



{"id":10483,"date":"2020-03-17T22:23:36","date_gmt":"2020-03-17T21:23:36","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=10483"},"modified":"2020-04-24T10:58:18","modified_gmt":"2020-04-24T08:58:18","slug":"innovation-63","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=10483","title":{"rendered":"Drones: la Suisse romande \u00e0 la hauteur"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par LargeNetwork est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/entreprises\/2020\/03\/16\/drones-suisse-romande-hauteur\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PME Magazine<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Au niveau industriel, la Suisse est surtout connue pour sa haute horlogerie et ses produits pharmaceutiques. Mais elle l\u2019est aussi toujours plus pour ses drones civils. En effet, \u00e0 plusieurs niveaux, le pays s\u2019est r\u00e9cemment distingu\u00e9 dans le domaine. Tout d\u2019abord, il est en train de se doter d\u2019un syst\u00e8me de contr\u00f4le automatis\u00e9 qui servira \u00e0 standardiser les vols \u2013 une premi\u00e8re en Europe (voir encadr\u00e9). Autre exemple: un drone de La Poste a assur\u00e9 le transport r\u00e9seau d\u2019\u00e9chantillons de laboratoire entre deux h\u00f4pitaux tessinois en 2017. \u00c9largie l\u2019an dernier \u00e0 des h\u00f4pitaux de Zurich et de Berne, cette initiative a re\u00e7u le prix de l\u2019innovation de la part de l&rsquo;Association europ\u00e9enne des directeurs d&rsquo;h\u00f4pitaux. Depuis 2018, Pr\u00e9sence Suisse \u2013 l\u2019organisme qui promeut l\u2019image du pays \u00e0 l\u2019\u00e9tranger \u2013 utilise le slogan \u00abSwitzerland \u2013 home of drones\u00bb pour attirer des investissements internationaux.<\/p>\n<p>En dehors de ces initiatives, la Suisse compte parmi ses entreprises des leaders du march\u00e9 dans leur domaine, comme Sensefly et Flyability. En tout, le pays poss\u00e8de plus de 80 soci\u00e9t\u00e9s actives dans le secteur des drones, qui emploient plus de 2500 personnes. Au niveau mondial, le march\u00e9 p\u00e8se 4,9 milliards de francs. D\u2019ici \u00e0 2028, le volume devrait tripler pour atteindre 14 milliards de francs, selon le cabinet d\u2019analyse Teal Group. D\u2019apr\u00e8s Pr\u00e9sence Suisse, le secteur emploiera plus de 150&rsquo;000 personnes en Europe en 2050.<\/p>\n<p><strong>S\u2019inspirer des insectes<\/strong><\/p>\n<p>Pour trouver les origines de ce succ\u00e8s, il faut remonter au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 sur le campus de l\u2019\u00c9cole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Lausanne (EPFL), et plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le laboratoire de syst\u00e8mes intelligents (LIS) de Dario Floreano. A l\u2019\u00e9poque, les drones \u00e9taient des engins lourds volant \u00e0 haute altitude et utilis\u00e9s \u00e0 des fins militaires. L\u2019\u00e9quipe du chercheur lausannois fut parmi les premi\u00e8res au monde \u00e0 travailler sur la r\u00e9duction de leur taille et de leur poids, et \u00e0 les \u00e9quiper de cam\u00e9ras pour qu\u2019ils puissent traiter des informations de leur environnement. Pour cela, ils se sont inspir\u00e9s des insectes: \u00abCes animaux apportent des solutions \u00e0 tous les probl\u00e8mes auxquels un drone peut \u00eatre expos\u00e9, explique Dario Floreano. Ils sont l\u00e9gers, poss\u00e8dent des cerveaux qui traitent des informations de mani\u00e8re rapide et ils peuvent voler dans des espaces confin\u00e9s, tout en absorbant les chocs d\u2019une \u00e9ventuelle collision. Ils sont \u00e9galement capables d\u2019effectuer un large \u00e9ventail de mouvements.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est de ces exp\u00e9riences que sont n\u00e9es les soci\u00e9t\u00e9s Sensefly et Flyability. La premi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 2009 \u2013 entre autres par Jean-Christophe Zufferey, un des doctorants de Dario Floreano. La soci\u00e9t\u00e9 est aujourd\u2019hui num\u00e9ro un mondial pour les drones \u00e0 voilure fixe. Ceux-ci sont notamment utilis\u00e9s dans le domaine de la cartographie: ils survolent des surfaces, prennent des grandes quantit\u00e9s de photos et cr\u00e9ent des cartes \u00e0 partir des donn\u00e9es enregistr\u00e9es \u2013 le tout de fa\u00e7on automatique. Le succ\u00e8s a \u00e9t\u00e9 tel que Sensefly a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9 en 2012 par le groupe fran\u00e7ais Parrot, leader europ\u00e9en du secteur, pour 5 millions de francs. Le si\u00e8ge se trouve toujours \u00e0 Cheseaux-sur-Lausanne o\u00f9 travaillent environ 140 personnes.