



{"id":14806,"date":"2024-02-01T22:45:19","date_gmt":"2024-02-01T21:45:19","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=14806"},"modified":"2024-02-01T15:18:47","modified_gmt":"2024-02-01T14:18:47","slug":"createurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=14806","title":{"rendered":"Les nouveaux artisans du ski"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/\" rel=\"noopener noreferrer\">PME<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>On ne trouve plus gu\u00e8re de surprises sur les 200\u2018000 paires de spatules qui se vendent chaque ann\u00e9e en Suisse Rossignol, HEAD, Salomon, Atomic: les grandes marques internationales se sont appropri\u00e9 le march\u00e9 au d\u00e9triment des fabricants suisses. \u00c0 la notable exception du lucernois St\u00f6ckli, les marques embl\u00e9matiques (Attenhofer, Authier, Schwendener) ont toutes disparues. En Suisse romande, plusieurs fabricants misent sur une approche artisanale pour se faire une place sur ce march\u00e9 hyperconcurrentiel en pariant chacune \u00e0 sa mani\u00e8re sur l\u2019authenticit\u00e9, le haut-de-gamme, l\u2019exigence et la raret\u00e9. Des strat\u00e9gies de niche qui se r\u00e9v\u00e8lent efficaces.<\/p>\n<p><strong>1|<\/strong> <strong>H\u00fcsski, le ski haute couture<\/strong><\/p>\n<p><em>Con\u00e7us sur mesure, les skis de la petite marque valaisanne s\u00e9duisent les amateurs de poudreuse et de vintage.<\/em><\/p>\n<p>Pour Jean-Michel Perren et Thibaut Preisig, tout a commenc\u00e9 fin 2012, avec la rencontre en pleine montagne d\u2019un skieur \u00e9quip\u00e9 de planches en bois. Lanc\u00e9 comme une plaisanterie, le pari de fabriquer leurs propres mod\u00e8les se concr\u00e9tise l\u2019ann\u00e9e suivante, donnant envie au duo d\u2019aller plus loin: \u00abOn ne se voyait pas arr\u00eater apr\u00e8s autant de temps et de recherche. Le bouche \u00e0 oreille a fait le reste\u00bb, explique Jean-Michel Perren.<\/p>\n<p>Avec leur style r\u00e9tro et leurs finitions bois \u00e9l\u00e9gantes et soign\u00e9es, les planches sigl\u00e9es H\u00fcsski trouvent vite leur public. Il faut n\u00e9anmoins s\u2019armer de patience avant de recevoir sa paire. \u00abNous fonctionnons \u00e0 la demande et n\u2019avons pas de stock\u00bb, pr\u00e9cise le cofondateur, attach\u00e9 \u00e0 un fonctionnement artisanal qui lui permet de produire quelques dizaines de paires par an, tout en conservant son poste dans l\u2019\u00e9b\u00e9nisterie qui l\u2019emploie.<\/p>\n<p>Humaine plus que commerciale, cette approche lui permet de prendre le temps d\u2019\u00e9changer avec des acheteurs impliqu\u00e9s. \u00abCe sont les clients qui imaginent leurs skis\u00bb, explique l\u2019artisan. Chaque d\u00e9tail est pens\u00e9 par et pour eux: dimensions, rev\u00eatement, finitions, couleurs, gravures\u2026. \u00c0 la cl\u00e9, des paires uniques et techniquement irr\u00e9prochables, fignol\u00e9es dans le petit atelier que Jean-Michel Perren loue \u00e0 son employeur \u00e0 Sion, souvent avec le concours de ses acheteurs. \u00abParticiper \u00e0 la stratification ou aux finitions permet de cr\u00e9er des liens. C\u2019est presque un d\u00e9chirement de leur remettre leurs skis\u00bb, plaisante l\u2019artisan qui \u00e9coule ses mod\u00e8les aupr\u00e8s d\u2019une client\u00e8le exp\u00e9riment\u00e9e, mais vari\u00e9e. Quant au prix \u2013 1200 \u00e0 1500 francs la paire \u2013 il refl\u00e8te mal les dizaines d\u2019heures pass\u00e9es dans l\u2019atelier mais qu\u2019importe: \u00abJe fais \u00e7a pour le plaisir, pas pour l\u2019argent.