faire \u00e0 la derni\u00e8re minute et de \u00abd\u00e9couvrir\u00bb ses films seulement \u00e0 leur projection. \u00abJamais rien n\u2019est d\u00e9cid\u00e9, jamais rien n\u2019est termin\u00e9!\u00bb pourrait \u00eatre sa devise.<\/p>\n<p>On ne sait donc rien de \u00ab2046\u00bb sinon que son titre fait allusion aux cinquante ans durant lesquels la Chine a promis de ne pas changer le statut de Hong Kong. Projet ambitieux, forc\u00e9ment lyrique et post-moderne, \u00ab2046\u00bb devrait logiquement se retrouver au palmar\u00e8s. Et ce d\u2019autant plus que le cin\u00e9aste de \u00abChungking Express\u00bb a toute l\u2019admiration de Quentin Tarantino, qui l\u2019a distribu\u00e9 aux Etats-Unis<\/p>\n<p><b>2) \u00abClean\u00bb, d\u2019Olivier Assayas (France) <\/b><\/p>\n<p>Olivier Assayas, ancien critique aux Cahiers du Cin\u00e9ma, a d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 deux films en comp\u00e9tition: \u00abLes Destin\u00e9es sentimentales\u00bb et \u00abDemonlover.\u00bb Le r\u00e9alisateur d\u2019\u00abIrma Vep\u00bb est un des rares \u00e0 \u00e9chapper au syndrome du cin\u00e9ma fran\u00e7ais: l\u2019intimisme psychologique et a-historique. Ses films, souvent de genre et profond\u00e9ment contemporains, ont des ambitions internationales, autant dans les sujets trait\u00e9s (le sexe marchand, les technologies, la globalisation) que dans leur distribution.<\/p>\n<p>\u00abClean\u00bb raconte la r\u00e9surrection d\u2019une junkie entre Paris et les Etats-Unis. Maggie Cheung, compagne d\u2019Assayas et actrice f\u00e9tiche de Wong Kar Wa\u00ef (elle est aussi dans \u00ab2046\u00bb) double ses chances de remporter un prix d\u2019interpr\u00e9tation. B\u00e9atrice Dalle, Nick Nolte, Jeanne Balibar et Tricky monteront les marches pour le Fran\u00e7ais le plus palmable de la comp\u00e9tition.<\/p>\n<p><b>3) \u00abComme une image\u00bb, d\u2019Agn\u00e8s Jaoui (France) <\/b><\/p>\n<p>Le succ\u00e8s du \u00abGo\u00fbt des autres\u00bb, mais aussi sa fonction de porte-parole des intermittents, vaut \u00e0 la sc\u00e9nariste-actrice Agn\u00e8s Jaoui de se retrouver en comp\u00e9tition cannoise pour son deuxi\u00e8me film. \u00abComme une image\u00bb raconte l\u2019histoire d\u2019\u00eatres humains qui savent tr\u00e8s bien ce qu\u2019ils feraient s\u2019ils \u00e9taient \u00e0 la place des autres mais qui ne se d\u00e9brouillent pas tr\u00e8s bien \u00e0 la leur. On sait Agn\u00e8s Jaoui excellente dans la direction d\u2019acteurs. Son complice Jean-Pierre Bacri trouvera-t-il sur la Croisette un prix d\u2019interpr\u00e9tation? Ou faut-il miser sur une nouvelle venue: Marilou Berry, la fille de Josiane Balasko, dont c\u2019est le premier r\u00f4le \u00e0 l\u2019\u00e9cran?<\/p>\n<p><b>4) \u00abDiaros de Motocicleta\u00bb, de Walter Salles (Br\u00e9sil) <\/b><\/p>\n<p>Fils de banquier, Walter Salles, 48 ans, a grandi en France et aux Etats-Unis avant de s\u2019installer d\u00e9finitivement au Br\u00e9sil durant son adolescence. Documentariste \u00e0 la fin des ann\u00e9es 80, il passe \u00e0 la fiction en 1991. Mais la crise \u00e9conomique du pays met un frein \u00e0 sa carri\u00e8re. Walter Salles redevient documentariste pour le compte de la t\u00e9l\u00e9vision europ\u00e9enne tout en restant au Br\u00e9sil. \u00abCentral do Brasil\u00bb, roadmovie \u00e9mouvant d\u2019une vieille dame et d\u2019un petit gar\u00e7on, le consacre internationalement. Inspir\u00e9 de son documentaire \u00abSoccoro nobre\u00bb, le film est pr\u00e9texte \u00e0 d\u00e9noncer la mis\u00e8re de la population br\u00e9silienne.<\/p>\n<p>Avec \u00abDiaros de Motocicleta\u00bb, Walter Salles se penche sur un \u00e9pisode de la jeunesse de Che Guevara: son p\u00e9riple \u00e0 moto dans les montagnes sud-am\u00e9ricaines. Le r\u00f4le est tenu par Gael Garcia Bernal, \u00e9galement \u00e0 l\u2019affiche du film d\u2019Almodovar. Cannes devrait servir de tremplin \u00e0 celui que l\u2019on appelle le nouveau Tom Cruise hispanique.