Depuis un certain temps déjà, Leonoardo DiCaprio a infiltré le milieu écolo. Des preuves? Le bel acteur est arrivé en voiture hybride à la cérémonie des Oscars. Il a été l’un des premiers à participer à l’opération «Red carpet, Green Cars» (tapis rouge, voiture verte), lancée en 2002 par Toyota et l’organisation environnementale Global Green USA.
Il s’agit de rejoindre le tapis rouge, le soir de la cérémonie, à bord d’un véhicule écologique. En 2002, quatre volontaires se sont présentés. Ils ont été vingt-cinq cette année.
En 2004, DiCario soutenait le candidat démocrate John Kerry. Plus récemment, c’est le film d’Al Gore, «Une vérité qui dérange» (en ce moment sur les écrans romands) qu’il exhortait à aller voir. Lui-même produit un documentaire, «11th Hour», qui devrait sortir l’année prochaine, et son site abrite un volet «écolo» assez réussi.
Dans toutes les interviews accordées à l’occasion de la sortie de son dernier film, «Les infiltrés», Leonardo DiCaprio parle de son engagement au sein du mouvement écologiste. «Les acteurs ne devraient s’autoriser à parler que des sujets sur lesquels ils ont un minimum de connaissances, donc de crédibilité. Je ne m’exprime pas sur la guerre, je parle seulement d’écologie», confie-t-il à «Elle» (27.11.06).
Arnold Schwarzenegger, devenu gouverneur de Californie et «Exterminateur des gaz à effet de serre» peut être fier de DiCaprio et de ses petits camarades hollywoodiens qui sont nombreux à jouer à fond la carte verte. Finis les 4 x 4, les stars américaines veulent rouler propre. A moins qu’elles ne cherchent tout bonnement à être tendance?
Parcourir en «voiture respectueuse de l’environnement» un trajet qu’il conviendrait d’effectuer à pied ou en vélo (à l’image de George Clooney qui, entre deux tasses de Nespresso, s’exhibe sur Sunset Boulevard dans sa petite Tango électrique) ne suffit pas à faire de vous un citoyen responsable de son environnement. En un seul vol dans un jet privé, la star dépense toute l’énergie qu’elle aura économisée avec sa voiture hybride.
C’est en fait le calcul de notre empreinte écologique qui permet de savoir si l’on est trop gourmand en énergie. Créé en 1999 par le WWF (World Wildlife Fund), l’empreinte écologique mesure la pression qu’exerce l’homme sur la terre. Pour manger, se vêtir, se chauffer, se déplacer, se loger, chacun de nous puise dans les ressource naturelles de la Terre.
Mesurée en hectare, l’empreinte d’une personne (d’un pays, d’une ville ou d’une population) est la surface totale nécessaire pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d’absorption de déchets. Les six milliards d’êtres humains devant se partager 11,3 milliards d’hectares, chacun dispose donc de 1,8 hectare pour sa consommation personnelle (un terrain de foot représente environ un hectare).
Alors qu’un Américain consomme en moyenne 9,6 hectares, il en faut 0,6 pour un Bengali. L’Europe est à 4,8 de moyenne. Les calculs effectués pour l’ensemble de la population mondiale démontrent que la consommation dépasse de 21 et 30% (les chiffres varient) les capacités des ressources naturelles à se renouveler et à absorber les pollutions.
Différents sites permettent de calculer de façon plus ou moins complexe son empreinte écologique. Fini de jouer à l’autruche: après un questionnaire de trois minutes environ, on apprend si l’on est en dessus ou en dessous de la moyenne suisse.
Sachant que si tous les habitants de la Terre adoptaient le mode de vie helvétique, nous aurions besoin de 2,6 planètes, il n’y a donc pas de quoi pavoiser même si le commentaire de votre test débute par un «Pas mal!»…