\u00bb<\/p>\n<p><strong>2| EDL, une marque en croissance<\/strong><\/p>\n<p><em>Bas\u00e9e \u00e0 Nyon (VD), la marque EDL parie sur le haut-de-gamme pour s\u00e9duire une client\u00e8le avertie.<\/em><\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019origine d\u2019EDL, on trouve un duo: Vincent Zuppinger, graphiste, et Francis Decroocq, propri\u00e9taire d\u2019un magasin Sports House \u00e0 Villars-sur-Ollon (VD). En 2003, le second contacte le premier dans l\u2019id\u00e9e de lui confier le dessin d\u2019une paire de skis \u00e0 l\u2019effigie de son magasin. Objectif: produire en Italie une petite centaine de paires par an, estampill\u00e9es Edelweiss. Un nom que retouche aussit\u00f4t Vincent Zuppinger, dans l\u2019id\u00e9e de construire une v\u00e9ritable marque: \u00abJ\u2019ai gard\u00e9 l\u2019id\u00e9e de la fleur de montagne mais nous avons corrig\u00e9 tout le reste. Edelweiss est devenu EDL, un acronyme qui r\u00e9sume nos valeurs \u2013 \u00e9motion, d\u00e9sir et libert\u00e9 \u2013 tout en d\u00e9clinant le mot \u201cweiss\u201d (blanc) sur d\u2019autres couleurs: black, cobalt, red, etc.\u00bb.<\/p>\n<p>Les premiers clients appr\u00e9cient ce mat\u00e9riel au look volontairement intemporel. Rapidement, le duo veut \u00e9largir sa gamme: \u00abavoir deux mod\u00e8les en magasin, \u00e7a ne sert \u00e0 rien\u00bb, soutient Vincent Zuppinger. Plut\u00f4t orient\u00e9 vers le ski de piste \u00e0 l\u2019origine, EDL se diversifie avec des mod\u00e8les de ski de randonn\u00e9e ou de freeride, \u00e0 des tarifs allant de 1\u2019500 \u00e0 1\u2019600 francs pour les plus on\u00e9reux. \u00abL\u2019id\u00e9e ne consiste pas \u00e0 viser le tr\u00e8s haut-de-gamme mais \u00e0 proposer des paires accessibles, performantes et \u00e9l\u00e9gantes, \u00e0 un public plut\u00f4t senior, ais\u00e9 sans \u00eatre fortun\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Imagin\u00e9s et dessin\u00e9s \u00e0 Nyon, les skis d\u2019EDL sont produits \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re suisse par un partenaire italien, la semelle et les carres restant finalis\u00e9es \u00e0 Villars-sur-Ollon. L\u2019an dernier, la marque a \u00e9coul\u00e9 460 paires et compte bien cro\u00eetre, notamment via le march\u00e9 fran\u00e7ais de la location. \u00abJusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, nous avons travaill\u00e9 pour installer la marque. Il s\u2019agit d\u00e9sormais de consolider l\u2019entreprise en nous \u00e9tendant en Suisse et en France, o\u00f9 nos mod\u00e8les sont disponibles \u00e0 la location gr\u00e2ce au r\u00e9seau Skinet.\u00bb Aucune chance en revanche de pouvoir commander sa paire de skis EDL sur Internet: convaincue que sa force repose sur le conseil, l\u2019expertise et le rapport humain, la marque refuse de passer au commerce digital. Avec la production pr\u00e9vue de 700 paires pour la saison 2023\/2024, 1\u2019500 l\u2019ann\u00e9e suivante, environ 5\u2019000 d\u2019ici trois ans, les ambitions d\u2019EDL supposent de nouveaux moyens financiers. Jusqu\u2019ici autofinanc\u00e9e, la PME vaudoise cherche aujourd\u2019hui des investisseurs: \u00abNous avons longtemps r\u00e9ussi \u00e0 fonctionner seuls, mais il est temps de trouver des partenaires.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-14807\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Large010224.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Large010224.