



{"id":15793,"date":"2025-07-27T16:00:48","date_gmt":"2025-07-27T14:00:48","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=15793"},"modified":"2025-07-27T16:26:32","modified_gmt":"2025-07-27T14:26:32","slug":"societe-109","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=15793","title":{"rendered":"Lausanne: cit\u00e9 du vivre-ensemble"},"content":{"rendered":"<p>Sur les 195 nationalit\u00e9s officiellement reconnues par les Nations Unies, plus de 160 sont pr\u00e9sentes \u00e0 Lausanne. La cit\u00e9 l\u00e9manique est incontestablement devenue une ville cosmopolite. Il suffit de s&rsquo;y promener pour s&rsquo;en convaincre. Dans la rue, le fran\u00e7ais y c\u00f4toie gaiement l\u2019espagnol, l\u2019albanais, le turc, le wolof, le mandarin. Dans la quatri\u00e8me ville de Suisse, plus de 42% de la population \u00e9tait de nationalit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re en 2023. Une proportion comparable \u00e0 Londres (41%) et nettement plus \u00e9lev\u00e9e qu\u2019\u00e0 Paris (15%) ou \u00e0 Milan (21%).<\/p>\n<p>\u00abPour une ville de sa taille, Lausanne accueille une importante diversit\u00e9 ethnique et culturelle, r\u00e9sume Luca Pattaroni, sp\u00e9cialiste de la sociologie urbaine et enseignant \u00e0 l\u2019EPFL. Ce taux s\u2019explique notamment par l\u2019attractivit\u00e9 de la ville en termes de niveau de vie, mais aussi par l\u2019absence de droit du sol en Suisse, qui fait que les r\u00e9sidents \u00e9trangers mettent plus de temps \u00e0 se naturaliser.\u00bb La capitale vaudoise se distingue \u00e9galement par la qualit\u00e9 de son vivre-ensemble, gr\u00e2ce \u00e0 la mixit\u00e9 sociale de ses quartiers: \u00abContrairement \u00e0 ce que l\u2019on observe dans certaines villes \u00e9trang\u00e8res avec un degr\u00e9 de diversit\u00e9 comparable, \u00e0 Lausanne, les classes populaires et moyennes se c\u00f4toient, y compris au centre-ville.\u00bb<\/p>\n<h4><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Une diversit\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e<\/strong><\/span><\/h4>\n<p>Cet \u00e9t\u00e9 encore, le c\u0153ur de Lausanne battra au rythme des cultures du monde entier. L\u2019un des derniers rendez-vous en date, Lauz\u2019One Festival (qui se tiendra du 8 au 10 ao\u00fbt), a pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour inviter les cultures et les communaut\u00e9s \u00e0 se rencontrer. \u00c0 l\u2019origine de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, un groupe d\u2019amis provenant des rangs de l\u2019universit\u00e9. \u00abLausanne est par essence multiculturelle. Nous souhaitions rendre hommage \u00e0 cette diversit\u00e9 au travers d\u2019un \u00e9v\u00e9nement gratuit et ouvert \u00e0 tous les \u00e2ges\u00bb, r\u00e9sume Xavier Cr\u00e9pon, membre du comit\u00e9 d\u2019organisation.<\/p>\n<p>La capitale vaudoise est une terre d\u2019accueil depuis fort longtemps: d\u2019abord avec les protestants fran\u00e7ais fuyant leur pays \u00e0 la suite du massacre de la Saint-Barth\u00e9lemy en 1572 et de la r\u00e9vocation de l\u2019\u00c9dit de Nantes par Louis XIV un si\u00e8cle plus tard. L\u2019essor \u00e9conomique du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle en Suisse a conduit \u00e0 l\u2019immigration de nombreux travailleurs du sud de l&rsquo;Europe. D\u00e8s les ann\u00e9es 1970, la population \u00e9trang\u00e8re atteint 35% dans les banlieues ouest de Lausanne, notamment \u00e0 Crissier ou \u00e0 \u00c9cublens.