



{"id":10165,"date":"2020-01-06T23:01:03","date_gmt":"2020-01-06T22:01:03","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=10165"},"modified":"2020-01-06T11:04:03","modified_gmt":"2020-01-06T10:04:03","slug":"economie-50","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=10165","title":{"rendered":"30 ans de m\u00e9dias: fermetures, regroupements et concurrences num\u00e9riques"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par LargeNetwork est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/entreprises\/2019\/12\/09\/10-lisaiton-pme-magazine-y-30-ans\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PME Magazine<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>En Suisse comme ailleurs, le secteur des m\u00e9dias a connu une chute spectaculaire. Sa taille \u00e9conomique a quasiment \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e par deux en 20 ans, selon l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique. Le recul drastique du nombre de titres de journaux suisses illustre \u00e0 lui seul le ph\u00e9nom\u00e8ne: de 257 en 1989 \u00e0 92 en 2017, soit une baisse de 60%. Entre \u00e9rosion des ventes et du lectorat, avanc\u00e9es technologiques et diversification des supports publicitaires, le secteur des m\u00e9dias suisse a v\u00e9cu de profondes restructurations.<\/p>\n<p><strong>1. Disparitions et regroupements<\/strong><\/p>\n<p>\u00abHistoriquement, les m\u00e9dias occupent une place tr\u00e8s importante en Suisse, explique Gianni Haver, professeur d\u2019histoire sociale des m\u00e9dias \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne. D\u00e8s l\u2019essor industriel, le pays est partag\u00e9 en diff\u00e9rentes r\u00e9gions linguistiques, religieuses et politiques. Chacun doit alors \u00e9mettre ses informations, ce qui donne \u00e0 la Suisse une densit\u00e9 de titre par habitant in\u00e9gal\u00e9e.\u00bb Dans la grande histoire des m\u00e9dias, la Suisse se distingue: la premi\u00e8re exp\u00e9rience radio a lieu en Valais, le Web est cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve, et le plus ancien quotidien francophone au monde est L\u2019Express, publi\u00e9 \u00e0 Neuch\u00e2tel d\u00e8s 1738.<\/p>\n<p>D\u00e9sint\u00e9r\u00eat des lecteurs, r\u00e9duction des revenus publicitaires: l<em>a presse enregistre de nombreuses disparitions et regroupements: en 1992, les quotidiens jurassiens Le Pays<\/em>\u00a0et\u00a0<em>Le D\u00e9mocrate<\/em> fusionnent. En 1994, <em>La Suisse publie son dernier num\u00e9ro. <\/em>Dans la r\u00e9gion l\u00e9manique,\u00a0<em>Le Journal de Gen\u00e8ve <\/em>(qui avait absorb\u00e9 la\u00a0<em>Gazette de Lausanne<\/em>) et\u00a0<em>Le Nouveau Quotidien se r\u00e9unissent en 1998 pour cr\u00e9er Le Temps. <\/em>Selon Jacques Pilet, journaliste et fondateur du Nouveau Quotidien et de L\u2019Hebdo, \u00abces regroupements \u00e9taient une sage d\u00e9cision. Le Temps est sorti plus fort, avec davantage de moyens pour toucher la Suisse romande.\u00bb Mais depuis les ann\u00e9es 2000, la presse quotidienne a d\u00fb affronter la nouvelle concurrence des journaux gratuits comme 20 Minutes, lanc\u00e9 en 1999.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui deux entreprises bas\u00e9es \u00e0 Zurich, Tamedia et Ringier, d\u00e9tiennent la majorit\u00e9 des titres suisses francophones. \u00abCes groupes se partagent les titres et utilisent souvent les m\u00eames contenus dans plusieurs publications, analyse Gianni Haver. Hormis quelques ind\u00e9pendants, on retrouve donc un mod\u00e8le unique pour la presse romande.