



{"id":13265,"date":"2022-10-10T22:26:56","date_gmt":"2022-10-10T20:26:56","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=13265"},"modified":"2022-10-18T15:38:42","modified_gmt":"2022-10-18T13:38:42","slug":"biodiversite-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=13265","title":{"rendered":"Trop d\u2019abeilles domestiques dans les villes"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans le magazine\u00a0<a href=\"https:\/\/www.bafu.admin.ch\/bafu\/fr\/home\/themes\/electrosmog\/dossiers\/magazine-l-environnement-3-2022-retrouver-la-nuit-dossier.html\">L\u2019Environnement<\/a>. Abonnez vous gratuitement<a href=\"https:\/\/www.bafu.admin.ch\/bafu\/fr\/home\/documentation\/magazine\/service-lecteurs-du-magazine-l-environnement\/service-d-abonnement-magazine.html\"> ici.<\/a><\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>L\u2019apiculture urbaine est en vogue : ces derni\u00e8res ann\u00e9es, elle a progress\u00e9 dans de nombreuses villes suisses et europ\u00e9ennes. Marco Moretti et Joan Casanelles-Abella, biologistes \u00e0 l\u2019Institut f\u00e9d\u00e9ral de recherches sur la for\u00eat, la neige et le paysage (WSL), ont \u00e9tudi\u00e9 les cons\u00e9quences de cette croissance. Ils ont compt\u00e9 les ruches pr\u00e9sentes dans 14 villes suisses et compar\u00e9 leurs besoins alimentaires avec l\u2019offre en fleurs dans les environs. Ils ont ainsi constat\u00e9 qu\u2019entre 2012 et 2018, leur nombre avait doubl\u00e9, passant de 3139 \u00e0 6370. \u00abNous avons \u00e9t\u00e9 surpris d\u2019observer une si forte augmentation en six ans\u00bb, souligne Joan Casanelles-Abella. Par exemple, les ruches ont doubl\u00e9 \u00e0 Zurich (1200), et sont pass\u00e9es de 190 \u00e0 455 \u00e0 Lausanne. Les chercheurs pensent que cette hausse refl\u00e8te en partie une volont\u00e9 d\u2019agir contre la crise de la biodiversit\u00e9. Les abeilles mellif\u00e8res sont souvent per\u00e7ues comme des pollinisateurs cl\u00e9s, rel\u00e8vent-ils dans l\u2019\u00e9tude publi\u00e9e au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Trop peu de fleurs<\/strong><\/p>\n<p>Le probl\u00e8me est que l\u2019offre en fleurs dans les villes \u00e9tudi\u00e9es se r\u00e9v\u00e8le insuffisante pour absorber l\u2019augmentation des colonies d\u2019abeilles, car les espaces verts urbains comme les jardins et les haies n\u2019ont pas progress\u00e9 \u00e0 la m\u00eame vitesse. \u00ab Dans aucune des villes \u00e9tudi\u00e9es, l\u2019apiculture n\u2019\u00e9tait \u00e9cologiquement durable, ni en 2012 ni en 2018 \u00bb, souligne Marco Moretti. Lugano, Zurich et Lucerne en particulier pr\u00e9sentaient un bilan tr\u00e8s n\u00e9gatif.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit de la premi\u00e8re \u00e9tude en Suisse consacr\u00e9e \u00e0 la viabilit\u00e9 \u00e9cologique de l\u2019apiculture urbaine, et la deuxi\u00e8me au monde apr\u00e8s Londres. Pour la r\u00e9aliser, leurs auteurs ont subdivis\u00e9 les villes en secteurs d\u2019un kilom\u00e8tre carr\u00e9 dans lesquels ils ont compt\u00e9 chaque ann\u00e9e le nombre de ruches. Les donn\u00e9es apicoles leur ont \u00e9t\u00e9 fournies par les offices v\u00e9t\u00e9rinaires cantonaux (en Suisse, les ruches doivent \u00eatre enregistr\u00e9es). Ils ont obtenu les donn\u00e9es sur les espaces verts \u00e0 l\u2019aide d\u2019une carte satellite d\u2019une r\u00e9solution de 10 m\u00e8tres.