



{"id":12463,"date":"2022-01-03T22:30:37","date_gmt":"2022-01-03T21:30:37","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=12463"},"modified":"2022-01-26T15:50:28","modified_gmt":"2022-01-26T14:50:28","slug":"entrepreneuriat-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=12463","title":{"rendered":"50 id\u00e9es de business \u00e0 lancer en 2022 (1\u00e8re partie)"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/\" rel=\"noopener noreferrer\">PME Magazine<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Dossier r\u00e9alis\u00e9 avec St\u00e9phanie de Roguin, Erik Freudenreich, Blandine Guignier et Antonio Rosati<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>R\u00e9silience et innovation: tels ont \u00e9t\u00e9 les ma\u00eetres mots des entreprises ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es face \u00e0 la crise sanitaire. En Suisse, l\u2019adversit\u00e9 n\u2019a pas effray\u00e9 les nouveaux entrepreneurs: depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2021, plus de 41&rsquo;000 nouvelles soci\u00e9t\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es en Suisse, 10% de plus que sur la m\u00eame p\u00e9riode un an plus t\u00f4t selon l\u2019\u00e9tude du cabinet Dun &amp; Bradstreet (D&amp;B). Un record historique qui d\u00e9tr\u00f4ne la performance de l\u2019ann\u00e9e 2020, qui comptait d\u00e9j\u00e0 une hausse majeure du nombre de nouvelles entreprises inscrites au registre du commerce (pr\u00e8s de 47&rsquo;000 sur l\u2019ann\u00e9e).<\/p>\n<p>Des logiciels RH qui s\u2019adaptent au t\u00e9l\u00e9travail \u00e0 la gastronomie qui externalise ses cuisines, en passant par toutes les innovations en faveur de la durabilit\u00e9, le monde post-crise inspire les cr\u00e9ateurs d\u2019entreprise. Autriche, \u00c9tats-Unis, Chine, Irlande ou Portugal: les 50 id\u00e9es de business de ce dossier ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9es aux quatre coins du monde. Toutes ont en commun de bouleverser le statu quo et comprennent un potentiel d\u2019application en Suisse. Certaines existent peut \u00eatre d\u00e9j\u00e0 sur le territoire mais pourraient \u00eatre davantage d\u00e9velopp\u00e9es. Les 50 id\u00e9es sont comment\u00e9es par des experts soigneusement choisis, qui donnent leur avis sur le potentiel de ces entreprises, leurs d\u00e9fauts et les d\u00e9fis inh\u00e9rent auxquels \u00eatre attentifs pour les adapter en Suisse. Alors que l\u2019\u00e9conomie suisse et mondiale se transforme pour r\u00e9pondre aux d\u00e9fis d\u2019un monde nouveau, \u00eates-vous pr\u00eats \u00e0 relever le d\u00e9fi?<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>1 &#8211; Produire de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 avec les pi\u00e9tons<\/strong><\/p>\n<p>Produire de l\u2019\u00e9nergie en marchant dans la rue\u2026 D\u00e9lire utopiste? Pas pour l\u2019entreprise anglaise Pavegen. Elle con\u00e7oit des dalles qui emmagasinent l\u2019\u00e9nergie de la marche pour la convertir en \u00e9lectricit\u00e9. Chaque pi\u00e9ton qui marche sur ces dalles \u2013g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9ploy\u00e9es dans des lieux publics\u2013, peut g\u00e9n\u00e9rer jusqu&rsquo;\u00e0 sept watts d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Pavegen se concentre sur des projets \u00e0 relativement petite \u00e9chelle, tels qu&rsquo;une installation r\u00e9cente au Mercury Mall, un centre commercial de l&rsquo;est de Londres. Environ 8\u2019000 visiteurs s\u2019y rendent chaque jour. L&rsquo;\u00e9nergie de leur passage est utilis\u00e9e pour alimenter une partie du complexe.<\/p>\n<p><strong>Nathalie Nyffeler<\/strong>: \u00abCe que je trouve int\u00e9ressant dans cette d\u00e9marche, c\u2019est qu\u2019elle permet de rendre visible l\u2019invisible qu\u2019est l\u2019\u00e9nergie. Cela met en lumi\u00e8re la probl\u00e9matique de l\u2019\u00e9nergie de fa\u00e7on tr\u00e8s positive, sans rien de moralisateur, dans un esprit ludique. En plus, les gens sont invit\u00e9s \u00e0 se mettre en mouvement. Cependant, je m\u2019interroge sur la question de l\u2019\u00e9chelle: de tels dispositifs ne permettent pas de cr\u00e9er de grandes quantit\u00e9s d\u2019\u00e9nergie. Aussi, la question de qui paie interpelle: on voit bien que seules les surfaces commerciales, les universit\u00e9s d\u2019une certaine taille ou les communes qui ont suffisamment d\u2019argent pour investir peuvent se le permettre.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>2 &#8211; Cartes interactives des campings<\/strong><\/p>\n<p>CampMap est une application d\u00e9velopp\u00e9e en Croatie, d\u00e8s 2018. Elle contient des cartes num\u00e9riques interactives de campings, qui permettent aux clients de se renseigner sur les heures d\u2019ouverture ou les services propos\u00e9s par les diff\u00e9rents campings qu\u2019ils visent. L\u2019app est aussi utilis\u00e9e par les propri\u00e9taires de campings, qui leur permettent ainsi de se faire connaitre.