



{"id":10070,"date":"2019-12-23T23:42:05","date_gmt":"2019-12-23T22:42:05","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=10070"},"modified":"2020-02-07T11:01:52","modified_gmt":"2020-02-07T10:01:52","slug":"economie-48","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=10070","title":{"rendered":"Commerce de d\u00e9tail: innover pour r\u00e9ussir"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par LargeNetwork est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/entreprises\/2019\/11\/11\/commerce-detail-grande-mutation\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PME Magazine<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Moins de centres commerciaux gigantesques en p\u00e9riph\u00e9rie, plus d\u2019\u00e9piceries au coin de la rue, des circuits courts pour l\u2019alimentation et des achats en ligne pour de plus en plus de produits, y compris la mode et le mobilier. Avec quelques ann\u00e9es de retard sur les Etats-Unis, l\u2019\u00e9volution des habitudes de consommation touche d\u00e9sormais aussi l\u2019Europe et la Suisse.\u00a0 Quel impact sur le commerce de d\u00e9tail en Suisse romande? Comment peut-il s\u2019adapter \u00e0 la situation? Les r\u00e9ponses cinq enseignes suisses qui ont su tirer leur \u00e9pingle du jeu.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10114\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/largeur_23122019.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/largeur_23122019.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/largeur_23122019-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/largeur_23122019-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p>________<\/p>\n<p><strong>\u00abUne r\u00e9union autour de<\/strong><strong> valeurs communes<\/strong><strong>\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il y a trois ans, Eslyne Charrier et Olivier Richard ont lanc\u00e9 l\u2019\u00e9picerie en vrac Chez Mamie. Un nom qui regroupe d\u00e9sormais une quinzaine d\u2019enseignes franchis\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9picerie en vrac Chez Mamie a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 en 2016 \u00e0 Sion. D\u00e8s l\u2019ouverture, le magasin re\u00e7oit des centaines de messages de personnes \u00e0 la recherche de soutien pour ouvrir eux aussi un magasin d\u2019alimentation responsable. Olivier Richard, directeur de ce qui va par la suite devenir la marque Chez Mamie, se voit alors oblig\u00e9 de se transformer en chef d\u2019orchestre pour d\u00e9velopper un r\u00e9seau qui compte aujourd\u2019hui de 15 magasins franchis\u00e9s en Suisse, soit une trentaine de collaborateurs. \u00abCela permet de se prot\u00e9ger et de cr\u00e9er une coh\u00e9sion, un groupe un peu plus fort face \u00e0 la grande distribution.\u00bb<\/p>\n<p>Au d\u00e9part, les fondateurs de l\u2019enseigne n\u2019avaient pourtant aucune ambition de cet ordre. Inspir\u00e9s par la philosophie z\u00e9ro d\u00e9chet, Eslyne Charrier et Olivier Richard voulaient surtout cr\u00e9er un magasin tel qu\u2019ils auraient voulu en trouver dans leur r\u00e9gion. La passion a \u00e9t\u00e9 le moteur de ce projet, se rappelle le directeur: \u00abIl ne faut pas faire l\u2019erreur de vouloir surfer sur le concept du moment et d\u2019ouvrir un magasin sans v\u00e9ritable conviction. Plus qu\u2019un commerce en vrac, le z\u00e9ro d\u00e9chet est un mode de vie. Les clients sont g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s attentifs \u00e0 leurs achats et renseign\u00e9s sur le sujet. Il est donc imp\u00e9ratif de connaitre et aimer ce qu\u2019on vend.