



{"id":13050,"date":"2022-07-26T23:16:47","date_gmt":"2022-07-26T21:16:47","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=13050"},"modified":"2022-07-26T17:36:57","modified_gmt":"2022-07-26T15:36:57","slug":"progres-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=13050","title":{"rendered":"Les promesses des cleantech suisses (2\u00e8me partie)"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/\" rel=\"noopener noreferrer\">PME Magazine<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Retrouvez la premi\u00e8re partie du dossier\u00a0<a href=\"https:\/\/largeur.com\/?p=13045\">ici<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00a05- <\/strong><strong>L\u2019agriculture se met au vert<\/strong><\/p>\n<p>Frederic Hemmeler, fondateur et CEO d\u2019Aero41, a d\u00e9velopp\u00e9 un drone \u00abswissmade\u00bb pour la protection des cultures. La start-up n\u00e9e en 2019 et bas\u00e9e \u00e0 Lausanne vient de cl\u00f4turer une nouvelle lev\u00e9e de fond de 700&rsquo;000 francs. Elle vend une vingtaine de drones (environ 35&rsquo;000 francs pi\u00e8ce) par ann\u00e9e, et 80% de sa client\u00e8le travaille la vigne en agriculture biologique. \u00abLa Suisse est le dernier pays d\u2019Europe o\u00f9 l\u2019\u00e9pandage par h\u00e9licopt\u00e8re est encore autoris\u00e9. C\u2019est \u00e9cologiquement probl\u00e9matique puisque ces pulv\u00e9risations sont trop larges.\u00bb Ces surplus sont amplement diminu\u00e9s avec la pr\u00e9cision inh\u00e9rente aux drones.<\/p>\n<p>Contr\u00f4l\u00e9 par l\u2019agriculteur, le drone \u00e0 batterie \u00e9lectrique m\u00e9morise par \u00abactive learning\u00bb les sp\u00e9cificit\u00e9s de la parcelle et travaille de mani\u00e8re autonome. \u00abLes exploitations agricoles sont aujourd\u2019hui reprises par la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, plus compatibles aux nouvelles technologies et aux consid\u00e9rations \u00e9cologiques.\u00bb Le march\u00e9 des robots agricoles devrait d\u2019ailleurs continuer de croitre de mani\u00e8re exponentielle entre 2015 et 2024, passant de 3 \u00e0 73 milliards de dollars selon le bureau d\u2019\u00e9tudes am\u00e9ricain Tractica.<\/p>\n<p>Autre initiative, xFarm, bas\u00e9e au Tessin, est une plateforme d\u2019agriculture num\u00e9rique. Elle facilite la collecte et l\u2019analyse de donn\u00e9es agriculture, de l\u2019administratif \u00e0 la tra\u00e7abilit\u00e9 des produits. Infrascreen, bas\u00e9 \u00e0 Neuch\u00e2tel, a quant \u00e0 elle d\u00e9velopp\u00e9 une technologie qui permet de chauffer les serres de fa\u00e7on plus efficiente, tout en permettant le passage de la lumi\u00e8re indispensable \u00e0 la photosynth\u00e8se.<\/p>\n<p><strong>Solutions low-tech<\/strong><\/p>\n<p>\u00abLa technologie n\u2019est pas le seul avenir de l\u2019agriculture, soutient Thomas Verduyn, cofondateur et directeur de L\u00e9gumes Perch\u00e9s. Les Suisses ont d\u00e9j\u00e0 besoin de revenir \u00e0 un mara\u00eechage \u00e0 leur \u00e9chelle, sans gaspillage alimentaire, avant d\u2019adopter une alimentation futuriste.\u00bb La start-up bas\u00e9e \u00e0 Crissier (VD), laur\u00e9ate du Prix SUD 2020, construit des potagers\/fermes urbaines et aspire \u00e0 \u00abr\u00e9duire le foss\u00e9 entre la production et la consommation\u00bb. Elle d\u00e9nombre d\u00e9j\u00e0 une vingtaine de structures install\u00e9es en Suisse romande, dont 50% sont install\u00e9es en toiture, les autres entre les immeubles. Avec le bureau d\u2019\u00e9tude en agriculture urbaine qu\u2019elle vient d\u2019inaugurer, l\u2019entreprise s\u2019associe d\u00e9sormais aux architectes pour d\u00e9velopper, d\u00e8s le d\u00e9but du projet, un concept en agriculture urbaine adapt\u00e9 aux usages et p\u00e9renne.