<\/p>\n<p><strong>Julien Abegglen Verazzi<\/strong>: \u00abLe principe \u00e0 l\u2019air int\u00e9ressant mais je me demande quelle est la valeur ajout\u00e9e par rapport \u00e0 n\u2019importe quel site ou application qui permet de r\u00e9server des campings. Je miserais ainsi sur l\u2019exp\u00e9rience client, la programmation des activit\u00e9s ou \u00e9v\u00e8nements dans les campings ou \u00e9ventuellement proposer d\u2019interagir avec les autres campeurs.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>3 &#8211; Miroir, miroir, coache-moi<\/strong><\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but de la pand\u00e9mie, la pratique du fitness \u00e0 la maison constitue une tendance forte. La start-up am\u00e9ricaine Mirror a ainsi fabriqu\u00e9 un miroir \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;une cam\u00e9ra et de haut-parleurs faisant office de prof de gym. L&rsquo;appareil propose un plan d&rsquo;entra\u00eenement personnalis\u00e9 quand il est allum\u00e9 et devient un simple objet de d\u00e9coration lorsqu\u2019il est \u00e9teint.<\/p>\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Baetscher: \u00ab<\/strong>Cette id\u00e9e a un tr\u00e8s fort potentiel! L\u2019entreprise propose une large palette de cours, diff\u00e9rentes activit\u00e9s sportives, et ceux-ci peuvent \u00eatre partag\u00e9s \u00e0 distance entre amis. Le miroir est tr\u00e8s \u00e9l\u00e9gant et s\u2019int\u00e8gre \u00e0 un mobilier contemporain. Le <em>business model<\/em> est int\u00e9ressant, avec toute une s\u00e9rie d\u2019accessoires connect\u00e9s (halt\u00e8res, tapis, poids, etc.) qui peuvent \u00eatre achet\u00e9s en plus. Je suis convaincu que l\u2019id\u00e9e plairait aux Suisses, d\u2019autant plus maintenant que la pratique du sport \u00e0 la maison a \u00e9t\u00e9 largement adopt\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>4 &#8211; La start-up qui revend vos v\u00eatements pour vous<\/strong><\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Londres, Thrift+ aide les consommateurs \u00e0 revendre leurs v\u00eatements d&rsquo;occasion. Les vendeurs envoient directement les habits dont ils veulent se d\u00e9barrasser \u00e0 l\u2019entreprise. Le processus de photographie et de mise en ligne est ensuite g\u00e9r\u00e9 par Thrift+. La start-up prend ainsi en charge pour le consommateur toute la partie besogneuse de la vente d&rsquo;articles en ligne. Le vendeur re\u00e7oit ensuite des cr\u00e9dits en fonction du nombre d\u2019articles donn\u00e9s. Chaque client a \u00e9galement la possibilit\u00e9 de verser un montant \u00e0 une association caritative lors de son achat. Fond\u00e9e en 2017, la soci\u00e9t\u00e9 emploie actuellement plus de 40 personnes et a lev\u00e9 un total de 1,7 millions d&rsquo;euros.<\/p>\n<p><strong>Julien Abegglen Verazzi<\/strong>: \u00abC\u2019est le trend du moment: \u00e9conomie circulaire et mode \u00e9thique. La seconde main semble avoir du succ\u00e8s et il fallait passer par la version en ligne qui r\u00e9pond ind\u00e9niablement \u00e0 la demande actuelle, surtout en p\u00e9riode de pand\u00e9mie et de confinement. Sous des airs de conscience \u00e9cologiste, l\u2019application reste cependant assez binaire (femme\/homme), commerciale et urbaine, alors qu\u2019elle pourrait gagner \u00e0 \u00eatre plus repr\u00e9sentative en mati\u00e8re de diversit\u00e9 et d\u2019inclusion des profils propos\u00e9s. Et si le vrai d\u00e9fi \u00e9tait plut\u00f4t la d\u00e9croissance?\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>5 &#8211; Int\u00e9grer l\u2019option compensation carbone \u00e0 sa vente<\/strong><\/p>\n<p>La start-up norv\u00e9gienne Chooose porte bien son nom: gr\u00e2ce aux outils digitaux qu\u2019elle d\u00e9veloppe, les clients d\u2019une entreprise peuvent choisir de compenser l\u2019empreinte carbone du produit ou du service achet\u00e9, que la transaction ait \u00e9t\u00e9 faite en magasin ou en ligne. Fond\u00e9e en 2017, Chooose a s\u00e9duit des entreprises de toute taille, actives dans l\u2019industrie a\u00e9rienne et le voyage au sens large. Le dispositif est disponible en une quarantaine de langues et accepte des dizaines de monnaies diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p><strong>Nathalie Nyffeler<\/strong>: \u00abDe nombreuses plateformes de ce type \u00e9mergent. On peut se demander si ces actions sont suffisantes par rapport aux enjeux climatiques, et surtout si elles ne constituent pas une fa\u00e7on de se d\u00e9douaner. Il faudrait plut\u00f4t induire des changements de comportement, mais appeler \u00e0 consommer moins, donc \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer moins de chiffre d\u2019affaires, est certainement peu attractif pour un investisseur.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>6 &#8211; Livraison de courses en express<\/strong><\/p>\n<p>Fond\u00e9e en 2020, la licorne berlinoise Gorillas s&rsquo;est fix\u00e9 pour objectif de proposer des livraisons de produits d&rsquo;\u00e9picerie \u00e0 domicile en 10 minutes. Leur application permet de choisir parmi une large s\u00e9lection, notamment de fruits frais, produits v\u00e9g\u00e9tariens et boissons. Elle assure une livraison en un temps record gr\u00e2ce \u00e0 des micro-entrep\u00f4ts implant\u00e9s dans les centres-villes et des livraisons en v\u00e9lo \u00e9lectrique. Gorillas s\u2019est d\u00e9j\u00e0 export\u00e9e \u00e0 Copenhague, Paris ou Londres et a derni\u00e8rement lev\u00e9 un milliard de dollars.