



{"id":13866,"date":"2023-04-18T22:45:21","date_gmt":"2023-04-18T20:45:21","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=13866"},"modified":"2023-04-18T11:48:22","modified_gmt":"2023-04-18T09:48:22","slug":"economie-90","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=13866","title":{"rendered":"Aider les entreprises \u00e0 mieux utiliser les ressources"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans le magazine\u00a0<a href=\"https:\/\/www.bafu.admin.ch\/bafu\/fr\/home\/themes\/economie-consommation\/publications-etudes\/publications\/magazine-23-1-le-modele-circulaire.html\">L\u2019Environnement<\/a>. Abonnez vous gratuitement<a href=\"https:\/\/www.bafu.admin.ch\/bafu\/fr\/home\/documentation\/magazine\/service-lecteurs-du-magazine-l-environnement\/service-d-abonnement-magazine.html\">\u00a0ici.<\/a><\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Les bouteilles en verre sont responsables de pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des \u00e9missions de CO2 de la marque Opaline. Si l\u2019entreprise valaisanne de jus de fruits veut r\u00e9duire son impact environnemental, elle doit adapter ses contenants. \u00abNous avons compar\u00e9 deux solutions : celle du verre consign\u00e9 et celle du recyclage\u00bb, explique l\u2019ing\u00e9nieur Alban Bitz, consultant du programme Reffnet.ch. Il a calcul\u00e9 le nombre de points de charge environnementale (PCE, voir encadr\u00e9 page suivante) qui peuvent \u00eatre \u00e9conomis\u00e9s avec chacune des deux solutions. R\u00e9sultat : \u00abL\u2019utilisation de bouteilles consign\u00e9es pourrait r\u00e9duire de 20 \u00e0 30 % l\u2019impact global d\u2019Opaline\u00bb, dit-il. Le directeur de la marque, Alexandre Fricker, a suivi ces recommandations. Il est en train de mettre en place un syst\u00e8me de consigne. \u00abNous appliquons d\u00e9j\u00e0 les principes de l\u2019\u00e9conomie circulaire au niveau de notre approvisionnement \u00e9nerg\u00e9tique, avec du biogaz issu de la pulpe de fruits, et de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 produite par des panneaux solaires. Nous nous sommes donc naturellement pench\u00e9s sur la r\u00e9utilisation des bouteilles.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019envie de se profiler comme une entreprise responsable, c\u2019est aussi ce qui a convaincu Urs Infanger, directeur de Infanger H\u00e9lices SA, de solliciter l\u2019aide de Reffnet.ch. Il l\u2019a fait d\u2019autant plus volontiers que la d\u00e9marche est soutenue financi\u00e8rement par l\u2019OFEV. \u00abEn tant que petite entreprise, il serait difficile de lib\u00e9rer des fonds pour ce type de mesures\u00bb, dit-il. En novembre 2021, Simone Rieder, consultante Reffnet.ch experte en \u00e9conomie circulaire, s\u2019est donc rendue dans cette entreprise familiale sp\u00e9cialis\u00e9e dans les h\u00e9lices de bateaux et les syst\u00e8mes de propulsion. Certaines de ses recommandations, telles que la r\u00e9utilisation syst\u00e9matique d\u2019anciennes h\u00e9lices obtenues aupr\u00e8s de chantiers navals, vont dans le m\u00eame sens que les solutions envisag\u00e9es par l\u2019entreprise familiale. D\u2019autres sont totalement in\u00e9dites. \u00abSimone a par exemple propos\u00e9 de ne plus repeindre les h\u00e9lices r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es. C\u2019est vrai que pour les bateaux en eau douce, la peinture n\u2019est que d\u00e9corative\u00bb, reconna\u00eet Urs Infanger. Par cette mesure, non seulement l\u2019achat de peinture est \u00e9vit\u00e9, mais aussi celui du mat\u00e9riel n\u00e9cessaire au peintre. Ce sont, par exemple, les pots en m\u00e9tal et les pinceaux qui, contenant des produits dangereux pour la sant\u00e9 et l\u2019environnement, doivent ensuite \u00eatre \u00e9limin\u00e9s de fa\u00e7on particuli\u00e8re en accord avec les r\u00e9gulations en vigueur.