



{"id":13065,"date":"2022-08-03T22:24:34","date_gmt":"2022-08-03T20:24:34","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=13065"},"modified":"2022-07-29T10:26:09","modified_gmt":"2022-07-29T08:26:09","slug":"medecine-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=13065","title":{"rendered":"Vers la r\u00e9volution du sang artificiel"},"content":{"rendered":"<p>En Suisse, un stock de 700 poches de sang est actuellement n\u00e9cessaire pour r\u00e9pondre aux besoins. \u00abIl existe des tensions r\u00e9currentes, surtout en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e et pendant l\u2019\u00e9t\u00e9. Mais les stocks permettent de faire face, avant tout gr\u00e2ce \u00e0 la remarquable solidarit\u00e9 des donneurs\u00bb, explique Michel Prudent, responsable au sein de Transfusion Suisse, l\u2019organisation qui chapeaute les 11 centres r\u00e9gionaux du pays. Environ 2,5% des habitant\u00b7e\u00b7s du pays poussent r\u00e9guli\u00e8rement les portes d\u2019un centre de transfusion, soit 160\u2019164 personnes en 2020. Leurs 270\u2019000 dons annuels int\u00e8grent ensuite un syst\u00e8me bien rod\u00e9.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me de r\u00e9colte s\u2019est optimis\u00e9 au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, permettant une planification efficace, m\u00eame en cas de pand\u00e9mie. \u00abNous avons heureusement la chance de pouvoir compter sur la fid\u00e9lit\u00e9 des personnes qui donnent leur sang. Elles sont particuli\u00e8rement r\u00e9actives lorsque nous lan\u00e7ons une campagne d\u2019appel urgente\u00bb, d\u00e9taille Bernhard Wegm\u00fcller, \u00e0 la t\u00eate de Transfusion CRS depuis bient\u00f4t quatre ans. Pr\u00e9cis\u00e9ment, ce sont 266\u2019161 dons du sang qui ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s en 2020 (contre 271\u2019624 en 2019), alors m\u00eame qu\u2019apparaissait une pand\u00e9mie sans pr\u00e9c\u00e9dent. La faiblesse de ce recul \u00abs\u2019explique par le fait qu\u2019en dehors du respect des consignes sanitaires, le don est rest\u00e9 possible durant toute la pand\u00e9mie. Puisque le virus ne se transmet pas par le sang, il n\u2019y a aucun risque de contamination par ce biais.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le vieux r\u00eave du sang de synth\u00e8se<\/strong><\/p>\n<p>Si la Suisse parvient \u00e0 entretenir une bonne gestion de ses stocks, la situation est autrement plus pr\u00e9occupante au niveau mondial. L\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) ne cesse d\u2019ailleurs d\u2019alerter sur une p\u00e9nurie chronique qui se double d\u2019une forme d\u2019injustice sanitaire. Alors que 118 millions d\u2019unit\u00e9s de sang sont collect\u00e9es chaque ann\u00e9e, 40% le sont dans des pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 o\u00f9 vit seulement 16% de la population mondiale. Cons\u00e9quence : beaucoup de personnes n\u2019ont pas acc\u00e8s en temps voulu \u00e0 des poches de sang correctement conserv\u00e9es, et donc suffisamment s\u00e9curis\u00e9es. L\u2019OMS appelle r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 une meilleure structuration des organismes charg\u00e9s d\u2019organiser la cha\u00eene transfusionnelle. La r\u00e9ponse pourrait venir des laboratoires, depuis longtemps en qu\u00eate d\u2019un produit de substitution capable de remplacer totalement ou en partie le sang humain.<\/p>\n<p>En th\u00e9orie, l\u2019id\u00e9e n\u2019a que des avantages. Des substituts sanguins produits \u00e0 partir du groupe dit universel, O n\u00e9gatif, pourraient soigner toute personne sans craindre des r\u00e9actions immunologiques. En les st\u00e9rilisants pour d\u00e9truire les bact\u00e9ries et les virus, de tels produits permettraient d\u2019\u00e9liminer tout risque de transmission de maladies infectieuses. Enfin, la dur\u00e9e de conservation pourrait aller au-del\u00e0 des d\u00e9lais propres au sang humain, soit une semaine pour les plaquettes et 49 jours pour les globules rouges.