<\/p>\n<p><b>5) \u00abExils\u00bb, de Tony Gatlif (France) <\/b><\/p>\n<p>Gitan d\u2019origine andalouse, Tony Gatlif, 56 ans, d\u00e9barque \u00e0 Marseille en 1962 apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 son Alg\u00e9rie natale. Entre d\u00e9linquance et maison de redressement, il apprend \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire \u00e0 14 ans. Sa rencontre avec Michel Simon le pousse sur la sc\u00e8ne du TNP. <\/p>\n<p>Depuis 1975, Tony Gatlif a r\u00e9alis\u00e9 une quinzaine de films, dont son triptyque sur le peuple rom (\u00abLes Princes\u00bb, \u00abLatcho Drom\u00bb et \u00abGadjo Dilo\u00bb). Avec \u00abExils\u00bb, film sur l\u2019errance et la musique, le cin\u00e9aste naturaliste renoue avec sa terre natale, l\u2019Alg\u00e9rie. C\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019il est s\u00e9lectionn\u00e9 \u00e0 Cannes.<\/p>\n<p><b>6) \u00abFahrenheit 9\/11\u00bb, de Michael Moore (Canada) <\/b><\/p>\n<p>Ce sera l\u2019un des \u00e9v\u00e9nements cannois. Deux ans apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 prim\u00e9 pour \u00abBowling for Columbine\u00bb, Michael Moore revient en comp\u00e9tition avec un documentaire qui s\u2019annonce encore plus explosif: \u00abFahrenheit 9\/11\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abComment vivre aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001?\u00bb, se demande Michael Moore. Mais surtout, l\u2019Am\u00e9ricain qui d\u00e9sormais concourt sous la banni\u00e8re canadienne d\u00e9crit les relations de longue date entre le clan Ben Laden et la famille Bush. Film d\u2019intervention, \u00abFahrenheit 9\/11\u00bb est clairement un manifeste pour la non-r\u00e9\u00e9lection de George W. Bush.<\/p>\n<p><b>7) \u00abInnocence\u00bb, de Mamoru Oshii (Japon) <\/b><\/p>\n<p>Le talent de Mamoru Oshii explose aux yeux du monde en 1995 avec son film d\u2019animation, \u00abGhost in the Shell\u00bb. Techniquement \u00e9poustouflant avec ses d\u00e9cors futuristes et ses sc\u00e8nes d\u2019action explosives, le film n\u2019en d\u00e9daigne pas moins une certaine philosophie humaniste. Les fr\u00e8res Wachowski s\u2019inspireront de ce classique de l\u2019animation japonaise pour \u00abMatrix\u00bb. Mamoru poursuit son exploration des nouvelles technologies avec \u00abAvalon\u00bb, film en prises de vues r\u00e9elles, retouch\u00e9 \u00e0 plus de 75% par l\u2019ordinateur. Le jury cannois osera-t-il primer \u00abInnocence\u00bb, un manga SF annonc\u00e9 comme un chef-d&rsquo;\u0153uvre de l\u2019animation?<\/p>\n<p><b>8) \u00abLa femme est l\u2019avenir de l\u2019homme\u00bb, de Hong Sang-Soo (Cor\u00e9e du sud) <\/b><\/p>\n<p>Ses deux premiers films, \u00abLe jour o\u00f9 le cochon est tomb\u00e9 dans le puits\u00bb et \u00abLe Pouvoir de la province de Kangwon\u00bb, exposaient les limites de l\u2019amour adult\u00e8re. Son troisi\u00e8me, \u00abLa Vierge mise \u00e0 nu par ses pr\u00e9tendants\u00bb, qui raconte deux versions d\u2019une m\u00eame rencontre, lui a valu une reconnaissance internationale.<\/p>\n<p>Admirateur de Rohmer, C\u00e9zanne et Ozu, Hong Sang-Soo est consid\u00e9r\u00e9 comme le chef de file de la nouvelle vague cor\u00e9enne. Son cinqui\u00e8me long m\u00e9trage, \u00abLa Femme est l\u2019avenir de l\u2019homme\u00bb, inspir\u00e9 de la phrase d\u2019Aragon qu\u2019il dit ne pas comprendre, a \u00e9t\u00e9 coproduit par la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise MK2. Les Cahiers du Cin\u00e9ma viennent de consacrer une r\u00e9trospective parisienne \u00e0 cet auteur de 43 ans.