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Large010224-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Large010224-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>3| Faction: l\u2019image au service de la performance<\/strong><\/p>\n<p><em>Habitu\u00e9e des taux de croissance \u00e0 deux chiffres, Faction vend ses skis dans 33 pays, et parie sur sa communaut\u00e9 engag\u00e9e.<\/em><\/p>\n<p>Avec 42 employ\u00e9s, 14 saisonniers, 45\u2019000 paires de skis vendues la saison derni\u00e8re, la marque Faction a su s\u2019imposer dans le secteur du freeride. Fond\u00e9e en 2006 par Alex Hoye et Tony McWilliam, la PME install\u00e9e au Ch\u00e2bles, pr\u00e8s de Verbier (VS), s\u00e9duit les skieurs exp\u00e9riment\u00e9s avec ses produits maniables aux prix accessibles, de 300 \u00e0 1\u2019200 francs la paire. Produits dans plusieurs pays d\u2019Europe, ses mod\u00e8les sont distribu\u00e9s par 650 d\u00e9taillants dans 33 pays, des \u00c9tats-Unis au Japon en passant par l\u2019Europe, o\u00f9 le logo de la marque est devenu familier dans le monde du freeride et du freestyle. Un succ\u00e8s qui se traduit dans les chiffres: la PME n\u2019a jamais cess\u00e9 de progresser et la saison 2022\/2023 l\u2019a vu renouer avec une croissance de plus de 20%.<\/p>\n<p>Fond\u00e9e sur l\u2019excellence technique et sur son association avec des athl\u00e8tes reconnus comme Sam Anthamatten ou Eileen Gu, la r\u00e9ussite de la PME s\u2019est aussi construite sur des images spectaculaires, puisque Faction produit des documentaires sportifs.<\/p>\n<p>Une strat\u00e9gie qui rappelle celle de Redbull et qui lui permet de s\u2019appuyer sur une vaste communaut\u00e9. \u00abEn dix ans, nos vid\u00e9os ont cumul\u00e9 plus de 12 millions de vues en ligne, explique Alex Hoye. Il ne s\u2019agit pas uniquement de produire des contenus, mais de parier sur l&rsquo;engagement de notre audience.\u00bb Avec plus de 500\u2019000 followers \u2013 quatre millions avec ceux des sportifs partenaires \u2013 l\u2019entreprise dispose d\u2019une vaste base de fid\u00e8les. Et l\u2019ambition reste intacte: apr\u00e8s les skis, Faction s\u2019int\u00e9resse au march\u00e9 de la chaussure avec des objectifs ambitieux: \u00abNous visons\u00a0des ventes \u00e0 sept chiffres\u00a0d\u2019ici l\u2019ann\u00e9e prochaine.\u00bb<\/p>\n<p><strong>4| Just1Ski: la production intimiste<\/strong><\/p>\n<p><em>Chaque ann\u00e9e, Justin Marquis fabrique seulement une trentaine de paires de ski, qu\u2019il vend aux passionn\u00e9s de nature.<\/em><\/p>\n<p>Pour esp\u00e9rer d\u00e9crocher l\u2019une des trente paires de ski de randonn\u00e9e que Justin Marquis fignole chaque ann\u00e9e en solitaire, il faut montrer patte blanche. Guide de montagne et menuisier, l\u2019artisan cultive le go\u00fbt de la discr\u00e9tion et choisit ses clients: \u00abJe ne fabrique pas mes skis pour qu\u2019on les fixe contre un mur, mais pour des passionn\u00e9s.\u00bb Chaque paire est con\u00e7ue \u00e0 l\u2019ancienne dans son atelier \u00e0 Reppaz (VS): du paulownia pour le noyau \u2013 un bois l\u00e9ger et r\u00e9sistant r\u00e9put\u00e9 pour avoir des propri\u00e9t\u00e9s similaires \u00e0 l\u2019aluminium \u2013, du fr\u00eane-olivier ou du noyer pour le placage, et quelques d\u00e9corations en marqueterie, au choix du client. Chaque pi\u00e8ce unique est vendue autour des 1\u2019600 francs.