\u00bb<\/p>\n<p>En 1989 apparaissent les revues \u00e9conomiques PME Magazine, lanc\u00e9 par Jean-Jacques Manz et Ralph B\u00fcchi, et Bilan cr\u00e9\u00e9 par Edipresse, aujourd\u2019hui respectivement propri\u00e9t\u00e9s de Ringier Axel Springer et Tamedia. \u00abCe duopole est malsain et tout aussi pernicieux qu\u2019un monopole, d\u2019autant plus qu\u2019il n\u2019y a plus aucun romand dans les conseils d\u2019administration zurichois, d\u00e9plore Jacques Pilet. La situation est critique pour la presse romande mais la faute incombe aux Romands qui n\u2019ont pas su soutenir leurs journaux.\u00bb<\/p>\n<p>La presse magazine s\u2019illustre dans le paysage m\u00e9diatique de l\u2019\u00e9poque. Les revues comme L\u2019Echo illustr\u00e9 ou L\u2019Illustr\u00e9 popularisent les reportages et la couverture de l\u2019actualit\u00e9. La Radio t\u00e9l\u00e9vision suisse (RTS) na\u00eet en 2010 de la fusion de la T\u00e9l\u00e9vision suisse romande et de la Radio suisse romande.<\/p>\n<p><strong>2. Nouveaux acteurs<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019essor d\u2019internet offre de nouvelles opportunit\u00e9s aux m\u00e9dias suisses. Des \u00ab\u00a0pure-players\u00a0\u00bb, diffus\u00e9s uniquement sur le web \u00e9mergent, \u00e0 l\u2019instar de Largeur.com en 1999 ou plus r\u00e9cemment de Heidi.news en 2018. Dans le domaine des m\u00e9dias suisses, le nombre de webmasters est ainsi pass\u00e9 de 190 en 1990, \u00e0 plus de 4\u2019000 en 2000 puis a d\u00e9pass\u00e9 les 8&rsquo;500 en 2017 selon l\u2019OFS. \u00abInternet est un m\u00e9dia en soi mais aussi et surtout un m\u00e9dia \u00e9ponge qui r\u00e9cup\u00e8rent beaucoup de contenus ailleurs, dans la presse, la t\u00e9l\u00e9vision, le cin\u00e9ma, d\u00e9taille Gianni Haver. On pense beaucoup \u00e0 internet comme un m\u00e9dia d\u2019image mais le web est l\u2019h\u00e9ritier de la presse imprim\u00e9e puisqu\u2019il offre une majorit\u00e9 de contenu \u00e0 lire.\u00bb<\/p>\n<p>Selon l\u2019OFS, la proportion de personnes qui s\u2019informent sur internet a largement progress\u00e9: en 2017, 70% des Suisses lisent les nouvelles ou consultent les journaux en ligne. Le changement est particuli\u00e8rement frappant pour les plus de 60 ans qui sont pr\u00e8s de 50% \u00e0 s\u2019informer d\u00e9sormais sur internet, une augmentation de 45% par rapport \u00e0 2014. De plus, pr\u00e8s de 50% du public \u00e9coute la radio ou regarde la t\u00e9l\u00e9vision en ligne en 2017. Les m\u00e9thodes de consommations des m\u00e9dias \u00e9voluent donc parall\u00e8lement aux progr\u00e8s techniques. \u00abLa presse imprim\u00e9e a toujours subi des crises provoqu\u00e9es par l\u2019arriv\u00e9e de m\u00e9dias concurrents, explique Gianni Haver. Aujourd\u2019hui internet en est le fossoyeur principal, mais la radio, puis la t\u00e9l\u00e9vision ont aussi \u00e9t\u00e9 des menaces \u00e0 l\u2019\u00e9poque.\u00bb<\/p>\n<p>Depuis la lib\u00e9ralisation de l\u2019audiovisuel en 1983, les m\u00e9dias publics subissent par ailleurs une forte comp\u00e9tition: en radio, les acteurs priv\u00e9s \u00e9mergent, tels que One FM, LFM, Radio Fribourg ou Rh\u00f4ne FM. En t\u00e9l\u00e9vision, depuis 2001 la chaine fran\u00e7aise M6 diffuse des publicit\u00e9s suisses sur ses chaines, suivie par TF1 en 2011 ce qui provoque une dilution \u2013 et un exode &#8211; des revenus publicitaires.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10166\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/largeur_06012020.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/largeur_06012020.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/largeur_06012020-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/largeur_06012020-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>3. Formats in\u00e9dits et r\u00e9seaux sociaux<\/strong><\/p>\n<p>\u00abLes 18 \u00e0 25 ans sont curieux, press\u00e9s et veulent pouvoir s\u2019informer sur leur mobile, explique Geoffrey Moret, fondateur et CEO de Kapaw, site d\u2019actualit\u00e9s en vid\u00e9o exclusivement pr\u00e9sent sur les r\u00e9seaux sociaux. Les jeunes ne se d\u00e9sint\u00e9ressent pas des m\u00e9dias mais les consomment diff\u00e9remment.