<\/p>\n<p>L\u2019entreprise compte six collaborateurs et a \u00e9galement collabor\u00e9 avec Insolight, start-up vaudoise de panneaux solaires translucides. \u00abNos principaux concurrents pour les toits en ville sont les panneaux photovolta\u00efques. En nous associant, nous pouvons lier l\u2019agriculture et l\u2019\u00e9nergie, et ainsi optimiser les espaces disponibles.\u00bb<\/p>\n<p><strong>6- Revoir la construction \u00e0 l\u2019heure de l\u2019efficience<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e8s de 40% de la consommation d\u2019\u00e9nergie et environ 30% des \u00e9missions de CO2 en Suisse sont le fait du secteur immobilier, selon les donn\u00e9es de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019\u00e9nergie. Optimiser les d\u00e9penses \u00e9nerg\u00e9tiques de chaque b\u00e2timent, c&rsquo;est le credo de la start-up genevoise E-nno fond\u00e9e par l\u2019ing\u00e9nieur Ma\u00ebl Perret. Ses algorithmes visent \u00e0 r\u00e9duire les d\u00e9penses \u00e9nerg\u00e9tiques et l&#8217;empreinte carbone des b\u00e2timents existants ou neufs. \u00abNotre solution se compose d\u2019un bo\u00eetier qui r\u00e9colte diff\u00e9rentes donn\u00e9es, qui sont ensuite analys\u00e9es par nos algorithmes dans le but de r\u00e9aliser jusqu\u2019\u00e0 30% d\u2019\u00e9conomies annuelles de chauffage et d&rsquo;eau chaude\u00bb, indique Ma\u00ebl Perret. L\u2019entreprise de neuf employ\u00e9s optimise aujourd\u2019hui plus d\u2019un million de m\u00e8tres carr\u00e9s de b\u00e2timents en Suisse, avec \u00e0 la cl\u00e9 une r\u00e9duction de leur impact environnemental \u00e9quivalent \u00e0 2500 tonnes de CO2 en 2022. \u00abJusqu\u2019ici la num\u00e9risation du secteur immobilier a principalement concern\u00e9 les activit\u00e9s de vente et de courtage, les acteurs se montrant plus frileux pour des installations technologiques. Mais l\u2019augmentation des co\u00fbts de l\u2019\u00e9nergie et la pression l\u00e9gislative augmentent l\u2019attrait pour notre approche, unique en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p>Conception des villes intelligentes, am\u00e9lioration de l\u2019efficience \u00e9nerg\u00e9tique, \u00e9tudes environnementales ou de mobilit\u00e9: la start-up EPFL Uzufly permet de traiter diff\u00e9rentes probl\u00e9matiques cleantech avec sa solution de mod\u00e9lisations 3D ultra-d\u00e9taill\u00e9es r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 partir d\u2019images a\u00e9riennes 2D. \u00abAujourd\u2019hui, notre technologie sert en premier lieu \u00e0 l\u2019aide \u00e0 la d\u00e9cision ou \u00e0 la communication, par exemple de la part des autorit\u00e9s envers leurs administr\u00e9s\u00bb, pr\u00e9cise Romain Kirchhoff, fondateur d\u2019Uzufly. Pour l\u2019entreprise lausannoise: \u00abNotre vision \u00e0 plus long terme est de fournir une sorte de \u2018Google Earth sous st\u00e9ro\u00efdes\u2019, cinq \u00e0 dix fois plus pr\u00e9cis, capable de mod\u00e9liser des villes enti\u00e8res, que ce soit pour aider les architectes \u00e0 planifier leur d\u00e9veloppement urbain ou \u00e0 mieux visualiser le potentiel solaire d\u2019un quartier.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Mat\u00e9riaux recycl\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019innovation cleantech se base parfois sur des savoirs ancestraux. Voil\u00e0 des mill\u00e9naires que la terre constitue un mat\u00e9riau employ\u00e9 pour la construction, par exemple pour certaines parties des pyramides antiques. L\u2019architecte Laurent de Wurstemberger et l\u2019ing\u00e9nieur EPFL Rodrigo Fernandez ont voulu lui redonner ses lettres de noblesse, tout en favorisant l\u2019\u00e9conomie circulaire. Leur entreprise Terrabloc utilise ainsi la terre excav\u00e9e sur des chantiers pour fabriquer des briques. Pour y parvenir, la start-up proc\u00e8de en premier lieu \u00e0 l&rsquo;analyse des propri\u00e9t\u00e9s de la terre r\u00e9colt\u00e9e. Celle-ci est ensuite concass\u00e9e, m\u00e9lang\u00e9e, puis compress\u00e9e sous formes de briques de diff\u00e9rentes tailles, et plus r\u00e9cemment de cloisons. Des \u00e9l\u00e9ments qui sont ensuite utiliser pour construire des \u00e9tablissements scolaires ou des immeubles.