Vente en vrac: un succès confirmé dans la durée

Les magasins proposant des produits sans emballages poussent comme des champignons. Une offre qui semble avoir trouvé son public. Exemple avec une boutique basée en Suisse.

Par Audrey Magat

Sur la place des Grottes à Genève, la devanture d’une boutique décorée d’une variété de bocaux et de plantes vertes attire le regard. Une fois entré chez l’épicerie Nature en Vrac, on découvre une épicerie comme on n’en fait plus, mais remise au goût du jour grâce à une esthétique vintage fort imaginative. Le concept du magasin? La vente en vrac, soit sans emballages, de produits de consommation courante. On peut ainsi y acheter pâtes, du riz, des fruits secs, des thés et cafés, des huiles et des vinaigres ou encore des produits ménagers.

Inspirées par leurs origines colombiennes et mexicaines, des pays où ce type de commerces est courant, Mariana Oseguera et Marcela Flechas se sont lancées dans l’aventure il y a près de trois ans. «Nous voulions mélanger l’ambiance des épiceries d’antan, où la discussion et le conseil aux clients sont primordiaux, tout en proposant des produits issus d’une agriculture responsable», expliquent les deux associées. Le public genevois se montre au rendez-vous. En moyenne, le magasin compte environ 70 visiteurs de tous âges par jour, un chiffre «en constante augmentation».

80 litres de shampooing vendus par semaine

Armés de leurs bocaux et sacs réutilisables, les fidèles de la petite échoppe apprécient les produits de petit-déjeuner en vrac. Céréales et müesli en tout genre figurent parmi les best-sellers, tout comme les fruits secs, «mangue et noix de coco séchées en tête», observent les deux épicières. «Pour la provenance des produits, la priorité est donnée au 100% suisse», souligne Marcela. La plupart sont labélisés bio ou proviennent de petits producteurs locaux, exception faite d’une sélection de produits exotiques.

Les produits d’hygiène et de ménage écologiques et biodégradables comptent également parmi les plus demandés. «Nos clients veulent retourner à des compositions les plus simples possible, sans ingrédients inconnus», remarque Mariana. Le magasin genevois vend ainsi en moyenne 80 litres de lessive et 15 litres de shampooing par semaine. «La vente en vrac est un premier pas vers une consommation plus écologique et responsable», estiment les deux femmes, qui ne cachent pas fourmiller d’idées pour développer encore leur affaire.

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Une version de cet article réalisé par LargeNetwork est parue dans la Tribune de Genève.