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 Flyability \u2013 fond\u00e9 en 2014 \u00e9galement par deux ex-collaborateurs du LIS \u2013, la soci\u00e9t\u00e9 s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9e dans le d\u00e9veloppement de drones capables de voler dans des espaces confin\u00e9s et dangereux afin d\u2019effectuer des missions d\u2019inspection. Ils sont utilis\u00e9s notamment dans des chemin\u00e9es chimiques, des mines souterraines ou des citernes. L\u2019avantage: limiter les risques pour les ouvriers. Flyability compte aujourd\u2019hui plus de 400 clients \u00e0 travers le monde, emploie plus de 80 personnes au sein de son si\u00e8ge \u00e0 Lausanne et veut ouvrir un bureau aux \u00c9tats-Unis \u2013 leur plus gros march\u00e9, selon Patrick Th\u00e9voz, cofondateur. Le chiffre d\u2019affaires annuel se situe autour de 10 millions de francs, avec une croissance de 50% pr\u00e9vue tous les ans d\u2019ici \u00e0 2025.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10615\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/largeur_170320.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/largeur_170320.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/largeur_170320-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/largeur_170320-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>L\u2019envol d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><\/p>\n<p>Les origines du secteur des drones en Suisse se trouvent certes \u00e0 l\u2019EPFL. Mais ces derni\u00e8res ann\u00e9es, c\u2019est dans toute la Suisse romande que s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 un r\u00e9seau dense et dynamique de start-ups.<\/p>\n<p>C\u2019est par exemple le cas \u00e0 Monthey o\u00f9, depuis 2017, la soci\u00e9t\u00e9 Agrofly d\u00e9veloppe des drones qui sont utilis\u00e9s pour l\u2019\u00e9pandage de produits phytosanitaires dans l\u2019agriculture. L\u2019essor de ce march\u00e9 a \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9 par une r\u00e9cente d\u00e9cision de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019environnement et de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019aviation civile autorisant les drones pulv\u00e9risateurs \u2013 une premi\u00e8re en Europe. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, l\u2019\u00e9pandage \u00e9tait effectu\u00e9 \u00e0 la main, avec des tracteurs ou des h\u00e9licopt\u00e8res. Dans les deux premiers cas, le proc\u00e9d\u00e9 prend beaucoup de temps et \u2013 dans le cas de l\u2019h\u00e9licopt\u00e8re \u2013 avec \u00e9norm\u00e9ment de gaspillage, comme l\u2019explique le CEO Didier Berset: \u00abAvec nos drones, 98% du produit est \u00e9pandu avec pr\u00e9cision, contre environ seulement la moiti\u00e9 lorsque le proc\u00e9d\u00e9 se fait avec un h\u00e9licopt\u00e8re.\u00bb En effet, les drones d\u2019Agrofly sont consid\u00e9r\u00e9s comme des syst\u00e8mes d\u2019applications au sol (comme n\u2019importe quel atomiseur) et ont ainsi l\u2019autorisation de s\u2019approcher d\u2019habitations et de rivi\u00e8res, contrairement aux h\u00e9licopt\u00e8res \u2013 ce qui permet un ciblage plus pr\u00e9cis. L\u2019innovation s\u00e9duit puisque depuis sa cr\u00e9ation, l\u2019entreprise a d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u plusieurs prix.<\/p>\n<p>Pour l\u2019instant, la technologie est surtout utilis\u00e9e par des vignerons valaisans, vaudois et fribourgeois qui sous-traitent ce travail \u00e0 Agrofly (qui poss\u00e8de actuellement dix engins volants). \u00abMais nous recevons une dizaine de sollicitations tous les jours de la part de soci\u00e9t\u00e9s agricoles du monde entier\u00bb, dit Didier Berset. La soci\u00e9t\u00e9 en pleine expansion s\u2019occupe actuellement de plus de 200 hectares par an.