<\/p>\n<p><strong>Cyril D\u00e9l\u00e9aval<\/strong>: \u00abLa livraison \u00e0 domicile est totalement dans l\u2019\u00e8re du temps, renforc\u00e9e par les confinements. En Suisse, le d\u00e9fi sera d\u2019arriver \u00e0 \u00eatre rentable sachant que la main d\u2019\u0153uvre et la logistique constituent des co\u00fbts importants. De plus, je ne suis pas s\u00fbr que les Suisses aient un r\u00e9el int\u00e9r\u00eat \u00e0 avoir un temps de livraison aussi court.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>7 &#8211; Colorer les v\u00eatements \u00e0 l\u2019infini<\/strong><\/p>\n<p>Fond\u00e9e en 2020, Vividye permet d&rsquo;appliquer, sur des textiles, des couleurs et des motifs qui peuvent ensuite \u00eatre retir\u00e9s et r\u00e9appliqu\u00e9s, sans endommager les mat\u00e9riaux. Cette technologie a \u00e9t\u00e9 mise au point par deux chimistes de l\u2019\u00c9cole polytechnique Chalmers, en Su\u00e8de. En luttant contre la \u00abfast-fashion\u00bb, elle permet de r\u00e9duire la consommation d&rsquo;eau et le rejet de produits chimiques dans l&rsquo;environnement. A partir d\u2019un m\u00eame t-shirt blanc, plusieurs tenues peuvent \u00eatre cr\u00e9\u00e9es, durant plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Olivia Lamarche-Brunisholz<\/strong>: \u00abC\u2019est une bonne id\u00e9e qui va dans le sens de la \u00abslow-fashion\u00bb. Cependant, Vividye est apparemment le r\u00e9sultat de quatre ans de recherches, ce qui leur donne une bonne longueur d\u2019avance. Je pense qu\u2019il y a encore de la place pour de nouveaux business dans le domaine de la collecte, de la vente et de la transformation de v\u00eatements de seconde main car, pour l\u2019instant, il y a plut\u00f4t de petites initiatives qu\u2019un grand acteur principal en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>8 &#8211;<\/strong> <strong>Regrouper ses dettes en une seule plateforme plus avantageuse<\/strong><\/p>\n<p>La startup Aiyfin, bas\u00e9e \u00e0 Stockholm, permet aux consommateurs de refinancer leurs mensualit\u00e9s, cartes de cr\u00e9dit et pr\u00eats personnels existants en quelques secondes. Pour les clients retenus, l\u2019entreprise s\u2019occupe de r\u00e9gler directement avec le ou les pr\u00eateurs d&rsquo;origine. Le client transf\u00e8re alors toutes ses dettes \u00e0 la start-up. Celle-ci vient de lever 52 millions de francs pour poursuivre son extension.<\/p>\n<p><strong>Gilles Ruffieux:<\/strong> \u00abJe trouve que tant la proposition de valeur que l\u2019ex\u00e9cution sont tr\u00e8s bien faites, avec cette id\u00e9e de centraliser l\u2019ensemble des cr\u00e9dits en y appliquant un taux unique de 5,9%. Car l\u2019on sait que l\u2019un des principaux dangers en cas de surendettement concerne l\u2019\u00e9clatement des cr\u00e9dits. Je n\u2019ai pas trouv\u00e9 d\u2019acteur suisse avec une approche similaire, m\u00eame si le refinancement existe bien s\u00fbr. Je me demande cependant si cette id\u00e9e de prise en charge facilit\u00e9e est r\u00e9ellement une aide aux personnes en difficult\u00e9, ou un simple moyen de se diff\u00e9rencier sur le march\u00e9 fintech. Il s\u2019agit aussi de creuser le fonctionnement de ce mod\u00e8le \u00e0 plus long terme.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>9 &#8211; Un\u00a0Netflix de la vente B2B<\/strong><\/p>\n<p>Faciliter l\u2019exp\u00e9rience d\u2019achat pour des clients professionnels (B2B), tel est l\u2019objectif de la start-up allemande Emlen. Leur logiciel offre ainsi la possibilit\u00e9 aux d\u00e9partements de vente et de marketing de cr\u00e9er des exp\u00e9riences d&rsquo;achat personnalis\u00e9es et intelligentes qui ressemblent \u00e0 celles du grand public (B2C), et ce sans comp\u00e9tences pr\u00e9alables de code ou d\u2019informatique.<\/p>\n<p><strong>Gilles Ruffieux:<\/strong> \u00abLa proposition est int\u00e9ressante dans le sens o\u00f9 il est parfois compliqu\u00e9 de d\u00e9crocher des rendez-vous pour proposer certains produits ou technologies B2B. Cela dit, lorsque l\u2019on vend des produits moins standards, on va en principe chercher \u00e0 adapter son discours \u00e0 chaque client, ce qui s\u2019oppose \u00e0 l\u2019id\u00e9e de cette plateforme. S\u2019y ajoute un prix d\u2019entr\u00e9e relativement \u00e9lev\u00e9 (49 euros par mois) et un manque de donn\u00e9es concernant son utilit\u00e9. Je per\u00e7ois cependant un vrai potentiel pour ce type de solution sur le march\u00e9 des lev\u00e9es de fonds, qui pr\u00e9sente une bonne croissance. Pouvoir s\u00e9lectionner une dizaine d\u2019investisseurs en les amenant rapidement sur le pitch et les documents du projet me semble un d\u00e9veloppement int\u00e9ressant, que ce soit pour des start-ups ou des associations.