\u00bb<\/p>\n<p>Chez Mamie propose des produits bio, sans emballages, et de la r\u00e9gion, allant de l\u2019alimentaire aux produits cosm\u00e9tiques ou d\u2019entretien. La marque s\u2019est constitu\u00e9e peu \u00e0 peu une communaut\u00e9 d\u2019habitu\u00e9s, fid\u00e9lis\u00e9e au-del\u00e0 du premier magasin de Sion. Les quinze magasins enregistrent au total environ 900 clients par jour. Ces derniers savent qu\u2019ils vont retrouver l\u2019engagement \u00e9thique et les produits propos\u00e9s dans l\u2019ensemble du r\u00e9seau.\u00a0\u00abLa client\u00e8le que l\u2019on touche m\u00e8ne une r\u00e9flexion globale sur sa consommation, bas\u00e9e sur la r\u00e9duction des impacts environnementaux, voire de la d\u00e9croissance. Gr\u00e2ce \u00e0 nos services, nos diff\u00e9rents ateliers et nos conseils, nous r\u00e9unissons les clients autour de valeurs communes et leur offrons un ensemble coh\u00e9rent.\u00bb<\/p>\n<p>________<\/p>\n<p><strong>\u00abPrivil\u00e9gier le contact avec la client\u00e8le\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>La boutique s\u00e9dunoise Le Ma\u00eetre de Jeux vend des figurines, des jeux de r\u00f4les et une vari\u00e9t\u00e9 de jeux de soci\u00e9t\u00e9. Elle mise sur l\u2019organisation d\u2019\u00e9v\u00e9nements pour fid\u00e9liser ses clients.<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en constant le manque d\u2019offre destin\u00e9e aux enfants f\u00e9rus de jeux de r\u00f4le dans la r\u00e9gion valaisanne que Madge M\u00e9villot s\u2019est lanc\u00e9e dans le commerce il y a 25 ans. Alors m\u00e8re d\u2019un jeune gar\u00e7on, elle s\u2019installe dans un petit local \u00e0 Sion. \u00abTout le mobilier \u00e9tait fait de r\u00e9cup\u00e9ration ou a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par mes soins, se souvient- elle. Lorsqu\u2019on ouvre un nouveau commerce, il faut rester l\u00e9ger et humble au niveau des infrastructures et privil\u00e9gier un loyer raisonnable, d\u2019autant plus que monter un stock est co\u00fbteux.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019enseigne trouve son public et d\u00e9m\u00e9nage une premi\u00e8re fois, il y 7 ans, dans un lieu plus spacieux, qui qui devient une nouvelle fois trop petit lorsque son fils commence \u00e0 travailler pour le magasin. \u00abNous nous sommes cr\u00e9\u00e9s une petite r\u00e9putation, il a fallu nous r\u00e9inventer. Depuis deux ans, nous b\u00e9n\u00e9ficions enfin d\u2019un espace suffisant pour nos activit\u00e9s, avec une trentaine de places assises pour les anniversaires et autres \u00e9v\u00e8nements.\u00bb<\/p>\n<p>Avec l\u2019arriv\u00e9e en Valais de g\u00e9ants du jouet tels que Maxi Toys, il \u00e9tait essentiel pour l\u2019\u00e9quipe de se d\u00e9marquer en misant sur un accueil de qualit\u00e9, une excellente connaissance des jeux propos\u00e9s et des rencontres ludiques. \u00abNous refusons de faire de la vente sur internet. Notre objectif est de privil\u00e9gier le contact avec la client\u00e8le avant tout.\u00bb Cela se traduit notamment par l\u2019organisation de divers \u00e9v\u00e9nements: soir\u00e9es jeu, tournois de cartes ou animations destin\u00e9es aux familles les samedis.