<\/p>\n<p><strong>Le r\u00f4le important du CEO<\/strong><\/p>\n<p>Dans la plupart des cas, l\u2019\u00e9tape la plus difficile est de convaincre les entreprises du bien-fond\u00e9 des mesures qui visent \u00e0 rendre leurs processus plus durables. \u00abDiminuer la temp\u00e9rature d\u2019un degr\u00e9 dans un b\u00e2timent, c\u2019est facile, dit Alban Bitz. Mais lorsqu\u2019il s\u2019agit de changer de business model, il faut que la direction soit enti\u00e8rement convaincue, ce qui peut prendre du temps.\u00bb Pour faciliter l\u2019adoption de pratiques plus durables, Simone Rieder organise dans chaque entreprise qu\u2019elle accompagne un workshop pour expliquer sa d\u00e9marche. \u00abL\u2019\u00e9conomie circulaire demande un transfert de connaissances important. L\u2019un des principaux messages que je leur transmets, c\u2019est qu\u2019il ne faut pas uniquement se focaliser sur le recyclage. Avant cette \u00e9tape, on peut r\u00e9utiliser un produit, le remettre \u00e0 neuf ou le r\u00e9parer. Le recyclage est vraiment la derni\u00e8re option \u00e0 consid\u00e9rer.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019objectif de l\u2019\u00e9conomie circulaire est de garder la valeur d\u2019un objet aussi haute que possible, et ainsi prolonger sa dur\u00e9e de vie. \u00abC\u2019est rarement le CEO qui est convaincu d\u2019appliquer les principes de l\u2019\u00e9conomie circulaire \u00e0 l\u2019entreprise. Cela nous aide donc \u00e9norm\u00e9ment si une personne de l\u2019\u00e9quipe porte le flambeau. En tant que consultantes et consultants, nous pouvons proposer des mesures. Mais la volont\u00e9 de changement doit venir de l\u2019interne.\u00bb<\/p>\n<p><strong>L\u2019impact de Reffnet.ch dans la situation \u00e9conomique actuelle<\/strong><\/p>\n<p>Le bilan carbone est un concept connu. Les \u00e9missions indirectes li\u00e9es aux mat\u00e9riaux utilis\u00e9s dans la fabrication des produits ou dans les d\u00e9chets qui en r\u00e9sultent, en revanche, sont rarement prises en compte. Selon la Convention mondiale des Nations Unies sur le climat, ces \u00e9missions repr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement plus de 70 % de l\u2019empreinte carbone d\u2019une entreprise. C\u2019est l\u2019une des raisons qui ont motiv\u00e9 le lancement de Reffnet.ch. \u00abReffnet.ch est n\u00e9 du constat qu\u2019il y avait beaucoup de programmes concernant l\u2019\u00e9nergie, mais beaucoup moins sur la r\u00e9duction de l\u2019empreinte environnementale des mati\u00e8res premi\u00e8res, constate Julien Boucher, directeur associ\u00e9 de Environmental Action, consultant chez Reffnet.ch et membre de son comit\u00e9 directeur. Cela fait presque vingt ans que je travaille dans ce secteur. La prise de conscience s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e parmi les grands groupes, mais les entreprises plus modestes n\u2019ont souvent pas les moyens de r\u00e9aliser cette transition. Il est pourtant n\u00e9cessaire d\u2019atteindre aussi les PME pour diffuser ces concepts plus largement dans l\u2019\u00e9conomie.\u00bb<\/p>\n<p>Le contexte politique et \u00e9conomique actuel pose de nouveaux d\u00e9fis. Optimiser l\u2019utilisation des ressources est devenu une n\u00e9cessit\u00e9 dans de nombreux secteurs. Des entreprises confront\u00e9es \u00e0 des p\u00e9nuries ou des retards de livraison sont contraintes de rationaliser leurs processus. \u00abUne incapacit\u00e9 de livrer sa production est bien pire pour une entreprise que des co\u00fbts l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieurs\u00bb, dit Andreas Rothen, copr\u00e9sident du Reffnet.ch. \u00abProduire le moins cher possible, c\u2019est fini. Pour l\u2019instant en tout cas.