



{"id":14087,"date":"2023-07-03T22:40:18","date_gmt":"2023-07-03T20:40:18","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=14087"},"modified":"2023-06-21T10:44:34","modified_gmt":"2023-06-21T08:44:34","slug":"portrait-30","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=14087","title":{"rendered":"\u00abJe me suis construit \u00e0 travers mes erreurs\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Sollicit\u00e9 de toutes parts pour des collaborations, S\u00e9bastian Strappazzon est aujourd\u2019hui \u00e0 la t\u00eate d\u2019un empire stylistique pointu. La marque Avnier, qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9e avec le rappeur fran\u00e7ais Orelsan, jouit d\u2019un rayonnement international et il a sign\u00e9 l\u2019an dernier une collection de v\u00eatements pour Migros Vaud au succ\u00e8s retentissant. Pourtant, rien ne pr\u00e9destinait cet ancien ouvrier du b\u00e2timent \u00e0 une telle aventure. Rencontre avec un homme qui a tout appris par la force de sa volont\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Comment est n\u00e9e la marque Avnier\u2009? <\/strong><\/p>\n<p>S\u00e9bastian Strappazzon\u2009: Avec Orelsan, nous sommes devenus tr\u00e8s amis depuis notre rencontre en 2009. Quand je lui ai propos\u00e9 une collaboration Orelsan x Alias One, ma premi\u00e8re marque, il m\u2019a r\u00e9pondu\u2009: \u00ab\u2009Non, on fait une marque tous les deux, c\u2019est plus fun.\u2009\u00bb En 2014, Avnier voyait le jour. Avnier, c\u2019est la contraction d\u2019avant-dernier. On trouvait dr\u00f4le ce classement tellement ingrat\u2009! Nous avons confi\u00e9 la cr\u00e9ation de notre logo au graphiste lausannois Philippe Cuendet (voir son interview dans le Lausanner 06, ndlr) qui travaille aujourd\u2019hui pour la ligne Jordan de Nike, \u00e0 Portland, dans l\u2019Oregon.. Nous le souhaitions simple et c\u00e9r\u00e9bral, brutal et intemporel. C\u2019est le logo que les gens connaissent aujourd\u2019hui. Depuis deux ans, nous travaillons sur un positionnement en tant qu\u2019\u00e9quipementier des m\u00e9tiers de l\u2019audiovisuel, un univers dans lequel nous baignons. Pour investiguer la r\u00e9flexion sur le design, nous demandons \u00e0 des techniciens et des artistes comme Quentin Dupieux (Mr Oizo, ndlr) quels sont leurs besoins sur un tournage. Les premiers produits arriveront en fin d\u2019ann\u00e9e 2023. Notre id\u00e9e, c\u2019est de devenir le Patagonia de l\u2019audiovisuel.<\/p>\n<p><strong>Comment avez-vous rencontr\u00e9 Orelsan\u2009? <\/strong><\/p>\n<p>Un jour, un pote m\u2019a fait d\u00e9couvrir l\u2019une de ses chansons sur internet. C\u2019\u00e9tait totalement hors code. J\u2019ai instantan\u00e9ment eu envie de le voir porter mes tee-shirts. Apr\u00e8s quelques tentatives pour entrer en contact, une personne de son entourage lui a transmis quelques-unes de mes pi\u00e8ces. Une semaine plus tard, la maison de disques m\u2019appelait pour me dire\u2009: \u00abRegarde Canal+ ce soir, il y aura une petite surprise pour toi.\u00bb Orelsan portait un tee-shirt Alias One sur le plateau du Grand Journal. Je frissonnais. Ensuite, apr\u00e8s une journ\u00e9e de promo \u00e0 Lausanne, son producteur Ablaye m\u2019a invit\u00e9 \u00e0 rejoindre toute l\u2019\u00e9quipe \u00e0 l\u2019h\u00f4tel. Ils portaient tous du Alias One\u2009! On a imm\u00e9diatement eu un feeling incroyable avec Orel. On s\u2019est revus chaque fois qu\u2019il venait en Suisse.<\/p>\n<p><strong>Von Dutch, Saint James, Salomon et tant d\u2019autres\u2009: Avnier a fait des collaborations sa sp\u00e9cialit\u00e9<\/strong>.