



{"id":15306,"date":"2024-07-01T22:41:49","date_gmt":"2024-07-01T20:41:49","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=15306"},"modified":"2024-07-01T10:11:52","modified_gmt":"2024-07-01T08:11:52","slug":"biodiversite-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=15306","title":{"rendered":"Eaux souterraines\u2009: une richesse insoup\u00e7onn\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans le magazine\u00a0<a href=\"https:\/\/www.bafu.admin.ch\/bafu\/fr\/home\/documentation\/magazine\/magazine2024-2.html\">L\u2019Environnement<\/a>. Abonnez vous gratuitement<a href=\"https:\/\/www.bafu.admin.ch\/bafu\/fr\/home\/documentation\/magazine\/service-lecteurs-du-magazine-l-environnement.html\">\u00a0ici.<\/a><\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">Qui sait ce qui se trouve sous nos pieds, dans les eaux souterraines\u2009? Essentiels pour les \u00e9cosyst\u00e8mes aquatiques et pourtant peu connus, les amphipodes se trouvent au c\u0153ur de la recherche men\u00e9e par l\u2019\u00e9quipe de\u00a0Florian Altermatt \u00e0 l\u2019Institut F\u00e9d\u00e9ral Suisse des Sciences et Technologies de l\u2019Eau (Eawag). Ces crustac\u00e9s recourb\u00e9s ressemblant \u00e0 de minuscules crevettes de quelques millim\u00e8tres de long sont tr\u00e8s courants dans les lacs et les rivi\u00e8res, mais on les trouve aussi cach\u00e9s dans les eaux souterraines que renferme le sol. Les amphipodes jouent de nombreux r\u00f4les \u00e9cologiques essentiels, notamment dans la cha\u00eene alimentaire, d\u00e9composent la mati\u00e8re organique comme les feuilles mortes et purifient l\u2019eau.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">En tant que bio-indicateurs, les amphipodes nous informent aussi sur\u00a0la qualit\u00e9 de l\u2019environnement, un aspect qui pourrait \u00eatre utilis\u00e9 pour contr\u00f4ler la qualit\u00e9 des eaux souterraines en tant qu\u2019habitat. Pourtant, ces organismes sont tr\u00e8s peu connus. \u00ab\u2009L\u2019acc\u00e8s \u00e0 cet habitat est difficile, il\u00a0y a donc peu de donn\u00e9es le concernant, rappelle Florian Altermatt, chef de\u00a0groupe \u00e0 l\u2019Eawag et professeur d\u2019\u00e9cologie aquatique de l\u2019Universit\u00e9 de Zurich. On oublie souvent cette partie de la biodiversit\u00e9, car elle n\u2019est\u00a0pas visible. Elle est cependant unique.\u2009\u00bb Avec les poissons, les amphipodes des eaux souterraines repr\u00e9sentent le groupe avec le plus grand niveau d\u2019end\u00e9micit\u00e9 en Suisse. Ce qui signifie que les esp\u00e8ces vivent uniquement \u00e0 un endroit particulier. Pour les amphipodes, ces zones se situent dans les Pr\u00e9alpes ou dans les\u00a0grottes du H\u00f6lloch dans le canton de Schwyz. Des recherches conduites \u00e0 l\u2019Eawag ces derni\u00e8res ann\u00e9es ont permis de d\u00e9crire quelles esp\u00e8ces d\u2019amphipodes vivaient en Suisse et \u00e0 quel endroit, des donn\u00e9es qui \u00e9taient jusqu\u2019alors inexistantes.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">De plus, pour la premi\u00e8re fois, diff\u00e9rentes \u00e9tudes pilotes se sont int\u00e9ress\u00e9es \u00e0 la diversit\u00e9 de la faune des eaux souterraines du plateau suisse, en r\u00e9coltant l\u2019eau provenant de grottes, de puits et d\u2019autres syst\u00e8mes d\u2019eaux souterraines. Ces\u00a0diff\u00e9rentes recherches ont ainsi permis d\u2019identifier plus de 40\u00a0esp\u00e8ces, dont pr\u00e8s de la moiti\u00e9 dans les eaux souterraines. Toutes ont \u00e9t\u00e9 consign\u00e9es dans l\u2019ouvrage Amphipoda. Certaines esp\u00e8ces \u00e9taient inconnues de la science et ont notamment \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es dans des grottes avec l\u2019aide de sp\u00e9l\u00e9ologues. D\u2019apr\u00e8s les scientifiques, au moins quatre sont end\u00e9miques\u2009: on ne les trouve qu\u2019en Suisse. Il est donc primordial d\u2019en prendre soin.