



{"id":10466,"date":"2020-03-05T22:59:50","date_gmt":"2020-03-05T21:59:50","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=10466"},"modified":"2020-03-05T15:00:12","modified_gmt":"2020-03-05T14:00:12","slug":"economie-55","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=10466","title":{"rendered":"La ru\u00e9e vers l\u2019or gris"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par LargeNetwork est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/entreprises\/2020\/01\/28\/ruee-vers-lor-gris\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PME Magazine<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Dans vingt ans, la pyramide des \u00e2ges se sera invers\u00e9e en Suisse. Un quart de la population aura plus de 65 ans, contre 19% pour les moins de 20 ans. Le groupe des 55 ans et plus repr\u00e9sentera m\u00eame 38% des r\u00e9sidents helv\u00e9tiques en 2039. Concevoir des produits et des services correspondant aux attentes et besoins de ces tranches d\u2019\u00e2ges appara\u00eet donc crucial. Des associations, groupes de recherches et rapports voient ainsi le jour dans le pays pour stimuler la \u00absilver economy\u00bb, ou \u00abl\u2019\u00e9conomie des cheveux gris\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019Etat de Vaud vient par exemple de consacrer une \u00e9tude de plus de cent pages sur ce qu\u2019il d\u00e9finit comme une \u00ab\u00e9conomie transversale qui trouve sa d\u00e9clinaison dans de nouveaux march\u00e9s, pour ne pas dire tous les march\u00e9s\u00bb. Et poursuit: \u00abA l\u2019instar de la \u2018green economy\u2019, le vieillissement de la population est une v\u00e9ritable lame de fond qui va avoir un impact sur toutes les branches.\u00bb Rien que dans le canton, la consommation directe des seniors devrait atteindre 7 milliards de francs en 2040. Avec une croissance annuelle dans l\u2019UE estim\u00e9e \u00e0 5% entre 2015 et 2025, pour un total de 5700 milliards d\u2019euros, la silver economy europ\u00e9enne offre \u00e9galement d\u2019int\u00e9ressantes opportunit\u00e9s pour les entreprises romandes.<\/p>\n<p><strong>\u00abPas des simples objets \u00e9conomiques\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Avant la ru\u00e9e vers ce nouvel or gris, plusieurs experts recommandent aux PME de bien cerner leur public. <em>G\u00e9n\u00e9rations<\/em>, magazine leader chez les Romands de 50 ans et plus (lire encadr\u00e9), organise chaque ann\u00e9e un forum marketing autour des seniors et de leur profil. \u00abIl ne faut pas les consid\u00e9rer comme de simples objets \u00e9conomiques mais les comprendre pour savoir comment v\u00e9ritablement les atteindre\u00bb, explique le r\u00e9dacteur en chef Blaise Willa. Pour lui, le senior a consid\u00e9rablement chang\u00e9 ces derni\u00e8res d\u00e9cennies. \u00abNous avions auparavant des chemins de vie tout trac\u00e9s, avec un travail dans une m\u00eame entreprise presque toute notre vie jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de la retraite, qui \u00e9tait synonyme d\u2019un repos bien m\u00e9rit\u00e9. Aujourd\u2019hui, les seniors ont envie de vivre, de se divertir, de s\u2019engager, et m\u00eame souvent de poursuivre leur activit\u00e9 professionnelle.