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-13052\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Largeur_260722.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Largeur_260722.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Largeur_260722-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Largeur_260722-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>Un secteur porteur pour les investissements?<\/strong><\/p>\n<p>Plus de 500 milliards de francs de capital-risque ont \u00e9t\u00e9 inject\u00e9s dans le secteur cleantech au niveau mondial en 2020, selon une \u00e9tude r\u00e9cente de BloombergNEF. Les investissements dans ce segment ont ainsi \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9s par 25 au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. Mais qu\u2019en est-il des start-ups cleantech \u00e9voluant en Suisse? \u00abC\u2019est le plus souvent la maturit\u00e9 d\u2019un projet qui d\u00e9clenche une r\u00e9ponse positive du march\u00e9, les investisseurs demeurent souvent frileux face \u00e0 des projets trop <em>early stage<\/em>\u00bb, remarque Cyril D\u00e9l\u00e9aval, coach en d\u00e9veloppement d&rsquo;entreprise au sein de l\u2019association Genilem. Avec la difficult\u00e9 que le march\u00e9 suisse est de petit taille, et pr\u00e9sente des d\u00e9bouch\u00e9s limit\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019expert souligne que les jeunes pousses technologiques poss\u00e8dent souvent des comp\u00e9tences techniques tr\u00e8s pouss\u00e9es, mais se montrent moins habiles en termes de marketing ou de vente. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance d\u2019associer diff\u00e9rentes comp\u00e9tences au sein de l\u2019\u00e9quipe des fondateurs. \u00abS\u2019y ajoute par ailleurs la difficult\u00e9 que dans certains segments, comme par exemple l\u2019immobilier, les temps de d\u00e9cision peuvent \u00eatre longs.\u00bb<\/p>\n<p>Ainsi, les premi\u00e8res ventes r\u00e9alis\u00e9es ne vont souvent pas amener la croissance esp\u00e9r\u00e9e. \u00abNous disons cependant qu\u2019il vaut mieux amener une grande valeur ajout\u00e9e \u00e0 peu de personnes, pour ensuite adapter ou revoir le proof of concept (POC) initial.\u00bb Il cite l\u2019exemple de la start-up vaudoise Wegaw: sa solution d\u2019intelligence artificielle servant \u00e0 d\u00e9tecter les conditions d\u2019enneigement a \u00e9t\u00e9 revue pour d\u00e9sormais servir \u00e0 optimiser la production d\u2019\u00e9nergies renouvelables. Encore faut-il savoir surmonter cette phase exploratoire. Le coach de Genilem souligne cependant que l\u2019environnement start-up dispose d\u2019une palette de soutiens comme Innosuisse, capables de fournir l\u2019argent n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019affinage de son concept.<\/p>\n<p>Trouver des d\u00e9bouch\u00e9s pour les start-up cleantech au niveau des PME suisses et europ\u00e9ennes, qui ont besoin de technologies pour r\u00e9aliser leur transition \u00e9cologique, c\u2019est l\u2019ambition de Rapha\u00ebl Herrera et Daniel Eskenazi. Les deux entrepreneurs genevois sont en train de lancer GoEko, une plateforme en ligne destin\u00e9e \u00e0 identifier les meilleurs leads pour les jeunes pousses suisses. \u00abIl reste difficile pour les cleantechs d\u2019obtenir une bonne visibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne. Nous remarquons aussi les PME sont de plus en plus demandeuses de ce type de solutions en raison des contraintes r\u00e8glementaires et des exigences des multinationales pour que leurs fournisseurs soient plus durables.