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Les eaux souterraines, habitat m\u00e9connu mais largement peupl\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">De nombreux sous-sols renferment de grandes quantit\u00e9s d\u2019eau circulant dans des structures rocheuses, dites\u00a0karstiques, ou d\u2019autres fissur\u00e9es. Elles repr\u00e9sentent d\u2019ailleurs la\u00a0plus grande source d\u2019eau potable en Suisse. Ces eaux souterraines, comme les lacs et les rivi\u00e8res, repr\u00e9sentent un habitat pour de nombreux amphipodes et d\u2019autres invert\u00e9br\u00e9s. Toutefois, les esp\u00e8ces qui\u00a0s\u2019y trouvent sont totalement diff\u00e9rentes. Dans les eaux souterraines, les amphipodes n\u2019ont ni yeux, ni pigmentation (ils sont transparents), car il n\u2019y a pas de lumi\u00e8re. Leur m\u00e9tabolisme et leur taux de reproduction se trouvent r\u00e9duits en raison du froid et des ressources plus limit\u00e9es qu\u2019en surface. C\u2019est pourquoi leur densit\u00e9 de population est souvent plus faible. Petit avantage\u2009: les amphipodes souterrains peuvent vivre jusqu\u2019\u00e0 dix ans, contre environ un an pour leurs voisins du dessus. Les eaux souterraines constituent en quelque sorte un milieu prot\u00e9g\u00e9 contre les variations de l\u2019environnement ext\u00e9rieur. Les organismes qui y vivent ont donc \u00e9volu\u00e9 dans des conditions stables et constantes, ce qui pourrait paradoxalement les rendre plus vuln\u00e9rables \u00e0 des changements rapides de leur milieu. Dans l\u2019\u00e9tude pilote, les amphipodes repr\u00e9sentaient la majorit\u00e9 des sp\u00e9cimens r\u00e9colt\u00e9s dans les eaux souterraines. Mais bien d\u2019autres types d\u2019organismes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts, comme des sortes de\u00a0cloportes aquatiques (asselles), des escargots, de nombreux insectes comme les mouches et les col\u00e9opt\u00e8res, mais aussi des collemboles et des araign\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Esp\u00e8ces sensibles aux changements<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">Les amphipodes se montrent particuli\u00e8rement sensibles \u00e0 leur environnement. La pollution, l\u2019arriv\u00e9e d\u2019esp\u00e8ces non indig\u00e8nes ou tout changement dans leur habitat peut les impacter, ce qui se traduit par une r\u00e9duction de\u00a0leur diversit\u00e9. Les syst\u00e8mes aquatiques de surface ont justement beaucoup chang\u00e9. \u00ab\u2009En ce qui concerne les grandes rivi\u00e8res et les\u00a0lacs, comme le L\u00e9man ou le lac de\u00a0Constance, la composition des amphipodes est totalement diff\u00e9rente depuis l\u2019arriv\u00e9e d\u2019esp\u00e8ces via la connexion entre le Danube et le Rhin, et avec la mer Noire, explique Florian\u00a0Altermatt, il y a quarante ans, on ne trouvait pratiquement que des esp\u00e8ces indig\u00e8nes, mais elles ont \u00e9t\u00e9 largement remplac\u00e9es par des esp\u00e8ces invasives.\u2009\u00bb<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-15308\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/eaux-souterraines_260624.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/eaux-souterraines_260624.