<\/p>\n<p>Les chercheurs mettent en garde contre les risques d\u2019une multiplication des ruches en ville: si les espaces verts urbains \u2013 et donc l\u2019offre en fleurs \u2013 ne progressent pas au m\u00eame rythme, cette situation non seulement posera bient\u00f4t un d\u00e9fi pour les abeilles domestiques, mais elle menacera aussi d\u2019autres pollinisateurs, comme les abeilles sauvages, qui subissent d\u00e9j\u00e0 une forte pression. Marco Moretti souligne qu\u2019une seule ruche abrite entre 30 000 et 50 000 abeilles. Si elles cherchent en m\u00eame temps de la nourriture et que l\u2019offre en fleurs est limit\u00e9e, elles risquent de supplanter leurs cousines sauvages. Et Joan Casanelles-Abella de pr\u00e9ciser: \u00abBeaucoup de gens ignorent qu\u2019abeilles domestiques et sauvages sont en concurrence pour les fleurs, ou ne savent pas qu\u2019il existe un grand nombre d\u2019esp\u00e8ces sauvages \u2013 plus de 600 rien qu\u2019en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des pollinisateurs irrempla\u00e7ables<\/strong><\/p>\n<p>Bien qu\u2019elles ne produisent pas de miel, les abeilles sauvages sont irrempla\u00e7ables pour la pollinisation de nombreuses plantes sauvages et cultiv\u00e9es. Pendant longtemps, l\u2019abeille domestique a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme le principal pollinisateur. Mais on sait aujourd\u2019hui que les abeilles sauvages sont souvent plus efficaces. Par ailleurs, l\u2019efficacit\u00e9 de la pollinisation, et donc les rendements, sont maximaux lorsque les cultures re\u00e7oivent la visite de nombreuses esp\u00e8ces d\u2019abeilles. Outre l\u2019abeille domestique europ\u00e9enne (<em>apis<\/em> <em>mellifera<\/em>), on d\u00e9nombre plus de 16 000 esp\u00e8ces d\u2019abeilles dans le monde. Cependant, le manque de nourriture et de possibilit\u00e9s de nidification entra\u00eenent un d\u00e9clin rapide de leurs populations, y compris en Suisse. Au cours des 50 derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019agriculture intensive, forte utilisatrice de pesticides et \u00e9mettrice d\u2019azote, a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 le recul des esp\u00e8ces sauvages.<\/p>\n<p>On mesure mieux l\u2019importance des abeilles sauvages pour les humains lorsqu\u2019on sait que 80% de nos plantes \u00e0 fleurs sauvages et les trois quarts des plantes alimentaires les plus commercialis\u00e9es dans le monde sont pollinis\u00e9es par les abeilles, les syrphes et les col\u00e9opt\u00e8res. Selon les donn\u00e9es de l\u2019OFEV, la valeur directe de la pollinisation par les abeilles en Suisse atteint jusqu\u2019\u00e0 479 millions de francs. Sans pollinisation, notre alimentation serait pauvre en vitamines et manquerait de fruits, de baies et de l\u00e9gumes.<\/p>\n<p><strong> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-13266\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Largeur_101022.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Largeur_101022.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Largeur_101022-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Largeur_101022-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Absence de r\u00e9glementation<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019apiculture urbaine est relativement r\u00e9cente. En Suisse, il s\u2019agit avant tout d\u2019une activit\u00e9 de loisir sans grand int\u00e9r\u00eat commercial. Les apiculteurs ne poss\u00e8dent en g\u00e9n\u00e9ral que quelques ruches, mais c\u2019est la somme de ces ruches qui pose probl\u00e8me. Les deux chercheurs du WSL d\u00e9plorent dans leur \u00e9tude l\u2019absence de r\u00e9glementation fixant une densit\u00e9 supportable de colonies.<\/p>\n<p>Joan Casanelles-Abella voit dans les soci\u00e9t\u00e9s d\u2019apiculture, qui existent d\u00e9j\u00e0 dans de nombreuses r\u00e9gions de Suisse, une possibilit\u00e9 de veiller \u00e0 une apiculture urbaine plus durable et de prot\u00e9ger ainsi les abeilles sauvages. Ces soci\u00e9t\u00e9s pourraient sensibiliser les futurs apiculteurs \u00e0 cette question et les conseiller. Les personnes souhaitant \u00e9lever des abeilles en ville devraient par exemple savoir combien de ruches sont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sentes dans les environs. L\u2019OFEV plaide \u00e9galement pour une sensibilisation \u00e0 l\u2019apiculture urbaine. \u00abL\u2019apiculteur a aussi int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce que la densit\u00e9 de ruches ne soit pas trop \u00e9lev\u00e9e, afin d\u2019\u00e9viter la transmission de parasites et de pathog\u00e8nes\u00bb, explique Debora Zaugg, de l\u2019OFEV.