Mode, version responsable

La styliste lausannoise Mélisande Grivet a lancé une marque de vêtements produits en série limitée à partir de surplus de tissus.

Par Nina Seddik

Vous êtes née à Lausanne. La ville inspire-t-elle vos créations?

Totalement. Je marche beaucoup, je fais l’essentiel de mes trajets à pied. Mes vêtements doivent aussi être pratiques et confortables, c’est très important.

D’où vient votre inspiration?

De la rue essentiellement. C’est intéressant d’observer ce que les gens portent au quotidien, leur style et leur morphologie. J’ai aussi une passion pour le vintage, avec une préférence pour les années trente. Je me suis d’ailleurs inspirée des pantalons de matelot de cette époque-là que j’ai réinterprétés pour certaines de mes pièces.

Comment est née la marque Nom Commun?

D’un besoin de créer un univers qui me soit propre et me ressemble. J’ai lancé ma première collection cet été, après avoir collaboré pendant longtemps avec différentes marques. Travailler avec des stocks existants et ne pas faire produire des tissus spécialement pour mes créations a été une évidence dès le début du projet. Je ne souhaite pas promouvoir la surconsommation. Les matières que j’utilise sont d’excellente qualité, elles sont issues de grandes maisons, et plus généralement de l’industrie du prêt-à-porter italien.

De quelle façon cet esprit de mode durable se traduit-il dans vos modèles?

Nom Commun, c’est un style intemporel. Les lignes sont épurées, les couleurs faciles à porter. Les matières sont nobles sans forcément être précieuses. Les vêtements sont faits pour durer et pour être facilement mixés avec d’autres pièces. Quant à la production, elle est assurée par des petits ateliers suisses et italiens. Elle est aussi limitée puisqu’elle dépend des stocks de tissus disponibles.

Pourquoi avoir choisi d’appeler votre marque comme cela?

Un nom commun est quelque chose de très général, qui englobe plusieurs sous-catégories. Tout comme le vêtement. Il y a une notion de simplicité que j’aime beaucoup et que l’on retrouve dans mes modèles. C’est aussi un clin d’œil à mon prénom, loin d’être courant.

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Une version de cet article réalisé par LargeNetwork est parue dans The Lausanner (no 2).