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>10 &#8211; L\u2019abonnement podcast<\/strong><\/p>\n<p>Fond\u00e9e en 2019, la start-up danoise Podimo propose un service d&rsquo;abonnement pour les histoires audio et les podcasts. Pour 5 euros par mois, elle met \u00e0 disposition des utilisateurs ses podcasts habituels et lui propose des contenus exclusifs adapt\u00e9s \u00e0 ses pr\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n<p><strong>Andreane Jordan Meier<\/strong>: \u00abJe pense que l\u2019avenir de l\u2019industrie des podcast est prometteur. On voit d\u00e9j\u00e0 que d\u2019importants m\u00e9dias investissent massivement dans ce domaine, et proposent \u00e9galement des rubriques qui recensent les meilleurs podcast. Une personne souhaitant entreprendre une d\u00e9marche de ce type disposera d\u2019autant plus de chances de succ\u00e8s si elle pourra offrir des contenus de qualit\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s soigneusement. Dans ce march\u00e9 l\u2019offre est d\u00e9j\u00e0 \u00e9norme, il s\u2019agit donc de se diff\u00e9rencier pour aider les consommateurs \u00e0 trouver rapidement ce qui convient le plus \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>11 &#8211; R\u00e9duire son impact carbone gr\u00e2ce \u00e0 un logiciel<\/strong><\/p>\n<p>En Allemagne, Planetly a d\u00e9velopp\u00e9 un logiciel qui permet \u00e0 une entreprise d\u2019analyser, de r\u00e9duire et\/ou de compenser son empreinte carbone. Le logiciel analyse les donn\u00e9es r\u00e9elles de la soci\u00e9t\u00e9 et montre o\u00f9 l\u2019impact carbone pourrait \u00eatre r\u00e9duit de la mani\u00e8re la plus pragmatique. Elle compte aujourd\u2019hui plus de 150 clients et une centaine d\u2019employ\u00e9s, apr\u00e8s deux ans d\u2019existence.<\/p>\n<p><strong>Nathalie Nyffeler<\/strong>: \u00abIl serait int\u00e9ressant de mieux comprendre si ces analysent am\u00e8nent \u00e0 une r\u00e9duction carbone significative, et quelle est la fiabilit\u00e9 de ces calculs. La compensation est peut-\u00eatre un premier pas, mais il ne faut pas oublier que quand on compense en plantant des arbres par exemple, ceux-ci prennent 20 ans pour capter le CO2.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>12 \u2013 L\u2019assistant virtuel de son animal de compagnie<\/strong><\/p>\n<p>La start-up portugaise Barkyn d\u00e9veloppe une offre compl\u00e8te pour les animaux de compagnie. Fond\u00e9e en 2017, l\u2019entreprise propose aux propri\u00e9taires d&rsquo;animaux un abonnement qui comprend une livraison de nourriture adapt\u00e9e \u00e0 l\u2019animal, produite localement avec des aliments frais. Le service comprend \u00e9galement une mise en relation avec un r\u00e9seau de v\u00e9t\u00e9rinaires. Barkyn est l&rsquo;une des huit start-ups s\u00e9lectionn\u00e9es par le programme de croissance de Google.<\/p>\n<p><strong>Cyril D\u00e9l\u00e9aval<\/strong>: \u00abComme le dit l\u2019adage, \u201cquand on aime on ne compte pas\u201d, et les animaux font aujourd\u2019hui partie int\u00e9grante des familles. L\u2019id\u00e9e de mutualiser les services pour son animal de compagnie me semble bonne, surtout que les Suisses ont les capacit\u00e9s financi\u00e8re d\u2019allouer un montant important \u00e0 leur animal. En outre, le principe d\u2019abonnement permet \u00e0 l\u2019entreprise d\u2019avoir une bonne pr\u00e9visibilit\u00e9 de ses revenus.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>13 &#8211; Recruter et embaucher \u00e0 distance<\/strong><\/p>\n<p>Aider les entreprises \u00e0 trouver les meilleurs talents dans le monde entier, en parfaite conformit\u00e9 avec les lois locales. Voil\u00e0 la mission de Remote, fond\u00e9e en 2019 au Portugal. Sa plateforme facilite la gestion des salaires, des taxes, des avantages sociaux et de la conformit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale pour des entreprises de toutes tailles. Un march\u00e9 en plein essor en raison du d\u00e9veloppement du travail \u00e0 distance dans le monde entier.<\/p>\n<p><strong>Laetitia Kulak:<\/strong> \u00abJe trouve int\u00e9ressante l\u2019id\u00e9e de simplifier les processus administratifs en y int\u00e9grant une forme de transparence et de flexibilit\u00e9 au niveau international. C\u2019est une proposition particuli\u00e8rement adapt\u00e9e aux multinationales, qui permet aux RH de se recentrer sur l\u2019humain et sur des t\u00e2ches \u00e0 fortes valeurs ajout\u00e9es. Reste \u00e0 voir comment une telle plateforme peut \u00eatre int\u00e9gr\u00e9e en Suisse, avec sa multitude d\u2019administrations cantonales distinctes.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-12464\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Largeur_030122.png\" alt=\"\" width=\"469\" height=\"312\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Largeur_030122.png 469w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Largeur_030122-300x200.png 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Largeur_030122-272x182.png 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 469px) 100vw, 469px\" \/><\/p>\n<p><strong>14 &#8211; Des magasins sans caisses<\/strong><\/p>\n<p>La start-up portugaise Sensei vend aux entreprises du commerce de d\u00e9tail une technologie bas\u00e9e sur l\u2019IA leur permettant de se passer de vendeurs, d\u2019appareils de scannage et m\u00eame de caisses automatiques. Plusieurs cam\u00e9ras et capteurs sont plac\u00e9s dans le magasin pour d\u00e9tecter et analyser les mouvements des consommateurs, et ainsi mettre \u00e0 jour leur panier virtuel. De leur c\u00f4t\u00e9, les collaborateurs re\u00e7oivent des informations pour r\u00e9assortir les rayons. Sensei a r\u00e9cemment r\u00e9alis\u00e9 une lev\u00e9e de fonds de 5,4 millions de dollars. D\u2019autres soci\u00e9t\u00e9s dans le monde comme le g\u00e9ant Amazon ou l\u2019Isra\u00e9lienne Trigo d\u00e9veloppent des solutions similaires.