\u00bb<\/p>\n<p>Le march\u00e9 des seniors est marqu\u00e9 par une certaine h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9, rench\u00e9rit Nathalie Nyffeler du \u00abSenior Lab\u00bb de la Haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e de Suisse occidental (HES-SO). \u00abLes prestations que les entreprises offrent aux seniors d\u00e9pendent de leur \u00e9tat de sant\u00e9, pr\u00e9cise la professeure en marketing. Certes, la plupart des seniors vivent plus longtemps, sont en meilleur sant\u00e9 et ont davantage de ressources (la fortune nette des plus de 64 ans repr\u00e9sentait ainsi 49% de la fortune des Vaudois en 2015, ndlr). Toutefois, une part importante des personnes de 85 ans et plus sont fragilis\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des loisirs \u00e0 la sant\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Toutes les branches peuvent \u00eatre concern\u00e9es par ce raz-de-mar\u00e9e. \u00abLes cat\u00e9gories de seniors en bonne forme consomment pratiquement les m\u00eames produits et services que les autres tranches d\u2019\u00e2ge\u00bb, poursuit Nathalie Nyffeler. Elle rel\u00e8ve toutefois quelques exceptions: la pr\u00e9paration de la retraite, avec le secteur des assurances et des finances, ainsi que la sant\u00e9. Damien Fournier, directeur de l&rsquo;agence de communication Havas Suisse, met en lumi\u00e8re plusieurs pr\u00e9occupations partag\u00e9es au sein de ce groupe. \u00abLes baby-boomers sont tourn\u00e9s vers eux-m\u00eames et leur plaisir, ce qui se traduit par un int\u00e9r\u00eat pour les voyages, les loisirs, l\u2019autom\u00e9dication, les objets connect\u00e9s li\u00e9s au bien-\u00eatre&#8230;\u00bb<\/p>\n<p>Les seniors souffrant de certains maux pourront s\u2019int\u00e9resser \u00e0 des offres sp\u00e9cifiquement d\u00e9di\u00e9es \u00e0 leur \u00e2ge ou adapt\u00e9es \u00e0 leur probl\u00e9matique. Ainsi, les potentiels sont grands pour les logements prot\u00e9g\u00e9s, la pr\u00e9vention (sport, alicaments, soins du corps), les op\u00e9rations esth\u00e9tiques, les appareils de correction (vue, ou\u00efe, dentition)\u2026 Pour d\u2019autres, v\u00e9ritablement atteints dans leur sant\u00e9 et plus \u00e2g\u00e9s, un certain nombre de produits et services se r\u00e9v\u00e8leront m\u00eame indispensables. Selon les projections de l\u2019\u00e9tude vaudoise, d\u2019ici 2040 dans le canton, le march\u00e9 de la sant\u00e9 des seniors passera de 3,4 \u00e0 6,5 milliards de francs et 17\u2019000 emplois devraient \u00eatre cr\u00e9\u00e9s pour les soins institutionnels (h\u00f4pitaux, EMS et \u00e0 domicile). Chacune dans leur domaine, les PME SmartLiberty et Alterimo font figure de pionniers (lire encadr\u00e9s).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10468\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/largeur_05032020.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/largeur_05032020.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/largeur_05032020-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/largeur_05032020-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>Au-del\u00e0 des st\u00e9r\u00e9otypes marketing <\/strong><\/p>\n<p>Pendant des d\u00e9cennies, les plus de 55 ans ont \u00e9t\u00e9 absents des publicit\u00e9s, ou alors cantonn\u00e9s au r\u00f4le de grands-parents, comme le mentionne Alexandre Leveau, directeur des agences de mannequins Square et POP &#8211; People Of Publicity. \u00abLes demandes pour des publicit\u00e9s avec des mamies et papys g\u00e2teaux existent depuis longtemps, surtout dans l\u2019alimentaire. Mais, depuis un peu plus de cinq ans, des mannequins d\u2019environ 60 ans, dans la force de l\u2019\u00e2ge et dynamiques, sont recherch\u00e9s. Ils illustrent l\u2019id\u00e9e d\u2019une seconde jeunesse et sont montr\u00e9s seuls, entre amis ou en couple.