\u00bb L\u2019entreprise de huit employ\u00e9s cr\u00e9\u00e9e en 2016 est install\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve et \u00e0 Zurich. Ses vid\u00e9os atteignent un demi-million de Suisses par semaine avec une moyenne de 3 millions de vues mensuelles.\u00a0Les vid\u00e9os sont succinctes, gratuites et sous titr\u00e9es, puisque 80% d\u2019entre elles sont visionn\u00e9es sans le son.<\/p>\n<p>Avec les r\u00e9seaux sociaux, annonceurs et consommateurs modifient leurs attentes ce qui induit une restructuration de l\u2019offre m\u00e9diatique: plus courte, plus visuelle, avec une publicit\u00e9 cibl\u00e9e et surtout sur mobile. \u00abActuellement l\u2019utilisateur fait son propre montage puisque tout est \u00e0 la demande, constate Gianni Haver. Ce qui r\u00e9sulte en un mode de consommation picor\u00e9 et parfois inabouti.\u00bb C\u00f4t\u00e9 publicit\u00e9, les contenus sponsoris\u00e9s apparaissent. \u00abC\u2019est le format que nous proposons le plus, indique Geoffrey Moret, fondateur et CEO de Kapaw. Il permet aux marques de se diff\u00e9rencier.\u00bb La libert\u00e9 de la presse a toujours \u00e9t\u00e9 limit\u00e9e par la sph\u00e8re \u00e9conomique, remarque Gianni Haver. \u00abAvec internet, le public a l\u2019impression qu\u2019il ne paye pas mais comme le dit d\u2019adage: si vous ne payez rien, c\u2019est que la marchandise c\u2019est vous.\u00bb<\/p>\n<p>Les m\u00e9dias traditionnels s\u2019adaptent \u00e0 cette mutation digitale, comme Le Temps qui cr\u00e9e aujourd\u2019hui des vid\u00e9os, ou Tataki de la RTS, cr\u00e9\u00e9 en 2017 qui vise les 15-25 ans et n\u2019est diffus\u00e9 que sur les r\u00e9seaux sociaux comme Instagram, Facebook ou Snapchat. \u00abChaque g\u00e9n\u00e9ration vit un renouv\u00e8lement des marques m\u00e9diatiques gr\u00e2ce aux avanc\u00e9es technologiques, dit Geoffrey Moret. La presse imprim\u00e9e va donc continuer \u00e0 reculer, c\u2019est une \u00e9volution naturelle.\u00bb<\/p>\n<p><strong>4. Le temps des d\u00e9fis<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 en 1981, le newsmagazine L\u2019Hebdo disparait en 2017 \u00e0 36 ans, suivi en 2018 par le quotidien Le Matin, qui conserve cependant une version num\u00e9rique et une publication dominicale. En 2018, c\u2019est au tour de <em>L&rsquo;Impartial<\/em>\u00a0de La Chaux-de-Fonds et de <em>L&rsquo;Express\u00a0<\/em>de Neuch\u00e2tel de fusionner pour devenir ArcInfo. La presse est toujours heurt\u00e9e par les crises \u00e9conomiques, n\u2019\u00e9pargnant pas le digital Konbini, qui ferme sa r\u00e9daction suisse en 2019.<\/p>\n<p>Seuls certains ind\u00e9pendants r\u00e9sistent, tels que le GHI, Le Courrier, ou encore La Libert\u00e9. \u00abLa presse actuelle doit se renouveler et r\u00e9pondre \u00e0 deux d\u00e9fis, analyse Jacques Pilet. Les journaux ne donnent plus les nouvelles brutes puisqu\u2019elles arrivent avant par internet. La presse doit donc v\u00e9rifier, interpr\u00e9ter et analyser l\u2019information pour lui apporter une plus-value. Enfin, elle doit valoriser les nouvelles locales qui ne sont pas trait\u00e9es par les grands groupe en ligne.\u00bb En effet, l\u2019information est aujourd\u2019hui plus mondialis\u00e9e, \u00abavec l\u2019anglais comme nouvel esperanto\u00bb, note le professeur Gianni Haver.<\/p>\n<p>En mars 2018, apr\u00e8s des mois de d\u00e9bat sur l\u2019int\u00e9r\u00eat de la redevance radio et t\u00e9l\u00e9vision, le peuple a rejet\u00e9 \u00e0 71,6% l\u2019initiative qui visait \u00e0 supprimer toute subvention, soutenant ainsi les m\u00e9dias publics. En 2017, la RTS totalisait 34% de l\u2019audimat, talonn\u00e9es par les cha\u00eenes fran\u00e7aises (TF1, M6, France T\u00e9l\u00e9vision) avec 30%. Ces chaines de t\u00e9l\u00e9vision traditionnelles sont n\u00e9anmoins aujourd\u2019hui concurrenc\u00e9es par les plateformes de visionnement en ligne comme Netflix ou Amazon Prime.