<\/p>\n<p><strong>Olivia Lamarche-Brunisholz<\/strong>: \u00abPlusieurs projets de caisses autonomes sont \u00e0 l\u2019\u00e9tude en Suisse, mais on peut se demander si les consommateurs helv\u00e9tiques sont pr\u00eats. L\u2019utilisation de cam\u00e9ras pour la reconnaissance faciale est par exemple tr\u00e8s d\u00e9battue actuellement. Peut-\u00eatre que de telles solutions arrivent un peu t\u00f4t. Il y aurait, en revanche, une place \u00e0 prendre sur des syst\u00e8mes plus simples mais tout aussi efficaces \u00e0 destination de commerces ind\u00e9pendants ou d\u2019espaces de vente directe. Il faudrait leur offrir une solution cl\u00e9-en-main pour commercialiser leurs produits, m\u00eame si le vendeur n\u2019est pas pr\u00e9sent sur place.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>15 &#8211; Des appels s\u00e9curis\u00e9s pour contacter ses clients<\/strong><\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9e en 2016, la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine Hiya a d\u00e9velopp\u00e9 une solution contre les appels ind\u00e9sirables. Avec cette technologie, les op\u00e9rateurs peuvent s\u00e9curiser leurs r\u00e9seaux et prot\u00e9ger les consommateurs de la fraude ou du spam. Le mod\u00e8le \u00e0 destination des entreprises se r\u00e9v\u00e8le int\u00e9ressant. Hiya permet, en effet, \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019afficher son nom, son logo et la raison de l\u2019appel \u00e0 l\u2019\u00e9cran pour augmenter le taux de r\u00e9ponse de ses clients. Elle emp\u00eache aussi l\u2019usurpation du num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone de l\u2019entreprise par des imposteurs, et lui livre des analyses sur sa r\u00e9putation ainsi que sur ses performances commerciales.<\/p>\n<p><strong>Nicolas Loeillot<\/strong>: \u00abLes solutions permettant de s\u2019\u00e9quiper contre les appels ind\u00e9sirables et les faux appels ont de l\u2019avenir dans la plupart des pays occidentaux. Cela est d\u2019autant plus vrai dans un pays riche comme la Suisse, o\u00f9 les soci\u00e9t\u00e9s sont la cible de nombreux fraudeurs.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>16 &#8211; Des robots pour les entrep\u00f4ts de distribution<\/strong><\/p>\n<p>Fond\u00e9e en Chine en 2015, Geek+ fabrique des robots de gestion d&rsquo;entrep\u00f4t similaires \u00e0 ceux de Kiva d&rsquo;Amazon ou de la start-up fran\u00e7aise Scallog. L\u2019entreprise se targue d&rsquo;avoir d\u00e9ploy\u00e9 plus de 20\u2019000 robots dans le monde entier, au service de 300 clients et de projets dans plus de 20 pays. Elle travaille en \u00e9troite collaboration avec des g\u00e9ants de la distribution tels qu&rsquo;Alibaba et Suning, ou de la logistique comme DHL, afin de remplacer les pr\u00e9parateurs de commandes dans les entrep\u00f4ts. La soci\u00e9t\u00e9 de P\u00e9kin, qui compte d\u00e9sormais plus de 1500 employ\u00e9s, profite de l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du e-commerce du fait de la pand\u00e9mie et de l\u2019augmentation des besoins en automatisation.<\/p>\n<p><strong>Nicolas Loeillot<\/strong>: \u00abEn Suisse, o\u00f9 la place est limit\u00e9e, il n\u2019existe pas d\u2019immenses entrep\u00f4ts comme en Chine. Cependant, l\u2019automatisation constitue une probl\u00e9matique industrielle pertinente dans le pays et ce type de produits y a une vraie utilit\u00e9. Les PME comme les grands groupes ont besoin de technologies pour optimiser l\u2019espace dans les usines et qui suivent les principes de l\u2019industrie 4.0. Dans le cadre de notre programme Tech4Growth \u00e0 l\u2019EPFL Innovation Park, nous r\u00e9fl\u00e9chissons \u00e0 de telles solutions.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>17 &#8211; Des publicit\u00e9s incrust\u00e9es dans les vid\u00e9os <\/strong><\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 des lev\u00e9es de fonds atteignant 165,5 millions de dollars, Video ++ a con\u00e7u un service de streaming et des outils publicitaires utilis\u00e9s par les principales plateformes vid\u00e9o chinoises. La soci\u00e9t\u00e9 de Shanghai, cr\u00e9\u00e9e en 2014, exploite l&rsquo;intelligence artificielle pour int\u00e9grer des publicit\u00e9s en phase de post-production. Son produit, FaceAI, est capable de comprendre le contenu de la vid\u00e9o et d\u2019incruster automatiquement une publicit\u00e9, dans une position appropri\u00e9e, et en temps r\u00e9el. Par exemple, s\u2019il identifie une table dans une vid\u00e9o, il peut y placer une bouteille d&rsquo;alcool de marque.