<\/p>\n<p>Reste que passer de la th\u00e9orie \u00e0 la pratique n\u2019est pas \u00e9vident, souligne Michel Prudent. Le sang est un produit complexe. Car ce fluide vital pr\u00e9sente une grande diversit\u00e9. Malgr\u00e9 la d\u00e9couverte, au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, des groupes sanguins puis des rh\u00e9sus, il reste encore 250 types de sang dits rares, qui n\u2019entrent pas dans cette cat\u00e9gorisation. Des dizaines d\u2019antig\u00e8nes diff\u00e9rents distinguent les cellules sanguines d\u2019un individu. Les personnes aux caract\u00e9ristiques sanguines rares sont ainsi particuli\u00e8rement recherch\u00e9es pour le don.<\/p>\n<p>Le sang est \u00e9galement complexe par la vari\u00e9t\u00e9 des fonctions des \u00e9l\u00e9ments qui le constituent. \u00abLes h\u00e9maties sont utilis\u00e9es en chirurgie et en traumatologie pour oxyg\u00e9ner les organes, mais elles permettent aussi de lutter contre des maladies h\u00e9r\u00e9ditaires comme la dr\u00e9panocytose, une maladie g\u00e9n\u00e9tique qui d\u00e9forme les globules rouges. Des prot\u00e9ines comme l\u2019albumine et les immunoglobulines pr\u00e9sentes dans le plasma jouent de leur c\u00f4t\u00e9 un r\u00f4le sur la pression sanguine ou sur le renforcement de la protection immunitaire. Enfin, les plaquettes permettent une meilleure coagulation.\u00bb La mise au point de substituts dot\u00e9s des m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s est donc un d\u00e9fi extr\u00eamement complexe.<\/p>\n<p><strong>Perc\u00e9es r\u00e9centes<\/strong><\/p>\n<p>Jusqu\u2019ici, les \u00e9quipes am\u00e9ricaines, canadiennes ou japonaises qui avaient tent\u00e9 de mettre au point un sang de substitution travaillaient \u00e0 partir d\u2019h\u00e9moglobine porcine ou bovine. Les r\u00e9actions observ\u00e9es chez l\u2019humain, notamment une contraction des vaisseaux sanguins, ont conduit \u00e0 leur abandon mais les choses pourraient changer gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019entreprise fran\u00e7aise Hemarina. Bas\u00e9e en Bretagne, cette PME s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 un animal tr\u00e8s diff\u00e9rent : l\u2019ar\u00e9nicole, un ver marin des c\u00f4tes de l\u2019Atlantique. L\u2019entreprise a mis au point un sang artificiel qui copie l\u2019h\u00e9moglobine de cet animal capable de transporter l\u2019oxyg\u00e8ne dans des conditions comparables \u00e0 celles des globules rouges humains sans effets ind\u00e9sirables. Tout d\u2019abord con\u00e7u pour conserver les greffons avant une transplantation r\u00e9nale ou h\u00e9patique, le produit pourrait permettre de traiter des plaies chroniques chez les diab\u00e9tiques en particulier, ou soulager des patients atteints de dr\u00e9panocytose, cette anomalie au niveau des globules rouges. \u00abHemarina a r\u00e9alis\u00e9 de belles choses en termes d\u2019oxyg\u00e9nation des organes, mais c\u2019est plut\u00f4t un compl\u00e9ment th\u00e9rapeutique qu\u2019un v\u00e9ritable substitut au don de sang humain\u00bb, temp\u00e8re Michel Prudent.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-13080\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Largeur_030822.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Largeur_030822.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Largeur_030822-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Largeur_030822-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>Une avanc\u00e9e japonaise<\/strong><\/p>\n<p>Au Japon, une \u00e9tape d\u00e9cisive a \u00e9t\u00e9 franchie. Des scientifiques du Coll\u00e8ge m\u00e9dical de Tokorozawa ont mis au point un sang artificiel et universel. Leurs recherches, publi\u00e9es en 2019 dans la revue m\u00e9dicale Transfusion, ont permis de d\u00e9velopper une solution pour stocker des plaquettes et des globules rouges dans des \u00ab sacs \u00bb microscopiques : les liposomes. Produit sans anticorps ni antig\u00e8nes, le sang peut \u00eatre conserv\u00e9 plus d\u2019un an et a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 