



{"id":10344,"date":"2020-02-03T22:49:32","date_gmt":"2020-02-03T21:49:32","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=10344"},"modified":"2020-02-03T17:54:12","modified_gmt":"2020-02-03T16:54:12","slug":"societe-44","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=10344","title":{"rendered":"La cuisine comme pont entre les cultures"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019association Lausanne \u00e0 Table soutient chaque ann\u00e9e une centaine d\u2019\u00e9v\u00e9nements en rapport avec l\u2019alimentation. Sa mission: promouvoir saveurs d\u2019ailleurs et produits du terroir. Aux commandes de la structure, figure \u00c9lise Rabaey, Bulloise d\u2019origine et belle-fille du chef \u00e9toil\u00e9 G\u00e9rard Rabaey. Elle est \u00e9galement responsable gastronomique de la ville. Par sa double fonction, elle invite le public \u00e0 d\u00e9guster de nouveaux plats, fait d\u00e9couvrir la ferme aux enfants ou renforce les liens entre consommateurs et producteurs locaux. Rencontre.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10345\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/largeur03022020.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/largeur03022020.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/largeur03022020-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/largeur03022020-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>En l\u2019espace de quarante ans, le nombre de r\u00e9sidents \u00e9trangers a doubl\u00e9 \u00e0 Lausanne. Comment cette \u00e9volution s\u2019observe-t-elle dans les assiettes?<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00c9lise Rabaey:<\/strong> Il y a quelques ann\u00e9es, on ne trouvait aucun sandwich vietnamien Banh mi dans la ville. Aujourd\u2019hui, trois restaurants en proposent dans leur menu. Idem avec les mets cor\u00e9ens. Ce multiculturalisme se retrouve dans l\u2019offre culinaire lausannoise, et les Lausannois peuvent s\u2019en r\u00e9jouir ! Ce qui est int\u00e9ressant, c\u2019est que ce multiculturalisme se m\u00eale parfaitement au terroir ; puisque nombre de restaurants exotiques utilisent des produits du terroir dans leur menu: ramen \u00e0 base de bl\u00e9 suisse ou empanadas fourr\u00e9es au porc et au gruy\u00e8re cr\u00e9ent de nouveaux liens entre les personnes et les cultures.<\/p>\n<p><strong>Comment l\u2019association Lausanne \u00e0 Table fait-elle la promotion de tels \u00e9changes gastronomiques?<\/strong><\/p>\n<p>Lors d\u2019un \u00e9v\u00e9nement organis\u00e9 par notre association, le Miam Festival, l\u2019un des stands les plus populaires a \u00e9t\u00e9 celui de l\u2019\u00c9tablissement vaudois d\u2019accueil des migrants (EVAM). Non seulement la nourriture \u00e9tait succulente mais les histoires de vie qui se partageaient \u00e9taient passionnantes. Tout le monde discutait avec son voisin. Je suis persuad\u00e9e que la cuisine d\u00e9cloisonne les consommateurs car elle v\u00e9hicule l\u2019histoire de chacun. Nous avons tous une madeleine de Proust. Nous avons aussi organis\u00e9 des tables \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, invitant deux inconnus \u00e0 chaque table. Les premi\u00e8res discussions portent souvent sur la cuisine. La gastronomie favorise l\u2019int\u00e9gration. Et cela est vrai surtout \u00e0 Lausanne.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi?<\/strong><\/p>\n<p>Lausanne a maintenu son \u00e2me de village o\u00f9 la convivialit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9 sont des valeurs primordiales. Y cohabitent des ensembles des \u00e9tablissements \u00e9toil\u00e9s, des pintes historiques, des barbecues cor\u00e9ens, des \u00e9piceries ib\u00e9riques et m\u00eame des restaurants de cuisine nordique. Et tout cela se marie parfaitement avec les produits locaux. Les produits du terroir vaudois sont-ils assez mis en valeur? Il est primordial de les valoriser quotidiennement, et c\u2019est l\u2019une des missions de Lausanne \u00e0 Table. Leur promotion demande des efforts constants. Cela garantit que les produits du terroir demeurent vivants et visibles aupr\u00e8s des touristes comme des locaux. Il est aussi indispensable d\u2019en faire la promotion aupr\u00e8s des enfants, de mani\u00e8re \u00e0 les instruire au go\u00fbt.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi cette \u00e9ducation est-elle n\u00e9cessaire?