



{"id":15077,"date":"2024-04-19T22:32:07","date_gmt":"2024-04-19T20:32:07","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=15077"},"modified":"2024-04-19T11:37:41","modified_gmt":"2024-04-19T09:37:41","slug":"sante-125","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=15077","title":{"rendered":"Un Suisse sur quatre renonce au dentiste pour des raisons financi\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>26%: c\u2019est la proportion de la population suisse\u00a0qui a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 se passer de soins dentaires pour des raisons de co\u00fbts. Ce pourcentage situe la Conf\u00e9d\u00e9ration en milieu de classement des pays o\u00f9 les renoncements aux soins sont les plus fr\u00e9quents. Les Anglosaxons sont encore plus durement frapp\u00e9s, mais chez nos voisins europ\u00e9ens, l\u2019Allemagne (19,2%), la France (18,5%) s\u2019en tirent \u00e0 meilleur compte.<\/p>\n<p>Tout comme les Pays-Bas (10,3%), pays le plus semblable \u00e0 la Suisse en mati\u00e8re de taille, de population et de richesse par habitant. Ces chiffres proviennent d\u2019une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 2020 par Commonwealth Fund, une fondation am\u00e9ricaine qui promeut l\u2019acc\u00e8s aux soins de qualit\u00e9 pour les personnes d\u00e9favoris\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Absence de couverture pour les soins dentaires<\/strong><\/p>\n<p>Le mauvais classement de la Suisse s\u2019explique notamment par l\u2019absence de couverture d\u2019assurance sociale remboursant les frais li\u00e9s aux soins dentaires. En effet, tous les pays qui font mieux disposent d\u2019un syst\u00e8me de prise en charge par la collectivit\u00e9.<\/p>\n<p>D\u2019autant que l\u2019\u00e9tude du Commonwealth Fund fait aussi appara\u00eetre un \u00e9cart important entre les diff\u00e9rents niveaux de salaire: les personnes d\u00e9clarant toucher un revenu sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne seraient pr\u00e8s de 20% \u00e0 se priver de soins dentaires, alors que chez les Suisses disposant de ressources financi\u00e8res l\u00e9g\u00e8rement ou largement inf\u00e9rieures \u00e0 la moyenne (\u00e9tablie \u00e0 102\u2019000 francs bruts par an et par m\u00e9nage), cette proportion grimpe \u00e0 33%.<\/p>\n<p>Dans les pays extra-europ\u00e9ens, le ph\u00e9nom\u00e8ne est encore plus pr\u00e9gnant. En Nouvelle-Z\u00e9lande et aux \u00c9tats-Unis, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des personnes touchant moins que la moyenne d\u00e9clare avoir d\u00fb se passer d\u2019au moins une intervention dentaire.<\/p>\n<p>Sur le Vieux-Continent, la Suisse fait p\u00e2le figure vis-\u00e0-vis des pays voisins o\u00f9 la sant\u00e9 bucco-dentaire est mieux prise en charge par la collectivit\u00e9. En France, seuls 21% des bas revenus seraient concern\u00e9s alors qu\u2019en Allemagne, cette proportion chute \u00e0 10%.<\/p>\n<p><strong>Distinguer \u00abrenoncement\u00bb et \u00abprivation\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Mais selon Olivier Marmy, m\u00e9decin-dentiste et chef du d\u00e9partement de la communication de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse des m\u00e9decins-dentistes (SSO), ces chiffres doivent \u00eatre relativis\u00e9s. \u00abIl faut distinguer le renoncement de la privation. Ainsi, je rel\u00e8ve que dans ces enqu\u00eates, m\u00eame parmi les revenus \u00e9lev\u00e9s, une personne sur dix d\u00e9clare renoncer \u00e0 des soins dentaires. Nous en d\u00e9duisons que la plupart de ces interventions \u00e9taient facultatives, c\u2019est-\u00e0-dire pas strictement indiqu\u00e9es m\u00e9dicalement. Face \u00e0 la perspective de se s\u00e9parer de plusieurs milliers de francs, certains pr\u00e9f\u00e9reront ne pas entreprendre un traitement orthodontique purement esth\u00e9tique, par exemple, ou d\u00e9cident de le remettre \u00e0 plus tard.