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/eaux-souterraines_260624-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/eaux-souterraines_260624-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">Dans les courants d\u2019eau de surface se \u00a0rouvant en r\u00e9gion foresti\u00e8re, les\u00a0communaut\u00e9s d\u2019invert\u00e9br\u00e9s sont au contraire relativement intactes. Ce qui n\u2019est pas le cas dans les r\u00e9gions agricoles et urbaines\u2009: la composition de la faune aquatique se voit souvent perturb\u00e9e, il y a donc une r\u00e9duction de la diversit\u00e9 et du nombre d\u2019inver\u00adt\u00e9br\u00e9s. Selon les scientifiques, cette r\u00e9alit\u00e9 est souvent reli\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019engrais et de pesticides. \u00ab\u2009Concernant les eaux souterraines, il\u00a0n\u2019existe pas de donn\u00e9es depuis suffisamment longtemps pour \u00e9tablir si le milieu est alt\u00e9r\u00e9, constate le professeur. Mais une de nos \u00e9tudes r\u00e9centes montre que la pr\u00e9sence ou l\u2019absence d\u2019amphipodes et la composition de la faune souterraine en g\u00e9n\u00e9ral refl\u00e8te l\u2019utilisation des terres qui se trouvent au-dessus. Comme pour les eaux de surface, on observe une r\u00e9duction de la diversit\u00e9 et un\u00a0changement dans la composition des communaut\u00e9s d\u2019amphipodes dans les r\u00e9gions agricoles, en comparaison avec les milieux forestiers.\u2009\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>La recherche continue dans les sous-sols<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">\u00c0 la suite de l\u2019\u00e9tude pilote et des d\u00e9couvertes sur la diversit\u00e9 des amphipodes des eaux souterraines, l\u2019\u00e9quipe de l\u2019Eawag a souhait\u00e9 poursuivre l\u2019exploration de ce milieu myst\u00e9rieux, mais cette fois dans toute la Suisse et de fa\u00e7on syst\u00e9matique. Un travail d\u2019une ampleur in\u00e9dite men\u00e9 principalement par la doctorante du\u00a0groupe, Mara Kn\u00fcsel. Des \u00e9chantillons ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9s dans 462\u00a0puits de captage d\u2019eau de source de toute la Suisse, en collaboration avec les\u00a0fournisseurs locaux d\u2019eau potable.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">D\u2019apr\u00e8s les premiers r\u00e9sultats, 77\u2009% des sites contiennent des organismes, les plus fr\u00e9quents \u00e9tant des amphipodes et autres crustac\u00e9s. La chercheuse a aussi identifi\u00e9 des insectes (larves et adultes) normalement pr\u00e9sents en surface, ce qui indique une possible interaction entre les eaux souterraines, les eaux de surface et les \u00e9cosyst\u00e8mes terrestres. \u00ab\u2009Certaines esp\u00e8ces sont connues pour migrer dans la zone de transition entre les eaux de surface et les eaux souterraines, selon les scientifiques. Les autres ont probablement \u00e9t\u00e9 entra\u00een\u00e9es par hasard et servent de\u00a0nourriture pour les autres esp\u00e8ces souterraines. Ces interactions impliquent que les activit\u00e9s humaines qui affectent les \u00e9cosyst\u00e8mes de\u00a0surface pourraient aussi avoir un\u00a0impact sur les \u00e9cosyst\u00e8mes d\u2019eau souterraine.\u2009\u00bb L\u2019\u00e9tude pointe \u00e9galement, qu\u2019\u00e0 long terme, il serait souhaitable de mettre en place un monitoring de la biodiversit\u00e9 des eaux souterraines en Suisse, comme c\u2019est d\u00e9j\u00e0 le cas pour les eaux de surface. Cela permettrait d\u2019une part de constater d\u2019\u00e9ventuels changements dans la composition de la faune, mais\u00a0aussi de continuer \u00e0 d\u00e9couvrir de nouvelles esp\u00e8ces, car la recherche en est encore qu\u2019\u00e0 ses d\u00e9buts.