



{"id":15342,"date":"2024-07-11T22:25:41","date_gmt":"2024-07-11T20:25:41","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=15342"},"modified":"2024-07-11T18:06:55","modified_gmt":"2024-07-11T16:06:55","slug":"vegetalisation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=15342","title":{"rendered":"En ville, des fa\u00e7ades et des toits verts"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans le magazine\u00a0<a href=\"https:\/\/www.bafu.admin.ch\/bafu\/fr\/home\/documentation\/magazine\/magazine2024-2.html\">L\u2019Environnement<\/a>. Abonnez vous gratuitement<a href=\"https:\/\/www.bafu.admin.ch\/bafu\/fr\/home\/documentation\/magazine\/service-lecteurs-du-magazine-l-environnement.html\">\u00a0ici.<\/a><\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Dans sa tenue de jardinier, Jascha van Gogh se distingue nettement du d\u00e9cor dans le foyer de la halle Saint-Jacques \u00e0 B\u00e2le, qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 accueillir un d\u00e9jeuner d\u2019affaires. D\u2019un pas assur\u00e9, il se dirige vers les escaliers.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9 en haut, il dispara\u00eet dans une trappe situ\u00e9e au plafond. Sur le toit de l\u2019immense halle \u00e9v\u00e9nementielle, le contraste avec l\u2019int\u00e9rieur est tout aussi \u00e9tonnant: on y trouve des vip\u00e9rines \u00e0 fleurs violettes, des \u0153illets des Chartreux d\u2019un rose pourpre \u00e9clatant et tout un paysage de prairie s\u00e8che s\u2019\u00e9levant \u00e0 quelques m\u00e8tres du vacarme routier de B\u00e2le.<\/p>\n<p>\u00abJe me r\u00e9jouis de voir pousser du chardon aux \u00e2nes, une esp\u00e8ce proche de l\u2019extinction\u00bb, confie Jascha van Gogh. L\u2019ing\u00e9nieur en environnement de la Haute \u00e9cole des sciences appliqu\u00e9es de Zurich (ZHAW) m\u00e8ne des recherches sur la v\u00e9g\u00e9talisation des toits \u00e0 B\u00e2le, dont les substrats permettent le d\u00e9veloppement d\u2019une diversit\u00e9 de plantes des plus color\u00e9es, qui offrent aussi un abri aux insectes rares. Ces toits et fa\u00e7ades v\u00e9g\u00e9talis\u00e9s peuvent aussi abriter diverses esp\u00e8ces d\u2019oiseaux et d\u2019amphibiens. Les professionnels parlent de l\u2019\u00abAnimal Aided Design\u00bb. De plus en plus, et gr\u00e2ce \u00e0 des mesures sp\u00e9cifiques, les b\u00e2timents, en plus de loger des humains, accueillent aussi la faune sauvage. Cette approche, encore peu connue en Suisse, a pour l\u2019instant \u00e9t\u00e9 mise en place uniquement sur quelques b\u00e2timents. Une solution qui devrait gagner en importance ces prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Les toits v\u00e9g\u00e9talis\u00e9s s\u2019accordent, par ailleurs, parfaitement avec les installations photovolta\u00efques. Des solutions \u00e9cologiques combinant ces deux syst\u00e8mes sont d\u00e9j\u00e0 visibles en Suisse.<\/p>\n<p><strong>Des plantes pour rafra\u00eechir <\/strong><\/p>\n<p>Plus les temp\u00e9ratures montent, plus le besoin de verdure se fait pressant dans les villes. En effet, les plantes apportent de l\u2019ombre et retiennent l\u2019eau de pluie, qui rafra\u00eechit ensuite l\u2019air en s\u2019\u00e9vaporant. Le b\u00e9ton des villes laisse peu de place \u00e0 la nature. Dans ce contexte, les fa\u00e7ades v\u00e9g\u00e9talis\u00e9es jouent un r\u00f4le essentiel.