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-13867\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Largeur_180423.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Largeur_180423.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Largeur_180423-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Largeur_180423-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p>Concernant Opaline par exemple, avec l\u2019augmentation du prix du verre, le fait de consigner et laver les bouteilles est devenu une option rentable, m\u00eame si, pour l\u2019instant, \u00ables cha\u00eenes de logistique ne sont pas organis\u00e9es pour r\u00e9colter le verre\u00bb, rapporte Alexandre Fricker. Heureusement, l\u2019entreprise qui s\u2019occupe du nettoyage des bouteilles ne se situe qu\u2019\u00e0 quinze kilom\u00e8tres de l\u2019usine de mise en bouteille. Infanger H\u00e9lices SA n\u2019a pour sa part aucune difficult\u00e9 \u00e0 \u00e9couler ses h\u00e9lices de deuxi\u00e8me main. \u00abEntre 2008 et 2018, un distributeur suisse importait des h\u00e9lices taiwanaises qu\u2019il vendait \u00e0 un prix trois fois inf\u00e9rieur \u00e0 celui des h\u00e9lices d\u2019origine, raconte Urs Infanger. Mais, depuis six mois, peut-\u00eatre \u00e0 cause d\u2019un probl\u00e8me d\u2019approvisionnement, leurs prix sont d\u00e9sormais sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux du march\u00e9 europ\u00e9en.\u00bb Le contexte est donc favorable \u00e0 Infanger H\u00e9lices. D\u2019autant que la concurrence am\u00e9ricaine est aujourd\u2019hui moins forte, en raison de l\u2019augmentation de la demande aux \u00c9tats-Unis depuis la crise du COVID-19; certaines marques ne peuvent livrer le march\u00e9 europ\u00e9en qu\u2019au compte-gouttes.<\/p>\n<p>\u00abCes projets sont des bonnes pratiques, mais il faudrait mettre en place un moyen d\u2019\u00e9largir la d\u00e9marche aupr\u00e8s de l\u2019ensemble de leur branche\u00bb, dit Julien Boucher. Alexandre Fricker, directeur d\u2019Opaline, en a bien conscience: \u00ab\u00c0 un moment ou \u00e0 un autre, nous devrons aller voir nos concurrents. L\u2019id\u00e9e consiste \u00e0 mettre en place un syst\u00e8me d\u2019\u00e9conomie circulaire au niveau r\u00e9gional. Il faudra motiver les communes et les partenaires qui font de la bi\u00e8re ou du kombucha par exemple. Au final, il s\u2019agira de remettre en place un syst\u00e8me de consigne qui existait il y a trente ou quarante ans.\u00bb<\/p>\n<p>\u2014 EN BREF<\/p>\n<p>Le programme Reffnet.ch accompagne les entreprises pour les aider \u00e0 mieux utiliser les ressources. Gr\u00e2ce aux conseils obtenus par les experts, l\u2019entreprise Opaline est en train de mettre en place un syst\u00e8me de consignes. Cette pratique pourrait lui permettre de r\u00e9duire de 20 \u00e0 30 % son impact environnemental. L\u2019entreprise Infanger H\u00e9lices r\u00e9utilise d\u2019anciennes h\u00e9lices de bateau et renonce \u00e0 les repeindre pour all\u00e9ger son empreinte. Ce programme permet d\u2019atteindre aussi les petites PME qui ont moins de moyens pour la mise en place de solutions pour un fonctionnement plus durable.