\u00bb<\/p>\n<p>Le sp\u00e9cialiste signale que le taux de privation, celui qui concerne les interventions n\u00e9cessaires d\u2019un point de vue m\u00e9dical, se situe beaucoup plus bas: \u00abSelon l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, seuls 2,5% de la population se sont priv\u00e9s de soins dentaires dont ils avaient vraiment besoin.\u00bb<\/p>\n<p>Olivier Marmy reconna\u00eet qu\u2019il est difficile pour l&rsquo;heure d\u2019\u00e9valuer pr\u00e9cis\u00e9ment la sant\u00e9 bucco-dentaire de la population suisse: une vaste \u00e9tude \u00e9pid\u00e9miologique est en cours d\u2019\u00e9laboration et ne donnera probablement pas de r\u00e9sultats avant plusieurs ann\u00e9es. Une donn\u00e9e est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 disponible: \u00abUne \u00e9tude de l\u2019Universit\u00e9 de Malm\u00f6, en Su\u00e8de, mandat\u00e9e par l\u2019Organisation mondiale de la Sant\u00e9 (OMS), montre qu\u2019en 2020, l\u2019indice CAOD, pour dents cari\u00e9es, absentes ou obtur\u00e9es, s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 0,5 chez les enfants de 12 ans. C\u2019est un excellent r\u00e9sultat.\u00bb La moyenne mondiale se situe en effet autour de 1,7. Le m\u00e9decin-dentiste y voit un signal que les mesures de prophylaxie mises en place dans les ann\u00e9es 1960 continuent de porter leurs fruits.<\/p>\n<p>M\u00eame si beaucoup rechignent \u00e0 souscrire une assurance compl\u00e9mentaire pour les soins dentaires, la population est globalement consciente de l\u2019importance des contr\u00f4les et des traitements pr\u00e9ventifs. \u00abPr\u00e8s de 70% des consultations aupr\u00e8s des dentistes ne sont pas motiv\u00e9s par un probl\u00e8me ou une douleur, mais par un contr\u00f4le de routine et un d\u00e9tartrage. Cela montre que les gens se pr\u00e9occupent de leur sant\u00e9 bucco-dentaire et adoptent la meilleure strat\u00e9gie en la mati\u00e8re pour \u00e9viter des surco\u00fbts: la pr\u00e9vention.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-15078\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/5_Dents.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/5_Dents.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/5_Dents-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/5_Dents-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>L\u2019assurance universelle malmen\u00e9e dans les urnes<\/strong><\/p>\n<p>Pourtant, les propositions de solution politique n\u2019ont pas manqu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En 2018, les Vaudois \u00e9taient appel\u00e9s \u00e0 se prononcer en votation cantonale sur l\u2019instauration d\u2019une assurance obligatoire pour les soins dentaires. Le texte avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 par 58% des votants. L\u2019ann\u00e9e suivante, les Genevois avaient \u00e9t\u00e9 55% \u00e0 opposer la m\u00eame r\u00e9ponse \u00e0 une initiative cantonale semblable et, en 2022, les citoyens du canton de Neuch\u00e2tel ont \u00e0 leur tour d\u00e9savou\u00e9 un texte similaire avec pr\u00e8s de 63% de \u00abnon\u00bb.<\/p>\n<p>Exit, donc, l\u2019assurance sociale universelle. Mais quid d\u2019une couverture priv\u00e9e? Tous les prestataires d\u2019assurance maladie de base proposent une compl\u00e9mentaire qui rembourse en partie les frais de dentiste. Mais ces options sont souvent boud\u00e9es: \u00abJe constate que les moins de 18 ans b\u00e9n\u00e9ficient en g\u00e9n\u00e9ral d\u2019une assurance compl\u00e9mentaire qui prend en charge ce type de prestations, mais c\u2019est beaucoup moins le cas chez les adultes\u00bb, note Olivier Marmy. Difficile d\u2019\u00e9tablir les causes pr\u00e9cises de ce d\u00e9sint\u00e9r\u00eat, en l\u2019absence d\u2019une enqu\u00eate consacr\u00e9e \u00e0 la th\u00e9matique, mais quelques hypoth\u00e8ses peuvent \u00eatre \u00e9voqu\u00e9es: prix trop \u00e9lev\u00e9, offre parcellaire ou conditions de remboursement trop restrictives.