<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019heure actuelle, la population veut toujours conna\u00eetre davantage l\u2019origine de leurs aliments et savoir dans quelles conditions ils ont \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9s, transform\u00e9s ou cuisin\u00e9s. Un ph\u00e9nom\u00e8ne notamment d\u00fb \u00e0 la hausse des maladies li\u00e9es \u00e0 la nutrition. C\u2019est pourquoi notre association organise des \u00e9v\u00e9nements de d\u00e9couverte culinaire \u00e0 la ferme, par exemple, afin de faire d\u00e9couvrir de nouvelles saveurs aux plus jeunes. Il est d\u00e9solant de voir certains restaurants continuer \u00e0 offrir uniquement du poulet-frites dans les menus enfants.<\/p>\n<p><strong>Vous avez cr\u00e9\u00e9 l\u2019association Lausanne \u00e0 Table en 2014. Pourquoi?<\/strong><\/p>\n<p>En 2012, Lausanne a \u00e9t\u00e9 \u00e9lue Ville du Go\u00fbt par l\u2019Association suisse de promotion du go\u00fbt. Plus tard, et avec le soutien de la Ville de Lausanne, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de transformer cette distinction en une association. Ainsi, les buts de Lausanne \u00e0 Table sont de promouvoir les artisans et les produits locaux, mettre en avant le terroir et faire vivre la ville \u00e0 travers l\u2019ensemble de sa vari\u00e9t\u00e9 culinaire.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce que le Miam Festival, votre \u00e9v\u00e9nement phare?<\/strong><\/p>\n<p>Durant la Pentec\u00f4te, nous r\u00e9unissons sur la place de la Riponne plus d\u2019une cinquantaine d\u2019artisans du go\u00fbt. Que ce soit des traiteurs, des restaurateurs, des food trucks ou des producteurs, nous voulons d\u00e9montrer toute la vari\u00e9t\u00e9 culinaire de Lausanne. Ainsi les enfants pouvaient cr\u00e9er leur propre pizza pendant que les grands concoctaient leur propre tartare.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les objectifs pour 2020?<\/strong><\/p>\n<p>En 2019, nous avons attir\u00e9 environ 25 000 visiteurs lors du Miam Festival, malgr\u00e9 une m\u00e9t\u00e9o capricieuse. Nous voulons donc continuer, pour l\u2019\u00e9dition 2020, \u00e0 proposer les meilleurs artisans du go\u00fbt, pour que le festival continue d\u2019\u00eatre une v\u00e9ritable vitrine du Lausanne culinaire. En parall\u00e8le, nous comptons maintenir la vari\u00e9t\u00e9 et le nombre d\u2019\u00e9v\u00e9nements que nous organisons ou que nous soutenons, comme nous l\u2019avons par exemple fait l\u2019an dernier avec la F\u00eate du Chips.<\/p>\n<p><strong>Est-il possible de r\u00e9sumer l\u2019offre gastronomique de Lausanne?<\/strong><\/p>\n<p>On pourrait la r\u00e9duire au papet vaudois, mais ce serait occulter la richesse et la diversit\u00e9 culinaires de Lausanne, \u00e0 l\u2019image du caract\u00e8re ouvert et curieux des Lausannois. Il y a 5 ans, la tendance \u00e9tait aux hamburgers. On en trouvait partout, dans tous les restaurants et la majorit\u00e9 des food trucks leur \u00e9taient d\u00e9di\u00e9s. M\u00eame si cette tendance se poursuit encore aujourd\u2019hui, de nouvelles curiosit\u00e9s \u00e9mergent. Lors de la derni\u00e8re \u00e9dition du Miam Festival, les sp\u00e9cialit\u00e9s japonaises comme les galettes de choux grill\u00e9es Okonomiyakis ont rencontr\u00e9 un \u00e9norme succ\u00e8s, tout comme les ramen, les fameuses nouilles au bouillon.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par LargeNetwork est parue dans The Lausanner (no4).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elise Rabaey a pour mission de valoriser la gastronomie lausannoise. Elle raconte comment la ville est devenue un carrefour des saveurs du monde.<\/p>\n","protected":false},"author":20248,"featured_media":10345,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-10344","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10344","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20248"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10344"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10344\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10347,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10344\/revisions\/10347"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10345"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10344"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10344"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10344"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}