<\/p>\n<p>Cet attachement \u00e0 la boutique r\u00e9unit des habitu\u00e9s, les premiers clients de l\u2019\u00e9poque qui reviennent avec leurs propres enfants par nostalgie et par plaisir de jouer. Mais \u00e9galement de nouveaux adeptes, qui ont entendu parler des tournois ou des \u00e9v\u00e8nements via les r\u00e9seaux sociaux ou le bouche \u00e0 oreille. L&rsquo;enseigne vend aujourd\u2019hui 300 jeux par mois et affiche une augmentation annuelle du chiffre d&rsquo;affaires d&rsquo;environ 20%, sans compter les revenus engrang\u00e9s via les animations et \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, le magasin promeut le jeu comme outil p\u00e9dagogique: \u00abNous formons les futurs \u00e9ducateurs de la HES-SO \u00e0 l\u2019importance du jeu pour les 6-12 ans. Nous proposons \u00e9galement des animations dans des foyers de jour pour personnes \u00e2g\u00e9es ou en situation de handicap et m\u00eame en prison.\u00bb<\/p>\n<p>________<\/p>\n<p><strong>\u00abOffrir une bonne tra\u00e7abilit\u00e9 de nos produits\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les Genevois Sabrina et Fred Cornudet exploitent deux boutiques sp\u00e9cialis\u00e9es dans la mode et les accessoires affichant une forte identit\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p>Lorsque leur fille Chlo\u00eb nait fin 2008, Sabrina et Fred Cornudet d\u00e9cident de partir six mois en cong\u00e9 parental pour sillonner l\u2019Asie, leur b\u00e9b\u00e9 sous le bras. Elle travaille dans une cr\u00e8che, lui est actif dans l\u2019\u00e9v\u00e8nementiel. Durant ce voyage, ils croisent la route d\u2019artisans bijoutiers, notamment indon\u00e9siens, qui les inspirent profond\u00e9ment. De retour \u00e0 Gen\u00e8ve, ils d\u00e9cident alors de lancer une premi\u00e8re collection de bijoux, inspir\u00e9e du voyage et au nom de leur fille, qu\u2019ils pr\u00e9sentent d\u2019abord lors d\u2019un march\u00e9 de No\u00ebl. Le succ\u00e8s est vite au rendez-vous, \u00e0 tel point qu\u2019ils acqui\u00e8rent une premi\u00e8re boutique en mars 2010, puis une seconde en novembre 2014. Les clients appr\u00e9cient le c\u00f4t\u00e9 local de la marque: tout est confectionn\u00e9 \u00e0 la main dans l\u2019atelier du couple. Ils sont aussi sensibles \u00e0 l\u2019histoire familiale de la boutique et en suivent le d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Les bijoux sont en argent et orn\u00e9s de pierres semi-pr\u00e9cieuses rapport\u00e9es de voyage. D\u2019abord tourn\u00e9e vers une client\u00e8le f\u00e9minine, la boutique a \u00e9galement lanc\u00e9 une collection pour hommes, \u00e0 l\u2019initiative de Fred. Il est aussi possible de cr\u00e9er des pi\u00e8ces uniques et sur mesure selon le go\u00fbt de chacun. Les deux artisans d\u00e9l\u00e8guent tr\u00e8s peu et choisissent tout eux-m\u00eames. \u00abDans la deuxi\u00e8me boutique, sur le mode concept store, nous avions envie de proposer aussi des petits objets ramen\u00e9s de voyage, de la d\u00e9coration provenant de Bali ainsi que divers accessoires\u00bb, explique Sabrina.<\/p>\n<p>Le couple accorde une importance particuli\u00e8re \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement de leurs boutiques: color\u00e9es, harmonieuses, parfum\u00e9es, elles sont une invitation \u00e0 la bonne humeur:\u00a0\u00abOn s\u2019y sent bien et plusieurs clients nous ont d\u00e9j\u00e0 confi\u00e9 vouloir amener leur lit au milieu de la boutique et en faire leur chambre \u00e0 coucher!\u00bb<\/p>\n<p>Leur succ\u00e8s tient aussi \u00e0 leur strat\u00e9gie de communication:\u00a0\u00abNous essayons d\u2019\u00eatre tr\u00e8s actifs sur les r\u00e9seaux sociaux. Cela nous permet de poster r\u00e9guli\u00e8rement des photos de nos fournisseurs en Asie lorsque nous voyageons et donc d\u2019offrir une bonne tra\u00e7abilit\u00e9 des bijoux \u00e0 nos clients.