<\/p>\n<p>Autre exemple: la soci\u00e9t\u00e9 genevoise WindShape, fond\u00e9e en 2017 \u00e9galement. Elle a d\u00e9velopp\u00e9 un syst\u00e8me permettant de recr\u00e9er n\u2019importe quelle condition atmosph\u00e9rique en int\u00e9rieur afin de tester les drones en situation r\u00e9elle. La technologie est bas\u00e9e sur des murs constitu\u00e9s de milliers de ventilateurs, capables de recr\u00e9er chaque vent.<\/p>\n<p>Les utilisateurs de ces souffleries sont des centres de recherche et des soci\u00e9t\u00e9s de drones. Une premi\u00e8re vente a eu lieu en 2017 au prestigieux California Institute of Technology (Caltech), puis plusieurs autres universit\u00e9s ont suivi. Le concept a par ailleurs inspir\u00e9 la NASA pour simuler les vents de l\u2019atmosph\u00e8re de Mars. \u00ab\u00c0 moyen terme, notre objectif est d\u2019ouvrir plusieurs centres de service dans le monde entier o\u00f9 des fabricants pourront tester et m\u00eame certifier leurs drones\u00bb, explique Guillaume Catry, le CEO. Par ailleurs, le grand potentiel de cette invention a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 par la Conf\u00e9d\u00e9ration puisqu\u2019elle\u00a0l\u2019a rendue visible au travers de nombreux \u00e9v\u00e9nements depuis 2018, comme lors du salon VivaTech \u00e0 Paris et du Consumer Electronics Show de Las Vegas.<\/p>\n<p><strong>Un \u00e9cosyst\u00e8me menac\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Les acteurs du secteur des drones ont en commun un sentiment d\u2019appartenance \u00e0 un \u00e9cosyst\u00e8me dynamique et reconnu \u00e0 l\u2019international. \u00abLors de mes d\u00e9placements aux \u00c9tats-Unis et en Asie, j\u2019ai pu m\u2019apercevoir que la Suisse est une r\u00e9f\u00e9rence dans ce domaine\u00bb, dit Guillaume Catry. Guido Merendino ajoute: \u00abM\u00eame si nous sommes encore une petite structure, nous sentons que nous faisons partie de ce r\u00e9seau performant.\u00bb Le caract\u00e8re de r\u00e9seau s\u2019est renforc\u00e9 par plusieurs collaborations entre les diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s, et ce, d\u00e8s le d\u00e9but. Ainsi, Sensefly a collabor\u00e9 avec Pix4D, une autre soci\u00e9t\u00e9 issue de l\u2019EPFL et qui est sp\u00e9cialis\u00e9e dans la cr\u00e9ation de cartes 3D \u00e0 partir d\u2019images prises par un drone.<\/p>\n<p>Preuve de la compl\u00e9mentarit\u00e9 entre les deux soci\u00e9t\u00e9s suisses: Parrot a \u00e9galement rachet\u00e9 Pix4D, un an seulement apr\u00e8s le rachat de Sensefly. Pour Patrick Th\u00e9voz, les deux entreprises ont \u00e9t\u00e9 d\u2019une grande aide dans le d\u00e9veloppement de Flyability: \u00abLeurs fondateurs ont jou\u00e9 le r\u00f4le de mentors en nous aidant au d\u00e9but de la commercialisation de notre produit. Il y a un vrai cercle vertueux en Suisse avec, aussi, des collaborateurs qui peuvent passer d\u2019une entreprise \u00e0 l\u2019autre.\u00bb Cette transmission de savoir-faire profite aussi \u00e0 la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration: Guido Merendino discutera prochainement avec un responsable de Sensefly concernant de futures collaborations commerciales possibles. \u00abGrace \u00e0 leur technologie de cartographie, nos drones pourraient par exemple d\u00e9tecter les plantes malades.\u00bb<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, une menace asiatique, notamment chinoise, plane sur cet \u00e9cosyst\u00e8me. En effet, la soci\u00e9t\u00e9 DJI, forte de plus de 8000 employ\u00e9s dans le monde entier, d\u00e9tient entre 70 et 80% du march\u00e9 des drones pour particuliers. Elle empi\u00e8te de plus en plus sur le march\u00e9 des drones \u00e0 usage professionnel. Ainsi, DJI est actuellement en train de fabriquer un millier de drones qui effectueront des missions d\u2019\u00e9tude de site pour une grande soci\u00e9t\u00e9 de construction japonaise. \u00abLa Chine investit des sommes tr\u00e8s importantes dans l\u2019intelligence artificielle et la robotique, dont les drones ne repr\u00e9sentent qu\u2019une partie. Face \u00e0 cette \u00e9volution, il est important que la Suisse continue \u00e0 attirer les meilleurs sp\u00e9cialistes dans ses entreprises et \u00e0 former les talents de demain. C\u2019est pour cela par exemple, que nous avons cr\u00e9\u00e9 r\u00e9cemment un Master en robotique \u00e0 l\u2019EPFL\u00bb, analyse Dario Floreano.