<\/p>\n<p>Taill\u00e9s pour les sorties hors-piste, les skis du Valaisan sont r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 des skieurs qui n\u2019ach\u00e8tent pas leur mat\u00e9riel dans les grands magasins et qui vont chercher la neige loin des stations. \u00abIl faut d\u2019abord me trouver, se d\u00e9placer jusque chez moi. Apr\u00e8s une sortie test dans la nature, on d\u00e9finit les d\u00e9tails \u00e0 modifier \u00e0 partir de mes paires d\u2019essai. Je les fabrique ensuite pendant la saison creuse, durant le printemps et l\u2019\u00e9t\u00e9, et ils sont g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00eats pour No\u00ebl.\u00bb Un mode de production qui peut rebuter les plus press\u00e9s mais que Justin Marquis assume enti\u00e8rement: \u00abC\u2019est la cl\u00e9 de mon travail et c\u2019est ce qui fait ma r\u00e9putation dans le milieu.\u00bb Hors de question d\u2019augmenter le volume de production: \u00abJe me limite \u00e0 trente paire de skis par an, ni plus ni moins. Quand le carnet de commande est plein, je bascule la fabrication sur l\u2019ann\u00e9e suivante parce que je ne veux pas me lasser de cette passion.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Un loisir toujours plus co\u00fbteux<\/strong><\/p>\n<p>Ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, l\u2019amour des Suisses pour le ski ne d\u00e9ment pas, selon l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral du sport: en 2020, 34,9% de la population disait \u00abpratiquer ou vouloir pratiquer\u00bb le ski, une proportion qui reste stable depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es. Reste \u00e0 savoir jusqu\u2019\u00e0 quand: dans sa derni\u00e8re \u00e9tude, le cabinet bernois BAK Economics \u00e9value la hausse des prix pour une semaine au ski en f\u00e9vrier 2024 \u00e0 24% sur un an, une hausse \u00e0 laquelle n\u2019\u00e9chappe aucunes des 178 stations du pays. Saisons plus courtes, enneigement moindre, aux raisons structurelles s\u2019ajoute l\u2019inflation. Sur le court terme, cette flamb\u00e9e ne fait reculer ni la client\u00e8le suisse, toujours pr\u00e9sente avec 9,1 millions de nuit\u00e9es pr\u00e9vues, ni la client\u00e8le \u00e9trang\u00e8re dont la fr\u00e9quentation progresse (+2,1%) avec le retour des touristes d\u2019Asie et d\u2019Am\u00e9rique du nord. Mais sur le long terme, la chute de la fr\u00e9quentation para\u00eet in\u00e9luctable: avec 23 millions de journ\u00e9es de skis d\u00e9compt\u00e9es l\u2019an dernier, la Suisse est loin des 35 millions recens\u00e9s en 1995.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre le manque de neige et l\u2019inflation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, les fabricants de skis se pr\u00e9parent \u00e0 des ann\u00e9es d\u00e9licates sur un march\u00e9 monopolis\u00e9 par quelques grandes marques. Quelques PME romandes ont pourtant trouv\u00e9 leur place. La preuve par quatre.<\/p>\n","protected":false},"author":20148,"featured_media":14807,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-14806","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14806","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20148"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14806"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14806\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14809,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14806\/revisions\/14809"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14807"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14806"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14806"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14806"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}