<\/p>\n<p>La Suisse est plut\u00f4t bien dot\u00e9e au niveau de l\u2019industrie des implants bucco-dentaires. Le g\u00e9ant b\u00e2lois Straumann couvre pr\u00e8s d\u2019un quart du march\u00e9 mondial. L\u2019entreprise, pr\u00e9sente dans pr\u00e8s de 100 pays et employant plus de 10&rsquo;000 personnes \u00e0 travers le monde, a annonc\u00e9 un chiffre d\u2019affaires de 2,3 milliards de francs en 2022.<\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Kloten (ZH), sa concurrente Nobel Biocare emploie plus de 2&rsquo;000 personnes et a engrang\u00e9 pas moins de 600 millions de francs cette m\u00eame ann\u00e9e. Depuis 2014, elle fait partie du groupe am\u00e9ricain Danaher, qui l\u2019a rachet\u00e9e pour 2,2 milliards de dollars.<\/p>\n<p>La Suisse est plut\u00f4t bien dot\u00e9e au niveau de l\u2019industrie des implants bucco-dentaires. Le g\u00e9ant b\u00e2lois Straumann couvre pr\u00e8s d\u2019un quart du march\u00e9 mondial. L\u2019entreprise, pr\u00e9sente dans pr\u00e8s de 100 pays et employant plus de 10&rsquo;000 personnes \u00e0 travers le monde, a annonc\u00e9 un chiffre d\u2019affaires de 2,3 milliards de francs en 2022.<\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Kloten (ZH), sa concurrente Nobel Biocare emploie plus de 2&rsquo;000 personnes et a engrang\u00e9 pas moins de 600 millions de francs cette m\u00eame ann\u00e9e. Depuis 2014, elle fait partie du groupe am\u00e9ricain Danaher, qui l\u2019a rachet\u00e9e pour 2,2 milliards de dollars.<\/p>\n<p><strong>Une aide cibl\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Mais la situation \u00e9volue tout de m\u00eame sur le terrain politique. En Valais, le Grand Conseil a vot\u00e9 le 14 mars dernier une aide pour les m\u00e9nages les plus pr\u00e9caires, c\u2019est-\u00e0-dire ceux qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une allocation de m\u00e9nage. Pr\u00e8s de 7000 seraient concern\u00e9s. Le texte a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un large soutien des d\u00e9put\u00e9s valaisans de tous bords, \u00e0 l\u2019exception des \u00e9lus UDC qui se sont abstenus. M\u00eame si le montant maximal de l\u2019allocation doit encore \u00eatre fix\u00e9 par le Conseil d\u2019\u00c9tat, la mesure cr\u00e9e un pr\u00e9c\u00e9dent en Suisse. \u00c0 Gen\u00e8ve, une initiative similaire, d\u00e9pos\u00e9e par le PS en 2022, pr\u00e9voit d\u2019allouer un ch\u00e8que de 300 francs par an aux b\u00e9n\u00e9ficiaires des subsides d\u2019assurance maladie. Le pouvoir l\u00e9gislatif genevois devra se prononcer au plus tard en mai 2024. En cas de refus de sa part, le texte sera soumis \u00e0 une votation populaire.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des aides directement allou\u00e9es par l\u2019\u00c9tat, les organismes parapublics ont aussi un r\u00f4le \u00e0 jouer pour fournir une assistance cibl\u00e9e. \u00c0 la fondation Point d\u2019Eau, un organisme qui offre des soins m\u00e9dicaux et dentaires \u00e0 prix cass\u00e9 pour les plus d\u00e9munis, on constate tout de m\u00eame une d\u00e9gradation de la situation. \u00abNous accueillons aujourd\u2019hui des cat\u00e9gories de personnes que nous ne connaissions pas auparavant, reconna\u00eet Fran\u00e7ois Ch\u00e9raz, fondateur et directeur de la fondation. Notamment des personnes retrait\u00e9es qui n\u2019ont pas acc\u00e8s aux prestations compl\u00e9mentaires, mais pour qui certaines interventions m\u00e9dico-dentaires s\u2019av\u00e8rent inabordables. Les demandes augmentent et nous commen\u00e7ons \u00e0 manquer de b\u00e9n\u00e9voles.