<\/p>\n<p><b>9) \u00abLa Nina Santa\u00bb, Lucrecia Martel (Argentine) <\/b><\/p>\n<p>En invitant Lucrecia Martel en comp\u00e9tition, Cannes entend saluer l\u2019\u00e9mergence d\u2019un nouveau cin\u00e9ma latino-am\u00e9ricain. Tr\u00e8s remarqu\u00e9e des professionnels avec \u00abLa Cienaga\u00bb, la jeune Argentine devra se confronter \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du deuxi\u00e8me film &#8212; tout comme l\u2019autre femme de la comp\u00e9tition, Agn\u00e8s Jaoui. \u00abFilm-toupie\u00bb selon les \u00abCahiers du Cin\u00e9ma\u00bb, \u00abLa Nina Santa\u00bb a tout du film d\u2019auteur de grand standing: histoire complexe, mise en sc\u00e8ne s\u00fbre et finesse dans l\u2019analyse des personnages, soit un homme, une femme et la fille de celle-ci.<\/p>\n<p><b>10) \u00abLa Conseguenze dell\u2019amore\u00bb, de Paolo Sorrentino (Italie) <\/b><\/p>\n<p>C\u2019est une des inconnues de la comp\u00e9tition. Personne n\u2019a vu le film et peu de gens connaissent le nom de ce jeune r\u00e9alisateur italien, Paolo Sorrentino, tr\u00e8s talentueux, dit-on. Seul indice: son film n\u2019aurait aucun des d\u00e9fauts du cin\u00e9ma italien actuel, entendez exc\u00e8s de sentimentalit\u00e9 et mise en sc\u00e8ne plus t\u00e9l\u00e9visuelle que cin\u00e9matographique. A d\u00e9couvrir donc.<\/p>\n<p><b>11) \u00abNobody knows\u00bb, de Kore-Eda Hirokazu (Japon) <\/b><\/p>\n<p>Documentariste de formation, Kore-Eda Hirokazu, 42 ans, s\u2019attaque \u00e0 son premier film de fiction en 1995 avec \u00abMaborosi\u00bb, prim\u00e9 \u00e0 Venise. On dit le Japonais obs\u00e9d\u00e9 par toutes les questions li\u00e9es \u00e0 la m\u00e9moire. En 2001, il est en comp\u00e9tition cannoise avec \u00abDistance\u00bb, film \u00e9trange qui d\u00e9crit un groupe d\u2019adolescents dont les proches ont \u00e9t\u00e9 victimes du massacre collectif d\u2019une secte. Il revient cette ann\u00e9e avec \u00abNobody knows\u00bb qui traite de son sujet de pr\u00e9dilection: l\u2019impossible fiabilit\u00e9 du pass\u00e9. Hirokazu Kore-Eda est l\u2019un des deux Japonais de la comp\u00e9tition.<\/p>\n<p><b>12) \u00abOld boy\u00bb, de Park Chan-Wook (Cor\u00e9e du sud) <\/b><\/p>\n<p>Prim\u00e9 \u00e0 Deauville et \u00e0 Seattle en 2000, le thriller politique \u00abJoint security area\u00bb impose Park Cahn-Wook, 41 ans, comme un des cin\u00e9astes majeur du renouveau cor\u00e9en. Auparavant, il avait d\u00e9j\u00e0 tourn\u00e9 deux films de gangsters. Mais c\u2019est avec \u00abSympathy for Mr. Vengeance\u00bb, film noir et dense dont il a sign\u00e9 le sc\u00e9nario, qu\u2019il s\u2019impose sur le plan international. On admire sa bande son, ses lumi\u00e8res expressionnistes et son casting irr\u00e9prochable. \u00abOld boy\u00bb est son sixi\u00e8me film. Un polar, \u00e9videmment. Cin\u00e9phile passionn\u00e9 depuis l\u2019adolescence, Park Chan-Wook a \u00e9galement publi\u00e9 plusieurs essais critiques sur le cin\u00e9ma.<\/p>\n<p><b>13) \u00abShrek 2\u00bb, d\u2019Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon (Etats-Unis) <\/b><\/p>\n<p>Les aventures du g\u00e9ant vert et puant avaient r\u00e9joui la Croisette il y a deux ans, puis le public du monde entier. Cette suite, dont on a d\u00e9j\u00e0 vu plusieurs bandes annonces, sera-t-elle aussi insolente, salace et d\u00e9complex\u00e9e que le premier \u00e9pisode?<\/p>\n<p><b>14) \u00abThe Ladykillers\u00bb, de Joel et Ethan Coen (Etats-Unis) <\/b><\/p>\n<p>Remake du film avec Alec Guiness, \u00abLadykillers\u00bb vaut surtout pour la composition onctueuse de Tom Hanks en cerveau plein de tics d\u2019une bande de malfrats. Personnages con\u00e7us comme des h\u00e9ros de bande dessin\u00e9e (aucune psychologie, juste quelques gimmicks pour les identifier) et critique potache du sud des Etats-Unis, \u00abLadykillers\u00bb marque la limite des deux fr\u00e8res Coen, laur\u00e9ats de la Palme d\u2019Or en 1992 avec \u00abBarton Fink\u00bb. Amusant, certes, mais un peu vain.