\u00bb Preuve de cet int\u00e9r\u00eat, l\u2019entreprise lausannoise a r\u00e9cemment conclu des contrats pour des mod\u00e8les seniors avec Vaudoise Assurances, Swiss, Sunrise ou Visilab.<\/p>\n<p>Mieux vaut ne pas tomber dans les st\u00e9r\u00e9otypes, selon Damien Fournier, d\u2019Havas: \u00abLa tranche des plus de 75 ans, ou hyper-seniors, est complexe \u00e0 atteindre, car elle se trouve souvent en rupture vis-\u00e0-vis des moyens de communication modernes, et demande une attention particuli\u00e8re. La g\u00e9n\u00e9ration des \u2018boomers\u2019 (50-75 ans) par contre n\u2019aime pas \u00eatre trait\u00e9e diff\u00e9remment.\u00bb L\u2019\u00e9tude Meaningful Brands d\u2019Havas montre une forte \u00e9volution en la mati\u00e8re. En 2015, la moiti\u00e9 des 61-65 ans interrog\u00e9s dans toute l\u2019Europe se consid\u00e9raient comme des seniors, contre 39% aujourd\u2019hui. Le sp\u00e9cialiste en marketing juge donc les campagnes transg\u00e9n\u00e9rationnelles plus efficaces. \u00abIl est pr\u00e9f\u00e9rable de proposer un discours commun sur la marque, ses valeurs et son histoire.\u00bb<\/p>\n<p>Toujours plus adepte d\u2019internet, la g\u00e9n\u00e9ration des baby-boomers utilise les r\u00e9seaux sociaux et le e-commerce. \u00abDes campagnes digitales autour de variables d\u2019usages et de comportements fonctionnent bien, explique Damien Fournier. Une marque de lunettes de soleil visera ainsi les randonneurs de tous \u00e2ges, en fonction de leur pratique, plut\u00f4t que les 55 ans et plus uniquement.\u00bb Exemple parlant, Nike a diffus\u00e9 sur les m\u00e9dias sociaux un spot avec la nonne am\u00e9ricaine Madonna Buder qui fut, \u00e0 79 ans, la femme la plus \u00e2g\u00e9e \u00e0 r\u00e9ussir un triathlon de type \u00abIronman\u00bb.<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e8re de la cocr\u00e9ation<\/strong><\/p>\n<p>Afin d\u2019\u00e9viter la stigmatisation des a\u00een\u00e9s, il faut leur proposer des produits et services cr\u00e9ateurs de valeurs. \u00abLes seniors sont des consommateurs avertis, moins sensibles au bling-bling ou aux gadgets que les plus jeunes\u00bb, dit Nathalie Nyffeler du Senior Lab. Il convient de privil\u00e9gier les processus de cocr\u00e9ation, en impliquant la cible. \u00abUne entreprise avait par exemple lanc\u00e9 un t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 grosses touches ciblant les seniors dans son marketing et cela n\u2019a pas march\u00e9. A l\u2019inverse, la marque am\u00e9ricaine d\u2019ustensiles de cuisine OXO, dont la femme du fondateur souffrait d\u2019arthrite, a d\u00e9velopp\u00e9 des ouvre-bo\u00eetes ou des essoreuses \u00e0 salade faciles d\u2019utilisation pour tous. Cette d\u00e9marche de design et de marketing int\u00e9grative a fait un tabac. Elle n\u2019aide pas seulement les personnes \u00e2g\u00e9es, mais est utile \u00e0 tous.\u00bb<\/p>\n<p>La responsable du volet \u00e9conomique du Senior Lab de la HES-SO accompagne elle-m\u00eame des entreprises et institutions avec une m\u00e9thodologie de recherche et d\u2019innovation \u00e9thique. \u00abDans notre laboratoire, cr\u00e9\u00e9 il y a un an, \u00e0 la rencontre de l\u2019ing\u00e9nierie, de l\u2019ergonomie et de l\u2019\u00e9conomie, nous travaillons avec des associations d\u2019a\u00een\u00e9s afin qu\u2019elles commentent le design d\u2019un produit, d\u2019une offre num\u00e9rique, etc. Nous avons par exemple \u00e9tudi\u00e9 les nouveaux abonnements des TL pour les seniors. Des personnes de 65 \u00e0 90 ans ont donn\u00e9 leur avis sur comment elle percevait les images, les rabais, leur compr\u00e9hension du contenu. Et nous avons fait des propositions dans le sens d\u2019offres plus inclusives.