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ces r\u00e9cents bouleversements, de nouveaux mod\u00e8les de presse \u00e9mergent, comme le journal ind\u00e9pendant Micro qui vise les lecteurs dans les bistrots, les blogs sp\u00e9cialis\u00e9s tel Insideparadeplatz.ch \u00e0 Zurich ou encore les sites g\u00e9n\u00e9ralistes comme Bon pour la t\u00eate &#8212; ou Republik en Suisse al\u00e9manique. \u00abInternet offre des outils plus souples et moins co\u00fbteux que la presse de l\u2019\u00e9poque, souligne Jacques Pilet, par ailleurs contributeur \u00e0 Bon pour la t\u00eate. Ces nouvelles plateformes participent ainsi \u00e0 la diversit\u00e9 d\u2019opinions.\u00bb La presse se p\u00e9rennise donc sur le web. \u00abApr\u00e8s avoir longtemps partag\u00e9 leurs contenus gratuitement, les journaux ont d\u00e9sormais mis en place des paywall qui bloquent la lecture sans abonnement, souligne Gianni Haver, professeur d\u2019histoire sociale des m\u00e9dias \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne. Le public semble s\u2019\u00eatre rendu compte qu\u2019une information de qualit\u00e9 \u00e0 un prix.\u00bb Ainsi, en 2019, Le Temps a enregistr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois depuis sa cr\u00e9ation une hausse historique de plus de 10% de ses abonnements.<\/p>\n<p><b>_______<\/b><\/p>\n<p><strong>86%<br \/>\n<\/strong>La part de la population suisse qui utilise r\u00e9guli\u00e8rement internet en 2018.<\/p>\n<p><strong>700&rsquo;000<br \/>\n<\/strong>Le nombre de personnes de 14 ans qui utilisaient r\u00e9guli\u00e8rement internet en Suisse en 1998.<\/p>\n<p><strong>5&rsquo;800&rsquo;000<br \/>\n<\/strong>Le nombre de personnes de 14 ans et plus qui utilisent r\u00e9guli\u00e8rement internet en Suisse en 2018.<\/p>\n<p><strong>149<br \/>\n<\/strong>En minutes, le temps moyen quotidien qui \u00e9tait consacr\u00e9 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision en Suisse romande en 1995.<\/p>\n<p><strong>132<br \/>\n<\/strong>En minutes, le temps moyen quotidien consacr\u00e9 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision en Suisse romande en 2018.<\/p>\n<p><strong>137<br \/>\n<\/strong>En minutes, le temps moyen quotidien qui \u00e9tait consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9coute radio en Suisse romande en 1989.<\/p>\n<p><strong>79<br \/>\n<\/strong>En minutes, le temps moyen quotidien consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9coute radio en Suisse romande en 2018.<\/p>\n<p><strong>24<br \/>\n<\/strong>En minutes, le temps moyen quotidien qui \u00e9tait consacr\u00e9e \u00e0 la lecture de journaux ou magazines en Suisse romande en 1989.<\/p>\n<p><strong>27<br \/>\n<\/strong>En minutes, le temps moyen quotidien consacr\u00e9 \u00e0 la lecture de journaux ou magazines en Suisse romande en 2018.<\/p>\n<p>Source: OFS<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le secteur m\u00e9diatique a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par une histoire mouvement\u00e9e ces trois derni\u00e8res d\u00e9cennies, entre crises structurelles et r\u00e9inventions.<\/p>\n","protected":false},"author":20256,"featured_media":10166,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-10165","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10165","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20256"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10165"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10165\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10167,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10165\/revisions\/10167"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10166"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}