<\/p>\n<p><strong>Nicolas Loeillot<\/strong>: \u00abLa reconnaissance d\u2019image est mon domaine de pr\u00e9dilection, puisque que j\u2019ai moi-m\u00eame fond\u00e9 et vendu une start-up au Japon capable d\u2019identifier des objets et des contextes. Dans le cas de Video++, la possibilit\u00e9 non seulement de reconna\u00eetre la forme, mais surtout d\u2019incruster directement une publicit\u00e9 au bon endroit est tr\u00e8s int\u00e9ressante. Le potentiel commercial en Suisse est limit\u00e9, mais ce serait fantastique de pouvoir vendre une solution similaire \u00e0 d\u2019autres pays produisant davantage de contenu vid\u00e9o. D\u2019autant que les comp\u00e9tences existent en Suisse avec des start-up comme Largo Films \u00e0 l\u2019EPFL qui arrive \u00e0 d\u00e9crypter un film gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019IA (rythme, distribution, mise en sc\u00e8ne), \u00e0 faire des recommandations et \u00e0 pr\u00e9dire le nombre d\u2019entr\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>18 &#8211; Paiement \u00e0 l\u2019heure imm\u00e9diat<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019application mobile Payflow permet aux employ\u00e9s de percevoir instantan\u00e9ment leur salaire. Elle se destine plus particuli\u00e8rement aux collaborateurs pay\u00e9s \u00e0 l&rsquo;heure. La start-up espagnole souligne que l&rsquo;acc\u00e8s facilit\u00e9 au salaire entra\u00eene un roulement de personnel plus faible, une meilleure productivit\u00e9 ainsi qu\u2019une satisfaction globale plus \u00e9lev\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la r\u00e9mun\u00e9ration.<\/p>\n<p><strong>Laetitia Kulak:<\/strong> \u00abIl s\u2019agit d\u2019une bonne initiative pour le personnel qui \u00e9volue dans le domaine du travail temporaire. Le fait de pouvoir effectuer une demande d\u2019avance sur salaire de mani\u00e8re souple et anonyme est un autre aspect int\u00e9ressant de l\u2019application. Cette proposition peut d\u2019ailleurs aussi s\u2019adapter dans d\u2019autres types de structures comme pour les personnes sur appels ou en freelance. Je trouverais int\u00e9ressant de l\u2019exp\u00e9rimenter sur des projets pilotes.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>19 \u2013 \u00abTchat\u00bb automatique pour entreprise<\/strong><\/p>\n<p>Cr\u00e9er des \u00abtchats\u00bb intelligents multilingues et omnicanaux en s\u2019appuyant sur l\u2019intelligence artificielle. C\u2019est la proposition d\u00e9velopp\u00e9e par l\u2019entreprise Yellow.ai, bas\u00e9e en Inde. Les sites internet et r\u00e9seaux sociaux des entreprises peuvent ainsi exploiter facilement un tchat qui r\u00e9pondra automatiquement et dans toutes les langues aux questions des clients.<\/p>\n<p><strong>Gilles Ruffieux:<\/strong> \u00abDisposer d\u2019un chatbot automatis\u00e9 est une offre int\u00e9ressant pour des organisations qui disposent de produits tr\u00e8s standardis\u00e9s. Cela dit, cette optique m\u2019interroge: ne risque-t-on pas d\u2019\u00e9loigner les clients de la soci\u00e9t\u00e9? S\u2019y ajoute la probl\u00e9matique culturelle: on sait que les attentes des clients sont diff\u00e9rentes selon leur culture ou leur langue. Un tel outil peut-il \u00eatre performant sur plusieurs langues s\u2019il est a \u00e9t\u00e9 entra\u00een\u00e9 principalement avec de l\u2019anglais?\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>20 &#8211; Pok\u00e9mon version cryptomonnaie <\/strong><\/p>\n<p>Sur Axie Infinity, on \u00e9l\u00e8ve, collectionne et pr\u00e9pare au combat de petits monstres joufflus et color\u00e9s. Le principe ressemble \u00e0 celui des Pok\u00e9mon, sauf que dans ce jeu vietnamien lanc\u00e9 en 2019, les monstres, appel\u00e9s Axies, se monnayent. Chaque Axie est un NFT. Pour commencer \u00e0 affronter d\u2019autres joueurs il faut poss\u00e9der au moins trois monstres, au prix minimum de 800 dollars (le prix varie entre 200 dollars et 130\u2019000 dollars pour le plus cher jamais vendu). Les transactions se font via la cryptomonnaie du jeu: le Axie Infinity Shards (AXS). Ces jetons peuvent \u00eatre ensuite convertis en dollars et autres monnaies \u00abr\u00e9elles\u00bb. En 2021, le jeu compte 500\u2019000 utilisateurs dont 60% seraient bas\u00e9s aux Philippines.<\/p>\n<p><strong>Isabel Casado Harrington: \u00ab<\/strong>Les cryptomonnaies sont de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale en plein essor. Le mod\u00e8le de jeu en ligne du <em>play-to-earn<\/em>, soit de g\u00e9n\u00e9rer des revenus en jouant, a connu une croissance mondiale fulgurante cette ann\u00e9e, et va cro\u00eetre encore. Ces mod\u00e8les peuvent permettre de gagner rapidement des sommes importantes, ce qui explique leur succ\u00e8s dans les pays en d\u00e9veloppement. Les jeux li\u00e9s \u00e0 la cryptomonnaie en ligne se pr\u00eatent particuli\u00e8rement bien aux jeunes g\u00e9n\u00e9rations puisque les b\u00e9n\u00e9fices se font de mani\u00e8re ludique, anonyme, s\u00e9curis\u00e9e et sans interm\u00e9diaire. Toutes les entreprises de jeux-vid\u00e9o vont s\u2019inscrire dans ce <em>trend<\/em>.