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNous sommes un \u2018Sonderfall\u2019 dans le paysage de la presse romande\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>D\u00e9di\u00e9 aux plus de 50 ans, le magazine <em>G\u00e9n\u00e9rations<\/em> a gagn\u00e9 plus de 5000 lecteurs gr\u00e2ce \u00e0 un repositionnement op\u00e9r\u00e9 avec succ\u00e8s en 2015.<\/strong><\/p>\n<p>Actualit\u00e9s, sant\u00e9, droit, finances, assurances, loisirs, voyages\u2026 Le magazine <em>G\u00e9n\u00e9rations<\/em> entend couvrir tout ce qui peut int\u00e9resser les Romands de plus de 50 ans. \u00abD\u2019une publication tr\u00e8s cibl\u00e9e sur les retrait\u00e9s, trop souvent amalgam\u00e9e \u00e0 \u2018un journal de vieux\u2019, nous sommes pass\u00e9s \u00e0 un contenu beaucoup plus large, int\u00e9ressant toutes les g\u00e9n\u00e9rations mais valorisant un point de vue, un regard, explique Blaise Willa, directeur. Nous avons \u00e9galement mis le focus sur les services pour permettre aux lecteurs de pr\u00e9parer et bien vivre leur deuxi\u00e8me partie de vie.\u00bb Ce repositionnement en 2015 a port\u00e9 ses fruits avec 5000 lecteurs suppl\u00e9mentaires, pour un total de 111&rsquo;000. . \u00abNous sommes un \u2018Sonderfall\u2019 dans le paysage de la presse romande\u00bb, reconnait celui qui porte aussi la casquette de r\u00e9dacteur en chef.<\/p>\n<p>Des changements en profondeur permis par la structure du journal. Cette coop\u00e9rative ind\u00e9pendante repose sur une charte claire et d\u00e9finie par les coop\u00e9rateurs: sa mission est d\u2019informer, de divertir et d\u00e9fendre les 50 ans et plus. Comptant 13 employ\u00e9s, la soci\u00e9t\u00e9 vise l\u2019\u00e9quilibre et r\u00e9injecte le surplus dans de nouveaux projets. Ses recettes reposent surtout sur les abonnements de 68 francs par ann\u00e9e, la vente en kiosque qui correspond \u00e0 5% des num\u00e9ros \u00e9coul\u00e9s, ainsi que la publicit\u00e9. \u00abAvec un taux de p\u00e9n\u00e9tration de 17,4% chez les personnes de plus de 55 ans en Suisse romande, nous r\u00e9ussissons \u00e0 int\u00e9resser de nombreux annonceurs.\u00bb<\/p>\n<p>La coop\u00e9rative G\u00e9n\u00e9rations a d\u00e9velopp\u00e9 d\u2019autres activit\u00e9s, en B2B comme en B2C. A destination de ses abonn\u00e9s, elle propose aussi des voyages exclusifs (plus de 750 participants en 2018) ainsi que des cours informatiques. Pour les entreprises actives dans l\u2019\u00e9conomie des seniors, elle a mis sur pied des conf\u00e9rences et d\u00e9bats, des coachings d\u2019associations et d\u2019institutions ou encore des offres de marketing. \u00abNous organisons chaque ann\u00e9e un Forum Marketing Seniors. Nous avons d\u2019une part une l\u00e9gitimit\u00e9 sur le plan \u00e9conomique, en tant que leader dans le domaine de la presse senior. D\u2019autre part, il est de notre devoir de faire de la p\u00e9dagogie aupr\u00e8s des entreprises et d\u2019expliquer qui sont les seniors aujourd\u2019hui afin qu\u2019ils ne soient pas seulement vus comme des objets \u00e9conomiques.