\u00bb<\/p>\n<p>________<\/p>\n<p><strong>\u00abNous faisons la part belle aux pi\u00e8ces intemporelles plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 la fast-fashion\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>N\u00e9e en 1977 pour importer la mode punk londonienne, la PME familiale bernoise Olmo table sur des marques peu pr\u00e9sentes dans son p\u00e9rim\u00e8tre d\u2019activit\u00e9 et le suivi des tendances europ\u00e9ennes.<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019histoire du d\u00e9taillant bernois Olmo, qui dispose de cinq boutiques dans la ville f\u00e9d\u00e9rale et une autre \u00e0 Zermatt, suit les mouvements de la mode et de la musique depuis sa cr\u00e9ation par Francis Pauchard en 1977. \u00abMon fr\u00e8re a commenc\u00e9 en ramenant de Londres des valises remplis de v\u00eatements punk pour ses amis, explique le CEO Luc Pauchard. Il rapportait toutes les pi\u00e8ces branch\u00e9es et un peu folles qu\u2019il trouvait.\u00bb La soci\u00e9t\u00e9 s\u2019est adapt\u00e9e aux autres tendances musicales, du rockabiliy au hip hop. \u00abNous avons par exemple \u00e9t\u00e9 parmi les premiers dans les ann\u00e9es 1980 \u00e0 proposer des Adidas superstar au moment o\u00f9 ce mod\u00e8le d\u00e9collait gr\u00e2ce au groupe Run-DMC.\u00bb<\/p>\n<p>Outre ces collaborations, parfois exclusives, avec des marques internationales (elle pr\u00e9sente les collections de Levi\u2019s et G-Star dans deux magasins d\u00e9di\u00e9s), la PME mise aussi sur des labels suisses. \u00abNous travaillons avec les fr\u00e8res Freitag depuis leurs d\u00e9buts, mais aussi plus r\u00e9cemment avec la start-up Nikin.\u00bb Les deux jeunes Argoviens \u00e0 l\u2019origine de cette entreprise de v\u00eatements et accessoires promettent de planter un arbre pour chaque article Nikin vendu.<\/p>\n<p>Olmo commercialise d\u2019ailleurs toujours plus de produits durables (fibre de mati\u00e8re recycl\u00e9e, coton biologique, usines certifi\u00e9es, etc.). \u00abC\u2019est une tendance qui nous correspond bien. Elle va avec la mode streetwear, non bling-bling, que nous proposons. Elle rejoint l\u2019id\u00e9e d\u2019acheter physiquement dans une boutique, en profitant du conseil et des essayages faciles, plut\u00f4t que de commander en ligne avec les allers-retours de cartons \u00e0 la poste que cela suppose. Elle fait la part belle aux pi\u00e8ces intemporelles plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 la fast-fashion.\u00bb Pour d\u00e9tecter les tendances de la mode \u00e9thique nordique, Olmo emploie une collaboratrice \u00e0 Amsterdam.<\/p>\n<p>La zone de chalandise des boutiques bernoises de la PME, qui exploite 900 m2 de surface commerciale et emploie 30 collaborateurs, s\u2019\u00e9tend aux cantons de Soleure, Neuch\u00e2tel et Fribourg. Malgr\u00e9 la concurrence du commerce en ligne, Luc Pauchard demeure confiant. \u00abNotre chiffre d\u2019affaires a certes tendance \u00e0 stagner, surtout si l\u2019on compare aux ventes de cinq ans en arri\u00e8re. Mais nous n\u2019avons pas \u00e0 fermer de magasins. La recomposition du march\u00e9, avec l\u2019arr\u00eat malheureux de boutiques ind\u00e9pendantes dans les villes moyennes autour de Berne, pourrait aussi s\u2019av\u00e9rer profitables pour nous.