



{"id":12216,"date":"2021-10-18T22:49:20","date_gmt":"2021-10-18T20:49:20","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=12216"},"modified":"2021-10-20T09:27:39","modified_gmt":"2021-10-20T07:27:39","slug":"pme-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=12216","title":{"rendered":"Acqu\u00e9rir une PME: dix conseils pour une reprise r\u00e9ussie"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par Large Network est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/\" rel=\"noopener noreferrer\">PME Magazine<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>De nombreux salari\u00e9s \u2013 cadres sup\u00e9rieurs ou directeurs de filiales d\u2019une grande entreprise, pour ne citer qu\u2019eux \u2013 r\u00eavent de devenir ind\u00e9pendants. Ils veulent \u00eatre stimul\u00e9s au quotidien, aller au bout de leurs id\u00e9es et projets, ou encore toucher \u00e0 tous les domaines d\u2019une PME. Ces aspirants \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance se trouvent \u00e0 l\u2019origine des quelque 40&rsquo;000 nouvelles soci\u00e9t\u00e9s cr\u00e9\u00e9es en Suisse chaque ann\u00e9e. A l\u2019inverse, encore trop peu d\u2019entre eux ont le r\u00e9flexe d\u2019acqu\u00e9rir une entreprise existante. Ainsi, une PME sur trois environ dispara\u00eet faute de repreneur, constate une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par la fondation KMU Next.<\/p>\n<p>Reprendre une structure existante s\u2019av\u00e8re pourtant souvent plus int\u00e9ressant que d\u2019en cr\u00e9er une de toutes pi\u00e8ces. En terre helv\u00e9tique, le taux de survie apr\u00e8s cinq ans des entreprises rachet\u00e9es d\u00e9passe les 90%, contre 50% pour les soci\u00e9t\u00e9s nouvellement cr\u00e9\u00e9es.<\/p>\n<p>Comme le souligne l\u2019entrepreneur lausannois Nicolas Weinmann qui a repris la soci\u00e9t\u00e9 Acc\u00e8s&amp;El\u00e9vatique en 2018 (lire son t\u00e9moignage en encadr\u00e9), le parcours pour racheter une PME peut \u00eatre long et complexe. De l\u2019identification de la cible \u00e0 la signature du contrat, en passant par les n\u00e9gociations autour du prix de vente, l\u2019obtention d\u2019un financement ou encore la gestion de la communication: il convient de bien conna\u00eetre les diff\u00e9rentes \u00e9tapes du processus de transmission. Cinq sp\u00e9cialistes de Suisse romande d\u00e9taillent ce cheminement. Ils expliquent \u00e9galement l\u2019importance de prendre son temps et de se faire accompagner par des experts lorsque cela est n\u00e9cessaire. Sans oublier de s\u2019adonner, avant de se lancer, \u00e0 une grande introspection afin de savoir si l\u2019on est vraiment fait pour cette vie aussi exaltante qu\u2019\u00e9puisante.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Pourquoi acheter une PME?<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Ind\u00e9pendance, vari\u00e9t\u00e9, p\u00e9rennit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><em>Les soci\u00e9t\u00e9s rachet\u00e9es ont de meilleures chances de survie que celles nouvellement cr\u00e9\u00e9es. Mais attention, n\u2019est pas entrepreneur qui veut.<\/em><\/p>\n<p>Nicole Conrad en est convaincue, \u00abentrepreneur, c\u2019est le plus beau m\u00e9tier du monde: vous \u00eates le patron; lorsque vous prenez des d\u00e9cisions, vous pouvez foncer; vous d\u00e9veloppez un projet qui vous correspond, qui vous inspire, qui est votre b\u00e9b\u00e9\u00bb. Mais pourquoi ne pas monter sa propre soci\u00e9t\u00e9? L\u2019instigatrice du Centre des Entrepreneurs (RCE) du Groupe Raiffeisen rappelle un chiffre parlant: \u00abEn Suisse, le taux de survie des entreprises nouvellement cr\u00e9\u00e9es est de 50% apr\u00e8s cinq ans; en ce qui concerne les soci\u00e9t\u00e9s rachet\u00e9es, ce taux s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 pr\u00e8s de 90%.