



{"id":14783,"date":"2024-01-25T22:16:49","date_gmt":"2024-01-25T21:16:49","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=14783"},"modified":"2024-01-25T11:21:56","modified_gmt":"2024-01-25T10:21:56","slug":"musique-16","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=14783","title":{"rendered":"\u00abPour faire de la musique aujourd\u2019hui, il faut \u00eatre forc\u00e9ment auto-entrepreneur\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>Qu\u2019est-ce qui vous a men\u00e9 derri\u00e8re les platines? <\/strong><\/p>\n<p><strong>Mandrax:<\/strong> Je faisais partie de Koprock, l\u2019association \u00e0 la base de la Dolce Vita (club mythique lausannois, ouvert de 1985 \u00e0 1999, ndlr). J\u2019\u00e9tais venu le jour de l\u2019inauguration avec Francis, le patron du magasin Disc-\u00e0-Brac, qui existe toujours. Je l\u2019aidais \u00e0 porter son mat\u00e9riel. Il m\u2019a montr\u00e9 comment encha\u00eener deux disques pour faire danser le public. \u00c0 partir de ce moment-l\u00e0, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 passer des disques au club, puis ailleurs.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi ce nom, Mandrax? <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est li\u00e9 \u00e0 Mandrake, le magicien. C\u2019\u00e9tait juste une appropriation du nom en Mandrax, pour que ce soit plus dr\u00f4le. Rapidement, il y a eu les Mandrax Dance Parties.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce qui vous a plu dans le fait de mixer? <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais obs\u00e9d\u00e9 par la musique depuis des ann\u00e9es. Surtout par le groupe The Clash et les m\u00e9tissages qui ont suivi. Je sortais dans des f\u00eates sauvages un peu partout \u00e0 Lausanne d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. Sur le plan musical, c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s m\u00e9lang\u00e9. Puis plus tard, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 mixer \u00e0 la Dolce Vita, qui n\u2019\u00e9tait pas qu\u2019un club de rock. Toutes les musiques y \u00e9taient propos\u00e9es. Et puis, je suis parti en Angleterre juste avant l\u2019explosion de la house. C\u2019est \u00e0 mon retour qu\u2019on s\u2019est lanc\u00e9s dans l\u2019organisation de raves sauvages avec Patrick Duvoisin, alias Rollercone. On a commenc\u00e9 \u00e0 faire \u00e7a comme si notre vie en d\u00e9pendait.<\/p>\n<p><strong>Vous-m\u00eame n\u2019aimez pas particuli\u00e8rement danser\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est vrai, mais j\u2019aime faire danser les gens et j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 sensible \u00e0 diff\u00e9rents types de musiques, ce qui, au d\u00e9but, me semblait \u00eatre un probl\u00e8me, avant de comprendre que c\u2019\u00e9tait un atout. J\u2019ai trouv\u00e9 ma place derri\u00e8re les platines, sinon, en effet, je ne serais jamais rest\u00e9 aussi longtemps dans des clubs. En plus, \u00eatre DJ me permettait d\u2019exercer une influence sur la musique qui passait, plut\u00f4t que de souffrir d\u2019un mauvais DJ.<\/p>\n<p><strong>C\u2019est quoi, un bon DJ? <\/strong><\/p>\n<p>En fait, je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 un grand technicien. En revanche, j\u2019ai un propos musical, un point de vue et je parviens bien \u00e0 ressentir ce que les gens per\u00e7oivent lorsqu\u2019ils dansent. Je sais jouer avec \u00e7a, cr\u00e9er une atmosph\u00e8re, placer des titres int\u00e9ressants qu\u2019ils n\u2019ont pas forc\u00e9ment envie d\u2019\u00e9couter. Il faut \u00e9tablir un lien qui fait qu\u2019au bout d\u2019un moment, tout se transforme en une communion, une symbiose autour de la musique.