test\u00e9 sur une dizaine de lapins sans qu\u2019aucun effet secondaire ne soit d\u00e9tect\u00e9. \u00ab C\u2019est encore un produit de laboratoire, mais le d\u00e9veloppement d\u2019une substance capable de remplacer un don humain est proche, constate Michel Prudent. Mais il reste un nombre d\u2019\u00e9tapes consid\u00e9rables \u00e0 franchir. Tests in vivo, \u00e9tudes cliniques, homologations et autorisations de mise sur le march\u00e9, puis production \u00e0 l\u2019\u00e9chelle industrielle. \u00bb D\u2019apr\u00e8s lui, il faudra encore attendre une dizaine d\u2019ann\u00e9es avant de pouvoir effectivement utiliser ce type de produit.<\/p>\n<p>Une \u00e9ch\u00e9ance qui para\u00eet m\u00eame trop optimiste pour le professeur Bernhard Wegm\u00fcller. \u00abL\u2019histoire a montr\u00e9 qu\u2019un produit prometteur en laboratoire ne passe pas toujours le cap des essais cliniques. Il est possible que nous disposions de davantage d\u2019options th\u00e9rapeutiques \u00e0 moyen terme pour des usages cibl\u00e9s mais nous aurons toujours besoin de donneurs dans les vingt ans \u00e0 venir, surtout pour certains types de sangs tr\u00e8s sp\u00e9cifiques, comme les sangs rares.\u00bb D\u2019autant que la mise au point d\u2019un substitut artificiel pose des questions \u00e9thiques et \u00e9conomiques non n\u00e9gligeables. Si le don de sang est aujourd\u2019hui d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 et gratuit*, la commercialisation d\u2019un substitut de synth\u00e8se rel\u00e8verait en revanche d\u2019une activit\u00e9 commerciale classique avec tous les enjeux qui l\u2019accompagnent. \/<\/p>\n<p>* Du moins en Suisse et en Europe. Certains pays, dont les \u00c9tats-Unis, r\u00e9mun\u00e8rent les donneurs.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>La grande histoire de la transfusion sanguine<\/strong><\/p>\n<p><strong>1667<\/strong>: Premi\u00e8re transfusion de sang d\u2019animal \u00e0 l\u2019homme par le Fran\u00e7ais Jean-Baptiste Denis. Son cinqui\u00e8me cobaye meurt en 1668, probablement victime du premier accident h\u00e9molytique transfusionnel de l\u2019histoire, signant pour longtemps la fin des tentatives.<\/p>\n<p><strong>1818<\/strong>: L\u2019obst\u00e9tricien anglais James Blundell r\u00e9alise la premi\u00e8re transfusion \u00abbras \u00e0 bras\u00bb entre humains.<\/p>\n<p><strong>1900<\/strong>: L\u2019Autrichien Karl Landsteiner d\u00e9couvre l\u2019existence des groupes sanguins humains. Il en identifie trois qu\u2019il baptise A, B et C (par la suite renomm\u00e9 O). En 1901, il publie l\u2019article \u00e9tablissant le syst\u00e8me ABO, encore utilis\u00e9 aujourd\u2019hui. En 1902, ses coll\u00e8gues d\u00e9couvrent le groupe AB gr\u00e2ce \u00e0 un \u00e9chantillon plus important. Landsteiner obtient le prix Nobel de m\u00e9decine en 1930 et l\u2019OMS a fait de sa date d\u2019anniversaire, le 14 juin, la Journ\u00e9e mondiale du don de sang.<\/p>\n<p><strong>1914<\/strong>: Premi\u00e8re transfusion de sang indirecte, quatre jours apr\u00e8s le don, par le Belge Albert Hustin.<\/p>\n<p><strong>1939<\/strong>: Cr\u00e9ation d\u2019un registre suisse des personnes qui donnent leur sang par la Croix-Rouge.<\/p>\n<p><strong>1940<\/strong>: Karl Landsteiner et Alexander Wiener d\u00e9couvrent les rh\u00e9sus positifs et n\u00e9gatifs, nomm\u00e9s en r\u00e9f\u00e9rence au macaque rh\u00e9sus utilis\u00e9 pour leurs recherches. Les transfusions deviennent plus s\u00fbres.<\/p>\n<p><strong>1985-1990<\/strong>: L\u2019apparition du sida et ensuite le scandale du sang contamin\u00e9 en France imposent de nouvelles normes de s\u00e9curit\u00e9 strictes, ouvrant l\u2019\u00e8re de l\u2019analyse pointilleuse des dons que l\u2019on conna\u00eet aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>A, B, AB ou O : qui peut donner \u00e0 qui ?<\/strong><\/p>\n<p>Les quatre grands groupes sanguins A, B, AB et O (syst\u00e8me ABO) garantissent \u00e0 eux seuls 90% de compatibilit\u00e9 lors des transfusions. Ils sont d\u00e9finis par la pr\u00e9sence, l\u2019absence ou la combinaison des antig\u00e8nes h\u00e9r\u00e9ditaires A et B sur les globules rouges.