



{"id":107,"date":"1999-06-09T00:00:00","date_gmt":"1999-06-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=107"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"confession","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=107","title":{"rendered":"\u00abJ&rsquo;ai eu ma premi\u00e8re panne\u00bb, par Jean, 25 ans"},"content":{"rendered":"<p>Il y avait longtemps que je l&rsquo;avais rep\u00e9r\u00e9e, cette Karine, une petite brune du marketing qui me faisait un effet fou avec sa douce impertinence, son regard ang\u00e9lique et ses tailleurs toujours un poil trop courts. Le week-end pass\u00e9, je me suis finalement lanc\u00e9, qui ne tente rien n&rsquo;a rien, et je l&rsquo;ai invit\u00e9e pour un d\u00eener en t\u00eate \u00e0 t\u00eate.<\/p>\n<p>La belle a accept\u00e9 avec un grand sourire, presque complice. Excellentes conditions pour un premier rendez-vous, me disais-je en amor\u00e7ant un plan romance-restaurant qui semblait correspondre \u00e0 cette wonderwomen convoit\u00e9e par tous mes coll\u00e8gues.<\/p>\n<p>Le d\u00eener n&rsquo;aurait pas pu mieux se passer. Ma prestation (puisque c&rsquo;est bien de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit lors d&rsquo;un premier rendez-vous) faisait grand effet: Karine souriait, riait m\u00eame souvent, et m&rsquo;accrochait de son regard en coin. Bien avant le dessert, je m&rsquo;imaginais d\u00e9j\u00e0 en deuxi\u00e8me partie de soir\u00e9e, lui retirant sa blouse et son petit pantalon moulant&#8230; Les images de son corps nu sous le mien commen\u00e7aient d&rsquo;ailleurs \u00e0 m&rsquo;envahir.<\/p>\n<p>On a encha\u00een\u00e9 dans un bar et, quelques cocktails plus tard, la belle ne m&rsquo;a pas repouss\u00e9 quand j&rsquo;ai pench\u00e9 ma t\u00eate vers son sourire. Ne restait qu&rsquo;\u00e0 sugg\u00e9rer un dernier verre dans mes appartements, ce qu&rsquo;elle a rapidement accept\u00e9, apr\u00e8s une courte h\u00e9sitation d&rsquo;usage. <\/p>\n<p>Dans cette course d&rsquo;obstacles que repr\u00e9sente la s\u00e9duction d&rsquo;une femme longtemps convoit\u00e9e, j&rsquo;avais ainsi r\u00e9ussi la premi\u00e8re \u00e9preuve. Ne restait qu&rsquo;\u00e0 \u00abpasser \u00e0 l&rsquo;acte\u00bb.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas si longtemps, c&rsquo;\u00e9tait pour moi la part la plus plaisante et la plus facile de l&rsquo;exercice. A l&rsquo;exception des difficult\u00e9s de jeune puceau rencontr\u00e9es lors de mes premiers rapports, je n&rsquo;avais jamais eu de probl\u00e8me de panne. C&rsquo;\u00e9tait m\u00eame plut\u00f4t l&rsquo;inverse: j&rsquo;avais de la peine \u00e0 calmer mes ardeurs.<\/p>\n<p>Ce soir-l\u00e0, mon univers s&rsquo;est effondr\u00e9. Tendrement, Karine m&rsquo;a suivi chez moi. J&rsquo;ai allum\u00e9 une bougie et, comme pr\u00e9vu, j&rsquo;ai gliss\u00e9 lentement mes mains sous sa blouse en retirant avec assurance ses chaussures et son petit pantalon.<\/p>\n<p>Mais malgr\u00e9 sa peau douce et blanche, l&rsquo;arrogance de ses petits seins de 24 ans, l&rsquo;attente et le d\u00e9sir accumul\u00e9 toute la soir\u00e9e, je devais constater l&rsquo;horreur: la panne.<\/p>\n<p>Comme sous une douche glaciale, j&rsquo;ai r\u00e9alis\u00e9 brutalement l&rsquo;angoisse des milliards d&rsquo;hommes qui m&rsquo;avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans ce calvaire. Moi qui riais du Viagra, j&rsquo;en \u00e9tais au m\u00eame point que ces vieux impuissants: je voulais \u00e0 tout prix r\u00e9veiller la b\u00eate qui semblait d\u00e9faillir sans raison, \u00e0 quelques pouces d&rsquo;un objectif \u00e2prement convoit\u00e9.<\/p>\n<p>Mine de rien, j&rsquo;ai tent\u00e9 de prolonger les pr\u00e9liminaires en esp\u00e9rant que la machine se remette tranquillement en route. Mais rien n&rsquo;y faisait, pas m\u00eame les caresses les plus subtiles de la belle Karine, l&rsquo;\u00e9rotisation intellectuelle maximale ou les baisers intimes qui m&rsquo;excitent tant habituellement.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais bien du mal \u00e0 cacher cette catastrophe et Karine n&rsquo;avait plus qu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;en apercevoir. \u00abQu&rsquo;est-ce qui se passe, je ne te plais pas?\u00bb, a-t-elle susurr\u00e9. Je savais bien qu&rsquo;elle n&rsquo;en doutait pas une seconde. Elle me plaisait bien trop, et c&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre justement \u00e7a qui avait cass\u00e9 mon jouet.<\/p>\n<p>La nuit qui a suivi me laissera le pire souvenir de ma vie. J&rsquo;avais compl\u00e8tement perdu le contr\u00f4le de cet organe central. Mon sexe semblait me narguer: au lieu d&rsquo;une panne compl\u00e8te et d\u00e9finitive, il se r\u00e9veillait par moments, sans pr\u00e9venir. Ragaillardi, je me disais \u00e0 chaque fois que je n&rsquo;avais plus qu&rsquo;\u00e0 foncer. Mais mes facult\u00e9s ne revenaient pas: il suffisait que je me tourne, que je regarde ailleurs ou que la belle change d&rsquo;un millim\u00e8tre sa position, et l&rsquo;\u00e9difice retombait en un instant.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des heures de palabres humiliantes, j&rsquo;ai fini par abandonner, r\u00e9sign\u00e9 devant cet organe impuissant. Sans trouver le sommeil, je cherchais des explications. Avais-je regard\u00e9 trop de films X en m&rsquo;autostimulant? Etais-je devenu blas\u00e9? Etait-ce la fatigue, l&rsquo;alcool? Aucune piste ne semblait convaincante.<\/p>\n<p>Mon probl\u00e8me m&rsquo;obs\u00e8de. Quatre jours plus tard, je ne sais toujours pas si mes facult\u00e9s sont compl\u00e8tement revenues et surtout, je suis toujours sans nouvelles de Karine, sans doute aussi g\u00ean\u00e9e que moi de reprendre contact. Et ses mots, envoy\u00e9s comme une boutade cens\u00e9e d\u00e9tendre l&rsquo;atmosph\u00e8re dans la nuit, me trottent encore dans la t\u00eate: \u00abUn Viagra matin, midi et soir, et tout ira mieux.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le week-end pass\u00e9, Jean avait rendez-vous avec Karine, une splendide brune qu&rsquo;il convoitait depuis longtemps. Apr\u00e8s un d\u00e9but en fanfare, il a d\u00fb affronter une humiliation qu&rsquo;il ne souhaite qu&rsquo;\u00e0 ses pires ennemis.<\/p>\n","protected":false},"author":533,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-107","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/107","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/533"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=107"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/107\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}