\u00bb L\u2019acquisition d\u2019une PME existante est donc une op\u00e9ration \u00abbeaucoup plus p\u00e9renne\u00bb que la cr\u00e9ation d\u2019une nouvelle structure. \u00abEt cela n\u2019emp\u00eache pas d\u2019\u00eatre cr\u00e9atif, de d\u00e9velopper et de diversifier l\u2019offre existante, sur une base d\u00e9j\u00e0 solide.\u00bb<\/p>\n<p>De l\u00e0 \u00e0 dire que tout le monde peut se muer en entrepreneur, il y a un pas qu\u2019il ne faut pas franchir. \u00abParmi les personnes qui me contactent parce qu\u2019elles envisagent d\u2019acqu\u00e9rir une soci\u00e9t\u00e9, plus de la moiti\u00e9 sont en qu\u00eate d\u2019une reconversion professionnelle, notamment des cadres sup\u00e9rieurs; l\u00e0, il faut creuser.\u00bb Et Nicole Conrad d\u2019expliquer: \u00abBeaucoup de personnes oublient de se poser des questions de bases telles que: ai-je une aversion pour le risque? Suis-je pr\u00eate \u00e0 diviser mon salaire par deux ou trois? Suis-je pr\u00eate \u00e0 travailler sept jours sur sept? Suis-je pr\u00eate \u00e0 renoncer \u00e0 mes cinq semaines de vacances?\u00bb Sans oublier \u00abla solitude de l\u2019entrepreneur, qui est bien r\u00e9elle\u00bb. La sp\u00e9cialiste souligne par ailleurs que \u00abracheter une entreprise, c\u2019est un projet qui implique le couple, voire toute la famille\u00bb. Il est donc essentiel que le conjoint soit partant.<\/p>\n<p><strong><u>Le conseil<\/u><\/strong><strong>:<\/strong> \u00abAvant de se lancer dans la grande aventure du rachat d\u2019une PME, il faut faire un important travail d\u2019introspection. Rencontrer des personnes qui ont de l\u2019exp\u00e9rience dans ce domaine puis dresser une liste exhaustive des avantages et des inconv\u00e9nients. Il faut par ailleurs bien s\u2019entourer d\u00e8s le d\u00e9but du processus.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li><strong> Identifier et contacter sa cible<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Bourse aux annonces et opportunisme<\/strong><\/p>\n<p><em>En raison d\u2019un march\u00e9 particuli\u00e8rement opaque, trouver la PME ad\u00e9quate n\u2019est pas \u00e9vident. Parmi les recettes figurent une plateforme num\u00e9rique, un peu d\u2019opportunisme et un bon r\u00e9seau.<\/em><\/p>\n<p>\u00abPour une raison que je ne m\u2019explique pas tr\u00e8s bien, dire que sa soci\u00e9t\u00e9 est \u00e0 vendre est tabou en Suisse romande\u00bb, regrette Cyril Schaer. \u00abPar cons\u00e9quent, ce march\u00e9 est tr\u00e8s opaque et il peut \u00eatre difficile pour une personne motiv\u00e9e \u00e0 racheter une PME d\u2019identifier sa cible\u00bb, poursuit le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019association Rel\u00e8ve PME et de la Chambre suisse des experts en transmission d\u2019entreprises. Pour aider les repreneurs et c\u00e9dants, Rel\u00e8ve PME a int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 sa plateforme web une section consacr\u00e9e aux petites annonces des deux parties, \u00abune premi\u00e8re en Suisse romande\u00bb. A noter qu\u2019en Suisse al\u00e9manique, des outils similaires existent d\u00e9j\u00e0, par exemple sur le site <a href=\"http:\/\/www.kmunext.ch\">www.kmunext.ch<\/a>.<\/p>\n<p>Cyril Schaer recommande par ailleurs de \u00abne pas h\u00e9siter \u00e0 \u00eatre opportuniste\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 prendre contact avec les entreprises de la branche vis\u00e9e et \u00e0 leur indiquer qu\u2019on serait int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 les racheter. \u00abVous seriez surpris du nombre de r\u00e9ponses positives qu\u2019on r\u00e9colte en proc\u00e9dant ainsi! On a pr\u00e8s d\u2019une chance sur deux que le directeur de la soci\u00e9t\u00e9 en question propose d\u2019aller boire un caf\u00e9.