<\/p>\n<p>Joan Casanelles-Abella pr\u00e9conise ainsi le respect de distances minimales obligatoires entre les colonies. Selon les deux scientifiques, des cartes indiquant la localisation des abeilles sauvages dans les villes seraient \u00e9galement utiles. On saurait ainsi o\u00f9 les prot\u00e9ger afin de r\u00e9duire le stress induit par la concurrence des abeilles domestiques. En outre, les apiculteurs devraient veiller \u00e0 ce qu\u2019il y ait suffisamment de fleurs, et en planter si n\u00e9cessaire. Car l\u2019apiculture est un \u00e9levage, souligne Joan Casanelles-Abella. Les chercheurs du WSL pourraient imaginer par exemple la cr\u00e9ation d\u2019un label pour les producteurs soucieux de la protection de l\u2019environnement.<\/p>\n<p><strong>Protection des espaces verts<\/strong><\/p>\n<p>Il est possible d\u2019am\u00e9nager en divers endroits des surfaces naturelles avec des fleurs indig\u00e8nes et des lieux de nidification pour les abeilles sauvages, que ce soit dans son jardin, autour d\u2019un local associatif ou sur le site de son entreprise. Les sentiers naturels et les zones sablonneuses offrent \u00e9galement des structures pour les nids. Sur le Plateau, plus de 100 esp\u00e8ces d\u2019abeilles ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans des jardins naturels. Selon une autre \u00e9tude du WSL publi\u00e9e en mai 2021, Zurich abrite aussi une grande diversit\u00e9 d\u2019abeilles sauvages, avec 195 esp\u00e8ces diff\u00e9rentes. Elles ne se trouvent toutefois qu\u2019en petit nombre et seulement dans certains lieux. Seule une minorit\u00e9 d\u2019entre elles sont pr\u00e9sentes dans toute la ville. Les auteurs, parmi lesquels figurent \u00e9galement Marco Moretti et Joan Casanelles-Abella, parlent de coldspots et de hotspots de la diversit\u00e9 des abeilles sauvages.<\/p>\n<p>C\u2019est dans les jardins et les friches qu\u2019elle \u00e9tait la plus \u00e9lev\u00e9e (hotspots). Comme le rel\u00e8ve Debora Zaugg, l\u2019OFEV trouve important que les villes conservent leur biodiversit\u00e9 et s\u2019engagent en faveur d\u2019espaces urbains proches de l\u2019\u00e9tat naturel. Selon les auteurs de l\u2019\u00e9tude, un entretien moins intensif des espaces verts (par exemple par la fauche) et une grande vari\u00e9t\u00e9 de fleurs entra\u00eenent une augmentation du nombre et de la densit\u00e9 d\u2019abeilles sauvages. C\u2019est pourquoi la protection de ces sites devrait \u00eatre une priorit\u00e9. D\u2019autant plus que les milieux proches de l\u2019\u00e9tat naturel ont \u00e9galement un effet positif sur la qualit\u00e9 de vie des citadins (lire encadr\u00e9).<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Portrait: les abeilles sauvages suisses<\/strong><\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 l\u2019abeille domestique, sociale, la plupart des abeilles sauvages sont solitaires. Elles vivent quatre \u00e0 six semaines, durant lesquelles elles construisent leur nid et nourrissent leurs larves. En Suisse, plus d\u2019un tiers d\u2019entre elles r\u00e9coltent exclusivement le pollen d\u2019une esp\u00e8ce ou famille de v\u00e9g\u00e9taux. Elles ne peuvent donc se d\u00e9velopper que l\u00e0 o\u00f9 ces fleurs sont disponibles. Les esp\u00e8ces sauvages sont compl\u00e9mentaires: elles volent \u00e0 diverses p\u00e9riodes de la journ\u00e9e et de l\u2019ann\u00e9e, et dans des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>Ces abeilles ont besoin de petites structures appropri\u00e9es pour leur nid. Elles le construisent, selon les esp\u00e8ces, dans des galeries creus\u00e9es dans le sol, des cavit\u00e9s, dans du bois mort, des tiges de v\u00e9g\u00e9taux ou dans des coquilles d\u2019escargot abandonn\u00e9es. Pour survivre, les abeilles sauvages doivent \u00e9galement disposer de nourriture \u00e0 proximit\u00e9 de leur nid, car la plupart ne s\u2019en \u00e9loignent pas de plus de 300 m\u00e8tres. Elles pourraient voler plus loin, mais n\u2019auraient alors plus assez de temps pour nourrir leur prog\u00e9niture. Les abeilles domestiques sont plus mobiles, elles s\u2019\u00e9loignent jusqu\u2019\u00e0 cinq kilom\u00e8tres de leur colonie.