<\/p>\n<p>En plus, l\u2019int\u00e9gration de verdure aux b\u00e2timents les isole et permet de r\u00e9duire leurs besoins en \u00e9nergie pour rafra\u00eechir une pi\u00e8ce, par exemple. En effet, en \u00e9t\u00e9, les pi\u00e8ces situ\u00e9es sous les toits v\u00e9g\u00e9talis\u00e9s affichent trois \u00e0 cinq degr\u00e9s de moins que celles situ\u00e9es sous des toits ordinaires. Int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 la fa\u00e7ade, les plantes prot\u00e8gent les murs de la chaleur, mais aussi de la pluie et des rayons UV. Une mesure qui permet \u00e0 la fois de prolonger leur dur\u00e9e de vie et de les rendre plus esth\u00e9tiques.<\/p>\n<p>\u00abNous ne pouvons pas nous permettre de laisser inexploit\u00e9es des surfaces qui pr\u00e9sentent un potentiel de v\u00e9g\u00e9talisation\u00bb, dit S\u00e9verine Ev\u00e9quoz de la section Politique du paysage \u00e0 l\u2019OFEV. Conform\u00e9ment \u00e0 la loi sur la protection du paysage et de la nature, dans les r\u00e9gions o\u00f9 l\u2019exploitation du sol est intensive \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des localit\u00e9s, les cantons doivent veiller \u00e0 une compensation \u00e9cologique. Les effets positifs de la v\u00e9g\u00e9tation sur l\u2019\u00eatre humain et l\u2019environnement ne sont plus \u00e0 d\u00e9montrer. Un paysage urbain de qualit\u00e9, compos\u00e9 d\u2019espaces ouverts et de structures proches de l\u2019\u00e9tat naturel, en plus de favoriser la pr\u00e9sence d\u2019esp\u00e8ces essentielles comme les abeilles sauvages, contribuent aussi \u00e0 une meilleure sant\u00e9 et \u00e0 la d\u00e9tente. C\u2019est pourquoi le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a fix\u00e9 l\u2019objectif de d\u00e9velopper la biodiversit\u00e9 et la qualit\u00e9 du paysage dans les agglom\u00e9rations dans sa \u00abStrat\u00e9gie Biodiversit\u00e9 Suisse\u00bb en 2012. L\u2019OFEV soutient ainsi les cantons et les communes en d\u00e9finissant des recommandations, par exemple dans le domaine de la planification urbaine, ou encore en valorisant les bonnes pratiques. Il apporte un soutien financier au travers des conventions programmes dans le domaine de l\u2019environnement et favorise aussi l\u2019\u00e9change de connaissances entre les diff\u00e9rents acteurs.<\/p>\n<p>\u00c0 B\u00e2le, 46% des toits plats sont v\u00e9g\u00e9talis\u00e9s et consid\u00e9r\u00e9s comme des surfaces de compensation \u00e9cologique. Pionnier en la mati\u00e8re, le Canton de B\u00e2le-Ville a inscrit dans sa loi l\u2019obligation de v\u00e9g\u00e9talisation des toitures plates en 1999. \u00c0 B\u00e2le, de la planification \u00e0 la construction, les toitures v\u00e9g\u00e9talis\u00e9es sont donc int\u00e9gr\u00e9es aux projets. \u00c0 chaque \u00e9tape et jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9alisation, les comp\u00e9tences sont d\u00e9sormais r\u00e9unies pour mettre en \u0153uvre des projets de qualit\u00e9. Les techniques d\u2019am\u00e9nagements se sont diversifi\u00e9es, explique S\u00e9verine Ev\u00e9quoz.<\/p>\n<p><strong>Migration vers les toits plats <\/strong><\/p>\n<p>\u00abSur les toits, les conditions sont extr\u00eames\u00bb, souligne Jascha van Gogh. Pour survivre, les plantes et les animaux doivent supporter \u00e0 la fois la chaleur et le gel, mais aussi la s\u00e9cheresse et l\u2019eau stagnante. Les plantes recouvrant la halle Saint-Jacques viennent des environs, \u00e0 savoir de la r\u00e9serve naturelle de la lande de Reinach, situ\u00e9e environ cinq kilom\u00e8tres plus loin. \u00abPlus ch\u00e8res que les m\u00e9langes industriels, les semences locales sont cependant mieux adapt\u00e9es au climat r\u00e9gional et pr\u00e9sentent une grande vari\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique\u00bb, explique l\u2019ing\u00e9nieur. Elles ont \u00e9t\u00e9 import\u00e9es de la lande en 2018, avec des larves et des \u0153ufs d\u2019araign\u00e9es, de col\u00e9opt\u00e8res, de sauterelles, d\u2019abeilles sauvages, de papillons et de petits escargots rares.