<\/span><\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Pr\u00e9server les amphipodes, une responsabilit\u00e9 l\u00e9gale et scientifique<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">La protection des amphipodes fait l\u2019unanimit\u00e9. D\u2019un point de vue l\u00e9gal, c\u2019est la loi f\u00e9d\u00e9rale sur la protection des eaux qui implique la protection et le maintien de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 \u00e9cologique des syst\u00e8mes d\u2019eaux souterraines. \u00ab\u2009De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il est important de conna\u00eetre et\u00a0d\u2019\u00e9tudier les amphipodes, car ils sont une partie de notre h\u00e9ritage naturel\u2009\u00bb, explique Stephan Lussi, collaborateur scientifique \u00e0 l\u2019OFEV dans la section Infrastructure \u00e9cologique. \u00ab\u2009\u00c0 l\u2019avenir, il\u00a0sera aussi essentiel de concentrer nos recherches au domaine souterrain et plus seulement de surface, comme c\u2019est le cas actuellement, pr\u00e9cise Florian Altermatt de l\u2019institut de recherche pour l\u2019eau Eawag. Nous avons une grande responsabilit\u00e9 concernant la pr\u00e9servation de ces esp\u00e8ces. Certaines d\u2019entre elles sont tr\u00e8s anciennes\u2009: elles ont surv\u00e9cu \u00e0 la derni\u00e8re glaciation en Suisse.\u2009\u00bb<\/span><\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Une nouvelle approche pour identifier les organismes<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">Pour d\u00e9terminer les organismes vivant dans les eaux souterraines, les scientifiques peuvent analyser leur morphologie ou pr\u00e9lever un \u00e9chantillon (une patte) pour en extraire l\u2019ADN et l\u2019identifier. Plus r\u00e9cemment, l\u2019\u00e9quipe de recherche de l\u2019Eawag a pu reconna\u00eetre une grande diversit\u00e9 d\u2019organismes en analysant uniquement des traces de mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique trouv\u00e9es dans des \u00e9chantillons d\u2019eau souterraines. Cet \u00ab\u2009ADN environnemental\u2009\u00bb a permis d\u2019identifier une grande diversit\u00e9 d\u2019\u00eatres vivants. Toutefois, la majorit\u00e9 des traces n\u2019a pas pu \u00eatre assign\u00e9e \u00e0 des organismes sp\u00e9cifiques, car leurs s\u00e9quences g\u00e9n\u00e9tiques n\u2019\u00e9taient pas pr\u00e9sentes dans les bases de donn\u00e9es. Malgr\u00e9 cet inconv\u00e9nient, la m\u00e9thode offre l\u2019avantage de pouvoir d\u00e9terminer des sp\u00e9cimens difficiles d\u2019acc\u00e8s, sans avoir besoin ni de les pr\u00e9lever ni d\u2019une grande expertise de leur morphologie. Cette technique et les donn\u00e9es r\u00e9colt\u00e9es pourraient \u00e0 l\u2019avenir aider \u00e0 contr\u00f4ler la qualit\u00e9 des habitats souterrains et ainsi les prot\u00e9ger.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nombreux organismes aquatiques, souvent m\u00e9connus, comme les amphipodes, jouent un r\u00f4le crucial dans la qualit\u00e9 de l\u2019eau souterraine. Une \u00e9quipe de recherche s\u2019est pench\u00e9e sur ce milieu particulier.<\/p>\n","protected":false},"author":20281,"featured_media":15308,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1306],"class_list":["post-15306","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-environnement","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15306","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20281"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15306"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15306\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15310,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15306\/revisions\/15310"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15308"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15306"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15306"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15306"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}