\u00bb Pour expliquer le succ\u00e8s de cette m\u00e9thode peu conventionnelle, le sp\u00e9cialiste rappelle que \u00abde nombreux chefs d\u2019entreprises remettent \u00e0 plus tard la question de leur succession, alors m\u00eame qu\u2019ils savent qu\u2019ils devraient s\u2019en pr\u00e9occuper\u00bb. D\u00e8s lors, si un candidat potentiel au rachat prend spontan\u00e9ment contact, ils font souvent preuve d\u2019enthousiasme, ou du moins d\u2019int\u00e9r\u00eat. Reste que pour que la transaction fonctionne, \u00able c\u00e9dant et l\u2019acheteur doivent avoir une vision commune, se reconna\u00eetre comme \u00e9tant le partenaire \u00e9vident de l\u2019autre\u00bb. Un aspect qui n\u00e9cessite \u00abun grand effort de pr\u00e9paration et de communication\u00bb, avertit Cyril Schaer.<\/p>\n<p><strong><u>Le conseil<\/u><\/strong><u>:<\/u> \u00abAcheter une PME, c\u2019est un peu comme acheter un appartement: les opportunit\u00e9s se d\u00e9nichent via le r\u00e9seau. Il ne faut donc pas h\u00e9siter \u00e0 parler sans tabou de son projet autour de soi, de fa\u00e7on tr\u00e8s large. Ce d\u2019autant plus que le march\u00e9 est assez opaque.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li><strong>Estimer la valeur d\u2019une PME<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Bien distinguer valorisation et prix de vente<\/strong><\/p>\n<p><em>La valorisation de l\u2019entreprise est l\u2019une des parties les plus d\u00e9licates de la transmission. Elle repose sur la due diligence, mais ne refl\u00e8te qu\u2019imparfaitement le prix de vente.<\/em><\/p>\n<p>Sans surprise, l\u2019estimation de la valeur d\u2019une PME est l\u2019un des points-cl\u00e9s du processus de transmission, mais aussi l\u2019un des plus d\u00e9licats. \u00abAuparavant, on aura bien \u00e9videmment proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une analyse en profondeur de la soci\u00e9t\u00e9, ou due diligence\u00bb, note Marie Birraux-Verdonnet, gestionnaire financement PME aupr\u00e8s de la Fondation d\u2019aide aux entreprises (FAE). La sp\u00e9cialiste explique que les \u00e9l\u00e9ments constituant la due diligence d\u00e9pendent du type d\u2019entreprise mais que \u00abdans tous les cas, il est recommand\u00e9 d\u2019exiger du c\u00e9dant le plus de documents possibles, quitte \u00e0 n\u00e9gocier des clauses de confidentialit\u00e9\u00bb. Il s\u2019agit d\u2019effectuer un tour d\u2019horizon aussi bien comptable que juridique, fiscal et social de l\u2019entreprise convoit\u00e9e.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la valorisation, Carla Zumbo, \u00e9galement gestionnaire financement PME aupr\u00e8s de la FAE, souligne qu\u2019il existe plusieurs m\u00e9thodes, bas\u00e9es respectivement sur le rendement, le bilan ou encore les multiples. Cette derni\u00e8re, qui est \u00abla plus courante\u00bb, se base sur le cash-flow disponible apr\u00e8s imp\u00f4ts afin de pr\u00e9voir la future valeur de rendement de l\u2019entreprise.<\/p>\n<p>Il est important de rappeler que la valeur d\u2019une entreprise n\u2019est pas identique \u00e0 son prix de vente. \u00abLe prix d\u00e9pendra de la typologie du c\u00e9dant et de l\u2019acqu\u00e9reur\u00bb, rel\u00e8ve Carla Zumbo. G\u00e9n\u00e9ralement, le vendeur se montre plus conciliant s\u2019il revend sa soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 des collaborateurs plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 une personne externe. Le prix de la transaction \u00abd\u00e9pend aussi fortement des int\u00e9r\u00eats du c\u00e9dant\u00bb, commente pour sa part Marie Birraux-Verdonnet. S\u2019il souhaite vendre rapidement, il sera probablement pr\u00eat \u00e0 accorder une ristourne. De m\u00eame, \u00abs\u2019il consid\u00e8re sa PME comme son b\u00e9b\u00e9, l\u2019\u0153uvre de toute une vie, la notion de pr\u00e9servation de l\u2019emploi lui tiendra sans doute davantage \u00e0 c\u0153ur que l\u2019argent\u00bb.<\/p>\n<p><em><u>Le conseil:<\/u><\/em><em> \u00abA moins d\u2019\u00eatre ultra-exp\u00e9riment\u00e9, il est d\u00e9conseill\u00e9 de se lancer seul dans le processus de due diligence et d\u2019estimation de la valeur de la PME. Il existe sur le march\u00e9 de nombreux cabinets sp\u00e9cialis\u00e9s dans les transmissions d\u2019entreprises.