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00abDans le commerce physique, il ne faut pas baisser les bras\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Avec ses douze libraires et sept boutiques Nature &amp; D\u00e9couvertes, le groupe Payot anime de nombreuses rues commerciales de Suisse romande. Pour durer, il mise notamment sur des services \u00e9tendus et une diversification de ses activit\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p>Payot, qui c\u00e9l\u00e8bre ses 100 ans de pr\u00e9sence \u00e0 Gen\u00e8ve, ne se repose pas sur son glorieux pass\u00e9 de libraire romand. Dans la ville du bout du lac, l\u2019entreprise a r\u00e9organis\u00e9 depuis 2013 ses activit\u00e9s. Rive droite, elle a ferm\u00e9 son magasin rue de Chantepoulet pour s\u2019installer \u00e0 la Gare Cornavin, dans une boutique situ\u00e9e sur un important lieu de passage, ouverte le dimanche et aux horaires \u00e9tendus. Rive gauche, rue de la Conf\u00e9d\u00e9ration, elle a pris possession d\u2019un espace beaucoup plus grand, proposant le double de r\u00e9f\u00e9rences et un caf\u00e9. R\u00e9sultat: dans les librairies Payot genevoises, le nombre annuel de tickets de caisse a augment\u00e9 de 30% entre 2013 et 2016.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 lausannoise se d\u00e9ploie \u00e9galement dans d\u2019autres villes romandes, comme en t\u00e9moigne l\u2019ouverture en janvier 2018 d\u2019une nouvelle librairie \u00e0 Morges (VD). \u00abDans le commerce physique, il ne faut jamais baisser les bras. Il faut rester innovant\u00bb, r\u00e9sume le directeur de Payot, Pascal Vandenberghe. L\u2019entreprise suit, d\u2019une part, une strat\u00e9gie de diversification, avec l\u2019exploitation d\u2019une franchise exclusive en Suisse: depuis 2014, elle a ouvert trois nouvelles enseignes Nature &amp;<\/p>\n<p>D\u00e9couvertes, s\u2019ajoutant aux quatre d\u00e9j\u00e0 existantes. \u00abDeux sont situ\u00e9es dans le m\u00eame espace que nos librairies. Cela permet d\u2019occuper des meilleurs emplacements en centre-ville, en mutualisant les co\u00fbts des loyers, et de proposer une offre compl\u00e9mentaire.\u00bb Avec ces inaugurations, le nombre d\u2019employ\u00e9s est pass\u00e9 de 305 en 2014 \u00e0 pr\u00e8s de 350 aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Payot mise, d\u2019autre part, sur des services \u00e9tendus. \u00abLe d\u00e9veloppement du site web, que je n\u2019oppose pas au commerce physique, se r\u00e9v\u00e8le crucial afin de s\u2019adapter aux nouveaux modes de consommation. L\u2019ouverture d\u2019un caf\u00e9 r\u00e9pond aussi \u00e0 une logique de service et de confort suppl\u00e9mentaires pour nos clients.\u00bb Plus de 800 \u00e9v\u00e9nements sont d\u00e9sormais propos\u00e9s dans les librairies, contre une centaine au d\u00e9but des ann\u00e9es 2010. \u00abNous avons r\u00e9alis\u00e9 un site internet sp\u00e9cifique qui d\u00e9taille tous les vernissages, lectures, d\u00e9dicaces, animations pour enfants et autres activit\u00e9s que nous proposons.\u00bb<\/p>\n<p>Le contact humain reste, enfin, au centre des pr\u00e9occupations de Pascal Vandenberghe. \u00abLe conseil et l\u2019accueil sont primordiaux. Cela suppose d\u2019avoir suffisamment de personnel, des libraires form\u00e9s et de veiller au bien-\u00eatre des collaborateurs. S\u2019ils sont contents d\u2019\u00eatre l\u00e0, ils seront davantage orient\u00e9s sur le service \u00e0 la client\u00e8le.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Collaboration: Blandine Guignier<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vente en ligne, circuits courts: l\u2019\u00e9volution rapide des habitudes de consommation transforme toute une industrie. Quelles solutions pour survivre? 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