<\/p>\n<p>\u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, plus de la moiti\u00e9 des \u00e9trangers pr\u00e9sents en Suisse \u00e9tait d\u2019origine italienne. D\u2019ailleurs, le restaurant lausannois <em>Chez Mario<\/em>, ouvert \u00e0 la rue de Bourg en 1958, compte parmi les premi\u00e8res pizzerias du pays. V\u00e9ritable institution lausannoise, le restaurant se d\u00e9marque notamment par ses murs tapiss\u00e9s d\u2019un type bien particulier de street art, r\u00e9sultat des dessins et autres graffiti plus ou moins inspir\u00e9s trac\u00e9s au fil des ans par les convives \u00e0 l\u2019aide de gros feutres.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-15794\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/LAUSANNER-Vivre-ensemble-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/LAUSANNER-Vivre-ensemble-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/LAUSANNER-Vivre-ensemble.jpg 468w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<h4><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Sylvia Perujo: \u00abSi j\u2019avais grandi en Espagne, je ne serais probablement pas devenue professeure de flamenco\u00bb<\/strong><\/span><\/h4>\n<p>La fin du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle a \u00e9galement vu nombre de personnes originaires d\u2019Espagne arriver dans la r\u00e9gion. Eux aussi se sont install\u00e9s sur le bord du L\u00e9man en qu\u00eate de travail et ont durablement marqu\u00e9 la ville de leur empreinte. Sylvia Perujo est l\u2019une des h\u00e9riti\u00e8res de cette culture ib\u00e9rique. N\u00e9e en Suisse de parents andalous, elle codirige avec son fr\u00e8re, Antonio Perujo, l\u2019association Al-Andalus dans laquelle tous deux enseignent le flamenco. Cr\u00e9\u00e9e dans les ann\u00e9es 1990 par leur p\u00e8re Francisco, l\u2019association r\u00e9unit aujourd\u2019hui pr\u00e8s de 400 membres.<\/p>\n<p>Pour Sylvia Perujo, la musique et la danse sont de puissants vecteurs d\u2019int\u00e9gration et un moyen d\u2019affirmer sa double identit\u00e9: \u00abSi j\u2019avais grandi en Espagne, je ne serais probablement pas devenue professeure de flamenco.\u00bb<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, l\u2019association Al-Andalus organise <strong>la Feria Flamenca<\/strong>, l\u2019un des plus grands rendez-vous des aficionados de flamenco en Suisse romande. La 13<sup>e<\/sup> \u00e9dition a eu lieu les 21 et 22 juin \u00e0 la salle de spectacles de la ville de Renens. Sur sc\u00e8ne, les Perujo ainsi que les danseurs semi-professionnels et les amateurs de la r\u00e9gion, y compris les tout petits, ont succ\u00e9d\u00e9 aux artistes les plus c\u00e9l\u00e8bres de la sc\u00e8ne flamenca, venus tout droit d\u2019Espagne ou de France pour l\u2019occasion.<\/p>\n<p>Le melting pot de la r\u00e9gion lausannoise a ind\u00e9niablement contribu\u00e9 \u00e0 enrichir la sc\u00e8ne culturelle et culinaire de la ville. \u00abIl est devenu normal de voyager aux quatre coins du monde rien qu\u2019en se baladant en ville. Les gens en ont pris l\u2019habitude, et ils en redemandent.\u00bb Mais pour Sylvia Perujo, la diversit\u00e9 n\u2019est pas pour autant r\u00e9ductible \u00e0 sa dimension festive et gastronomique. \u00abRenens a longtemps tra\u00een\u00e9 une r\u00e9putation de banlieue dortoir pour les classes populaires. Mais ses habitants ont su y d\u00e9velopper la vie de quartier et y attirer les commerces et de magnifiques lieux d\u2019\u00e9changes culturels. Aujourd\u2019hui, la notori\u00e9t\u00e9 de la ville et son aspect dans l\u2019imaginaire collectif ont compl\u00e8tement chang\u00e9. Je suis fi\u00e8re de ce que nous y avons accompli.