<\/p>\n<p>L\u2019ing\u00e9nieur creuse le sol rouge fonc\u00e9 et peu profond. \u00abIl ne se passe pas grand-chose ici.\u00bb La couleur rouge provient de la pierre ponce, une roche volcanique poreuse qui ameublit la terre et retient l\u2019eau, mais rend le sol peu fertile en p\u00e9riode de s\u00e9cheresse. Or, s\u2019il y a moins de plantes il y a aussi moins d\u2019ombre et donc un sol qui chauffe davantage. Il s\u2019avance vers une partie recouverte de bois mort et de pierres qui abritent des insectes. Le sol y est plus \u00e9pais et irr\u00e9gulier. Le substrat enrichi avec du gravier, de la paille et du compost favorise une v\u00e9g\u00e9tation dense et vari\u00e9e. Une v\u00e9g\u00e9talisation des fa\u00e7ades rendrait cet habitat accessible \u00e0 d\u2019autres esp\u00e8ces sauvages, comme les amphibiens.<\/p>\n<p>\u00abL\u2019\u00e9paisseur de la couche nutritive a son importance\u00bb, pr\u00e9cise Jascha van Gogh. Plus elle est \u00e9paisse, plus elle retiendra l\u2019eau de pluie et plus les plantes vivront longtemps et pourront apporter de la fra\u00eecheur. Mais, le toit p\u00e8sera plus lourd. Un \u00e9l\u00e9ment \u00e0 prendre en compte par les ing\u00e9nieurs et les architectes lors de la construction.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-15343\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/toit_vege.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/toit_vege.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/toit_vege-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/toit_vege-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>Une mosa\u00efque de plantes <\/strong><\/p>\n<p>Avec la v\u00e9g\u00e9talisation des toits, une mosa\u00efque d\u2019habitats pour plantes et animaux a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e au-dessus de la ville de B\u00e2le. Compl\u00e9tant le r\u00e9seau des corridors biologiques et des cours d\u2019eau de la ville, ces toits jouent un r\u00f4le important.<\/p>\n<p>Jascha van Gogh rejoint ensuite le toit verdoyant du St\u00fccki Park, un centre commercial construit sur le terrain d\u2019une ancienne teinturerie. En analysant le toit, il y a d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 une mante religieuse. Cette esp\u00e8ce, prot\u00e9g\u00e9e en Suisse, profite du changement climatique. La mante religieuse est en effet arriv\u00e9e du sud \u00e0 travers l\u2019\u00e9change de marchandises.<\/p>\n<p>Le centre commercial St\u00fccki a ouvert ses portes en 2009. Comme le b\u00e2timent se trouvait dans une zone industrielle gris\u00e2tre, les architectes avaient d\u00e9cid\u00e9 de v\u00e9g\u00e9taliser les fa\u00e7ades pour le mettre en valeur. \u00c0 cette \u00e9poque, la biodiversit\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas encore une pr\u00e9occupation majeure. Apr\u00e8s une quinzaine d\u2019ann\u00e9es d\u2019exploitation, on voit toujours la glycine, le lierre et la vigne sauvage grimpant le long du b\u00e2timent, lui offrant de l\u2019ombre et servant de refuge aux oiseaux. Avec ses 28000 m\u00e8tres carr\u00e9s, le toit du St\u00fccki constitue le plus grand toit v\u00e9g\u00e9talis\u00e9 de la ville. La v\u00e9g\u00e9talisation du toit a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e par la municipalit\u00e9 comme compensation \u00e9cologique \u00e0 la construction du centre commercial.<\/p>\n<p><strong>Panneaux solaires et biodiversit\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>Jascha van Gogh monte sur le toit. Les sp\u00e9cialistes en \u00e9cologie urbaine de la ZHAW y ont reproduit des habitats avec divers types de sols. Car si l\u2019\u0153dipode turquoise s\u2019\u00e9panouit sur des surfaces graveleuses, par exemple, l\u2019\u0153dipode \u00e9meraude, une esp\u00e8ce de criquet en danger, a quant \u00e0 lui besoin d\u2019un sol humide pour la ponte.