<\/p>\n<p><strong>Ce ressenti du public s\u2019acquiert-il? <\/strong><\/p>\n<p>Il faut avoir une certaine sensibilit\u00e9, avoir du go\u00fbt. Et apr\u00e8s, on apprend par l\u2019\u00e9chec. En faisant des essais, puis en se rendant compte qu\u2019avec tel ou tel type de musique, d\u2019\u00e9nergie, \u00e7a passe ou \u00e7a casse. On apprend \u00e0 jouer sans craindre de vider la piste de danse et on parvient \u00e0 captiver des gens parfois r\u00e9fractaires. Au d\u00e9but, c\u2019est un peu effrayant, mais on finit par jongler avec cette donn\u00e9e. C\u2019est \u00e0 l\u2019inverse de tout ce qu\u2019on voit aujourd\u2019hui avec les DJ Instagram et les sets pr\u00e9enregistr\u00e9s. On n\u2019y arrive pas parce qu\u2019on a un profil sur les r\u00e9seaux sociaux ou parce qu\u2019on a une technique, un ordinateur qui fait tout. C\u2019est un apprentissage qui prend des mois, voire des ann\u00e9es, je pense.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 quel moment vous \u00eates-vous dit que vous pouviez en faire votre profession? <\/strong><\/p>\n<p>Je n\u2019ai jamais pens\u00e9 que cela arriverait. Au d\u00e9but, j\u2019ai vaguement essay\u00e9 de le faire \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de mes \u00e9tudes de m\u00e9decine. Mais comme j\u2019\u00e9tais un obs\u00e9d\u00e9 de musique, il m\u2019est devenu impossible d\u2019\u00e9tudier en parall\u00e8le. Et forc\u00e9ment, \u00e0 partir du moment o\u00f9 on a commenc\u00e9 \u00e0 faire des f\u00eates et que des centaines, voire des milliers de personnes y assistaient, je n\u2019avais plus qu\u2019une envie, c\u2019\u00e9tait de m\u2019immerger de plus en plus dans la musique, puis dans la production. C\u2019est quelque chose qui est venu graduellement. J\u2019ai grandi en m\u00eame temps que tout le d\u00e9veloppement des musiques \u00e9lectroniques.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-14784\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Large250124.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Large250124.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Large250124-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Large250124-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>Vous avez v\u00e9cu \u00e0 New York de 1992 \u00e0 2000, d\u2019o\u00f9 vous rayonniez un peu partout dans le monde. Qu\u2019est-ce que cette ville vous a apport\u00e9? <\/strong><\/p>\n<p>Comme j\u2019avais commenc\u00e9 \u00e0 Lausanne et que \u00e7a fonctionnait aussi pour moi en Suisse et en Europe, j\u2019avais envie d\u2019aller plus loin et de m\u2019investir dans la cr\u00e9ation musicale. Et comme New York est le berceau de toutes les musiques que j\u2019ai \u00e9cout\u00e9es, j\u2019ai voulu m\u2019y plonger. Il y a ce dicton qui dit\u2009: si on y arrive \u00e0 New York, on y arrive partout. Donc je suis parti m\u2019y installer, pour aussi entrer en contact avec toute la musique que je jouais depuis le d\u00e9but de mes ann\u00e9es de DJ, des ann\u00e9es de la Dolce Vita \u00e0 mes propres f\u00eates, ce m\u00e9lange de post-punk, de rap, de house, de disco. Pour moi, c\u2019\u00e9tait assez clair qu\u2019il fallait que je parte l\u00e0-bas. J\u2019ai tr\u00e8s vite capt\u00e9 la devise\u2009: c\u2019\u00e9tait \u00abmarche ou cr\u00e8ve\u00bb. Quand je suis arriv\u00e9, la ville n\u2019\u00e9tait pas encore trop gentrifi\u00e9e, c\u2019\u00e9tait encore chaotique par endroits et bon march\u00e9, ce qui permettait \u00e0 \u00e9norm\u00e9ment de musiciens d\u2019\u00e9voluer. Donc, il y avait une sc\u00e8ne artistique tr\u00e8s fournie.<\/p>\n<p><strong>Ensuite, vous rentrez vivre \u00e0 Lausanne. Pourquoi? <\/strong><\/p>\n<p>Je mixais souvent en Europe, bien que j\u2019habite \u00e0 New York, ce qui m\u2019a \u00e9puis\u00e9. Et la Suisse \u00e9tait un bon hub. Lausanne, pour moi, c\u2019\u00e9tait simple, proche de l\u2019a\u00e9roport. Il a fallu un s\u00e9rieux moment d\u2019apprentissage et de r\u00e9adaptation pour arriver \u00e0 fonctionner ici.