\u00bb<\/p>\n<hr \/>\n<h4><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Ilir Bytyqi: \u00abNotre communaut\u00e9 a d\u00fb faire ses preuves\u00bb<\/strong><\/span><\/h4>\n<p>Avec pr\u00e8s de 3000 repr\u00e9sentants en 2023, les Albanais du Kosovo constituent la cinqui\u00e8me communaut\u00e9 de nationalit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re en ville de Lausanne, apr\u00e8s les Fran\u00e7ais, les Portugais, les Italiens et les Espagnols. Beaucoup ont fui leur pays d\u2019origine dans les ann\u00e9es 1990 alors que la guerre faisait rage en ex-Yougoslavie. Parmi eux, se trouvait Ilir Bytyqi, arriv\u00e9 en Suisse en 1994. Cette m\u00eame ann\u00e9e, il participe \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019<strong>association Ilir\u00ebt<\/strong> qui entend jouer le r\u00f4le de boussole pour les nombreux Kosovars ayant \u00e9migr\u00e9 \u00e0 Lausanne, dont certains, \u00e9branl\u00e9s par les conflits arm\u00e9s, \u00e9taient en manque de rep\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00abLe projet \u00e9tait de cultiver notre lien au travers de la danse folklorique, du chant et des m\u00e9lodies instrumentales\u00bb, relate l\u2019ancien \u00e9tudiant en m\u00e9decine devenu infirmier. Trente ans plus tard, l\u2019association a donn\u00e9 plus de 400 spectacles et compte toujours pr\u00e8s de 70 membres actifs, \u00e2g\u00e9s entre 8 et 70 ans. \u00abBeaucoup d\u2019entre eux sont n\u00e9s et ont grandi en Suisse et font partie int\u00e9grante de la soci\u00e9t\u00e9 qui a accueilli leurs parents ou grands-parents. Mais l\u2019attachement \u00e0 leurs racines restent forts.\u00bb<\/p>\n<p>Install\u00e9e dans les locaux du Centre socio-culturel de Grand-Vennes, l\u2019association se r\u00e9unit tous les vendredis soir pour pratiquer l\u2019art de la danse albanaise. Ilir Bytyqi a bon espoir que cet ancrage attise la curiosit\u00e9 des jeunes du quartier, issus d\u2019horizons divers. \u00abParfois, on les sent un peu perdus. Mais certains sont venus \u00e0 notre rencontre et nous rejoignent lors des f\u00eates. Si nous pouvons contribuer \u00e0 les aider, c\u2019est pour moi une vraie satisfaction.\u00bb<\/p>\n<p>Ilir Bytyqi se r\u00e9jouit que le regard port\u00e9 sur sa communaut\u00e9 ait bien chang\u00e9:\u00a0\u00abDans les ann\u00e9es 1990 et 2000, l\u2019image des Albanais \u00e9tait souvent associ\u00e9e \u00e0 certains clich\u00e9s n\u00e9gatifs relay\u00e9s par les m\u00e9dias. L\u2019int\u00e9gration a \u00e9t\u00e9 un d\u00e9fi. Nous avons d\u00fb faire nos preuves. Gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9ussite professionnelle de nombreux Albanais et \u00e0 des initiatives culturelles comme la n\u00f4tre, l\u2019image de la communaut\u00e9 est nettement plus positive. Elle est d\u00e9sormais mieux reconnue pour sa contribution \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 suisse, que ce soit dans l\u2019\u00e9conomie, la culture ou le sport.\u00bb<\/p>\n<hr \/>\n<h4><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Tidiane Diouwara: \u00abLa pr\u00e9sence africaine a trouv\u00e9 ses marques \u00e0 Lausanne\u00bb<\/strong><\/span><\/h4>\n<p>Le canton de Vaud accueille quelque 24\u00a0000 personnes d\u2019origine africaine, notamment d\u2019\u00c9rythr\u00e9e, de R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo et du Cameroun.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9 en Suisse il y a trente ans, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 28 ans, le journaliste mauritanien Tidiane Diouwara a fond\u00e9 le <strong>Lausanne Afro Fusions Festival (LAFF) <\/strong>(du 21 au 24 ao\u00fbt sur l&rsquo;esplanade de Montbenon), dont la premi\u00e8re \u00e9dition a eu lieu en 2016.