<\/p>\n<p>Les collaborations, c\u2019est simple gr\u00e2ce \u00e0 la notori\u00e9t\u00e9 d\u2019Orel. Nous recevons \u00e9norm\u00e9ment de propositions de marques. Mon flair m\u2019incite toujours \u00e0 faire autrement que les autres. Il y a plus de dix ans, quand tout le monde portrait du Nike, je portais du Salomon. Aujourd\u2019hui, Salomon est l\u2019une des marques les plus hypes. Cette collaboration nous a ouvert les portes \u00e0 l\u2019international.<\/p>\n<p><strong>Quelle importance a Lausanne dans votre parcours\u2009? <\/strong><\/p>\n<p>Lausanne, c\u2019est le point de d\u00e9part. Beaucoup de gens tr\u00e8s talentueux m\u2019ont inspir\u00e9 dans cette ville, comme Philippe Cuendet, que j\u2019admire, Basile Amacher, le patron du magasin 242 sp\u00e9cialis\u00e9 en skates et Maxime Plescia-B\u00fcchi, fondateur des studios de tatouage et du magazine Sang Bleu, qui collabore avec des marques comme Hublot. Ce sont des locomotives pour moi. Et \u00e0 Lausanne, on a tout \u00e0 port\u00e9e de main, ce qui rend possible une histoire comme la mienne.<\/p>\n<p><strong>Vous consid\u00e9rez-vous comme un autodidacte\u2009? <\/strong><\/p>\n<p>Je bricole depuis que je suis gamin. Quand j\u2019ai eu envie de faire des tee-shirts, je ne savais pas comment m\u2019y prendre, alors je me suis renseign\u00e9 pour apprendre. On m\u2019a aiguill\u00e9, souvent sur de fausses pistes. J\u2019ai fait mes exp\u00e9riences. Quand j\u2019ai sorti mon premier vrai tee-shirt, j\u2019ai ressenti la fiert\u00e9 d\u2019avoir ma\u00eetris\u00e9 un produit de A \u00e0 Z.<\/p>\n<p><strong>Tout a commenc\u00e9 avec la d\u00e9couverte du BMX\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Oui. Dans le quartier italien o\u00f9 j\u2019ai grandi \u00e0 Del\u00e9mont, j\u2019\u00e9tais le petit blondinet, on ne me respectait pas. Sans aucune notion de charisme, je voyais bien que certains d\u00e9gageaient quelque chose que je n\u2019avais pas. Je r\u00eavais de devenir cascadeur. Un jour, j\u2019ai d\u00e9couvert un BMX dans la cave de la dame qui s\u2019occupait de moi. Je suis entr\u00e9 dans le regard des gens en faisant des d\u00e9rapages et j\u2019ai eu cette soif d\u2019exister. Quand j\u2019avais 10 ans, nous avons d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Lausanne, \u00e0 l\u2019avenue de Beaulieu 25. Le BMX ne m\u2019avait pas suivi\u2026 L\u00e0, rebelote, j\u2019\u00e9tais de nouveau le petit blondinet, entour\u00e9 de gens charismatiques qui \u00abbreakaient\u00bb ou jouaient au foot.<\/p>\n<p><strong>O\u00f9 vous a men\u00e9 votre qu\u00eate de reconnaissance? <\/strong><\/p>\n<p>Quand nous avons d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Morges trois ans plus tard, je me suis relanc\u00e9 dans le BMX en int\u00e9grant le Bicross Club d\u2019\u00c9chichens o\u00f9 j\u2019avais d\u00fb m\u2019inscrire pour acheter le BMX que ma m\u00e8re avait rep\u00e9r\u00e9. Je n\u2019avais pas encore appris \u00e0 m\u2019imposer, mais j\u2019ai senti la rage monter en moi. Je me suis entra\u00een\u00e9 tous les jours pour devenir le num\u00e9ro un du club et vice-champion suisse. \u00c0 partir de l\u00e0, tout le monde m\u2019a respect\u00e9. Gr\u00e2ce au BMX, je suis parti \u00e0 New York \u00e0 17 ans, ce qui a contribu\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er ma culture.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-14088\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Large030723.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Large030723.