<\/p>\n<p><strong> _______<\/strong><\/p>\n<p><strong>Biodivercity: la qualit\u00e9 de vie passe par la diversit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>En nous engageant pour la conservation de la biodiversit\u00e9, nous ne prot\u00e9geons pas seulement la flore et la faune, mais aussi les humains. Car la diversit\u00e9 des animaux, des plantes et des milieux naturels et leurs interactions constituent le fondement de notre existence.<\/p>\n<p>Parmi les contributions mat\u00e9rielles de la nature aux populations, le Conseil mondial de la biodiversit\u00e9 (IPBS) compte, outre la production alimentaire, des fonctions r\u00e9gulatrices comme la pollinisation et la purification de l\u2019eau. Ces fonctions font partie des services \u00e9cosyst\u00e9miques que la nature fournit \u00e9galement dans les villes. De plus, la nature et le paysage apportent aux populations des contributions non mat\u00e9rielles, comme une qualit\u00e9 de vie \u00e9lev\u00e9e. Ces dimensions sont b\u00e9n\u00e9fiques pour la sant\u00e9 et la d\u00e9tente et renforcent l\u2019identit\u00e9 de la population ainsi que la place \u00e9conomique. Les espaces ouverts en milieu urbain sont d\u2019importants lieux de rencontre qui favorisent l\u2019\u00e9change social.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, 85 % de la population suisse vit d\u00e9j\u00e0 dans des zones \u00e0 caract\u00e8re urbain. Elle appr\u00e9cie lorsque la biodiversit\u00e9 y est \u00e9lev\u00e9e. Comme l\u2019a montr\u00e9 une \u00e9tude de l\u2019Institut f\u00e9d\u00e9ral de recherche sur les for\u00eats, la neige et le paysage (WSL), une v\u00e9g\u00e9tation riche et vari\u00e9e est esth\u00e9tique et contribue au bien-\u00eatre et donc \u00e0 la qualit\u00e9 de vie des personnes qui l\u2019observent, tout en soutenant la biodiversit\u00e9. Par exemple, une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019arbres et de buissons a une influence positive sur la richesse et la composition des esp\u00e8ces d\u2019oiseaux.<\/p>\n<p>L\u2019effet favorable des espaces verts sur le climat urbain se r\u00e9v\u00e8le particuli\u00e8rement important face aux cons\u00e9quences du changement climatique : les arbres cr\u00e9ent de l\u2019ombre et filtrent les polluants de l\u2019air, les zones de verdure et la v\u00e9g\u00e9tation sur les b\u00e2timents att\u00e9nuent les temp\u00e9ratures extr\u00eames. Les surfaces non imperm\u00e9abilis\u00e9es permettent en outre \u00e0 l\u2019eau de pluie de s\u2019infiltrer. Les espaces verts et les toits v\u00e9g\u00e9talis\u00e9s retiennent l\u2019eau et soulagent ainsi les canalisations.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les apiculteurs urbains croient agir en faveur l\u2019environnement lorsqu\u2019ils installent des ruches sur les toits. Une \u00e9tude r\u00e9cente d\u00e9montre au contraire que cette mode a un effet tr\u00e8s n\u00e9gatif sur la pollinisation.<\/p>\n","protected":false},"author":20259,"featured_media":13266,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1306],"class_list":["post-13265","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-environnement","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13265","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20259"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13265"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13265\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13289,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13265\/revisions\/13289"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/13266"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13265"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13265"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13265"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}