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLes cleantechs peuvent aider \u00e0 r\u00e9duire le superflu\u00bb\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Pierre Roduit dirige l\u2019institut \u00c9nergie et environnement cr\u00e9\u00e9 il y a 3 ans par la HES-SO Valais. L\u2019organisation emploie 80 personnes actives dans la recherche et le d\u00e9veloppement de solutions pour la production, la gestion et le stockage d\u2019\u00e9nergies renouvelables.<\/p>\n<p><strong>Comment agir pour r\u00e9duire les gaz \u00e0 effet de serre en Suisse?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pierre Roduit<\/strong>: La transition \u00e9nerg\u00e9tique ne repose pas uniquement sur des solutions technologiques: elles doivent aussi \u00eatre \u00e9conomiquement viables et socialement acceptables. Agir concr\u00e8tement sur la transition r\u00e9clame des comp\u00e9tences techniques, digitales, \u00e9conomiques et sociales que l\u2019institut \u00c9nergie et environnement regroupe. \u00c0 une \u00e9chelle individuelle, il faut se demander o\u00f9 nous avons le plus d\u2019impact sur l\u2019environnement et r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce qui nous importe vraiment. L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas de revenir au Moyen-\u00c2ge et de sacrifier tout notre confort, mais d\u2019identifier dans notre mode de vie les \u00e9l\u00e9ments superflus.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les domaines cl\u00e9s o\u00f9 l\u2019efficience \u00e9nerg\u00e9tique peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e?<\/strong><\/p>\n<p>Les b\u00e2timents et la mobilit\u00e9 sont particuli\u00e8rement impactant. La r\u00e9novation et l\u2019isolation des b\u00e2timents, ainsi que l\u2019installation de panneaux solaires garantissent un gain \u00e9nerg\u00e9tique important qui permettent, avec le remplacement des installations de chauffage par des solutions renouvelables (bois, pompes \u00e0 chaleur), de r\u00e9duire consid\u00e9rablement la consommation de gaz et de mazout. De m\u00eame, l\u2019\u00e9lectrification de la mobilit\u00e9 permet d\u2019\u00e9conomiser deux tiers de l\u2019\u00e9nergie requise. Cependant, plus de la moiti\u00e9 des \u00e9missions de CO<sub>2 <\/sub>dont est responsable le pays sont produites \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Il est donc n\u00e9cessaire de tenir compte de l\u2019impact de tous les biens que nous importons qui sont notre principale source d\u2019\u00e9mission de CO<sub>2<\/sub>. Il faut r\u00e9duire les achats futiles et se diriger vers une consommation plus locale.<\/p>\n<p><strong>Les entreprises actives dans la cleantech peuvent-elles directement contribuer \u00e0 r\u00e9duire la consommation d\u2019\u00e9nergie?<\/strong><\/p>\n<p>Les cleantech jouent un r\u00f4le crucial pour nous aider \u00e0 baisser notre consommation et r\u00e9duire nos \u00e9missions de CO<sub>2<\/sub>.\u00a0Les v\u00e9hicules \u00e9lectriques et les panneaux solaires en sont des exemples embl\u00e9matiques. Cependant, les avantages que peuvent apporter certaines cleantech doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s avec prudence. Leur participation \u00e0 la transition est \u00e9troitement li\u00e9e aux solutions propos\u00e9es. Ce n\u2019est pas une bonne id\u00e9e de reprendre l\u2019avion sans retenue sous pr\u00e9texte qu\u2019il est propuls\u00e9 par du biocarburant, surtout si leur usage d\u00e9truit des \u00e9cosyst\u00e8mes et sature des productions agricoles essentielles\u2026Il est donc crucial d\u2019avoir des cleantechs qui offrent de vraies solutions. La Suisse est bien positionn\u00e9e, avec des entreprises plut\u00f4t sp\u00e9cialis\u00e9es dans des domaines pointus, pour rester comp\u00e9titives par rapport \u00e0 l\u2019international.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce qui pourrait dynamiser encore davantage la transition \u00e9nerg\u00e9tique?