<\/p>\n<p>Le chercheur avance vers une partie plus r\u00e9cente du toit qui est recouverte de plantes et de panneaux photovolta\u00efques produisant pr\u00e8s de 1000 m\u00e9gawattheures par an et couvrant ainsi jusqu\u2019\u00e0 70% des besoins en \u00e9lectricit\u00e9 du b\u00e2timent. \u00abLa biodiversit\u00e9 et la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sont compatibles. \u00bb Comme les panneaux solaires produisent de l\u2019ombre, le sol reste humide plus longtemps. Quant aux plantes, elles rafra\u00eechissent et a\u00e8rent les modules solaires par le bas, ce qui permet d\u2019augmenter la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 en cas de forte chaleur. La conception ou la r\u00e9novation d\u2019une construction doit \u00eatre l\u2019occasion de combiner les installations solaires et la v\u00e9g\u00e9talisation, insiste S\u00e9verine Ev\u00e9quoz. Or, comme on le voit \u00e0 B\u00e2le, l\u2019un n\u2019exclut pas l\u2019autre, bien au contraire.\u00bb<\/p>\n<p>\u00c9videmment, les n\u00e9ophytes comme la vergerette et le S\u00e9ne\u00e7on du Cap se plaisent aussi sur ces toits. Pour un espace de cette taille, il faudrait plusieurs interventions annuelles pour arracher et \u00e9liminer les n\u00e9ophytes, explique l\u2019ing\u00e9nieur, sans quoi certaines esp\u00e8ces vont devenir envahissantes surtout si elles le deviennent alors que les plantes n\u2019ont pas encore form\u00e9 de graines. Les propri\u00e9taires confient souvent ces travaux \u00e0 des sp\u00e9cialistes des toitures pour des contr\u00f4les techniques, mais d\u2019apr\u00e8s Jascha van Gogh, il faudrait faire appel \u00e0 des professionnels du jardin. \u00abLa protection de la nature requiert des connaissances pr\u00e9cises.\u00bb Le statut des toits verts est ambivalent, car il permet d\u2019obtenir des portions de nature totalement pr\u00e9serv\u00e9es, mais cette inaccessibilit\u00e9 s\u2019accompagne aussi d\u2019un manque de visibilit\u00e9 et la population ne per\u00e7oit pas tous ses atouts.<\/p>\n<p><strong>En bref:<\/strong> La v\u00e9g\u00e9talisation des fa\u00e7ades et des toits plats offre un habitat pr\u00e9cieux aux plantes et insectes dans les villes et permet de lutter contre la chaleur. Cette solution pourrait encore \u00eatre mieux exploit\u00e9e en combinant les toits verts avec des panneaux solaires.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00abL\u2019\u00e9cologie et le milieu b\u00e2ti ne s\u2019opposent pas\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Anke Domschky, architecte paysagiste et charg\u00e9e d\u2019enseignement \u00e0 la ZHAW, explique comment les effets du r\u00e9chauffement climatique poussent le secteur de la construction \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la v\u00e9g\u00e9talisation des b\u00e2timents.<\/p>\n<p><strong>Anke Domschky, comment nos b\u00e2timents peuvent-ils favoriser la biodiversit\u00e9? <\/strong><\/p>\n<p><strong>AD<\/strong>: Les b\u00e2timents ont aujourd\u2019hui une mission, qui comprend le d\u00e9veloppement de la biodiversit\u00e9 et le ralentissement du r\u00e9chauffement climatique. Il ne suffit pas de limiter les \u00e9missions de CO2 avec des panneaux solaires, par exemple. Il faut aussi \u00e9viter d\u2019imperm\u00e9abiliser les surfaces, r\u00e9duire la chaleur en ville et offrir un habitat \u00e0 la faune et \u00e0 la flore. Il ne s\u2019agit pas de la survie d\u2019esp\u00e8ces en danger, mais de notre qualit\u00e9 de vie et de notre