<\/p>\n<p>Une personne poss\u00e9dant les antig\u00e8nes A appartient ainsi au groupe A. D\u00e8s la naissance, elle produira des anticorps capables d\u2019attaquer l\u2019antig\u00e8ne B tandis qu\u2019une personne du groupe B fera des anti-A. Celle du groupe O qui ne poss\u00e8de donc ni antig\u00e8ne A, ni antig\u00e8ne B, d\u00e9veloppera \u00e0 la fois des anti-A et des anti-B. Tandis que chez les personnes appartenant au groupe AB, on ne trouve aucun antig\u00e8ne. Cette distinction est capitale, car si on administre \u00e0 un\u00b7e patient\u00b7e le sang d\u2019un groupe incompatible avec le sien, les anticorps s\u2019agglutinent ou d\u00e9truisent les globules rouges inject\u00e9s, ce qui a des cons\u00e9quences graves, voire fatales, pour la personne receveuse.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence ou l\u2019absence d\u2019un autre antig\u00e8ne affine encore ce syst\u00e8me ABO. L\u2019antig\u00e8ne D d\u00e9termine le rh\u00e9sus positif ou n\u00e9gatif de la personne. Les individus qui poss\u00e8dent un facteur rh\u00e9sus positif sont munis de l\u2019antig\u00e8ne D, contrairement aux personnes dot\u00e9es d\u2019un facteur rh\u00e9sus n\u00e9gatif. Il est recommand\u00e9, lors d\u2019une transfusion, de ne pas donner de sang de donneur rh\u00e9sus positif \u00e0 une personne de rh\u00e9sus n\u00e9gatif pour \u00e9viter le d\u00e9veloppement d\u2019anticorps anti-D.<\/p>\n<p>Les individus appartenant au groupe O et poss\u00e9dant un facteur rh\u00e9sus n\u00e9gatif sont donc consid\u00e9r\u00e9s comme donneurs universels, puisque leur sang peut \u00eatre accept\u00e9 par tous les types de sang du syst\u00e8me ABO. Par contre lorsqu\u2019ils doivent \u00eatre transfus\u00e9s, ils sont les plus mal lotis, car ils peuvent recevoir uniquement du O-. \u00c0 l\u2019inverse, les personnes du groupe AB+ peuvent recevoir du sang de tous les autres types, mais peuvent en donner uniquement \u00e0 celles de leur groupe. Les personnes AB+ sont donc consid\u00e9r\u00e9es comme receveuses universelles.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9partition des diff\u00e9rents groupes sanguins en Suisse (en pourcentage de population):<\/strong><\/p>\n<p>\u2192 A : 45 %<\/p>\n<p>\u2192 O : 41 %<\/p>\n<p>\u2192 B : 9 %<\/p>\n<p>\u2192 AB : 5 %<\/p>\n<p><strong>R\u00e9partition des rh\u00e9sus :<\/strong><\/p>\n<p>\u2192 85% de la population suisse poss\u00e8de un rh\u00e9sus positif<\/p>\n<p>\u2192 15% un rh\u00e9sus n\u00e9gatif<\/p>\n<p>Source : Transfusion CRS Suisse<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans In Vivo magazine (no 25).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur\u00a0<a href=\"http:\/\/www.invivomagazine.com\/\" rel=\"noopener noreferrer\">invivomagazine.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Suisse, les dons de sang parviennent \u00e0 couvrir les besoins. Au niveau mondial, par contre cette ressource manque. Le d\u00e9veloppement de produits de substitution au sang\u00a0 humain laisse entrevoir de nouvelles perspectives.<\/p>\n","protected":false},"author":20148,"featured_media":13080,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1299],"class_list":["post-13065","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-paru-dans-in-vivo","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13065","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20148"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13065"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13065\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13082,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13065\/revisions\/13082"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/13080"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13065"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13065"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13065"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}