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>21 &#8211; Du r\u00e9seau partout dans le monde<\/strong><\/p>\n<p>La startup Airalo propose une carte SIM num\u00e9rique pr\u00e9pay\u00e9e qui fonctionne sans surco\u00fbts dans plus de 190 pays, permettant d\u2019\u00e9viter les probl\u00e8mes de r\u00e9seau lors des voyages \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Un abonnement d\u2019une semaine co\u00fbte 9 dollars, un prix comp\u00e9titif en comparaison aux services internationaux propos\u00e9s par les op\u00e9rateurs suisses ou aux frais de roaming appliqu\u00e9s dans certains pays.<\/p>\n<p><strong>Andreane Jordan Meier<\/strong>: \u00abEn tant que consommatrice, je trouve qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une offre assez all\u00e9chante. On pourrait la comparer \u00e0 ce qui \u00e9t\u00e9 fait par EasyJet dans le secteur de l\u2019aviation: offrir un prix d\u2019entr\u00e9e relativement bas pour \u201ccapter\u201d les consommateurs dans la dur\u00e9e. Les personnes qui souhaitent se lancer dans une entreprise similaire devront faire face aux op\u00e9rateurs dominants, une d\u00e9marche ardue, mais qui aura le m\u00e9rite de soutenir la concurrence dans un secteur o\u00f9 celle-ci n\u2019est pas suffisamment d\u00e9velopp\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>22 &#8211; M\u00e9diter avec Eva Green<\/strong><\/p>\n<p>G\u00e9rer son stress, mieux dormir: bas\u00e9e \u00e0 San Francisco, Calm a \u00e9t\u00e9 \u00e9lue meilleure app de m\u00e9ditation par Apple et Google ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es. En 2019, Calm fut aussi la premi\u00e8re application de m\u00e9ditation \u00e0 rejoindre le club tr\u00e8s ferm\u00e9 des licornes. A l\u2019instar d\u2019Eva Green ou de Matthew McConaughey, des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s ont pr\u00eat\u00e9 leurs voix pour les narrations. Les abonn\u00e9s payants ont acc\u00e8s \u00e0 120 contes, mais aussi \u00e0 des cours r\u00e9alis\u00e9s par des experts. Certaines entreprises l\u2019offrent d\u00e9sormais \u00e0 leurs collaborateurs.<\/p>\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Baetscher: \u00ab<\/strong>Il y a eu ces derni\u00e8res ann\u00e9es un r\u00e9el essor des applications relaxantes, de m\u00e9ditation ou d\u2019hypnose. Le march\u00e9 cible est assez pr\u00e9cis, visant plut\u00f4t les 30-50 ans. La plupart des applications actuelles sont anglophones, cela pourrait donc \u00eatre int\u00e9ressant d\u2019avoir des versions localis\u00e9es. La difficult\u00e9 sera de trouver des voix connues, et ce dans les trois langues nationales.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>23 &#8211; Quand les restaurants externalisent la cuisine<\/strong><\/p>\n<p>Kitopi est un r\u00e9seau de cuisine ultramoderne qui pr\u00e9pare et livre des aliments \u00e0 d&rsquo;autres points de vente au d\u00e9tail, principalement \u00e0 Duba\u00ef. L\u2019entreprise des \u00c9mirats Arabes Unis a d\u00e9velopp\u00e9 un r\u00e9seau de cuisines dites \u00abfant\u00f4mes\u00bb ou <em>cloud kitchens<\/em>, autrement dit des installations produisant des plats cuisin\u00e9s mais seulement dans un but de livraison. Un restaurant peut ainsi leur passer des commandes et les faire livrer rapidement. Les \u00e9tablissements clients peuvent alors se concentrer sur le marketing, le budget et l&rsquo;innovation produit. Kitopi vient de cl\u00f4turer une lev\u00e9e de fond de 415 millions de dollars, notamment de l\u2019investisseur SoftBank.<\/p>\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Baetscher: <\/strong>\u00abCette id\u00e9e a un vrai potentiel dans les grandes villes de Suisse. L\u00e0 o\u00f9 les loyers sont \u00e9lev\u00e9s, externaliser la cuisine peut permettre d\u2019optimiser l\u2019espace et donc d\u2019accueillir davantage de clients, augmentant ainsi les potentiels revenus. En revanche, pour les zones rurales, la place est souvent disponible et les clients se rendent au restaurant pour le lieu et pour d\u00e9couvrir de nouveaux plats. La tendance de la vente \u00e0 emporter et celle des livraisons \u00e0 domicile renforcent \u00e9galement l\u2019int\u00e9r\u00eat de cette entreprise, puisqu\u2019il n\u2019est alors plus forc\u00e9ment essentiel d\u2019avoir une salle de service.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>24 &#8211; Troc de v\u00eatements entre voisins<\/strong><\/p>\n<p>Nuw r\u00e9habilite le troc en version v\u00eatements et \u00abgamification\u00bb. L\u2019entreprise irlandaise a con\u00e7u une application gratuite o\u00f9 les utilisateurs peuvent \u00e9changer des habits ou en emprunter \u00e0 leur communaut\u00e9. Les utilisateurs publient une photo de leur v\u00eatement contre laquelle ils re\u00e7oivent un jeton. Ces jetons peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour demander l\u2019article d\u2019un autre utilisateur. Chaque \u00e9change co\u00fbte environ un euro, pay\u00e9 par la personne qui re\u00e7oit l\u2019article. Disponible en Irlande et au Royaume-Uni, l&rsquo;application lanc\u00e9e en 2018 compte actuellement plus de 14&rsquo;000 utilisateurs.