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Large030723-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Large030723-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>Ressentez-vous toujours cette rage aujourd\u2019hui? <\/strong><\/p>\n<p>Les compliments ont tendance \u00e0 m\u2019endormir. En revanche, quand on \u00e9met des doutes sur ce que je fais, quelque chose se met \u00e0 bouillir en moi pour prouver que j\u2019ai raison. Je n\u2019ai jamais rien fait parce que c\u2019\u00e9tait la mode, je ne cherchais pas \u00e0 \u00eatre quelqu\u2019un de cool. Quand j\u2019\u00e9coutais du rap \u00e0 15 ans, c\u2019est parce que tout le monde \u00e9coutait du rock.<\/p>\n<p><strong>Adolescent, que vouliez-vous devenir? <\/strong><\/p>\n<p>Je n\u2019ai pas fait d\u2019\u00e9tudes, mais \u00e0 16 ans, je dessinais tout le temps des tee-shirts et des flyers pour des potes qui organisaient des soir\u00e9es. Je voulais devenir graphiste, alors ma conseill\u00e8re d\u2019orientation professionnelle m\u2019a dirig\u00e9 vers un apprentissage de pl\u00e2trier peintre. L\u2019arnaque! Je mettais tout mon maigre salaire d\u2019apprenti dans la confection de tee-shirts s\u00e9rigraphi\u00e9s. Les tee-shirts, c\u2019est ce qui co\u00fbte le moins cher \u00e0 produire.<\/p>\n<p><strong>Comment est n\u00e9e votre marque Alias One en 1999? <\/strong><\/p>\n<p>Elle est n\u00e9e apr\u00e8s beaucoup d\u2019allers-retours avec mon s\u00e9rigraphe \u00e0 Morges! J\u2019ai d\u00fb apprendre ce que num\u00e9riser et vectoriser signifiaient pour cr\u00e9er un fichier imprimable. Puis le g\u00e9rant de la boutique Kings, qui \u00e9tait un magasin de hip-hop \u00e0 Lausanne, m\u2019a propos\u00e9 de vendre mes tee-shirts. J\u2019en faisais une vingtaine pour 200 francs, qu\u2019il m\u2019achetait pour 400 francs. Le d\u00e9clic a eu lieu. Dans la rue, je commen\u00e7ais \u00e0 croiser des gars que je ne connaissais pas qui portaient mes cr\u00e9ations.<\/p>\n<p><strong>Quelle a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9tape suivante? <\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 21 ans, je suis all\u00e9 voir une connaissance, que la rumeur disait milliardaire. En r\u00e9alit\u00e9, il avait 6000 francs sur son compte. Il les a investis dans Alias One \u00e0 condition d\u2019\u00eatre associ\u00e9 \u00e0 50%. Nous \u00e9tions tr\u00e8s compl\u00e9mentaires: j\u2019\u00e9tais le cr\u00e9atif, il g\u00e9rait les comptes.<\/p>\n<p><strong>Comment avez-vous amplifi\u00e9 la notori\u00e9t\u00e9 de la marque? <\/strong><\/p>\n<p>Je pratiquais le seeding, qui consiste \u00e0 faire porter des v\u00eatements \u00e0 des personnes strat\u00e9giques. On les appelle aujourd\u2019hui les influenceurs. Yves Enderli, le cr\u00e9ateur de la marque lausannoise All Access, avait donn\u00e9 mes pulls \u00e0 Shurik\u2019n du groupe marseillais IAM, l\u2019une des plus grosses stars \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u2009! J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 habiller des gens hors Lausanne, dont Ekou\u00e9 de La Rumeur et Casey, l\u2019une des plus grandes plumes du rap fran\u00e7ais. De passage \u00e0 Lausanne, les rappeurs fran\u00e7ais venaient nous voir dans notre studio situ\u00e9 au chemin de Boston. C\u2019est l\u00e0 que je dessinais et stockais mes v\u00eatements, nous y faisions \u00e9galement des mixtapes.<\/p>\n<p><strong>Vous avez ensuite d\u00e9couvert le monde de l\u2019art. <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait la d\u00e9couverte d\u2019un univers apais\u00e9, moins hostile que le rap. J\u2019ai ressenti l\u2019envie d\u2019orienter ma marque dans cette direction et nous avons collabor\u00e9 avec Thomas Koenig, Louisa Gagliardi et Maxime Plescia-B\u00fcchi. Alias One a commenc\u00e9 sa mue vers une philosophie \u00ab\u2009amour dans ta rue\u2009\u00bb, mais au passage, j\u2019ai perdu tous mes clients. Il a fallu recommencer \u00e0 z\u00e9ro dans notre propre boutique D\u00e9licieux, qui \u00e9tait situ\u00e9e dans l\u2019escalier du Grand-Pont de 2004 \u00e0 2014.