\u00bb<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-12217\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Largeur_181021.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"312\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Largeur_181021.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Largeur_181021-300x200.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Largeur_181021-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<ol start=\"4\">\n<li><strong> R\u00e9ussir les pourparlers de vente<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Due diligence et garanties, deux notions incontournables<\/strong><\/p>\n<p><em>Une analyse en profondeur permet \u00e0 l\u2019acqu\u00e9reur de conna\u00eetre les points sensibles de l\u2019entreprise. Et d\u2019int\u00e9grer une s\u00e9rie de garanties dans le contrat.<\/em><\/p>\n<p>Les pourparlers de vente avec le c\u00e9dant s\u2019appuient directement sur la due diligence, soit l\u2019analyse compl\u00e8te de l\u2019entreprise par le repreneur. \u00abCette \u00e9tape sert notamment \u00e0 att\u00e9nuer l\u2019asym\u00e9trie qui existe entre le c\u00e9dant et le repreneur concernant les informations sur la soci\u00e9t\u00e9\u00bb, rappelle Marie Th\u00e9raulaz, avocate associ\u00e9e aupr\u00e8s de l\u2019\u00e9tude Th\u00e9raulaz &amp; Graf.<\/p>\n<p>Une fois les risques identifi\u00e9s, les garanties, qui ont \u00abune vraie incidence sur le prix de vente\u00bb, se trouvent au c\u0153ur des n\u00e9gociations. Ces \u00e9l\u00e9ments permettent \u00e0 l\u2019acheteur de se prot\u00e9ger contre des charges futures d\u00e9coulant d\u2019activit\u00e9s ant\u00e9rieures \u00e0 la vente. Il peut s\u2019agir par exemple d\u2019un redressement fiscal, du proc\u00e8s d\u2019un salari\u00e9 ou de la non-conformit\u00e9 d\u2019une partie de l\u2019activit\u00e9 aux lois. \u00abL\u2019\u00e9tendue des garanties est l\u2019un des points qui entra\u00eenent le plus de discussions entre les deux parties\u00bb, pr\u00e9cise la sp\u00e9cialiste lausannoise en transmissions d\u2019entreprises. Logiquement, \u00abalors que l\u2019acheteur va tenter d\u2019int\u00e9grer le plus de garanties possible au contrat, le vendeur aura le r\u00e9flexe inverse\u00bb.<\/p>\n<p>Les parties peuvent aussi pr\u00e9voir la dur\u00e9e pendant laquelle le repreneur a la possibilit\u00e9 de faire appel aux garanties, une clause d\u2019indemnisation ou encore un m\u00e9canisme conventionnel \u00e0 respecter pour faire appel \u00e0 la garantie. Les modalit\u00e9s du r\u00e8glement du prix de vente jouent un r\u00f4le important dans ce contexte. Le repreneur peut notamment se prot\u00e9ger en sollicitant le blocage d\u2019une partie de ce montant aupr\u00e8s d\u2019un tiers s\u00e9questre. Une autre option consiste \u00e0 pr\u00e9voir une clause d\u2019ajustement de prix, ou \u00abearn out\u00bb. \u00abDans ce cas, une partie du montant de la vente est vers\u00e9e directement au c\u00e9dant, alors que le reste d\u00e9pend de certains crit\u00e8res tels que les r\u00e9sultats financiers de la soci\u00e9t\u00e9 apr\u00e8s la transmission.\u00bb<\/p>\n<p><strong><u>Le conseil:<\/u><\/strong> \u00abEn soignant le travail de due diligence et en apprenant \u00e0 conna\u00eetre la PME qu\u2019il s\u2019appr\u00eate \u00e0 acheter, le repreneur est mieux positionn\u00e9 pour n\u00e9gocier. Montrer au c\u00e9dant que la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019entreprise tient \u00e0 c\u0153ur constitue un argument qui a souvent tout autant de poids que le prix offert.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<ol start=\"5\">\n<li><strong> S\u2019accorder avec les associ\u00e9s et le conseil d\u2019administration<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Anticiper d\u2019\u00e9ventuels blocages<\/strong><\/p>\n<p><em>M\u00eame minoritaires, les associ\u00e9s d\u2019une PME peuvent entraver le futur repreneur. Il convient de bien les conna\u00eetre et les pr\u00e9parer.