\u00bb<\/p>\n<p>Les personnes en situation de pr\u00e9carit\u00e9 peuvent n\u00e9anmoins demander une aide financi\u00e8re aupr\u00e8s de leur canton ou de leur commune. C\u2019est notamment le cas de celles b\u00e9n\u00e9ficiant de l\u2019aide sociale et des retrait\u00e9s recevant des prestations compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Malheureusement, certains continuent de passer entre les mailles du filet social: \u00abUne partie de la population se situe entre les seuils\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire que sa situation ne remplit pas les crit\u00e8res d\u2019acc\u00e8s aux aides, bien qu\u2019elle ne soit pas en mesure de faire face \u00e0 des d\u00e9penses importantes. \u00abLa SSO est d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 trouver des solutions pour permettre \u00e0 cette cat\u00e9gorie de la population d\u2019avoir acc\u00e8s au dentiste, indique Olivier Marmy. Nous avons lanc\u00e9 un projet pilote dans le canton de Fribourg, en partenariat avec la section locale de Caritas et les autorit\u00e9s cantonales.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abLe conseil que je donnerais \u00e0 une personne que des soins dentaires indispensables mettraient en difficult\u00e9 financi\u00e8re est de discuter des solutions avec son m\u00e9decin-dentiste. De nombreux probl\u00e8mes de sant\u00e9 peuvent \u00eatre r\u00e9solus par diff\u00e9rentes options, dont certaines sont non seulement moins ch\u00e8res, mais aussi moins lourdes, comme la proth\u00e8se amovible au lieu de la couronne traditionnelle\u00bb, rel\u00e8ve Olivier Marmy. Une autre solution consiste \u00e0 s\u2019adresser aux cliniques universitaires proposant des soins dentaires prodigu\u00e9s par des \u00e9tudiants. Les tarifs sont alors r\u00e9duits de 70% en cas de traitement par une personne pas encore dipl\u00f4m\u00e9e, et de 25% s\u2019il s\u2019agit d\u2019un dentiste dipl\u00f4m\u00e9 en cours de sp\u00e9cialisation. \u00abC\u2019est une solution qui convient surtout \u00e0 ceux qui habitent pr\u00e8s d\u2019un centre de formation\u00bb, nuance Olivier Marmy. Or il n\u2019en existe que quatre en Suisse: \u00e0 Gen\u00e8ve, B\u00e2le, Berne et Zurich.<\/p>\n<p>Le sp\u00e9cialiste rappelle \u00e9galement que, m\u00eame si des traitements peuvent para\u00eetre inabordables de prime abord, certains s\u2019\u00e9talent souvent sur plusieurs mois, voire plusieurs ann\u00e9es. \u00abAinsi le r\u00e8glement d\u2019un traitement orthodontique dont le devis s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 10&rsquo;000 francs sera \u00e9tal\u00e9 sur une longue p\u00e9riode.\u00bb En dernier lieu, les m\u00e9decins-dentistes peuvent \u00e9galement vous aider \u00e0 obtenir de l\u2019aide financi\u00e8re aupr\u00e8s des autorit\u00e9s ou d\u2019une fondation.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.blick.ch\/fr\/\">Blick<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paradoxe pour un pays riche et dont le savoir-faire dans les implants dentaires est reconnu \u00e0 l&rsquo;international: les Suisses sont nombreux \u00e0 \u00e9viter le dentiste pour ne pas casser leur tirelire. Face \u00e0 cela, le Valais a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019agir et Gen\u00e8ve pourrait lui embo\u00eeter le pas.<\/p>\n","protected":false},"author":20293,"featured_media":15078,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-15077","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15077","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20293"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15077"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15077\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15080,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15077\/revisions\/15080"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15078"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15077"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15077"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15077"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}