



{"id":144,"date":"1999-07-14T00:00:00","date_gmt":"1999-07-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=144"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"beatles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=144","title":{"rendered":"\u00abYellow Submarine\u00bb, le retour d&rsquo;un film magistral"},"content":{"rendered":"<p>\u00abYellow Submarine\u00bb marque le sommet paradoxal de la carri\u00e8re des Beatles. C&rsquo;est \u00e0 la fois le titre d&rsquo;une chanson ex\u00e9crable et celui d&rsquo;un film fabuleux, g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des meilleurs dessins anim\u00e9s de l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p>\u00abYellow Submarine\u00bb fait actuellement l&rsquo;objet d&rsquo;une restauration: il ressortira \u00e0 l&rsquo;automne, accompagn\u00e9 d&rsquo;une campagne de promotion massive et d&rsquo;une version remast\u00e9ris\u00e9e de sa bande originale. Par ailleurs, et cela me para\u00eet nettement moins excitant, les trois Beatles survivants pourraient donner en septembre leur premier concert ensemble depuis trente ans, sur le pont d&rsquo;un sous-marin jaune remontant le Mersey jusqu&rsquo;\u00e0 Liverpool.<\/p>\n<p><center><img src=images\/large150799art.jpg border=1><\/center><\/p>\n<p>D&rsquo;accord, il y a quelque chose de profond\u00e9ment d\u00e9plaisant dans ce recyclage commercial de la nostalgie. D&rsquo;accord, on pr\u00e9f\u00e9rerait que Paul, George et Ringo restent terr\u00e9s dans leurs cottages et laissent le temps faire son \u0153uvre. D&rsquo;accord, les sexag\u00e9naires du rock ont quelque chose d&rsquo;absolument path\u00e9tique. Mais voil\u00e0, les archives des Beatles contiennent de telles perles qu&rsquo;on ne peut que se r\u00e9jouir de voir appara\u00eetre ces nouveaux \u00e9crins.<\/p>\n<p>Red\u00e9couvrir \u00abYellow Submarine\u00bb en version restaur\u00e9e dolby-st\u00e9r\u00e9o&#8230; Cette perspective stimulera tous ceux qui, comme moi, n&rsquo;ont vu le film qu&rsquo;\u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Avec ses couleurs \u00e9clabouss\u00e9es et ses dessins psychotropes, \u00abYellow Submarine\u00bb repr\u00e9sente la quintessence de l&rsquo;esth\u00e9tique pop des ann\u00e9es 60. On peut d&rsquo;ailleurs s&rsquo;\u00e9tonner que ce classique du dessin anim\u00e9 n&rsquo;ait pas resurgi plus t\u00f4t dans l&rsquo;imagerie r\u00e9f\u00e9rentielle de cette fin de si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Depuis quinze ans, toutes les images psych\u00e9d\u00e9liques de la grande \u00e9poque ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es par l&rsquo;industrie du clip (de S Express \u00e0 DeeeLite), par les cr\u00e9ateurs de mode (de Gaultier \u00e0 H&#038;M), par la publicit\u00e9 ou le cin\u00e9ma (\u00abAustin Powers\u00bb). Il ne manquait que \u00abYellow Submarine\u00bb.<\/p>\n<p>Au d\u00e9part, en 1967, les Beatles n&rsquo;\u00e9taient pas enthousiasm\u00e9s \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de participer \u00e0 un nouveau long m\u00e9trage. Ils n&rsquo;avaient tourn\u00e9 que deux films, \u00abA Hard Day&rsquo;s Night\u00bb et \u00abHelp\u00bb, com\u00e9dies inventives et plut\u00f4t r\u00e9ussies r\u00e9alis\u00e9es par Richard Lester. Ils avaient abandonn\u00e9 la sc\u00e8ne et ne s&rsquo;int\u00e9ressaient qu&rsquo;aux exp\u00e9rimentations musicales en studio. S&rsquo;ils ont finalement accept\u00e9 de donner le feu vert au projet \u00abYellow Submarine\u00bb, c&rsquo;est pour clore contractuellement leurs derniers engagements cin\u00e9matographiques.<\/p>\n<p>Le film ne leur demandait pas beaucoup de travail. Il avait \u00e9t\u00e9 convenu de constituer la bande-son avec d&rsquo;anciennes chansons et seulement trois nouvelles compositions: \u00abOnly A Northern Song\u00bb, \u00abHey Bulldog\u00bb et \u00abAll Together Now.\u00bb Quand ils ont vu les s\u00e9quences anim\u00e9es , les quatre musiciens ont \u00e9t\u00e9 enchant\u00e9s et ont accept\u00e9 d&rsquo;appara\u00eetre en chair et en os dans la sc\u00e8ne finale en interpr\u00e9tant \u00abAll You Need Is Love\u00bb. Une fin o\u00f9 l&rsquo;amour triomphe, comme il se doit. Ce n&rsquo;est certainement pas un hasard si Erich Segal, l&rsquo;auteur de \u00abLove Story\u00bb, a particip\u00e9 au sc\u00e9nario. <\/p>\n<p><center><img src=images\/large150799art2.jpg border=1><\/center><\/p>\n<p>Contrairement aux mini-cartoons de la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e, \u00abYellow Submarine\u00bb d\u00e9veloppe un intrigue solide et \u00e9tonnamment po\u00e9tique. L&rsquo;histoire est celle d&rsquo;un pays imaginaire, Pepperland, dont les musiciens ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s par les vilains Blue Meanies qui sucent les couleurs. Dans l&rsquo;espoir de r\u00e9introduire quelques m\u00e9lodies au pays, le capitaine Fred prend les commandes du sous-marin jaune et file \u00e0 Liverpool. Il embarque les quatre Beatles et fixe le cap sur Pepperland. Leur p\u00e9riple sera ponctu\u00e9 d&rsquo;obstacles explosifs, de d\u00e9lires psych\u00e9d\u00e9liques et \u00e9videmment de chansons.<\/p>\n<p>\u00abWhen I&rsquo;m Sixty Four\u00bb, \u00abLucy In The Sky With Diamonds\u00bb, \u00abEleanor Rigby\u00bb et \u00abNowhere Man\u00bb donnent lieu \u00e0 des s\u00e9quences magnifiques. L&rsquo;id\u00e9e de cr\u00e9er un \u00e9quivalent visuel aux textes de Lennon\/McCartney \u00e9tait ambitieuse. Le r\u00e9alisateur George Dunning et le dessinateur Heinz Edelmann ont relev\u00e9 le d\u00e9fi et rempli la mission. Leur film restera dans l&rsquo;histoire comme l&rsquo;un des chefs d&rsquo;oeuvre utimes des sixties. Dommage que la chanson \u00abYellow Submarine\u00bb soit aussi insupportable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bonne nouvelle: \u00abYellow Submarine\u00bb, chef d&rsquo;\u0153uvre psych\u00e9d\u00e9lique, ressort sur les \u00e9crans.  <\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-144","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/144","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=144"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/144\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=144"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=144"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=144"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}