<\/p>\n<p><strong>Dans les ann\u00e9es 2010, vous avez port\u00e9 une nouvelle casquette, celle de tenancier de caf\u00e9 en reprenant le Saint Pierre, \u00e0 Lausanne, avec plusieurs amis. Cela para\u00eet plut\u00f4t saugrenu\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Au d\u00e9part, c\u2019est juste parce qu\u2019on en rigolait avec notamment Christophe Roduit et Anne Pittet, qui venaient \u00e0 l\u2019origine du Pully For Noise Festival. L\u2019id\u00e9e n\u2019\u00e9tait pas de reprendre simplement un caf\u00e9, mais d\u2019en faire un bar musical, une sc\u00e8ne de trentenaires et plus, un lieu de rassemblement pour des gens int\u00e9ress\u00e9s par la musique, mais moins par les clubs. M\u2019associer avec eux, c\u2019\u00e9tait aussi retrouver des gens qui \u00e9taient issus du milieu musical. Il y a toujours la musique qui est \u00e0 la source, et donc qui permet de faire des choses d\u2019une mani\u00e8re moins marchande, plus bas\u00e9e sur la culture ou sur le son.<\/p>\n<p><strong>Vous avez ensuite travaill\u00e9 \u00e0 la Haute \u00e9cole de musique de Lausanne. C\u2019\u00e9tait pour partager votre exp\u00e9rience musicale? <\/strong><\/p>\n<p>Il y a deux choses. D\u2019une part, l\u2019envie de partager une exp\u00e9rience, vu que cela faisait quand m\u00eame tr\u00e8s longtemps que j\u2019\u00e9tais actif dans le domaine. Pour faire de la musique aujourd\u2019hui, il faut \u00eatre forc\u00e9ment un peu auto-entrepreneur, il faut ma\u00eetriser d\u2019autres m\u00e9tiers. Mon id\u00e9e \u00e9tait d\u2019arriver \u00e0 concentrer diverses formations au sein d\u2019un d\u00e9partement des musiques actuelles. L\u2019autre chose, c\u2019\u00e9tait la d\u00e9fense des musiques actuelles qui restent le parent pauvre de la formation et de la culture.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les artistes suisses du moment qui vous plaisent? <\/strong><\/p>\n<p>En Suisse romande, il y a plusieurs jeunes artistes que j\u2019appr\u00e9cie, comme Shuttle, un chanteur et musicien qui a un v\u00e9ritable univers. Il y a aussi le chanteur italo-pop Valentino Vivace et La Machinerie, un collectif de musiciens avec qui Valentino collabore. J\u2019aime aussi des talents \u00e9mergents comme Nvst et Alex Nantaya, jeunes femmes DJ techno, ou encore la sc\u00e8ne rap de Gen\u00e8ve avec notamment Makala et Varnish La Piscine.<\/p>\n<p><strong>Et comment se dessine le futur de vos activit\u00e9s? <\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 travers notre studio Magneto et le groupe Shakedown, deux projets d\u00e9velopp\u00e9s avec mon fr\u00e8re S\u00e9bastien. On vient de sortir un nouveau single en Angleterre, sur Glitterbox, un sous-label de Defected qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 notre label \u00e0 nos d\u00e9buts. Nous avons continu\u00e9 \u00e0 faire de la musique d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Cette fois, c\u2019est un vrai retour de Shakedown, avec plusieurs singles et un album qui sort en 2024. Au niveau de l\u2019univers musical, ce sera diff\u00e9rent des deux premiers albums, plus m\u00e9tiss\u00e9 en termes d\u2019influences, m\u00eame si \u00e7a reste quand m\u00eame tr\u00e8s \u00e9lectronique et relativement groovy.<\/p>\n<p><strong>Et votre activit\u00e9 de DJ? <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai juste baiss\u00e9 la cadence, en fait. Je ne fais que les dates qui me font plaisir, o\u00f9 je sais que je vais pouvoir jouer dans un environnement qualitatif, devant un public r\u00e9ceptif.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Bio express<\/strong><\/p>\n<p><strong>3 mars 1966<\/strong> \u00ab\u2009Naissance \u00e0 Partille, bourgade \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de G\u00f6teborg en Su\u00e8de, o\u00f9 mes parents vivaient avant de venir en Suisse huit mois plus tard.