<\/p>\n<p><b>15) \u00abThe Life and Death of Peter Sellers\u00bb, de Stephen Hopkins (Etats-Unis) <\/b><\/p>\n<p>Film de t\u00e9l\u00e9vision ou de cin\u00e9ma? La question ne se pose plus depuis qu\u2019\u00abElephant\u00bb, produit par la cha\u00eene am\u00e9ricaine H.B.O., s\u2019est vu r\u00e9compenser l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re de la Palme d\u2019Or. C\u2019est la m\u00eame H.B.O qui est \u00e0 l\u2019origine de cette biographie du g\u00e9nial acteur Peter Sellers (la s\u00e9rie des \u00abPanth\u00e8res roses\u00bb, \u00abThe Party\u00bb ou \u00abDocteur Folamour\u00bb), r\u00e9alis\u00e9e par Stephen Hopkins, un des r\u00e9alisateurs de la s\u00e9rie culte \u00ab24 Heures chrono\u00bb.<\/p>\n<p><b>16) \u00abTropical malady\u00bb, de Apichatpong Weerasethakul (Tha\u00eflande) <\/b><\/p>\n<p>Coproduction franco-tha\u00eflandaise, \u00abTropical malady\u00bb se pr\u00e9sente comme la suite de \u00abBlissfully Yours\u00bb, ovni m\u00e9ditatif et extatique qui avait hypnotis\u00e9 ou agac\u00e9 les festivaliers en 2002. A peine \u00e2g\u00e9 de 34 ans, Apichatpong Weerasethakul, ex-\u00e9tudiant en architecture et auteur de plusieurs vid\u00e9os avant-gardistes, est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 la nouvelle mascotte des cin\u00e9philes. Comme chez Wong Kar-Wai, son cin\u00e9ma est moins narratif que po\u00e9tique, fond\u00e9 sur les rimes musicales et visuelles.<\/p>\n<p><b>17) \u00abLa vie est un miracle\u00bb, de Emir Kusturica (R\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rale de Yougoslavie et France) <\/b><\/p>\n<p>Deux fois laur\u00e9at d\u2019une Palme d\u2019Or (\u00abPapa est en voyage d\u2019affaires\u00bb et \u00abUnderground\u00bb), Emir Kusturica poursuit dans sa veine \u00abchagallienne\u00bb ou de \u00abr\u00e9alisme magique\u00bb avec ce nouvel opus, dont l\u2019action se situe dans un petit village des Balkans, en 1992, au d\u00e9but de la guerre en ex-Yougoslavie. On y retrouve tout ce qui fait le label Kusturica: construction baroque, exub\u00e9rance musicale et ironie d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. Son titre en tout cas, \u00abLa vie est un miracle\u00bb, r\u00e9sume toute l\u2019\u0153uvre du plus g\u00e9n\u00e9reux et dou\u00e9 des cin\u00e9astes d\u2019Europe de l\u2019Est.<\/p>\n<p><b>18) \u00abEdukators\u00bb, de Hans Weingartner (Allemagne-Autriche) <\/b><\/p>\n<p>Dans une comp\u00e9tition qui compte beaucoup de jeunes cin\u00e9astes, Hans Weingartner est le benjamin, 26 ans. \u00abEdukators\u00bb, coproduction germano-autrichienne, met en sc\u00e8ne l\u2019acteur Daniel Br\u00fchl, r\u00e9v\u00e9l\u00e9 dans \u00abGood bye, Lenin!\u00bb. Elle raconte l\u2019histoire de trois id\u00e9alistes qui envoient de myst\u00e9rieux messages aux gens ais\u00e9s de la ville: \u00abLes ann\u00e9es grasses sont pass\u00e9es.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En ouvrant sa s\u00e9lection officielle au documentaire militant et \u00e0 l\u2019animation num\u00e9rique, le 57e Festival de Cannes refl\u00e8te l\u2019\u00e9volution de l\u2019\u00e9poque. Pr\u00e9sentation des candidats \u00e0 la Palme.<\/p>\n","protected":false},"author":15041,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1580","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1580","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/15041"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1580"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1580\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1580"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1580"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1580"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}