<\/strong><\/p>\n<p>Au niveau des technologies, de nombreuses solutions sont d\u00e9j\u00e0 disponibles. La cl\u00e9 consiste \u00e0 leur donner une place dans notre quotidien. Je pense que la population est particuli\u00e8rement dispos\u00e9e \u00e0 mettre en place des changements favorables \u00e0 la transition. Les gens vont m\u00eame plus vite que les gouvernements! Il faudrait davantage de rapidit\u00e9 au niveau politique, mais la transition \u00e9nerg\u00e9tique ne se fera que si chacun d\u2019entre nous y contribue activement.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Trois questions \u00e0 David Avery, directeur cleantech chez Switzerland Global Enterprise.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quels sont les perspectives des PME suisses du cleantech \u00e0 l\u2019exportation?<\/strong><\/p>\n<p>De nombreuses r\u00e9gions, comme la Nouvelle-Z\u00e9lande et l&rsquo;Australie, cherchent \u00e0 \u00e9viter la mise en d\u00e9charge des d\u00e9chets. La prise de conscience croissante de l&rsquo;importance de l&rsquo;eau en tant que ressource constitue \u00e9galement une tendance majeure qui attire notamment le Canada, les \u00c9tats-Unis, l\u2019Inde, ou encore le Royaume-Uni, par exemple pour le traitement de l&rsquo;eau douce et des eaux us\u00e9es. Nous avons aussi constat\u00e9 r\u00e9cemment un fort int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;Am\u00e9rique latine, les entreprises \u00e9tant \u00e0 la recherche de nouveaux march\u00e9s. En outre, l&rsquo;\u00e9volution vers des villes intelligentes alimente le besoin de capteurs, d&rsquo;appareils connect\u00e9s et de technologies permettant de collecter et de traiter les donn\u00e9es n\u00e9cessaires \u00e0 la prise de d\u00e9cisions.<\/p>\n<p><strong>Dans quels secteurs les entreprises suisses sont-elles bien positionn\u00e9es?<\/strong><\/p>\n<p>Les domaines de l&rsquo;eau et des d\u00e9chets, ainsi que pour les capteurs, qui peuvent avoir des applications dans de multiples secteurs. L&rsquo;\u00e9nergie et les mesures d&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, par exemple pour des b\u00e2timents efficaces, sont \u00e9galement reconnues et appr\u00e9ci\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les atouts et les d\u00e9fis de ces PME suisses?<\/strong><\/p>\n<p>Le haut niveau technologique, la qualit\u00e9 et la fiabilit\u00e9 des solutions propos\u00e9es, l&rsquo;exp\u00e9rience \u00e9prouv\u00e9e sur de multiples march\u00e9s ajoute \u00e0 l&rsquo;attrait des solutions suisses. Les entreprises suisses doivent continuer \u00e0 concentrer leurs efforts et \u00e0 investir dans les march\u00e9s en adaptant leur approche aux conditions des pays \u00e9trangers.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Anim\u00e9es par une volont\u00e9 de responsabilit\u00e9 environnementale, les entreprises des cleantech s\u2019imposent dans le paysage suisse. De la construction \u00e0 l\u2019agriculture en passant par l\u2019\u00e9nergie ou la captation de CO2, elles se d\u00e9veloppent dans tous les secteurs de l\u2019\u00e9conomie. <\/p>\n","protected":false},"author":20295,"featured_media":13052,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[1306],"class_list":["post-13050","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-kapital","tag-environnement","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13050","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20295"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13050"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13050\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13054,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13050\/revisions\/13054"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/13052"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}