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>POINTS DE CHARGE ENVIRONNEMENTALE (PCE)<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019empreinte carbone indique les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre caus\u00e9es, par exemple, par la production d\u2019un produit. Le r\u00e9sultat est exprim\u00e9 en \u00e9quivalents CO2 et \u00e9value l\u2019impact sur le r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te. Mais cette notion ne comptabilise pas les autres impacts environnementaux tels que la perte de biodiversit\u00e9 due \u00e0 l\u2019utilisation des terres, les \u00e9missions de substances canc\u00e9rig\u00e8nes ou appauvrissant la couche d\u2019ozone. La solution : les \u00abPoints de charge environnementale\u00bb (PCE), qui incluent l\u2019ensemble des impacts environnementaux. Cette m\u00e9thode est utilis\u00e9e par le programme Reffnet.ch pour conseiller les entreprises suisses vers l\u2019optimisation de l\u2019utilisation des ressources mat\u00e9rielles. Pour soutenir cette d\u00e9marche, Reffnet.ch a d\u00e9velopp\u00e9 un outil en ligne qui permet aux sp\u00e9cialistes de comparer l\u2019impact environnemental d\u2019une mesure par rapport \u00e0 une autre. L\u2019outil s\u2019appuie sur la base de donn\u00e9es Ecoinvent, reconnue internationalement et qui int\u00e8gre l\u2019empreinte environnementale des mati\u00e8res premi\u00e8res et proc\u00e9d\u00e9s industriels.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>REFFNET.CH<\/strong><\/p>\n<p>Reffnet.ch aide les entreprises suisses \u00e0 optimiser l\u2019utilisation des ressources mat\u00e9rielles, que cela concerne leurs processus de production, leurs infrastructures, leurs produits ou leurs services. Elle conseille les PME gr\u00e2ce \u00e0 un r\u00e9seau de sp\u00e9cialistes actifs dans le conseil aux entreprises. L\u2019association est soutenue par l\u2019OFEV.<\/p>\n<p>Le programme Reffnet.ch vient d&rsquo;entrer dans sa troisi\u00e8me phase. Lors des deux premi\u00e8res, entre 2014 et 2022, les sp\u00e9cialistes ont accompagn\u00e9 plus de 400 entreprises. \u00abIl n\u2019existe pas d\u2019obligation de r\u00e9sultat pour l\u2019entreprise, mais on la motive pour qu\u2019elle mette en place le plan de mesures recommand\u00e9\u00bb, pr\u00e9cise Laure Hoeppli, coordinatrice de Reffnet.ch.<\/p>\n<p>Le programme de conseil est en d\u00e9veloppement constant pour rester pertinent par rapport aux besoins des entreprises suisses : ses conditions-cadres ont \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9es; le calcul de l\u2019impact environnemental des mesures propos\u00e9es a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9; et Reffnet a instaur\u00e9 le monitorage des mesures mises en oeuvre par les entreprises. \u00abLors de la deuxi\u00e8me phase, nous avons d\u00e9pass\u00e9 nos objectifs de 200 entreprises conseill\u00e9es\u00bb, indique Andreas Rothen, copr\u00e9sident de l\u2019association.<\/p>\n<p>Avec plus de 80 000 entreprises en Suisse, sans compter les microentreprises, Reffnet.ch a encore beaucoup de potentiel pour sa troisi\u00e8me phase. \u00abAvec les modestes moyens \u00e0 disposition, Reffnet.ch travaille pour l\u2019instant dans une approche dite \u00abexemplaire\u00bb et n\u2019a pas encore atteint le niveau de d\u00e9multiplication n\u00e9cessaire pour l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une \u00e9conomie durable \u00e0 large \u00e9chelle. Cela dit, Reffnet.ch se d\u00e9veloppe en direction d\u2019une plateforme nationale, active dans tout le pays\u00bb, explique Daniel Z\u00fcrcher, chef de la section Innovation \u00e0 l\u2019OFEV et initiateur du programme. Dans un avenir proche, Reffnet.ch collaborera aussi avec l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019\u00e9nergie(OFEN) pour \u00e9largir son offre.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>P\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9 dans le domaine de l\u2019environnement<\/strong><\/p>\n<p><em>La transition \u00e9cologique cr\u00e9e des emplois. Ad\u00e8le Thorens Goumaz, pr\u00e9sidente de l\u2019association Ortra Environnement, \u00e9voque les impacts de ces changements, notamment au niveau de la formation.