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNotre solution \u2018Swiss Made\u2019 est vendue dans plus de 60 pays\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Face au d\u00e9fi du vieillissement, la digitalisation des \u00e9tablissements de soins s\u2019impose. SmartLiberty a con\u00e7u une solution pour le quatri\u00e8me \u00e2ge pouvant \u00eatre install\u00e9e dans les 67&rsquo;000 EMS europ\u00e9ens.<\/strong><\/p>\n<p>\u00abUn EMS neuch\u00e2telois de 60 lits gagne en moyenne 800 minutes par jour gr\u00e2ce \u00e0 notre syst\u00e8me. Cela \u00e9vite des aller-retours inutiles pour le personnel soignant et offre une plus grande s\u00e9curit\u00e9 aux r\u00e9sidents.\u00bb Tobias Britz, CEO de SmartLiberty, r\u00e9sume les gains de temps que permet son syst\u00e8me. D\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir de 2005 en collaboration avec le service de psycho-g\u00e9riatrie de l\u2019h\u00f4pital du Locle, cette solution d\u2019appel et de g\u00e9olocalisation dans les EMS relie le r\u00e9sident au collaborateur. Le premier est dot\u00e9 d\u2019un moyen d\u2019appel (badge, pendentif, montre\u2026) et le second d\u2019un smartphone comprenant diverses applications, dont un dossier de soins s\u00e9curis\u00e9. \u00abCe dernier comprendra par exemple des informations sur les allergies ou encore les souhaits concernant la r\u00e9animation.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019entreprise bas\u00e9e au Landeron (NE) et \u00e0 Winterthour (ZH) travaille dans le domaine des soins de longue dur\u00e9e, un march\u00e9 gigantesque qui correspond \u00e0 environ 67&rsquo;000 EMS europ\u00e9ens. Elle vend ses produits uniquement aux \u00e9tablissements. \u00abContrairement aux \u00e9quipements \u00e0 domicile, le choix d\u2019un prestataire n\u2019est pas uniquement bas\u00e9 sur le co\u00fbt.\u00bb La soci\u00e9t\u00e9 con\u00e7oit \u00e0 la fois le hardware et le software, mais aussi des solutions sur-mesure selon l\u2019\u00e9tablissement, un service apr\u00e8s-vente, etc. \u00abPour s\u2019imposer sur ce march\u00e9, \u00eatre bon sur le plan technique ne suffit pas. Des questions \u00e9thiques et de protection des donn\u00e9es entrent aussi en jeu.\u00bb<\/p>\n<p>En Suisse, SmartLiberty \u00e9quipe d\u00e9j\u00e0 140 \u00e9tablissements de part et d\u2019autre de la Sarine, ce qui repr\u00e9sente 4&rsquo;000 smartphones et environ 20&rsquo;000 moyens d\u2019appel. La concurrence, surtout \u00e9trang\u00e8re, n\u2019inqui\u00e8te pas le directeur: \u00abNous profitions d\u2019une exp\u00e9rience de cocr\u00e9ation avec les EMS depuis le d\u00e9but, ainsi que de l\u2019\u00e9tiquette \u2018Swiss Made\u2019 qui inspire confiance.\u00bb D\u2019ailleurs, l\u2019entreprise exporte aussi sa solution helv\u00e9tique aux Pays-Bas, en Autriche, en Irlande et en France. \u00abNous venons de signer un contrat-cadre avec une entreprise partenaire qui nous ouvre les portes de 60 pays.\u00bb Pour soutenir sa croissance \u2013 25% d\u2019augmentation annuelle du chiffre d\u2019affaires depuis 2013 \u2013, la PME cherche toujours \u00e0 recruter davantage de forces; bien que le nombre de ses collaborateurs soit d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 de 6 \u00e0 40 ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00abQuitter son domicile \u00e0 cet \u00e2ge est un bouleversement\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>La r\u00e9gie Alterimo occupe un domaine de niche en Suisse romande: la gestion de logements prot\u00e9g\u00e9s. En constante croissance, elle g\u00e9rera 250 appartements suppl\u00e9mentaires d\u2019ici un an.