<\/em><\/p>\n<p>\u00abM\u00eame s\u2019il ne d\u00e9tient qu\u2019une part tr\u00e8s minoritaire de la soci\u00e9t\u00e9, par exemple 5%, un actionnaire est en mesure de bloquer tous vos projets\u00bb, avertit Nicole Conrad. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance, selon l\u2019instigatrice du Centre des Entrepreneurs (RCE) du Groupe Raiffeisen, de bien conna\u00eetre les \u00e9ventuels associ\u00e9s de l\u2019entreprise que l\u2019on s\u2019appr\u00eate \u00e0 acqu\u00e9rir. Le premier r\u00e9flexe est logiquement de se renseigner sur eux, par exemple en s\u2019adressant \u00e0 des observateurs \u00e9voluant dans la m\u00eame branche. Mais ce n\u2019est pas tout. \u00abIl est primordial de les rencontrer.\u00bb Si, tout d\u2019abord, les \u00e9changes ont g\u00e9n\u00e9ralement lieu en pr\u00e9sence du c\u00e9dant de la PME, \u00abil reste id\u00e9al de pouvoir ensuite s\u2019entretenir seul \u00e0 seul avec eux\u00bb. But de l\u2019op\u00e9ration? \u00abConna\u00eetre leur rapport \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, leur vision de l\u2019avenir, leur niveau d\u2019engagement.\u00bb Il est tout aussi important \u00abd\u2019avoir une discussion tr\u00e8s ouverte avec eux afin de les pr\u00e9parer aux changements que l\u2019on compte op\u00e9rer au sein de l\u2019entreprise apr\u00e8s son acquisition\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abUn autre bon r\u00e9flexe consiste \u00e0 demander au c\u00e9dant s\u2019il existe une convention d\u2019actionnaires car ce document peut se r\u00e9v\u00e9ler tr\u00e8s important.\u00bb Pour m\u00e9moire, ce contrat liste des r\u00e8gles ayant pour but de pr\u00e9venir les probl\u00e8mes et litiges survenant r\u00e9guli\u00e8rement dans des situations telles que vente des actions, d\u00e9c\u00e8s ou transmission de l\u2019entreprise. Il porte notamment sur le droit d\u2019acquisition prioritaire, le droit d\u2019emption, le droit de cession conjointe ou encore la gouvernance de la soci\u00e9t\u00e9. Quid des membres du conseil d\u2019administration de la PME? \u00abQu\u2019il s\u2019agisse de personnes externes ou de membres de la famille du c\u00e9dant, il y a de fortes chances qu\u2019il aient \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9s dans le processus de s\u00e9lection du repreneur; j\u2019ai rarement observ\u00e9 des cas o\u00f9 ils mettaient des b\u00e2tons dans les roues du nouveau patron.\u00bb<\/p>\n<p><strong><u>Le conseil: \u00ab<\/u><\/strong>Si l\u2019entreprise compte des associ\u00e9s, la premi\u00e8re chose \u00e0 faire est d\u2019essayer de leur racheter leurs parts\u00a0; le cas \u00e9ch\u00e9ant, on peut toujours se choisir de nouveaux associ\u00e9s!\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00abIl faut aimer \u00eatre au four et au moulin\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Fin 2018, Nicolas Weinmann a rachet\u00e9 la PME lausannoise Acc\u00e8s&amp;El\u00e9vatique. Le jeune directeur est \u00e9panoui, mais il avertit: l\u2019entrepreneuriat n\u2019est pas fait pour tout le monde.<\/em><\/p>\n<p>Apr\u00e8s 13 ans pass\u00e9s \u00e0 la t\u00eate du groupe G\u00e9taz-Miauton, Nicolas Weinmann a eu envie de changement. \u00abJe souhaitais \u00e9voluer dans une structure plus petite et ne plus \u00eatre confront\u00e9 au management vers le haut\u00bb, explique l\u2019entrepreneur, qui s\u2019est \u00abmis \u00e0 la recherche d\u2019une PME \u00e0 racheter\u00bb. Ce processus \u00abm\u2019a pris toute l\u2019ann\u00e9e 2018\u00bb. \u00abOn parle de dizaines de milliers d\u2019entreprises \u00e0 remettre en Suisse, mais lorsqu\u2019on en cherche une \u00e0 racheter, on ne trouve rien!\u00bb Le dirigeant d\u2019Acc\u00e8s&amp;El\u00e9vatique, sp\u00e9cialis\u00e9e dans les nacelles \u00e9l\u00e9vatrices, les \u00e9chafaudages mobiles et les \u00e9chelles, a d\u00fb se mettre en qu\u00eate d\u2019experts pour l\u2019aiguiller (banquiers, fiduciaires, etc.). C\u2019est finalement par le biais d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans la transmission de PME en Suisse romande qu\u2019il a trouv\u00e9 l\u2019entreprise ad\u00e9quate.