<\/em><\/p>\n<p>Par Ad\u00e8le Thorens Goumaz, pr\u00e9sidente de l\u2019association Ortra et conseill\u00e8re aux \u00c9tats pour les Vert\u00b7e\u00b7s<\/p>\n<p>\u00abIl existe actuellement un manque aigu de personnel qualifi\u00e9 dans certains domaines li\u00e9s \u00e0 la durabilit\u00e9, en particulier dans la construction et l\u2019\u00e9nergie. Si nous voulons atteindre les objectifs de l\u2019accord de Paris, nous devons au moins tripler la proportion des b\u00e2timents assainis chaque ann\u00e9e, qui repr\u00e9sente actuellement seulement 1 % du b\u00e2ti. R\u00e9aliser les travaux d\u2019isolation, changer les fen\u00eatres ou encore remplacer les chauffages \u00e9lectriques et \u00e0 mazout par des installations bas\u00e9es sur les \u00e9nergies renouvelables n\u00e9cessite beaucoup de main-d\u2019\u0153uvre. On manque \u00e9galement de personnel qualifi\u00e9 pour d\u00e9velopper les \u00e9nergies renouvelables, en particulier le solaire photovolta\u00efque. Une fili\u00e8re de formation vient par ailleurs d\u2019\u00eatre cr\u00e9\u00e9e pour des installateurs sp\u00e9cialis\u00e9s dans ce domaine.<\/p>\n<p>Mais le changement principal est ailleurs. L\u2019ensemble des professions actuelles va \u00e9voluer pour int\u00e9grer des comp\u00e9tences environnementales et de durabilit\u00e9. Les mod\u00e8les d\u2019affaire seront appel\u00e9s \u00e0 changer en profondeur. Les entreprises devraient \u00e0 l\u2019avenir miser sur la vente d\u2019un nombre plus restreint de produits, qui seront plus chers \u00e0 l\u2019achat, mais que l\u2019on gardera plus longtemps et qui seront adaptables, r\u00e9parables et r\u00e9utilisables. Les march\u00e9s du partage, de la r\u00e9utilisation et de la r\u00e9paration sont ainsi appel\u00e9s \u00e0 cro\u00eetre, plus encore que celui du recyclage, qui n\u2019interviendra qu\u2019en fin de parcours. Il s\u2019agit d\u2019une nouvelle mani\u00e8re de produire, caract\u00e9ris\u00e9e par l\u2019\u00e9coconception.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cole aura aussi son r\u00f4le \u00e0 jouer et devra pr\u00e9parer au mieux les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 cette transition et adapter les fili\u00e8res de formation pour qu\u2019elles int\u00e8grent les nouvelles comp\u00e9tences exig\u00e9es. Actuellement, des campagnes de promotion des m\u00e9tiers du b\u00e2timent et de l\u2019\u00e9nergie sont en cours. L\u2019agriculture biologique et l\u2019agro\u00e9cologie exigent par exemple aussi plus d\u2019employ\u00e9s que l\u2019agriculture intensive. Les jeunes peuvent trouver en ligne sur www. ecoprofessions.ch tous les renseignements sur les formations li\u00e9es \u00e0 la transition \u00e9cologique. Beaucoup de m\u00e9tiers dont on a aujourd\u2019hui besoin correspondent \u00e0 des fili\u00e8res professionnelles, pratiques et techniques. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019aller \u00e0 l\u2019universit\u00e9 pour contribuer \u00e0 la transition. Mais si l\u2019on veut que les jeunes se forment et deviennent actifs dans ces secteurs, il faudra certainement leur offrir des conditions plus attractives.<\/p>\n<p>La formation continue est aussi un enjeu important, pour que les personnes d\u00e9j\u00e0 sur le march\u00e9 du travail puissent adapter leurs comp\u00e9tences. Le fait que nous nous retrouvons maintenant dans une situation de p\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9 est un v\u00e9ritable signal d\u2019alarme.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gr\u00e2ce au programme Reffnet.ch, les entreprises peuvent obtenir des conseils de sp\u00e9cialistes pour rendre leurs processus plus durables. Ces recommandations sont suivies d\u2019effets concrets. 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