<\/strong><\/p>\n<p>\u00abCertains s\u2019imaginent que l\u2019immobilier pour les seniors est une sorte de poule aux \u0153ufs d\u2019or. Nous devons r\u00e9guli\u00e8rement refuser des demandes de gestion de nouvelles constructions ne r\u00e9pondant pas aux crit\u00e8res techniques et \u00e9thiques que nous suivons; ou pr\u00e9sentant des prix irr\u00e9alistes.\u00bb D\u00e8s la fondation d\u2019Alterimo il y a neuf ans, Dominique Diesbach Vernevaut a souhait\u00e9 proposer plus qu\u2019une g\u00e9rance traditionnelle.<\/p>\n<p>\u00abLes collaborateurs doivent avoir une fibre sociale et de bonnes connaissances techniques, en mati\u00e8re de prestations compl\u00e9mentaires \u00e0 l&rsquo;AVS et \u00e0 l&rsquo;AI notamment\u00bb, avance la directrice. Ag\u00e9s en moyenne de 70 \u00e0 75 ans, les locataires sont des personnes dont le logement occup\u00e9 jusqu\u2019ici ne convient plus et qui doivent emm\u00e9nager dans un appartement prot\u00e9g\u00e9, soit adapt\u00e9 sur le plan architectural et offrant un cadre social et s\u00e9curisant. \u00abQuitter son domicile \u00e0 cet \u00e2ge est un bouleversement. Il faut les accompagner depuis leur demande d\u2019attribution jusqu\u2019\u00e0 leur entr\u00e9e dans le logement.\u00bb Comme il s\u2019agit d\u2019appartements conventionn\u00e9s, les occupants ont tous \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s par une commission d\u2019attribution.<\/p>\n<p>Dominique Diesbach Vernevaut a eu l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er Alterimo en 2010, apr\u00e8s avoir eu vent des insatisfactions des constructeurs de logements prot\u00e9g\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9gard des r\u00e9gies classiques. Plusieurs coop\u00e9ratives d\u2019utilit\u00e9 publique, fonds d\u2019investissement, particuliers ou fondations ont ainsi fait appel \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de Crissier. Plus de 600 logements ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s sous sa gestion dans les cantons de Vaud, Fribourg et Neuch\u00e2tel, compl\u00e9t\u00e9s par 250 autres d\u2019ici un an. La soci\u00e9t\u00e9 se finance gr\u00e2ce \u00e0 un pourcentage sur les revenus locatifs. Lanc\u00e9e comme entreprise individuelle, elle compte d\u00e9sormais huit collaborateurs.<\/p>\n<p>Alterimo \u00e9tend par ailleurs ses activit\u00e9s. Elle a cr\u00e9\u00e9 Althys, une association \u00e0 but non lucratif afin de s\u2019occuper elle-m\u00eame du volet social. \u00abAvec son \u00e9quipe de quinze employ\u00e9s, elle g\u00e8re les espaces communautaires de 450 logements prot\u00e9g\u00e9s. Outre l\u2019accompagnement des r\u00e9sidents, des r\u00e9f\u00e9rents sociaux pr\u00e9sents \u00e0 temps partiel proposent des activit\u00e9s et des animations.\u00bb Une soci\u00e9t\u00e9 de service pouvant effectuer des menus travaux sur les diff\u00e9rents sites a aussi \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e. La SARL sera \u00e9galement prochainement transform\u00e9e en SA dans le but, entre autres, de d\u00e9velopper des activit\u00e9s de conseil aux constructeurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La \u00absilver economy\u00bb conna\u00eet une croissance continue, avec un potentiel \u00e9norme pour les entreprises qui parviennent \u00e0 r\u00e9pondre aux nouveaux besoins des s\u00e9niors. 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