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, le Lausannois d\u2019adoption se r\u00e9jouit de voir que la visibilit\u00e9 des afrodescendants dans la soci\u00e9t\u00e9 suisse commence \u00e0 se renforcer: \u00abMon bagage acad\u00e9mique et ma bonne ma\u00eetrise du fran\u00e7ais m\u2019ont permis d\u2019\u00eatre assez bien accueilli. J\u2019ai parfois moi aussi pu ressentir des regards pesants par le pass\u00e9. Certains n\u2019\u00e9taient pas habitu\u00e9s \u00e0 voir un journaliste non blanc dans une r\u00e9daction romande. Aujourd\u2019hui, c\u2019est nettement moins fr\u00e9quent. Les mentalit\u00e9s ont \u00e9volu\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Selon le quinquag\u00e9naire, la pr\u00e9sence africaine s\u2019est affirm\u00e9e et a trouv\u00e9 sa place \u00e0 Lausanne. \u00abJe le vois \u00e0 travers l\u2019engouement que suscite le LAFF aupr\u00e8s des Vaudois de toutes origines, aussi bien au sein du public que parmi la septantaine de b\u00e9n\u00e9voles qui donnent de leur temps pour faire vivre le festival. La diversit\u00e9 est aussi plus visible dans les institutions et on croise de plus en plus de couples mixtes dans la rue.\u00bb<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e, le LAFF c\u00e9l\u00e9brera sa dixi\u00e8me \u00e9dition en reprenant les recettes qui ont fait son succ\u00e8s. Afrobeat, soukouss, mbalax, reggae, rap, reggaeton, le festival met en avant les musiques rythm\u00e9es et dansantes. \u00abC\u2019est ce que notre public nous demande.\u00bb Pr\u00e8s d\u2019une vingtaine d\u2019artistes originaires de toute l\u2019Afrique \u2013 mais aussi de Suisse \u2013 se produiront sur l\u2019une des deux sc\u00e8nes install\u00e9es au premier plan du somptueux d\u00e9cor alpin offert par l\u2019esplanade de Montbenon. Cette ann\u00e9e, le pays invit\u00e9 d\u2019honneur sera le Cap-Vert, patrie de l\u2019incontournable cantatrice Ces\u00e1ria Evora, disparue en 2011.<\/p>\n<p>En marge des concerts, la manifestation accueillera des ateliers de danse, des stands d\u2019artisanat africain, des foodtrucks, et une conf\u00e9rence-d\u00e9bat sur un th\u00e8me d\u2019actualit\u00e9. Une fois les concerts termin\u00e9s, la f\u00eate se prolongera avec les afters \u00e0 la salle des f\u00eates du Casino de Montbenon.<\/p>\n<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans The Lausanner (no 15).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis plusieurs si\u00e8cles, la m\u00e9tropole vaudoise accueille des populations enti\u00e8res venues y chercher la paix ou la prosp\u00e9rit\u00e9. Regards crois\u00e9s de trois locaux qui font battre le c\u0153ur de la ville au rythme de leur culture d\u2019origine.<\/p>\n","protected":false},"author":20293,"featured_media":15794,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[1303],"class_list":["post-15793","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-glocal","tag-choix-de-l-editeur","glocal"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15793","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20293"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15793"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15793\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15797,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15793\/revisions\/15797"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15794"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15793"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15793"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15793"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}