sant\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Dans votre rapport, vous formulez des recommandations d\u2019action pour diff\u00e9rents acteurs. Quelles sont les plus importantes ? <\/strong><\/p>\n<p>AD: Sous les effets du r\u00e9chauffement climatique, la question de la v\u00e9g\u00e9talisation des b\u00e2timents se pose de plus en plus dans le secteur de la construction. Je le vois non seulement aupr\u00e8s des \u00e9tudiants, mais aussi dans les bureaux d\u2019architectes. Ce sont maintenant les ma\u00eetres d\u2019ouvrage et les investisseurs qui doivent s\u2019en emparer, mais il leur faut d\u2019avantage d\u2019informations et de faits scientifiques. Je pense qu\u2019il faut aussi des dispositions l\u00e9gales claires, des certifications et des mesures de biodiversit\u00e9 dans les proc\u00e9dures d\u2019autorisation de construire, mais aussi dans les concours. Les effets du r\u00e9chauffement climatique poussent le secteur de la construction \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la v\u00e9g\u00e9talisation des b\u00e2timents. Les sp\u00e9cialistes de l\u2019environnement pourraient aussi aider les communes fortement sollicit\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Par quoi faut-il commencer pour d\u00e9velopper la v\u00e9g\u00e9talisation des b\u00e2timents ? <\/strong><\/p>\n<p>AD: Il faut d\u2019abord comprendre que l\u2019\u00e9cologie et le milieu b\u00e2ti ne s\u2019opposent pas. Notre \u00e9tude pr\u00e9sente quelques r\u00e9alisations formidables. Plus ces exemples seront nombreux, plus nous \u00e9tendrons nos connaissances sur la v\u00e9g\u00e9talisation des b\u00e2timents et plus elle deviendra visible. La l\u00e9gislation constitue toutefois le levier le plus rapide. La v\u00e9g\u00e9talisation doit devenir obligatoire. Pour cela, la premi\u00e8re \u00e9tape serait de l\u2019autoriser dans le cadre de la protection. Comme les plantes sont inflammables, elles sont souvent vues comme un risque en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9. Or, si elles sont bien entretenues, elles ne pr\u00e9sentent aucun danger.<\/p>\n<p>Anke Domschky est charg\u00e9e d\u2019enseignement en architecture du paysage et \u00e9tudes urbaines \u00e0 la ZHAW \u00e0 Winterthour. Sur mandat de l\u2019OFEV, elle a co\u00e9dit\u00e9 en 2022 l\u2019\u00e9tude sur le potentiel des b\u00e2timents pour la biodiversit\u00e9 et la qualit\u00e9 du paysage dans les agglom\u00e9rations.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La v\u00e9g\u00e9talisation permet de concilier \u00e9cologie et milieu b\u00e2ti. Les plantes offrent des habitats favorisant la biodiversit\u00e9 tout en rafra\u00eechissant les b\u00e2timents et en optimisant l\u2019utilisation de panneaux solaires. Visite \u00e0 B\u00e2le, avec le sp\u00e9cialiste Jascha van Gogh.<\/p>\n","protected":false},"author":20323,"featured_media":15343,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1306],"class_list":["post-15342","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-environnement","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15342","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20323"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15342"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15342\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15344,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15342\/revisions\/15344"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15343"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15342"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15342"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15342"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}