<\/p>\n<p>Autre d\u00e9fi \u00e0 relever, la fixation du prix de la transaction. \u00abLe c\u00e9dant \u00e9tait le fondateur et depuis 30 ans aux commandes de la soci\u00e9t\u00e9; logiquement, les discussions furent tr\u00e8s \u00e9motionnelles.\u00bb Nicolas Weinmann constate \u00e0 ce sujet l\u2019avantage pour un repreneur de partager la \u00abculture\u00bb de son pr\u00e9d\u00e9cesseur. \u00abDans mon cas, le fait que je sois moi aussi Vaudois et que je vienne de la construction a beaucoup aid\u00e9.\u00bb Outre les attentes du vendeur et les capacit\u00e9s de financement, le montant de la transaction s\u2019est bas\u00e9 sur des m\u00e9thodes comme \u00abl\u2019\u00e9valuation et l\u2019amortissement des stocks et du parc de machines\u00bb ou encore \u00ables multiples de l\u2019EBITDA des trois \u00e0 cinq derni\u00e8res ann\u00e9es et les perspectives\u00bb.<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de trois ans apr\u00e8s avoir finalis\u00e9 l\u2019acquisition d\u2019Acc\u00e8s&amp;El\u00e9vatique, entreprise de 10 collaborateurs, Nicolas Weinmann est convaincu: \u00abSi c\u2019\u00e9tait \u00e0 refaire, je le referais sans h\u00e9siter!\u00bb Il appr\u00e9cie tout particuli\u00e8rement de passer les 90% de son temps \u00abau front\u00bb, que ce soit avec ses clients ou ses collaborateurs. Mais justement, la vie de directeur de PME \u00abn\u2019est pas faite pour tout le monde\u00bb. \u00abIl faut aimer \u00eatre au four et au moulin et, bien s\u00fbr, \u00eatre fondamentalement convaincu par le produit ou le service que l\u2019on vend.\u00bb L\u2019entrepreneuriat n\u2019est pas non plus adapt\u00e9 \u00e0 ceux qui sont \u00abtr\u00e8s \u00e0 cheval sur leur statut et\/ou leur salaire\u00bb. \u00abPour ma part, mon salaire a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 par trois environ et je n\u2019avais, par exemple, plus l\u2019occasion de participer \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements r\u00e9serv\u00e9s aux CEO de grandes entreprises.\u00bb Dans la foul\u00e9e, le Vaudois conseille \u00e0 toutes les personnes int\u00e9ress\u00e9es par la reprise de passer leur budget au crible, d\u2019\u00eatre bien entour\u00e9es d\u2019experts. \u00abEt de s\u2019assurer que leur famille au complet est derri\u00e8re elles.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Retrouvez la deuxi\u00e8me partie du dossier <a href=\"https:\/\/largeur.com\/?p=12228\">ici<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avoir la fibre entrepreneuriale ne signifie pas forc\u00e9ment cr\u00e9er sa propre entreprise. De nombreux employ\u00e9s suisses en mal d\u2019ind\u00e9pendance reprennent chaque ann\u00e9e des PME d\u00e9j\u00e0 existantes, qu\u2019ils s\u2019approprient, transforment, p\u00e9rennisent. Il faut dire que la formule comporte plusieurs avantages, notamment celui de s\u2019offrir un portefeuille de clients et des collaborateurs exp\u00e9riment\u00e9s. Cinq experts romands diss\u00e8quent les dix \u00e9tapes-cl\u00e9s pour ne pas rater le rachat d\u2019une soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"author":20160,"featured_media":12217,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-12216","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12216","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20160"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12216"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12216\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12234,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12216\/revisions\/12234"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/12217"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12216"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12216"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12216"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}