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5 conseils pour préparer son véhicule à la route des vacances

En 2026, plus de la moitié des Suisses partiront en vacances avec leur propre voiture. La plupart des vacanciers anticipent la préparation de leur séjour plusieurs mois à l’avance (80% avec plus d’un mois). Mais comment s’assurer de ne rien avoir oublié? Trois experts livrent leurs conseils pour une check-list complète.

Vérifier tous les paramètres techniques

Pneus bien gonflés, phares fonctionnels, réservoirs de liquide bien rempli, les préparatifs techniques sont indispensables. «Si le dernier service remonte à quelque temps, un contrôle vacances dans un garage est conseillé», dit Stefanie Gilgen, cheffe de projet sécurité routière au sein de l’Automobile Club de Suisse (ACS). Même avec un véhicule régulièrement inspecté, certains paramètres doivent être suivis de près. «Nous recommandons de vérifier la pression des pneus tous les deux pleins. Presque chaque station-service dispose d’un gonfleur. L’appareil indique la pression et permet de l’ajuster si besoin. En cas de regonflage, l’opération prend 5 à 10 minutes pour les quatre pneus», indique Laurent Pignot, porte-parole du TCS en Suisse romande. Pour connaître la pression adéquate pour sa voiture, il faut consulter la notice, qui indique généralement deux valeurs: à vide et avec un chargement important. «Si on part avec le coffre rempli et des passagers, il vaut mieux se calquer sur la pression recommandée avec pleine charge.» Pour vérifier l’état du revêtement extérieur des pneumatiques, le mieux est de sonder la profondeur des rainures. Pour cela, le plus simple est d’y poser une pièce de 2 francs à la verticale et regarder côté face. «Si le socle d’Helvetia est totalement recouvert par la rainure du pneu, alors tout est en ordre. Autrement, il faut envisager un remplacement.» Ensuite, il est conseillé de passer en revue tous les liquides: refroidissement, essuie-glaces et huile moteur. Attention également à la batterie, qui fournit l’énergie pour le démarrage, les phares, l’autoradio ou les essuie-glaces. «Sa durée de vie s’élève en général à 5 ans. Sur les véhicules qui servent souvent à des petits trajets, il se peut qu’elle soit usée. Avant d’entamer un long voyage, nous recommandons de vérifier son état assez tôt pour pouvoir la remplacer si besoin», dit Laurent Pignot.

Bien planifier son itinéraire

Les outils en ligne comme Google Maps ou le planificateur du TCS constituent un moyen fiable d’estimer la durée du trajet, mais aussi d’obtenir des tracés alternatifs et des estimations de coûts de péage, qui peuvent parfois se chiffrer en centaines de francs, notamment en France et en Italie. «Quelques jours avant le départ, il faut aussi consulter les plateformes de prévisions de trafic, comme Bison Futé en France ou ‘Autostrade per l’Italia’ en Italie.» Contrairement aux cartes numériques qui reprennent les informations en temps réel, ces sites fournissent de précieuses informations en amont, comme la présence de travaux ou les risques de bouchons liés aux départs en vacances dans les pays voisins. Aux dates d’affluence majeure, il peut être difficile d’échapper aux ralentissements, surtout si le trajet emprunte des tunnels où le trafic s’écoule au compte-goutte. Les experts déconseillent par ailleurs de céder à la tentation d’emprunter les petites routes. «Les itinéraires alternatifs n’offrent pas nécessairement un gain de temps et traversent souvent des localités. Dans la plupart des cas, il est préférable de rester sur les grands axes», souligne Stefanie Gilgen.

Eau, nourriture, jeux et repos

Plutôt que de chercher à contourner les embouteillages, mieux vaut donc les anticiper pour ne pas être pris de cours au cas où ils se manifestent. «Le mieux est de toujours prévoir au moins 1 litre d’eau par personne, et de quoi manger en attendant de repartir. En présence d’enfants, pensez au divertissement, et emportez des jeux», conseille Laurent Pignot. Lorsque la route est dégagée, un arrêt toutes les deux heures s’impose. «Même sans sensation de fatigue, au bout de 2 heures, le cerveau s’habitue et perçoit son environnement en deux dimensions au lieu de trois. En cas d’imprévu, le temps de réaction s’allonge, ce qui peut conduire à un accident.»

«Ne jamais signer un document qu’on ne comprend pas»

Et justement, en cas d’accrochage à l’étranger, comment réagir? «En plus du protocole habituel de sécurisation des lieux et d’alerte des secours en cas de besoin, il faut remplir le constat d’accident européen, un formulaire uniformisé identique dans toutes les langues», dit Stefanie Gilgen, de l’ACS. Avant de prendre la route mieux veut donc se fournir ce document gratuitement auprès de son assureur, et d’en avoir toujours un à portée de main dans la boîte à gants. «Il est important de ne signer aucun document dont on ne comprend pas le contenu. Même en cas de dommages mineurs, une documentation précise est essentielle: prenez les dégâts en photo et relevez les coordonnées de personnes impliquées et des témoins. Ensuite, on peut contacter son assurance ou son service d’assistance, le plus vite possible.»

Autocollant «CH» et extincteur

En principe, le gilet et le triangle de panne sont obligatoires dans tous les pays européens. Pour les véhicules immatriculés en Suisse, il faut aussi compter avec l’autocollant «CH», obligatoire hors des frontières helvétiques. «Tous les pays l’exigent en théorie. En Italie, les contrôles sont particulièrement fréquents et les amendes assez courantes», prévient Laurent Pignot. «Chaque pays a ses spécificités. La France a retiré l’obligation de disposer d’un éthylotest dans chaque véhicule en 2020, il existe encore beaucoup d’obligations, parfois étonnantes.» La Grèce, la Pologne et la Roumanie exigent de disposer d’un extincteur. En Autriche et en Hongrie on doit avoir des trousses de premiers secours à bord, et en Espagne, c’est même un petit gyrophare d’urgence qui est exigé. Sur leurs sites internet, le TCS et l’ACS proposent tous deux de plus amples informations sur les équipements obligatoires. 


Porte-vélos: mode d’emploi

Emporter ses vélos avec soi en vacances requiert le plus souvent d’équiper son véhicule d’un porte-vélos extérieur. «Les plus recommandables sont généralement les porte-vélos posés sur le crochet d’attelage ou sur le haillon du véhicule», dit Mathieu Grésy, gérant du magasin Ciclissimo à Roche (VD). «La prise en main est plus aisée car elle ne requiert pas de monter le deux-roues sur le toit de la voiture. La présence de vélos sur le toit diminue également l’aérodynamisme et augmente la consommation.» Toutefois, les porte-vélos sur crochet d’attelage sont souvent plus onéreux. «Si on ne dispose pas déjà d’un crochet, le montant total risque de s’élever à plusieurs milliers de francs.» Pour une installation neuve et fiable, comptez entre 400 et 1’200 francs pour l’installation d’un porte-vélo en fonction du type, de la gamme et des fonctionnalités.


Une version de cet article réalisé par Large Network est parue dans la Tribune de Genève et dans «24 heures».