<\/p>\n<p><strong>Quelles le\u00e7ons tirez-vous de votre parcours? <\/strong><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, je peux parler de mes succ\u00e8s, mais en r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est \u00e0 travers les erreurs que je me suis construit. Les mauvais investissements, les mauvais calculs, les beaux parleurs qui te carottent, \u00e7a forge\u2009!<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>BIO EXPRESS<\/strong><\/p>\n<p><strong>1980<\/strong> Naissance dans le Jura<\/p>\n<p><strong>1990<\/strong> D\u00e9m\u00e9nagement \u00e0 Lausanne<\/p>\n<p><strong>1993<\/strong> D\u00e9m\u00e9nagement \u00e0 Morges, \u00e0 une dizaine de minutes en train de Lausanne<\/p>\n<p><strong>1994<\/strong> Inscription au Bicross Club \u00c9chichens<\/p>\n<p><strong>1996<\/strong> Apprentissage de pl\u00e2trier peintre \u00e0 Lausanne<\/p>\n<p><strong>1999<\/strong> Cr\u00e9ation de sa premi\u00e8re marque Alias One<\/p>\n<p><strong>2009<\/strong> Rencontre avec Orelsan<\/p>\n<p><strong>2014<\/strong> Cr\u00e9ation de la marque Avnier<\/p>\n<p><strong>2022<\/strong> Collaboration Migros Vaud x Strappazzon<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Les adresses de S\u00e9bastian Strappazzon<\/strong><\/p>\n<p><strong>242<\/strong> (avenue de Beaulieu 15, Lausanne): \u00abJ\u2019aime beaucoup cette boutique. Son fondateur, Basile Amacher, est un pote d\u2019enfance qui vient de Morges. Il a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers \u00e0 vendre ma marque Alias One.\u00bb<\/p>\n<p><strong>MEMORIES STORE<\/strong> (rue de Gen\u00e8ve 21, Lausanne): \u00abC\u2019est la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration du streetwear. Ils viennent de d\u00e9m\u00e9nager de la Riponne au Flon. Ils ont la niaque et je trouve important d\u2019en parler.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Mauro Traiteur<\/strong> (rue de l\u2019Ancienne-Douane 4, Lausanne): \u00abJe ne fr\u00e9quente pas trop les bars, mais je ne manque jamais de faire un crochet chez le traiteur italien Mauro. Il a un grand choix et, surtout, c\u2019est bon!\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans The Lausanner (n\u00b0 11).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parti de rien \u00e0 Lausanne, S\u00e9bastian Strappazzon s\u2019est impos\u00e9 dans la mode \u00e0 travers le \u00abstreetwear\u00bb. \u00c0 43 ans, sa reconnaissance avec la marque Avnier aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Orelsan est internationale.<\/p>\n","protected":false},"author":20319,"featured_media":14088,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-14087","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14087","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20319"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14087"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14087\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14089,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14087\/revisions\/14089"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14088"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14087"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14087"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14087"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}