<\/p>\n<p>Mais selon l\u2019expert, cela ne suffira pas: \u00abIl ne faut pas se contenter de concurrencer les soci\u00e9t\u00e9s asiatiques, il faut \u00e9galement apprendre \u00e0 travailler avec elles.\u00bb Un chemin que Flyability a d\u00e9j\u00e0 entrepris: en 2016, la soci\u00e9t\u00e9 lausannoise a collabor\u00e9 avec DJI pour int\u00e9grer leur technologie de transmission d\u2019informations visuelles dans leurs drones d\u2019inspection.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Des vols plus s\u00fbrs<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour s\u00e9curiser le trafic des drones \u00e0 l\u2019avenir, la Suisse est en train de d\u00e9velopper un syst\u00e8me de contr\u00f4le national.<\/strong><\/p>\n<p>La frayeur a d\u00fb \u00eatre grande du c\u00f4t\u00e9 des pilotes de l\u2019Airbus A319 de la compagnie Swiss lorsque, en septembre 2018, un drone est pass\u00e9 \u00e0 moins de 20 m\u00e8tres au-dessus de l\u2019appareil, juste avant l\u2019atterrissage. Le risque est loin d\u2019\u00eatre anecdotique: par exemple, en 2018, 125 incidents ont eu lieu en Grande-Bretagne, notamment \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Heathrow, le plus grand d\u2019Europe. Pour mieux g\u00e9rer le trafic des drones \u00e0 l\u2019avenir, la Suisse a pris les devants. Depuis 2018, l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019aviation civile (OFAC), Skyguide, la soci\u00e9t\u00e9 en charge du contr\u00f4le de l&rsquo;espace a\u00e9rien suisse, et la startup californienne Airmap d\u00e9veloppent le syst\u00e8me U-Space \u2013 le premier syst\u00e8me national de gestion du trafic des drones en Europe.<\/p>\n<p>Ce syst\u00e8me aura pour but de s\u00e9curiser toutes les cat\u00e9gories de drones et tous les types de missions dans l\u2019espace a\u00e9rien suisse \u2013 en particulier en-dessous de 150 m\u00e8tres d\u2019altitude, o\u00f9 volent la majorit\u00e9 des drones. Il pr\u00e9voit, entre autres, l\u2019enregistrement des drones, la remise imm\u00e9diate d\u2019autorisations de vol ou la cr\u00e9ation d\u2019un syst\u00e8me d\u2019alertes en temps r\u00e9el. Pour l\u2019instant, chaque vol de drone dont le poids d\u00e9passe les 30 kg et pour lequel le pilote ne sera pas en contact visuel permanent avec l\u2019engin fait l\u2019objet d\u2019une demande d\u2019autorisation aupr\u00e8s de l\u2019OFAC.<\/p>\n<p>Selon Barrosa Vladi, porte-parole de Skyguide, le syst\u00e8me sera op\u00e9rationnel \u00abprobablement vers le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e prochaine\u00bb. Actuellement, le syst\u00e8me U-Space est test\u00e9 dans les alentours des a\u00e9roports de Gen\u00e8ve et de Zurich.<\/p>\n<p>En plus de cette initiative nationale, la Suisse h\u00e9berge, depuis 2017, l\u2019association Global UTM sur le campus de l\u2019EPFL. Celle-ci regroupe des contr\u00f4leurs a\u00e9riens, des r\u00e9gulateurs nationaux et des constructeurs de drones du monde entier pour \u00e9laborer un syst\u00e8me international de standardisation. Il s\u2019agira notamment, \u00e0 moyen terme, d\u2019harmoniser les normes des diff\u00e9rents syst\u00e8mes U-Space dans le monde.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Suisse, et plus particuli\u00e8rement sa partie francophone, est aujourd\u2019hui consid\u00e9r\u00e9e comme le leader dans le domaine des drones civils. Alors qu\u2019une deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration d\u2019entreprises \u00e9merge, le secteur doit faire face \u00e0 l\u2019essor de la concurrence asiatique.<\/p>\n","protected":false},"author":20177,"featured_media":10615,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-10483","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20177"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10483"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10483\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10796,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10483\/revisions\/10796"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10615"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10483"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10483"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}