<\/p>\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Baetscher: \u00ab<\/strong>Cette entreprise propose une alternative int\u00e9ressante \u00e0 la tr\u00e8s contest\u00e9e \u201cfast fashion\u201d. Il y a, de la part des consommateurs, une r\u00e9elle prise de conscience en faveur d\u2019une mode \u00e9coresponsable, qui valorise le seconde-main. L\u2019enjeu majeur dans ce type de business est le \u201c<em>sourcing<\/em>\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019avoir suffisamment d\u2019articles vari\u00e9s pour rendre l\u2019application attractive et ainsi cr\u00e9er une communaut\u00e9 impliqu\u00e9e. Les r\u00e9seaux sociaux y jouent \u00e9videment un r\u00f4le central. En Suisse, au vu de la taille du march\u00e9, ce concept devrait se d\u00e9ployer sur tout le territoire afin d\u2019atteindre un volume de transactions suffisant pour \u00eatre viable.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>25 &#8211; Les boissons sont d\u00e9sormais relaxantes<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s le succ\u00e8s des boissons \u00e9nerg\u00e9tiques comme Red Bull, la mode est d\u00e9sormais aux breuvages relaxants, ou \u00abanti-\u00e9nerg\u00e9tiques\u00bb. C\u2019est sur ce march\u00e9 qu\u2019est notamment active la PME qu\u00e9b\u00e9coise Slow Cow Drink, qui veut \u00abaider les gens \u00e0 ralentir\u00bb, gr\u00e2ce \u00e0 sa boisson export\u00e9e dans une dizaine de pays. Vendue en canette, la boisson est compos\u00e9e de plantes calmante comme la camomille ou la val\u00e9riane.<\/p>\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Baetscher:<\/strong> \u00abLes boissons dites de d\u00e9tox ont d\u00e9j\u00e0 la c\u00f4te. Les breuvages relaxants pourraient donc eux aussi adopt\u00e9s rapidement. Concernant le march\u00e9 des boissons \u00e9nergisantes, il se maintiendra certainement en parall\u00e8le. Je conseillerais n\u00e9anmoins de privil\u00e9gier des ingr\u00e9dients suisses et locaux pour leur \u00e9laboration. Plantes, fruits et autres cultures locales permettront de favoriser la consommation en circuit court et r\u00e9gionale.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong><u>Experts<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>Isabel Casado Harrington<\/strong>, responsable de l\u2019incubateur technologique Tech Launchpad \u00e0 l\u2019EPFL, programme d\u2019incubation des start-up technologiques<\/p>\n<p><strong>Cyril D\u00e9l\u00e9aval<\/strong>, coach en d\u00e9veloppement d\u2019entreprise chez Genilem (GE)<\/p>\n<p><strong>Andreane Jordan Meier<\/strong>, cheffe du Service de la promotion de l&rsquo;\u00e9conomie et de l&rsquo;innovation (SPEI-VD)<\/p>\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Baetscher<\/strong>, directeur de Creapole \u00e0 Del\u00e9mont, entrepreneur et coach au sein de la plateforme d\u2018innovation platinn<\/p>\n<p><strong>Olivia Lamarche-Brunisholz<\/strong>, responsable de programme au sein de l\u2019association FriUp<\/p>\n<p><strong>Nicolas Loeillot<\/strong>, co-fondateur de Tech4Eva et de Tech4Growth (l\u2019incubateur et le programme de l\u2019EPFL Innovation Park), et expert Innosuisse (agence f\u00e9d\u00e9rale pour l\u2019encouragement de l&rsquo;innovation).<\/p>\n<p><strong>Laetitia Kulak<\/strong>, fondatrice de Global HR Talents et pr\u00e9sidente du Prix RH Num\u00e9rique Suisse<\/p>\n<p><strong>Gilles Ruffieux, <\/strong>fondateur des soci\u00e9t\u00e9s Qibud et Agilbility, sp\u00e9cialis\u00e9es dans la transformation des entreprises et l&rsquo;engagement des \u00e9quipes<\/p>\n<p><strong>Nathalie Nyffeler<\/strong>, responsable de la cellule Innovation et Entrepreneuriat de la Haute \u00c9cole d&rsquo;Ing\u00e9nierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD)<\/p>\n<p><strong>Julien Abegglen Verazzi, <\/strong>Senior Community Catalyst \u00e0 Impact Hub Gen\u00e8ve<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Retrouvez la deuxi\u00e8me partie du dossier<a href=\"https:\/\/largeur.com\/?p=12467\"> ici<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des entreprises innovantes s\u2019inventent continuellement \u00e0 travers le monde. S\u00e9lection de cinquante p\u00e9pites \u00e9trang\u00e8res, comment\u00e9es par un panel d\u2019experts.<\/p>\n","protected":false},"author":20256,"featured_media":12464,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[1303],"class_list":["post-12463","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-kapital","tag-choix-de-l-editeur","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12463","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20256"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12463"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12463\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12471,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12463\/revisions\/12471"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/12464"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12463"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12463"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12463"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}