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Septembre 1980<\/strong> \u00abD\u00e9but de L\u00f4zane Bouge, p\u00e9riode intense de plusieurs mois de manifestations pour des revendications sociales.\u00bb<\/p>\n<p><strong>6 mai 1981<\/strong> \u00ab\u2009Concert du groupe The Clash \u00e0 Beaulieu qui m\u2019a permis de voir pour la premi\u00e8re fois le groupe phare de ma jeunesse.\u2009\u00bb<\/p>\n<p><strong>12 avril 1985<\/strong> \u00ab\u2009Ouverture de la Dolce Vita. J\u2019y ai appris \u00e9norm\u00e9ment et cela a \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminant pour la suite de mon parcours.\u2009\u00bb<\/p>\n<p><strong>Avril 1992<\/strong> \u00ab\u2009D\u00e9m\u00e9nagement \u00e0 New York. J\u2019ai habit\u00e9 pendant huit ans dans l\u2019East Village et le Lower East Side.\u2009\u00bb<\/p>\n<p><strong>Mai 2002<\/strong> \u00ab\u2009Sortie du premier album de Shakedown et succ\u00e8s du titre At Night en Angleterre, avec entre autres une apparition \u00e0 Top of the Pops, show mythique de la BBC.\u2009\u00bb<\/p>\n<p><strong>D\u00e9cembre 2018<\/strong> \u00ab\u2009Ouverture du studio Magneto, laboratoire \u00e9lectronique et centre de comp\u00e9tences en musiques actuelles, o\u00f9 mon fr\u00e8re et moi travaillons sur nos projets divers.\u2009\u00bb<\/p>\n<p><strong>2024<\/strong> \u00ab\u2009Avec Shakedown, on va sortir un nouvel album, plus m\u00e9tiss\u00e9 en termes d\u2019influences, m\u00eame si \u00e7a reste quand m\u00eame tr\u00e8s \u00e9lectronique et relativement groovy.\u2009\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Les adresses de Mandrax<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>Culture Caf\u00e9:<\/strong> (Rue de Gen\u00e8ve 6, Lausanne): \u00abC\u2019est un lieu assez bien cach\u00e9, qui ne paie pas de mine. C\u2019est ma cantine, l\u2019endroit o\u00f9 je prends mes repas de midi et mange sainement.\u2009\u00bb<\/p>\n<p><strong>Restaurant Caf\u00e9 des artisans:<\/strong> (Rue Centrale 16, Lausanne): \u00abC\u2019est un caf\u00e9 en pleine ville, id\u00e9al pour les ap\u00e9ros l\u2019\u00e9t\u00e9 en terrasse et le repas le samedi pendant le march\u00e9, avec des tenanciers tr\u00e8s orient\u00e9s musique.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Caf\u00e9 \u2013 kiosque Le Montriond:<\/strong> (Avenue Dapples 25, Lausanne) \u00abUn autre caf\u00e9 tr\u00e8s sympa, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la place de Milan, sa colline et sa coupole improbable au sommet.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans The Lausanner (n\u00b0 12).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9curseur des musiques \u00e9lectroniques en Suisse, Stephan Kohler alias Mandrax, DJ et producteur lausannois, s\u2019est produit dans les plus grands clubs du monde. Pr\u00e8s de quarante ans apr\u00e8s ses d\u00e9buts, il continue de composer et de mixer dans des lieux soigneusement s\u00e9lectionn\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":14784,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-14783","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14783","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14783"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14783\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14786,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14783\/revisions\/14786"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14784"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14783"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14783"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14783"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}